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Le MoDem 54 aux Universités de rentrée

29-09-2010 Après Cap Esterel en 2008 et la Grande-Motte en 2009, l'Université de rentrée du Mouvement Démocrate s'est déroulée cette année dans le cadre exceptionnel de la Presqu'île de Giens dans le Var.
Elle a rassemblé plus d'un millier de militants dont des membres du bureau et adhérents du MoDem de Meurthe-et-Moselle.
Trois journées de débats, d'ateliers thématiques ou de formation,  et de rencontres d'une rare qualité.
Placée sous le signe de l'espoir et de la conviction, cette université a été marquée par la qualité des interventions et l'occasion exceptionnelle de réunir des personnalités politiques et de la société civile pour débattre des valeurs du changement, montrant ainsi que l'on peut tirer le débat, la réflexion, non pas vers le bas, mais vers le haut.

« Espoir »
dans un pays qui désespère et « valeurs » , ainsi que l'a souligné François Bayrou, dans un pays où les puissants paraissent avoir tout oublié de l'éducation civique et du souci de l'autre. Rappelant au passage que les tensions actuelles dans la majorité, sur la sécurité, les Roms, ou encore le bras de fer et les dérapages verbaux avec l'Europe ne font que justifier les critiques qu'il avait émises dans son livre « Abus de pouvoir ».

Dans son discours de clôture, le président du MoDem a appelé de ses voeux "3 révolutions" pour changer la société française en 2012 :

«  Vérité, simplicité et démocratie ».

UER 2010

« La vérité n'est pas une vertu, a-t-il dit, c'est une politique. Nous avons choisi d'être du côté de la vérité et de considérer les citoyens comme des égaux ».
Ce que nous, MoDem de Meurthe-et-Moselle, nous emploierons à défendre de toutes nos forces.

Retrouvez l'Université de rentrée 2010 du Mouvement Démocrate à Giens (Var)  en cliquant ici

Danièle Noël
Déléguée départementale  MoDem 54

Un Bayrou recentré

JDD - 26-9-2010

UER 2010Le député des Pyrénées-Atlantiques a opéré un retour vers le centre droit lors de son université de rentrée.

François Bayrou lors de son discours de clôture de l'université de rentrée, dimanche, entouré de son shadow cabinet dont Marc Fesneau, secrétaire général du MoDem (assis au premier plan). (Maxppp)

Il est assis face à la mer, entouré des membres de son shadow cabinet. Il se lève pour les présenter à la manière d'un secrétaire général sur le perron de l'Elysée. Les pins en plus' François Bayrou a profité de son université de rentrée du MoDem, sur la presqu'île de Giens (Var), pour introniser hier son gouvernement virtuel de 22 membres. "Il y a eu un temps pour la dénonciation, un temps pour allumer les projecteurs. Désormais, une autre période s'ouvre, pour apporter des réponses aux citoyens." Un pas de plus vers 2012' et le recentrage' Jamais, dans la courte histoire du MoDem, on n'avait vu autant d'invités proches de la droite: Luc Ferry et Jean-François Mattei, deux anciens ministres des gouvernements Villepin et Raffarin, le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, l'écrivain Jean-François Rufin, ex-ambassadeur de France au Sénégal, ou encore Jean Arthuis, président de la commission des finances au Sénat'

Celui-ci note d'ailleurs, avec gourmandise, que François Bayrou "s'est recentré". "C'est ce que je ressens, se félicite celui qui avait quitté le MoDem après les élections municipales calamiteuses de 2008. Aujourd'hui, je suis impatient de voir ma famille se refonder, parler avec les uns et avec les autres, sans prononcer des exclusives. J'y crois!" Jean- Christophe Rufin, lui, a rendu visite "en ami" à une "famille politique dont il se sent proche". "Dans les discours plus que dans les actes, la balance a récemment penché d'un côté qui nous était préjudiciable", dénonce- t-il.

"Il s'est remis en capacité"

Pendant ce temps, François Bayrou badine dans les allées du centre de vacances, le sourire aux lèvres. "Il s'est remis en capacité d'être candidat à la présidentielle, estime le député européen Jean-Luc Bennahmias. Il est positif, fait des propositions et ne se place plus en vilain petit canard qui critique tout'" Il a fait, aussi, un "retour en arrière" sur ses discussions avec la gauche. "Chacun a retrouvé ses petits", se félicite l'ancien secrétaire national des Verts. "Notre objectif est d'arriver en haut de la montagne, parfois en passant par le flanc droit, d'autres par le flanc gauche, embraye le député européen Robert Rochefort. Le rassemblement commence par le centre droit, comme les déçus du Nouveau Centre. Morin et Borloo sont des fusées qui vont s'autodétruire toutes seules'"

Son patron ne retire pas pour autant "un mot" des critiques proférées contre Nicolas Sarkozy et son "été meurtrier". Il le redira d'ailleurs dans son discours, aujourd'hui midi. "Nous n'avons pas changé de ligne, il n'y a pas d'indulgence à l'égard du pouvoir. Nous avons notre cadre, qui n'est pas celui du PS." Un PS qu'il qualifie de' "gauche des illusions"! "J'ai espéré qu'il pourrait changer, faire sa cure de vérité. Je l'ai cru quand Martine Aubry a dit que la retraite à 60 ou 62 ans, ce n'était pas grave." Depuis, le PS a "repris une autre voix". Et lui a "fait le chemin", avec "conviction".


UR 2010 Clôture de François Bayrou avec Nicole Bouteau
envoyé par mouvementdemocrate. - L'actualité du moment en vidéo.
Télécharger le texte du discours

Bayrou et ses amis veulent rebondir

25-09-2010 - LCI TF1

Le MoDem qui tient ce week-end "ses universités de rentrée" dans le Var dispose d'un leader doté d'une bonne image mais souffre d'une impasse stratégique.

UER 2010Le MoDem de François Bayrou, qui tient ce week-end ses "universités de rentrée" dans le Var, espère rebondir après ses derniers échecs électoraux, avec un positionnement recentré et une organisation rénovée, pour proposer une offre crédible aux Français en 2012. "Il nous faut proposer une alternative au pouvoir actuel et rassembler les Français pour dépasser l'affrontement droite-gauche qui nous paralyse", proclame François Bayrou. "Le temps de la reconstruction s'achève. Nous disposons maintenant d'une équipe stable pour mener ce combat",  explique le leader démocrate à propos de la présidentielle, dont il souligne qu'elle est la seule élection capable de redessiner le paysage politique. "Le plus dur est passé. Notre mouvement est désormais solide et solidaire", affirme-t-il en référence aux polémiques internes et aux départs, dont celui de Corinne Lepage, qui avaient suivi son échec aux régionales de mars (4,2%).

Comme preuve de ce nouvel élan, le MoDem a mis en place un "shadow cabinet",  (cabinet fantôme) de 22 membres, sorte de gouvernement virtuel dédoublant les principaux ministères chargé de porter ses propositions. "Il y beaucoup de forces du centre qui viennent nous voir en nous disant +regroupons-nous+. Des centristes de l'UMP me disent: +on s'est trompé et le jour venu, il faudra bien qu'on en tire les conclusions+", confie M. Bayrou en contestant son isolement. Un millier de militants est attendu aux universités de rentrée, de vendredi à dimanche, sur la presqu'île de Giens (Var).

Pas d'invités de gauche 

Le MoDem a réuni à cette occasion un plateau de personnalités de la société civile pour débattre "des valeurs" du changement. Au programme, figurent notamment le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye, le président de la Croix-rouge Française, Jean-François Mattéi, et l'académicien Jean-Christophe Rufin. Le procureur de Nice, Eric de Montgolfier, viendra parler de justice, le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, de sport, et l'ex-ministre de l'Education nationale, Luc Ferry, du "changement". Le sénateur Jean Arthuis (Alliance centriste), qui défend le rassemblement de la famille centriste, sera également présent.
 
Au plan des valeurs, François Bayrou voit dans les tensions actuelles de la majorité, sur la sécurité, les Roms ou le bras de fer avec l'Europe la justification des critiques qu'il avait portées sur le système Sarkozy dans son livre "Abus de pouvoir". "La majorité va exploser. Il y a des gens qui ont inscrit leur vie politique dans le refus de tout cela, mes anciens amis de l'UDF, les gaullistes. Au-delà des carrières, il y a les convictions, les valeurs. Tout cela ne peut pas durer", dit-il.
 
Mais, celui qui avait tendu la main à la gauche en 2009, ne voit désormais plus de salut dans cette direction. Il dénonce l'enfermement de l'opposition dans "une attitude dogmatique, fermée, régressive", qui "ne peut que conduire à d'amères désillusions". Seuls Dominique Strauss-Khan ou Michel Rocard semblent trouver grâce à ses yeux. "Je suis. J'ai toujours été et je resterai au centre", martèle François Bayrou. Interrogé sur l'afflut de concurrents sur ce créneau (Villepin, Borloo et Morin), il balaye. "Il y a ceux qui gouvernent avec l'UMP et ceux qui sont pour le changement".

Le MoDem se dote d'un "shadow cabinet"

22-09-2010

F BayrouLe Mouvement Démocrate se dote d'un "shadow cabinet" (cabinet fantôme), sorte de gouvernement virtuel dédoublant les principaux ministères et chargé de porter ses propositions.

Ce cabinet, composé de vingt-deux membres, sera officiellement intronisé lors de l'université de rentrée du MoDem qui se tiendra le week-end prochain sur la Presqu'île de Giens dans le Var.

Désigné par François Bayrou, les membres de ce cabinet fantôme, inspiré du modèle britannique, auront pour mission de suivre chacun  de grands secteurs thématiques, d'organiser des commissions et  s'exprimer auprès des médias sur ces sujets.

"C'est une équipe solide et solidaire en ordre de marche pour les  grands combats qui viennent", a expliqué François Bayrou en  évoquant "des gens d'expérience qui ont fait leurs preuves dans leur parcours professionnel et politique".
Pour la plupart, les «titulaires» seront des «élus confirmés», parmi lesquels de nombreux parlementaires, assistés de deux à trois collaborateurs juniors, «pour faire monter la jeune génération».

Le Mouvement Démocrate entend bien porter en ce sens une réponse aux accusations de solitude qu'on a trop souvent entendues.
Cependant,  l'objectif principal reste la constitution de propositions concrètes et aura pour tâche de plancher et réagir sur les mêmes sujets d'actualité qu'un vrai exécutif.

Retrouvez l'équipe shadow du Mouvement Démocrate

Danièle Noël
Déléguée départementale MoDem54

Préjudice moral...

L'Hérétique - 21-09-2010

L'HérétiqueFrançois Bayrou a été quasiment le seul, dans la classe politique, à s'insurger des faveurs qui étaient faites à Bernard Tapie dans l'affaire Adidas. Il s'en explique dans l'hebdomadaire Marianne. Plusieurs extraits figurent sur le site du Mouvement Démocrate. Lecteurs de ce blog, vous allez bondir...Rassurez-vous, moi aussi j'ai fait un bond...

C'est une déclaration invraisemblable ! Tout le monde sait, tous vos lecteurs savent, qu'il ne s'agit pas d'une décision de justice, mais pour la première fois dans l'histoire, du recours, contre la loi et les principes, à un arbitrage privé ! Tout le monde comprend pourquoi l'Etat, qui doit protéger l'argent du contribuable, ne peut pas accepter l'arbitrage privé, comme le fait le monde des affaires : depuis la Déclaration des droits de l'homme de 1789, on sait que tout citoyen a droit à la transparence absolue dans l'usage des fonds publics ; or l'arbitrage est secret, il n'a pas à motiver ses raisons, et ses raisons ne peuvent pas être discutées, ni contestées. La deuxième chose insupportable, c'est le "préjudice moral" qui a été attribué à Tapie, de 45 millions d'euros. Aussi horrible que ce soit à évoquer, pour avoir un ordre de comparaison, la mort d'un enfant dans un accident a donné lieu dans plusieurs jugements à un préjudice moral; et je n'en connais pas de pire, de l'ordre de 30 000 euros. Tapie, pour ses démêlés avec la banque, c'est 1 500 fois plus ! À la charge du contribuable. Enfin, toujours aussi choquant, les conditions fiscales qui ont été faites : l'Etat a payé à Tapie des intérêts de plusieurs dizaines de millions sur les sommes arrêtées ; et on a appris que Tapie n'avait payé aucun intérêt sur les sommes qu'il devait à l'Etat. Et selon toute hypothèse, il apparaît aujourd'hui que Tapie aurait bénéficié du bouclier fiscal pour des sommes énormes. Tant de gens, sans relations, misérables, sont poursuivis par l'administration, par le fisc, et les puissants sont protégés et gavés. Et personne ne dit rien...

'tain, j'ai un peu la haine, là, vous voyez...

Retraites: Bayrou dénonce le PS

JDD - 20-09-2010

François Bayrou, président du Modem, a déclaré dimanche sur iTélé à propos de la position du PS sur le dossier des retraites: "La gauche qui est en train de se constituer représente un risque pour la France, parce que c'est la gauche des illusions. Et, la gauche des illusions se transformera pour le pays en désillusion." Le leader centriste a regretté que le PS ne dise qu'à "voix basse en chuchotant" que la retraite à 60 ans prôné par lui ne sera pas "à taux plein". "C'est la retraite à 60 ans avec des pénalisations presque doublées, puisque le PS propose d'augmenter la décote et l'allongement sans limite, au-delà de 42 ans, de la durée de cotisation", a affirmé François Bayrou.


François Bayrou, dimanche soir Politique
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L'Europe, enjeu de la présidentielle de 2012 '

L'Hérétique -18-09-2010

Quel coup de pot de Sarko !Voilà qu'une commissaire européenne, Viviane Reding, vient à point nommé le secourir au moment où il est mal en point dans l'opinion. La divine surprise !

S'il l'a fait exprès, alors c'est vraiment un artiste de la manoeuvre. L'Europe n'a pas bonne presse dans l'opinion, et elle ne risque pas de redorer son blason avec les interventions de Barroso et Reding. Il eût été bien plus simple de laisser Roumanie et Bulgarie régler le problème de leurs ressortissants avec la France, tout en rappelant discrètement à cette dernière qu'elle avait signé des conventions et n'était donc pas censée s'en affranchir.

Au passage, cela va bien à Reding and co de hausser la voix après avoir laissé la question du statut des Roms pourrir tranquillement des années et des années. Viviane Reding, on ne peut pas dire que cela soit l'originalité  faite femme. Commissaire à la culture, elle m'avait surtout frappé par des initiatives frappées du coin de l'opinion commune : développer les nouvelles technologies dans l'éducation (bla bla habituel, en somme) faciliter les échanges entre les écoles, mais d'action forte en faveur d'une culture européenne, nada, rien. Les technocrates n'ont pas ce genre d'audace.

Parce qu'ils sont nomades et pas sédentaires, les Roms auraient vocation à devenir les premiers citoyens supra-nationaux de l'histoire de l'Europe, mais, évidemment, cela suppose un volontarisme dont sont bien incapables la plupart des chefs d'État de l'Union...

Pour Sarko,c 'est du pain béni, cette histoire. L'élection présidentielle ne se joue jamais sur les préoccupations principales des citoyens. Pour une raison très simple : côté emploi et économie, les Français renvoient dos à dos toutes les formations politiques, jugeant qu'aucune ne leur fait de propositions convaincantes. Ils se décident donc nécessairement sur les clivages les plus forts.

Or, le camp anti-européen, en 2005, c'est 55% de la population. Une chouette magot électoral, pour un démagogue qui n'aurait peur de rien...

On pourrait se dire que c'est gonflé pour quelqu'un qui a finalement fait passer un ersatz de traité sans vote direct du peuple. On pourrait, mais ce serait malhonnête, et c'est d'ailleurs l'argument habituel des nonistes. Sarkozy avait été très clair en prévenant lors de l'élection présidentielle qu'il ferait passer un traité simplifié par voie parlementaire. On ne peut pas lui reprocher d'avoir appliqué son programme , enfin, je veux dire, on ne peut pas l'accuser d'être malhonnête. Si certains voulaient avoir un référendum, il fallait voter pour Bayrou, puisqu'il le proposait, lui...

L'idéal, en fait, c'est le cocktail détonnant que représente l'addition de la sécurité et de l'Europe. Que l'Europe hausse le ton contre la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy, que celui-ci réplique vertement, et voilà l'électorat FN ravi, au grand damn de son leader...

Il faut dire que la presse européenne a fait assaut d'imbécillité en parlant de déportation à propos des Roms. Il fallait le faire.

C'est pourtant possible de les accueillir, les Roms, sans que cela pose particulièrement de problèmes. Un maire MoDem, Nicolas Lebas, me semble, dans les limites de son pouvoir (il ne peut délivrer de permis de travail) l'avoir amplement prouvé.
En tout cas, si Sarkozy réussit à tenir sur ces thèmes-là jusqu'à 2012, la gauche et le centre ont du souci à se faire.

François Bayrou dans Paris-Match

12-09-2010 MoDem Colombes

Paris-Match : Dans quel état d'esprit abordez-vous cette rentrée '

François Bayrou : Préoccupé et déterminé. Les Français sont inquiets. Les injustices s'aggravent. L'éducation, l'emploi et même la sécurité reculent ou fond du surplace. Les divisions montent à l'intérieur du pays, alors qu'on aurait grand besoin d'un climat de respect mutuel et d'entente. Tout cela fait que le gouvernement et la majorité sont sens dessus dessous avec des ministres pré-licenciés, d'autres qui pleurent des larmes amères mais ne bougent pas, d'autres déstabilisés. Il faut sortir de ce climat de décomposition.

Paris-Match : Eric Woerth doit-il démissionner '
Ce n'est pas seulement un ministre qui est en cause, mais tout un ensemble. Ce qui a été révélé à tout le monde, ce sont les liaisons intimes et dangereuses entre le pouvoir et le monde des très grands intérêts. Comme s'il y avait deux lois : une pour les privilégiés, l'autre pour les citoyens ordinaires.

Paris-Match : À quelles conditions voterez-vous la réforme des retraites '
Une réforme est vitale. Laisser croire le contraire, c'est mensonger. Mais on doit l'exiger raisonnable et juste. Passer de 60 à 62 ans, d'ici à 2018, c'est impopulaire. Pourtant, à mes yeux, c'est raisonnable. En revanche, cibler ceux qui ont eu les carrières les plus perturbées -notamment les femmes qui ont arrêté de travailler pour élever leurs enfants- en reportant à 67 ans l'âge où on peut faire valoir les annuités acquises, c'est une grave injustice. Si nous parvenons à faire bouger le gouvernement sur ce point, je voterai la réforme. Sinon je la combattrai.

Paris-Match : Approuvez-vous le "coup de rabot " du gouvernement sur les niches fiscales '

Parler de coup de rabot sans toucher au bouclier fiscal, c'est se moquer du monde ! La première niche fiscale c'est bien celle-là. La femme la plus riche de France finit par être proportionnellement moins imposée qu'un salarié moyen ! Pendant ce temps, à l'autre bout de l'échelle, tous les jours le nombre augmente des gens à qui on enlève sans le dire les aides minimes qu'on leur apportait : veuves, minima sociaux amputés, handicapés en centre d'aide par le travail. Il est temps de dire qu'il n'y a pas de fatalité de l'injustice.

Paris-Match : Vous avez dit du bien de François Fillon ou de Dominique Strauss-Kahn. Est-ce compatible '
Je revendique la liberté d'estimer même des gens avec qui j'ai des divergences. Et je l'assume. Estimer, cela ne veut pas dire qu'on est d'accord avec tout. Parfois, ce sont même de graves désaccords. Mais je n'accepte plus le jeu politique stupide qui oblige à dire forcément du mal de tous ceux qui ne sont pas de votre parti ou de votre clan. Et c'est encore plus vrai dans un pays en crise morale.

Paris-Match : Quelle est votre ligne aujourd'hui '
Je me bats pour les millions de Français qui ne veulent pas continuer sept ans encore (jusqu'en 2017 !) avec cette pratique du pouvoir, mais qui en même temps ne veulent pas que la France soit soumis au Parti socialiste dans lequel ils ne se reconnaissent pas ! C'est une toute autre ligne politique : priorité non pas au CAC 40 mais aux PME, relocalisation de productions qui n'auraient jamais dû partir de notre pays, priorité donnée à l'essentiel, c'est-à-dire à l'éducation, lutte contre la dette, écologie constructive et non de retour en arrière, établissement d'une démocratie enfin indépendante de toutes les pressions, notamment des réseaux et des puissances d'argent.

Paris-Match : Dominique de Villepin, depuis longtemps, Hervé Morin aujourd'hui, peut-être demain Jean-Louis Borloo veulent représenter le même espace.
Parler d'alternative en siégeant depuis des années au gouvernement, c'est un drôle de torticolis...

Paris-Match : Le sénateur Jean Arthuis veut des primaires allant du Nouveau Centre au MoDem. Qu'en pensez-vous ' Pour proposer un espoir sérieux et pour gagner, il faudra bien entendu un candidat et un seul.

Tapie/210 millions: Bayrou demande que Lagarde s'explique à l'Assemblée

 News Banques (via AFP) - 9-09-2010

François Bayrou (MoDem) s'est insurgé mercredi contre les 210 millions de l'Etat que Bernard Tapie devrait empocher dans le cadre du règlement de l'affaire Adidas, selon le Canard enchaîné, demandant la convocation de Christine Lagarde à la commission des Finances de l'Assemblée.

« C'est à pleurer. Dans le pays, avec les difficultés que nous avons, avoir fait cette opération, pris cette décision aux frais du contribuable de faire de Bernard Tapie une des personnes les plus riches de France et mentir au Parlement », a dénoncé le président du Mouvement démocrate sur Canal +. Il a rappelé « la controverse » qu'il avait eue avec la ministre de  l'Economie Christine Lagarde en 2008, après la décision du tribunal arbitral obligeant l'Etat à verser 285 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires.

Bercy avait à l'époque estimé qu'une fois pris en compte les intérêts, la  fiscalité et les créances du CDR, M. Tapie aurait dû toucher entre 20 et 50 millions d'euros. En septembre 2008, Mme Lagarde était venue elle-même  défendre la décision du tribunal arbitral devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

« On nous disait : non, vous exagérez les choses, il aura au plus 30 ou 60 millions d'euros et on a 210 millions d'euros qui ont été pris aux contribuables français pour donner à M. Tapie en mentant au Parlement et aux  représentants du peuple », a lancé M. Bayrou.

« Dans n'importe quel pays du monde, ça entraînerait des décisions  radicales. En tout cas, moi je souhaite que la commission des Finances  convoque Mme Lagarde pour qu'elle vienne dire pourquoi on a menti aux  représentants du peuple », a-t-il déclaré.

François Bayrou : "Faire payer la réforme des retraites par les plus faibles est inacceptable"
 
Mouvement Democrate -8-09-2010

François Bayrou était ce mercredi l'invité politique de Caroline Roux dans la Matinale de Canal+.

Matinale - Canal +Maïtena Biraben : François Bayrou, bonjour.
François Bayrou : Bonjour.

Maïtena Biraben : Soyez le bienvenu.

Caroline Roux : Bonjour François Bayrou. Alors la question qui se pose ce matin c'est de quel côté penche désormais le rapport de force '

François Bayrou : La réforme, qui est pour moi une réforme nécessaire, indispensable, on va peut-être, en discutant, en faire la preuve, cette réforme est menacée. Et elle est menacée par l'injustice ou les injustices que contient le texte du gouvernement. Pour qu'une réforme de cette importance passe, pour que l'opinion adhère, pour que les Français disent : Bon, on est obligés et il faut le faire de la manière la plus équilibrée, il faut qu'elle soit juste. Hors celle-là, vous le savez, elle présente, à mes yeux, au moins deux injustices, très importantes...


On va y venir' C'est important, il y a eu 2,5 millions de personnes dans la rue hier, qu'est ce que ça change, François Bayrou '

Ça change, évidemment, l'ambiance, parce que ça montre au gouvernement qui croyait que tout cela se passerait, au fond, sans réaction importante, ça montre au gouvernement que les Français sont devant ce texte, devant cette retraite avec beaucoup d'ambiguïtés, sont en situation de refus, ou en tout cas de réticence.

Donc il faut répondre à ces attentes '

Oui.

Nicolas Sarkozy devrait le faire lors du conseil des ministres ce matin, quelles avancées, précisément, vous attendez sur ce texte ' La suite (pdf)
Retraites: Bayrou veut faire "bouger le gouvernement" sur les 67 ans

(AFP) ' 7-09-2010

PARIS ' Le président du MoDem, François Bayrou, a déclaré qu'il fallait faire "bouger le gouvernement" et l'empêcher de reporter de 65 à 67 ans l'âge de départ à la retraite à taux plein, lundi à la veille de l'ouverture de l'examen de la réforme des retraites à l'Assemblée.

"Si ce n'est pas acquis, je ne voterai pas la réforme", a prévenu M. Bayrou dans une déclaration à l'AFP.

"Des responsables syndicaux avaient fait une ouverture brutalement rejetée par le gouvernement. Il appartiendra au Parlement de faire entendre la voix de ceux qui veulent la réforme et la justice", a-t-il ajouté.

"C'est un sujet particulièrement grave pour un public aux carrières chahutées, spécialement les femmes ayant interrompu leur vie professionnelle pour élever des enfants", a dit le président du MoDem, parlant du "sujet le plus important du point de vue de la justice".

M. Bayrou a estimé que "le débat qui s'ouvre demain (mardi) sur les retraites sera un des plus importants peut-être le plus important de la législature", rappelant les autres points essentiels à ses yeux: recul de l'âge légal de 60 à 62 ans, pénibilité, carrières longues, polypensionnés.

"La situation du ministre est extrêmement fragilisée en raison des affaires Bettencourt qui ont fait apparaître les liens entre le pouvoir et le monde de l'argent", a-t-il fait valoir au sujet du ministre du Travail Eric Woerth qui défendra la réforme à l'Assemblée.

A la différence de l'opposition de gauche, M. Bayrou n'appelle pas à la mobilisation avec les syndicats contre le projet de réforme: "Je pense qu'il ne faut pas confondre les responsabilités politiques et syndicales".

Lire l'amendement proposé par F Bayrou à l'Assemblée Nationale

Bayrou, le même et l'autre

1-09-2010 L'Hérétique

L'HérétiqueJ'ai apprécié la belle réponse que Fred a faite à un sympathisant MoDem qui observait que plusieurs adhérents n'avaient pas renouvelé leur adhésion au MoDem, alléguant "le poids de leur conscience".

Fred relève simplement une ancienne remarque d'un journaliste à propos du centriste :

François Bayrou est le seul homme politique qui soit le même avant et après que l'on ait allumé la caméra.

C'est exactement ce que j'apprécie chez l'homme. Je sais que ce qu'il dit, il le fera. C'est pour cela que j'ai confiance en lui, et que, comme par hasard, il ne promet pas, lui, au moins, de raser gratis demain.

Je songe souvent à ce général grec du sophiste Protagoras qui promet de ne pas raser une ville assiégée mais ne tient finalement pas sa promesse. Comme on le lui fait remarquer, il réplique qu'au jour de l'exécution de sa promesse, il n'est pas le même homme que la veille mais autre. Ainsi, il ne se trouve pas engagé par sa parole.

Le même et l'autre : vieux serpent de mer de l'ontologie classique. C'est parce qu'il y a eu très tôt, en Grèce classique, des individus pour appliquer dans leur vie pratique le scepticisme absolu et cynique de plusieurs sophistes qu'un Socrate, ou d'autres philosophes comme les Éléates,  s'est levé pour les affronter.

L'Étranger d'Élée à Thééthète

- Ce que j'ai déjà dit : laisser là ces arguties comme inutiles, et se montrer capable de suivre et de critiquer pied à pied les assertions de celui qui prétend qu'une chose autre est la même sous quelque rapport et que la même est autre, et de le faire suivant la manière et le point de vue de cet homme, quand il explique la nature de l'un ou de l'autre. Quant à montrer n'importe comment que le même est autre et l'autre le même, que le grand est petit et le semblable dissemblable, et prendre plaisir à mettre toujours en avant ces oppositions dans ses raisonnements, cela n'est pas de la vraie critique, c'est l'ouvrage d'un novice qui vient seulement de prendre contact avec les réalités... Le Sophiste, Platon

Combien puis-je parier qu'un Sarkozy viendra nous expliquer qu'il a changé, par exemple, et qu'il n'est plus le même mais un autre ' Et quelqu'un aurait confiance en la parole d'un homme qui se vanterait d'une telle chose ' Oh, il n'est sans doute pas le seul : on sait déjà que les belles promesses de la gauche ne pourront être tenues. Ségolène Royal admettait déjà en 2007 qu'elle n'avait jamais eu foi dans le programme politique qu'elle soutenait. C'est vraisemblablement le cas de la plupart des sociaux-démocrates et sociaux-libéraux du PS, mais voilà : demain est un autre jour, et c'est bien plus commode de faire semblant de l'ignorer...

Villepin se fout-il de nous?

Marianne - 1-09-2010  - David Desgouilles - Blogueur associé

Dominique de Villepin critique la politique du gouvernement, durement. Et crée son parti, opposant. Puis, prend sa carte de l'UMP, tranquillement. Ils se moque de nous ou quoi' C'est précisément sur ce «ou quoi» que se penche David Desgouilles aujourd'hui.

Dominique de Villepin se moque-t-il du monde ? Il faut croire. Lorsqu'on convoque le ban et l'arrière-ban de la presse française pour annoncer la création d'un mouvement politique ; lorsqu'on l'inaugure -le 19 juin dernier- en grandes pompes sous le fier nom de République solidaire ; lorsqu'on se scandalise bruyamment des mesures prises à l'égard des Roms au point de déplorer la tache qui souille ainsi le drapeau tricolore et que l'un de ses amis compare les expulsions au sort des Juifs pendant l'occupation (député Jean-Pierre Grand) ; on pourrait légitimement penser que certaines distances puissent être prises avec l'UMP.

Or, tel n'est pas le cas. Pendant que les députés villepinistes annonçaient à qui voulait bien l'entendre qu'ils envisageaient de former un groupe parlementaire -et donc de quitter celui du parti présidentiel-, l'ancien premier ministre renouvelait son adhésion au «mouvement populaire», comme l'appelle Xavier Bertrand. C'est d'ailleurs ce dernier qui l'a confirmé comme l'annonçait Libération le 5 aout dernier (Et non pas Médiapart, pourtant champion inter-planétaire de l'investigation. Allez savoir pourquoi).

Villepin se fout-il de nous?
Ainsi République solidaire est davantage soluble dans l'UMP que la fameuse tache sur le drapeau national. Les parlementaires non inscrits contactés par les proches de Villepin dans le but de rejoindre le fameux groupe et atteindre la barre fatidique des quinze unités seront ainsi fixés. François Bayrou, qui a refusé en 2002 de rejoindre le parti -qui se voulait unique- de la droite, et Nicolas Dupont-Aignan, qui en a claqué la porte lorsque Nicolas Sarkozy fut désigné candidat en janvier 2007, mesureront ainsi l'écart entre les discours martiaux de Galouzeau et la réalité villepiniste. Alors que ces deux personnalités ont pris des risques politiques en volant de leurs propres ailes, en refusant les subsides de l'UMP, Dominique de Villepin, lui, se comporte comme le premier Bernard Kouchner venu.

Comme l'actuel ministre des Affaires étrangères, qui joue un pitoyable double-jeu avec sa vraie-fausse hésitation de démission, Villepin semble hésiter entre le rôle de la Vierge Marie et celui de Marie-Madeleine (Merci à Gil, pour la formule ). Certes, le Cardinal de Retz avait enseigné qu'on ne sortait de l'ambiguïté qu'à son détriment. Mais qu'on me pardonne, on n'est plus ici dans l'ambiguïté. On est dans l'escroquerie de grand chemin, celle qui consiste à faire croire à la France entière qu'on a créé un mouvement alternatif à celui du Président de la République, qu'on est l'un des opposants les plus résolus à son action, alors qu'on continue de cotiser dans le même parti que Morano, Estrosi et Hortefeux.


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