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DF - Nomination de Proglio : François Bayrou monte au créneau

30-9-09 NOUVELOBS

"Il y a une confusion des genres spectaculaire et inacceptable", déclare le président du MoDem, qui rappelle que le nouveau patron d'EDF fait partie du "cercle intime du pouvoir".

Le président du MoDem, François Bayrou, a jugé mardi 29 septembre "inacceptable" la nomination d'un "proche de Nicolas Sarkozy", Henri Proglio, à la tête d'EDF et son maintien dans les instances dirigeantes de Veolia Environnement, dénonçant une "confusion des genres inacceptable".
"Il y a une confusion des genres spectaculaire et inacceptable" et "c'est une décision qui ne peut pas ne pas poser de questions", a déclaré François Bayrou à l'AFP. "Parce que c'est bien entendu quelqu'un du cercle intime du pouvoir et qui a participé à la soirée du Fouquet's", au soir de l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007.

"Un conflit d'intérêt inévitable"

"On assiste une fois de plus à l'installation dans les postes de responsabilités de la société française d'un proche du président de la République. C'est toujours le rouleau compresseur d'un verrouillage qui ne cesse de s'affirmer", a ajouté François Bayrou.
"Comment est-il possible de nommer à la tête d'une entreprise publique quelqu'un qui aura en tête les intérêts d'une entreprise privée (Veolia Environnement)? Il s'agit d'un conflit d'intérêt inévitable", a-t-il poursuivi.
"Ces questions sont renforcées, selon François Bayrou, par le très lourd endettement de Veolia au moment où on annonce qu'EDF pourrait monter au capital du groupe privé".

L'endettement du groupe en question

A propos du profil du nouveau patron d'EDF, François Bayrou a relevé qu'il fallait "mettre à son crédit d'avoir réussi à redresser la branche eau et environnement de Veolia après l'équipée sauvage de Jean-Marie Messier".
"Il faut mettre des points d'interrogation sur la course à l'endettement du groupe ces dernières années, et notamment au regard de l'endettement d'EDF qui est lui aussi considérable", selon le député des Pyrénées-Atlantiques.
Le conseil d'administration de Veolia Environnement a annoncé mardi souhaiter que Henri Proglio conserve une fonction non-exécutive et qu'"une solution en interne soit privilégiée" pour le remplacer à la direction générale.
Henri Proglio inaugurera le tout nouvel article 13 de la Constitution, qui soumet certaines nominations présidentielles à l'approbation du Parlement.

TGV EST - Coup d’envoi de l’enquête publique

29-9-2009 - Républicain Lorrain

Les Lorrains disposent d’un mois pour s’exprimer sur la construction d’une gare d’interconnexion TGV/TER à Vandières. Une étape décisive qui va devoir écarter le risque de doublon avec Louvigny.

Partisane d’un TGV-Est connecté au réseau TER, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) attendait l’instant depuis si longtemps, que celui-ci valait bien un cérémonial. Pour l’ouverture de l’enquête publique, hier en mairie de Vandières, ses représentants ont remis leur copie au commissaire enquêteur. Un document d’une dizaine de pages avec argumentaire, schémas et photos salué par Claude Robert, le maire de la commune. Lequel s’est montré particulièrement réceptif à la centaine de motions votées par les communes et les agglomérations des quatre départements. «Soit un bassin de quelque 600 000» habitants, appuyait Claude-Pierre Dit Barrois, président de la Fnaut-Lorraine.

«Jamais trop tard, mais tout de même…» soupirait Claude Robert en imputant «à une poignée de Mosellans» l’enlisement du dossier. Ce blocage, il le juge d’autant plus incompréhensible que le principe d’une gare à Vandières avait fait l’objet d’un consensus : «Le protocole additionnel a été signé en 2000 par tout le monde, y compris par Gérard Longuet alors président de la Région et Philippe Leroy pour le conseil général de la Moselle», souligne l’intéressé. Et d’ajouter : «Or, si elle n’a pas vu le jour, c’est uniquement pour des raisons politiques. Et maintenant, le principal argument de ses opposants consiste à dire : Louvigny existe, on ne va pas construire une deuxième gare.»

«Nouvelle affectation» pour Louvigny

Un peu court, juge-t-on à Vandières où l’on se félicite de l’entrée en scène du commissaire enquêteur. René Sartelet dispose d’un mois pour recueillir les observations. Celles-ci peuvent être consignées sur place dans le cahier de doléances (dans les horaires d’ouverture de la mairie) ou transmises par la Poste, adressées en mairie (54 121 Vandières) jusqu’au 28 octobre. A son tour, René Sartelet aura un mois pour transmettre son avis au Conseil d’Etat. Lequel devra statuer dans une période comprise entre 6 et 18 mois. «A la suite de quoi, il faut compter deux ans de travaux. Ce qui nous conduira à une inauguration en 2014», anticipe Claude Robert, résolument optimiste sur l’issue de la procédure.
Pour ce maillon qu’il juge indispensable au TGV-Est, désormais sur les rails jusqu’à Strasbourg, l’élu fait valoir que l’Etat n’a pas attendu pour boucler les premiers aménagements : «En réalité, il ne reste plus qu’à couler les quais de la gare et à poser les aiguillages. La sous-structure, composée des décrochements et des fondations est déjà faite », explique-t-il, en relativisant l’impact du futur chantier sur sa commune : «L’emprise serait de moins de deux hectares. Rien à voir avec les 80 hectares déjà impacté par la réalisation de la LGV». Montant des travaux déjà engagés pour la gare : 23 M€. Le coût du chantier à venir est estimé à 70 M€, principalement à la charge de la Région.
Reste que la Lorraine pourrait, in fine, se retrouver avec deux infrastructures. Le maire de Vandières minimise l’écueil du doublon : «Jean-Louis Borloo veut lancer le fret ferroviaire à grande vitesse, conformément au Grenelle. La nouvelle affectation de Louvigny serait donc toute trouvée» objecte-t-il, certain de pouvoir relancer ainsi le consensus lorrain.

Xavier BROUET.

Petite "histoire" de la famille "centriste"...

26-9-2009  Daniel JACOB

Une rapide histoire de notre famille "centriste", des "origines" à nos jours écrite par Daniel JACOB.....extraits...

C'est en 1791 qu'on commence à parler de "centre"
en France: plus de 300 députés, encore inorganisés, affirment à l'Assemblée Nationale leur attachement aux principes et aux conquêtes de la Révolution de 1789...

Sous la Monarchie de Juillet, (1830), c'est "l'Orléanisme", rassemblement des modérés de gauche et de droite, appelé "conjonction des centres"... Un dictionnaire politique de 1842 l'affirme: "c'est le centre qui gouverne en France",

Sous la Seconde République (1848-1852), c'est encore le "centre" qui gouverne, avec les "bleus", les républicains, hostiles au retour de la monarchie défendue par les "blancs" et aux idées gauchistes prônées par les "rouges"...

Sous la 3ème République (1870), le centre devient une vraie force politique, une pensée politique autonome... De la fin des années 1870 jusqu'en 1958, plusieurs partis "centristes" se forment et se succèdent  pour essayer de "gouverner au centre" avec des coalitions appelées successivement "Concentration"

La Troisième Force: c'est quoi ?... de 1947 à 1951 puis de 1956 à 1958, c'est le MRP, le Mouvement Républicain Populaire, créé en 1946, et qui se veut "une alternative entre la Gauche et la Droite"...

Arrive le Centre Démocrate de Jean Lecanuet (1966), puis le Centre Démocratie et Progrès (1969), issu (déjà) d'une scission d'avec le Centre Démocrate... Les Démocrates Chrétiens s'allient alors, avec d'autres centristes, au Parti Radical

"Laissons du temps au temps"... Après avoir créé en 1995 Force Démocrate, une composante de l'UDF, François Bayrou revient en 1999 aux sources du centrisme: il souhaite faire revivre le centre en centre indépendant

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Examen d'Hadopi : le spectacle de l'ignorance de nos députés

16-9-09 Christophe GINISTY - blog

Je ne sais pas ce qui est le plus grave dans les discussions de nos élus autour du projet de loi Hadopi 2, s'il faut s'indigner de l'atteinte aux libertés fondamentales ou s'il faut se désespérer devant l'ignorance de ceux qui votent la loi.

Car je l'ai dit à plusieurs reprises, Hadopi n'est pas seulement une loi répressive, c'est une loi idiote, absurde, dépassée, inadaptée. C'est même d'une certaine manière la bonne nouvelle du jour puisque les internautes ont déjà des dizaines de longueurs d'avance et ne risquent finalement pas grand chose.

Hadopi, c'est une tentative désespérée de l'état policier de donner le change à l'industrie culturelle qui peine à se réinventer. Mais que les professionnels de la culture ne crient pas victoire au soir de son adoption, Hadopi ne les protègera pas et ne contribuera jamais à leur financement. Pire, Hadopi n'aura aucun effet sur le téléchargement illégal, si ce n'est parfois quelques affaires qui seront érigées en symbole de la victoire du chat "état" sur la souris "internaute".

Internet s'est déjà pourvu des parades que des législateurs poussifs essayent de combattre. L'adresse IP n'est plus un souci. Le développement du Wifi est irréversible, les modes d'échanges vont se diversifier en toute légalité.

Internet bouleverse le monde de la culture et les échanges entre les individus. Toute tentative de freiner ce phénomène est naïve et stupide.

Nos députés l'ignorent car ce ne sont pas des enfants de l'Internet. Ils sont dépassés et tentent de comprendre un monde en mouvement dont ils ignorent tout. D'une certaine manière, l'épisode Hadopi illustre le fait que notre classe politique ne ressemble pas à la société.

Nous devons réformer la politique en France et favoriser l'émergence de nouvelles générations issues de la diversité, de la société civile, bref, des gens qui ressemblent à la société, qui comprennent le monde dans lequel ils vivent et s'abstiennent de légiférer sur des chimères.

Je ne voudrais pas conclure cette note sans saluer l'excellente initiative de Corinne Lepage qui vient de publier son dernier livre téléchargeable gratuitement sur Internet (ou achetable en version papier) et qui devient ainsi l'une des toutes premières personnalités politiques françaises à faire cette démarche, en cohérence parfaite avec ses prises de position sur le sujet.

Le livre est accessible ici : http://stores.lulu.com/CorinneLEPAGE

Class actions : un recul permanent du gouvernement

16-9-09 MoDem Boulogne

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate, ancien directeur du CREDOC, a réagi aux propos d'Hervé Novelli, secrétaire d'Etat en charge de la consommation, rapportés dans l'édition du "Monde" du 11 septembre.

    * "Une fois de plus, le gouvernement, par l'intermédiaire d'Hervé Novelli, annonce le report de la mise en place des class actions (recours collectifs des consommateurs). Il cède ainsi aux pressions du MEDEF qui y a toujours été opposé, alors qu'il n'a jamais été aussi indispensable, dans un contexte de concentration des entreprises rendant de plus en plus difficile la possibilité pour un consommateur isolé de faire valoir ses droits.
    * Il est urgent de mettre en place ce droit nouveau dans de nombreux secteurs comme ceux de la téléphonie, des transports, des assurances, de la télévision payante.
    * Annoncée depuis 2005, et encore dernièrement par la majorité actuelle (notamment dans le rapport parlementaire de Luc Chatel), les class actions ont été systématiquement retirées des projets de loi successifs concernant la modernisation de l’économie. Il est clairement hypocrite de prétexter la discussion au Parlement européen d’un projet de directive relative aux droits des consommateurs pour renvoyer une fois de plus le débat sur ce sujet.
    * Je proposerai au Parlement de l’alternance, dont François Bayrou a annoncé la mise en place prochaine, de débattre de ce sujet car il est important de rééquilibrer le rapport de force en faveur des citoyens-consommateurs par la mise en place réelle et effective de ce nouveau droit aux recours collectifs."

Taxe carbone : "de légères injustices à la marge"

12-9-09 Orange pressé

"Il va y avoir de légères injustices à la marge, il y a des situations où des gens vont devoir dépenser plus qu'ils ne recevront", a reconnu Christine Lagarde, ministre de l'Economie, ce vendredi matin sur Canal+.

Le quotidien La Tribune qui reprend ici les propos que notre ministre de l'Économie a tenus sur la chaîne crypté ce Vendredi 11 Septembre matin. Propos dans la veine des précédents conseils de l'intéressée qui préconisait aux personnes qui trouvent l'essence trop chère de faire du vélo et révélateur d'un certain état d'esprit du gouvernement et dans la majorité. Il faut dire qu'au lendemain des arbitrages rendus par Nicolas Sarkozy, il y a vraiment de quoi être déçu.

Caramba ... Encore raté.
Une belle opportunité de raté, c'est la conclusion que l'on peut tirer des arbitrages rendus. Le président de la République qui a pris de mauvaises habitudes en gouvernant en dépit des dispositions constitutionnelles a donc souverainement fixé le prix de la tonne de CO2 à 17 €/T.
Ce prix correspond plus ou moins au prix du marché actuel de la tonne de CO2 mis en place dans le cadre du protocole de Kyoto et sur lequel l'Europe est en pointe au travers de la filiale de la société de marché NYSE-Euronext via sa filiale BlueNext. Enfin pour le prix des futures c'est-à-dire des contrats à terme puisque le marché spot (instantané ou au jour le jour) s'est littéralement effondré suite à la révélation de manipulation de cours et des conséquences de la crise financière sur l'activité des entreprises. De fait, le prix Spot est très bas et il est actuellement plus rentable d'acheter des "permis de polluer" que de réduire ses émissions.

Ce faisant le prix adopté par Nicolas Sarkozy est purement artificiel. Vous me direz : "Mais le prix envisagé par la commission Rocard aussi !" et vous n'auriez pas tort. Sauf que, la commission Rocard qui a réunit quelques experts a fixé le coût économique c'est-à-dire le coût pour compenser ses émissions en réduisant la pollution à la source ou pour en compenser les conséquences néfastes à 100€/T. La commission Rocard, comprenant que le contexte économique actuel ne permet pas de fixer un prix trop élevé au risque d'avoir des conséquences néfastes sur l'emploi, a donc décidé de réduire le prix de la tonne de CO2 à 45€/T puis à 32€/T.
L'idée étant de commencer par un prix suffisamment bas pour inciter les personnes et les entreprises à modifier leurs comportements et donc à se tourner vers des alternatives plus responsables et moins nocives pour l'environnement, mais pas trop non plus au risque que cette "taxe carbone" ne soit pas assez incitative.

Une taxe qui n'en est pas une.

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François Bayrou, Abus de pouvoir

12-9-09  Henri Lafitte 

Il y a eu chez moi un moment de trouble fort lors d’un débat télévisé, dans la confrontation d’idées suscitées par les élections européennes de 2009, à cause du dérapage entre François Bayrou et Daniel Cohn Bendit.

La gauche étant paralysée dans la formulation de son projet possible, je me disais que François Bayrou pouvait ouvrir une alternative utile au pays. Et puis toc ! Une estocade déplacée contre son vis-à-vis, une répartie sans bavure du bretteur écologiste et c’était plié. Une baffe au soir des élections et une perte de crédibilité.

Depuis temps, travail et volonté de redresser la barre font leur chemin. François Bayrou est à nouveau... au centre. De la vie politique, susceptible d’être attaqué sur sa gauche, sur sa droite. Car il en veut. Inutile de se voiler la face : il sera candidat aux prochaines présidentielles. Comme si cela ne venait à l’idée de personne à droite, chez tous les englués de l’asservissement à Nicolas Sarkozy.

Bon, précision complémentaire ; la fois dernière, j’ai voté solidarité de gauche. Et cela risque fort d’être à nouveau le cas, quand la décantation aura fait son œuvre. Mais cela n’empêche pas d’essayer de mieux connaître ce que proposent d’autres et parmi ceux qui auront bien précisé leur pensée, François Bayrou dans son livre Abus de pouvoir, que je te recommande. Tu pourras ainsi juger sur pièces.

Pour résumer, j’ai bien aimé le fil conducteur qui se dégage pour révéler le sens d’un engagement, sans échappatoire, ses participations à des gouvernements, son lien avec plusieurs personnalités du centre-droit. Car dans le grand cercle de la politique française, comme tu le sais, il y a deux centres, voire plus, ce qui explique que cela ne tourne pas souvent rond.

Mais peut-on se plaindre d’une surabondance d’analyses ? À moins d’être pour un parti unique, il faudrait être inconscient ou victime du matraquage des féaux de la pensée sarkozyenne pour ne pas accepter la richesse qui découle de la confrontation d’idées. Les raisons de l’antagonisme avec le président actuel ne sont pas esquivées. Et l’on comprend que si elles se nourrissent d’une dimension humaine – peut-il en être autrement ? -, il y a bel et bien des philosophies sous-jacentes diamétralement opposées. Si je me retrouve en partie dans celle de l’auteur d’Abus de pouvoir – la vision humaniste en est un axe fort -, les années écoulées depuis le dernier grand soir m’ont confirmé dans mon opposition à celui qui tient les rênes. Cela ne veut pas dire pour autant que je pourrais adhérer au Modem, dont le mot évoque davantage chez moi les balbutiements de l’ère informatique. Qu’importe. D’autres pages sont encore à écrire avant 2012.

Ainsi pouvons-nous lire dans l’introduction : « L’élection passée, il ne fallut pas attendre une minute pour voir qui avait gagné. Se réunirent au Fouquet’s, haut lieu symbole de la jet-set et du business qui veut en jeter, les vrais vainqueurs. Non pas les pauvres bougres qui chantaient « on a gagné, on a gagné » sur une place de la Concorde où on les laissa mariner entre eux plusieurs plombes, mais les vrais vainqueurs opulents, les triomphateurs de l’ombre, avec qui il convenait de partager le triomphe en ses premiers moments, avant que d’aller sacrifier quelques minutes à la plèbe, et de partir prendre soleil sur le yacht de l’un d’entre eux. »

Quelques années après, de cette foule, combien se sont découverts un jour victime d’un système imité de l’ère Reagan-Thatcher, revisité par Georges W. Bush et repris dans une admiration sans faille par le guidonier actuel ? (c’est qu’il pédale, cet homme)

La crise des crédits hypothécaires (dont le mérite – mérite des crédits hypothécaires, bien sûr, avait été tant vanté par le coureur de fond actuel) est venu tout bousculer, ce qui n’aura pas empêché un président habile – il faut le reconnaître – de revoir son discours sans perdre pour autant le fil de ses idées. Que constate-t-on après tant de réformes exécutées au pas de charge ? Il n’y aura jamais eu autant de gens en-dessous du seuil de pauvreté sous la Vè république. Ni de chômeurs ; ni de travailleurs pauvres. Car la classe moyenne est progressivement pressurée, venant rejoindre le lot des marginalisés. Les écarts de revenus se sont considérablement élargis. Et la hargne des puissants, leur arrogance, leurs certitudes, n’auront jamais été autant assénées, sans vergogne.

La lecture du livre de François Bayrou est l’occasion de faire le point. Ce qui ne dispense personne de poursuivre sa lutte pour l’espoir. Non pas pour quelques-uns, mais pour le peuple qui devrait être prioritaire.

Henri Lafitte, Chroniques insulaires 11 septembre 2009

Froidement accueillie au PS, l'"offre de dialogue" de François Bayrou est déjà effective en région

9-9-2009 Le Monde
 
L'offre publique de dialogue" lancée dimanche par François Bayrou suscite un éventail de réactions particulièrement large dans les rangs socialistes. Il y a ceux qui, comme aux plus fort du congrès de Reims, considèrent le MoDem comme un avatar de la droite et s'exaspèrent, à l'image de Jean-Christophe Cambadélis, de "cette horrible formule d'offre publique de débat" ou plutôt "d'achat". Pour le député de Paris, "le président du MoDem a raté une occasion de clarifier sa position", comme le lui avait demandé Martine Aubry, comparée par M. Bayrou à une "surveillante générale". Certains ne cachent pas leur circonspection, comme Benoît Hamon. Le MoDem lui apparaît comme une sorte d'ovni ; un "objet politique difficilement identifiable". "Moi, je regarde tout ça avec un peu de distance", prévient le représentant de la gauche du PS.
Pierre Moscovici fait dans la causticité. "Pas mal joué", commente le député du Doubs, qui discerne un "coup politique" qu'il convient, ajoute-t-il toutefois, de "ne pas prendre à la légère". Manuel Valls, lui, prend au mot la proposition adressée à son parti et développe un argumentaire très cartésien. "Si on part du principe que la gauche, notamment le Parti socialiste, seule n'a pas la majorité, il faut bien tendre la main à d'autres, ceux qui s'opposent à Nicolas Sarkozy, ceux qui sont peut-être prêts à gouverner ensemble." Quant à Patrick Menucci, il est aux anges. "Le MoDem a fait un pas décisif vers la majorité progressiste pour l'alternance", jubile cet animateur du courant L'Espoir à gauche fondé avec Ségolène Royal. Le maire du premier secteur de Marseille voudrait que ses camarades "cessent de demander aux autres de devenir socialistes".
Même si, désormais, le contact est établi entre le PS et le MoDem, ces commentaires bigarrés soulignent les difficultés d'établir un dialogue au sommet. En revanche, la préparation des élections de mars 2010 donne lieu à d'actifs mais discrets pourparlers entre socialistes et centristes dans plusieurs régions (Rhône-Alpes, Bourgogne, PACA, Bretagne ou Pays de la Loire). Un accord dès le premier tour renforcerait le PS face aux Verts et pourrait faire progresser l'effectif des élus MoDem. De possibles convergences dont se félicitent les socialistes de l'Espoir à gauche, qui ont prévu d'organiser des débats thématiques décentralisés afin de vérifier la "compatibilité des projets". Dans l'immédiat, l'eurodéputé Vincent Peillon espère qu'élus de gauche, écologistes et centristes du Parlement européen sauront s'unir la semaine prochaine pour faire échec à la reconduction de José-Manuel Barroso à la tête de la Commission.

Jean-Michel Normand

« Cette douce sensation d'être dans le vrai »

8-9-2009  Le Républicain Lorrain

« Offre publique de dialogue » ou coup de barre à gauche ?Tout est question d'interprétation dans les rangs lorrains du MoDem.

Etre raccord. Pour Nathalie Griesbeck. présidente régionale du parti bayrouiste l'équation se corse. Il y a d'abord sa situation personnelle. Pour cette cumularde conseillère génerale de Metz 3 et députée européenne ) piloter la liste MoDem pour les régionales de mars 2010 comporte un gros risque : celui de la contraindre - en cas d'élection - à renoncer au Département ou au Parlement. La loi l'obligeant alors a honorer son dernier mandat.

Un suicide politique objectent ceux qui pointent l'isolement du MoDem dans le paysage local et sa fragilité personnelle à la veille de la réforme territoriale. A moins que son passage du Département à la Région ne constitue au contraire la meilleure des assurances-vie. S'ajoute une inconnue. consécutive à la <<gauchisation>> du discours de François Bayrou : jusqu'à quel point l'électorat de centre droit - réserve de voix  naturelle de Nathalie Griesbeck - suivra le Bearnais ? La Mosellane minimise << Qu'on me laisse la liberté d'être étonnante >> botte t-elle en touche en reaffirmant son soutien indéfectible à la ligne Bayou. << Avant tout. il nous faut un projet et c'est à quoi nous allons travailler afin de préparer le congrès programmatique d'Arras, début décembre >> plaide t-elle, soucieuse de la méthode autant que de l'intendance. Quel que soit son choix ultérieur, elle << sera présente>> et s'attribuera un tôle dans la compétition regionale.

<<Ouvrir l'horizon >>

 Tout juste rentré, lui aussi, de La Glande-Motte, Luc Binsinger confirme <<s'intéresser plus que jamais à la Lorraine >> Pas de chèque en blanc, toutefois. Il ne s'engagera que sur la base d'un projet. jure-t-il la main sur le coeur. Ainsi  le quadra prône t-il la désignation de listes <<autonomes,  renouvelées et rajeunies>>    conformément aux conclusions du conseil national du 4 juillet .Cettes, le MoDem <<n'a pas choisi le chemin de la facilité >>reconnaît-il. <<Il faut être humble, cela échouera peut-être. mais l'enjeu est de taille. On essaie d'ouvrir l'horizon>> résume t-il. Mais, au fond, le maire de Saint-Nicolas-de-Port n'a aucun doute après les européennes, l'échec n'est plus permis. Les régionales constitueront l'épreuve de vérité. A l'instar de son homologue, Nathalie Mercier, présidente du MoDem Vosges, qui veut ferrailler sans tarder : <<On ne tend pas une perche aux seuls socialistes ,mais â tous les hommes de bonne volanté >> souligne celle qui avait appelé - << à litre personnel >> - à voter Royal au second tour de la présidentielle.
S'il en est un qui applaudit à l'actualité de la Gronde-Motte , c'est Thierry Jean. Exclu du parti centriste en décembre 2008 <<à l'issue d'une procédure de 18 mois>> pour cause de ralliement à la gauche, l'adjoint au maire de Metz approuve l'inflexion. <<Bayrou comprend que l'avenir du MoDem passe par une alliance avec la gauche, que l'on peut totaliser 18 % des suffrages à la présidentielle et disparaitre ensuite du paysage. Enfin. il comprend que l'on ne peut prospérer sur la base du seul dogme ni droite. ni gauche >> L'intéressé n'écarte d'ailleurs pas de réclamer sa réintégration. - "même si nuance t-il, je ne vis pas pour ça>>
<<Renforcer les réseaux, ne  pas se bouffer le nez ,poser nos valeurs et notre projet>> A ces conditions, << le MoDem peut faire une belle surprise >> promet Nathalie Mercier. Reste que La Grande- Motte n'a pas levé toutes les hypothèques. Un paradoxe chiffonne encore Binsinger :<<Quelque chose ne prend pas, alors qu'on a tous cette douce sensation d'être dans le vrai>> Un petit rien...

Xavier BROUET

L'alternance de Bayrou me plaît

7-9-09  - L'Hérétique

Je n'ai pas encore pu écouter la totalité du discours de cloture de François Bayrou, mais, d'ores et déjà, les premiers échos que j'en reçois me plaisent. Il a écarté clairement tout alignement sur la gauche, et j'ai bien aimé l'idée de proposer de préparer non un programme commun, mais l'alternance au régime actuel. Le MoDem et le PS ont des idées différentes, il l'a bien souligné, et le MoDem n'est pas non plus un parti de gauche. Ce ne peut être qu'à travers un premier tour que les Français trancheront entre les diverses forces d'alternance sur la pertinence ou non des idées et des solutions portées.

Après, lorsqu'on saura clairement où sont les convergences et les différences, et même les divergences. Et quand il y aura divergence, sur un grand sujet, qui tranchera ? Ce sont les Français, et c'est à cela que sert le premier tour d'une grande élection.

Chacun défend sa vision, son identité, son autonomie. Pas de ralliements ! Pas d'alignement !

En revanche, comme aucune des forces de l'alternance ne peut l'emporter seule, il faudra s'entendre sur un modus vivendi afin de venir à bout du pire régime de la France depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Aujourd'hui, François a été bon. Tant mieux. Il ne nous reste plus, désormais, qu'à travailler d'arrache-pied pour proposer des solutions aux maux qui assaillent nos concitoyens et réparer les brèches considérables occasionnées par la politique désastreuse de Nicolas Sarkozy, de l'UMP et de ses alliés.

F Bayrou propose un "dialogue" au PS, mais...

6-9-09  LCI

*   Le leader du MoDem a fait dimanche à la clôture de l'université d'été du MoDem "une offre publique de dialogue", mais prévenu Martine Aubry : il ne se ralliera pas.
*    "La première marche vers une alternance crédible, c'est la reconnaissance et (...) accepter que nous soyons différents les uns des autres", argumente-t-il.


"Le but de cette université, ce sont les idées claires." Il a commencé en reprenant le terme utilisé depuis une semaine par Martine Aubry notamment, mais aussi Cécile Duflot : la "clarté", pour réclamer à François Bayrou de se positionner désormais. Le leader du MoDem a clôturé dimanche l'université d'été de son parti à la Grande Motte en répondant, comme il l'avait promis, à l'opposition, après une quarantaine de minutes sur le fond de la pensée centriste, juste interrompues par... une mouche ! "Il y a une mouche qui est tombée amoureuse de moi ?! Et qui me poursuit de ses assiduités...", a lancé François Bayrou, évoquant même une scène similaire dans la BD Astérix. Rires. Puis une réponse à une accusation : "Je lis que je serai anti-sarkozyste, je réponds : je ne suis en rien contre Nicolas Sarkozy, mais suis en tout contre ce que fait Nicolas Sarkozy pour la France."
Enfin, arrive la réponse tant attendue. "J'en viens, pour satisfaire les observateurs, aux questions brûlantes". Mais encore quelques minutes de patience, histoire d'expliquer la suite : "Il y a ceux qui se résignent à voir ce régime avec ses injustices (...) s'installer pendant 10 ans ; 2007 - 2017 ; et ceux qui ne l'acceptent pas, qui signent pour une alternance pour une société plus juste". "Le pouvoir actuel a d'immenses forces de son côté (...) Il n'est pas trop de 2 ans (...) pour faire notre devoir : construire une alternance crédible."
 
Après la main tendue vendredi, l'offre publique de dialogue

Et voici la proposition du leader du MoDem : "Je fais en votre nom (les militants) une offre publique de dialogue entre tous ceux qui ont la volonté d'alternance." Car, explique-t-il, "la première marche vers une alternance crédible, c'est la reconnaissance et (...) accepter que nous soyons différents les uns des autres".
Mais, deuxième étape de la réponse de François Bayrou : "J'entends la Première secrétaire du PS dire à notre endroit ‘veuillez bien dire que vous être à gauche avant'". Non, réplique-t-il. "Dans ce dialogue, chacun doit venir avec ce qu'il est", car "dialoguer ce n'est pas forcément être d'accord, c'est accepter l'idée que même les désaccords peuvent être constructifs dans le but à atteindre".

Pas d'obligation de résultat

"Tous ceux qui disent ‘je n'accepterai de parler avec vous que si vous vous ralliez', tous ceux là travaillent en fait pour que le régime actuel dure 10 ans (...) Si vous ne parlez qu'avec des gens qui sont d'accord avec vous, vous êtes sûr en politique de perdre". Et de prévenir : "Si ce dialogue se noue, il y a et il y aura des désaccords". Exemple : la proposition de Martine Aubry de "la mise sous tutelle des entreprises qui licencient est d'un autre temps".
Discutons donc, dit-il, avec ce point commun à tous, le refus des inégalités, mais sans perdre les identités de chacun. Comme un dialogue sans condition et sans obligation de résultat. "Après on verra où sont les convergences et les divergences. Quand il y aura des divergences, qui tranchera ? C'est très simple, les Français. C'est à cela que sert le premier tour des élections, le premier tour des grandes élections. C'est la démocratie". En clair, François Bayrou ne participera donc pas aux primaires de la gauche pour la présidentielle, mais ouvre une voix possible pour les régionales.
Reprenant les termes employés au même moment par le président du MoDem, l'eurodéputé PS Vincent Peillon a prôné dimanche le "rassemblement" de l'opposition "parce qu'il faut une majorité alternative à Nicolas Sarkozy".

Lire le discours de clôture de F Bayrou (pdf)

Interview de Luc BINSINGER , président du Mouvement démocrate 54, à France Bleu Sud Lorraine :

4-9-09

Luc Binsinger

Luc Binsinger qui sera aux universités du Mouvement Démocrate avec une bonne quinzaine de militants de Meurthe et Moselle nous donne son point de vue sur la stratégie du MoDem aux prochaines élections régionales : "....Je voudrais d'abord me sentir proche des lorrains..."

Financement de la LGV-Est : c'est bouclé et signé

2-9-09 - Liberation Strasbourg

TGV ECO-TERRE - Après plusieurs reports, l'Etat, les collectivités territoriales et Réseau ferré de France ont signé mardi à Paris la convention de financement de la deuxième phase de la ligne à grande vitesse entre Paris et Strasbourg. Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau, les deux ministres qui ont présidé la cérémonie de signature, prévoient le début des travaux au printemps prochain et une mise en service en 2016. Il en coûtera 2,01 milliards d'euros.

Les collectivités territoriales d'Alsace et de Lorraine supporteront près de 20 % de cet investissement*. A coups de communiqués, chacun se félicite de la signature de la convention de financement. S'y ajoutent en Alsace des hommages unanimes à Adrien Zeller, le président de la région décédé il y a dix jours : "Le combat pour les deux TGV alsaciens a toujours été une de (ses) principales priorités. Jusqu’au bout, il se sera battu pour la réalisation de cette deuxième phase qui, non seulement raccourcit considérablement la durée du trajet entre l’Alsace et Paris, mais l’ouvre aussi sur les principaux axes de la grande vitesse ferroviaire vers l’est européen", résume le conseil régional.
Guy-Dominique Kennel, président UMP du conseil général du Bas-Rhin, se "félicite que la solidarité entre les régions françaises ait finalement joué et que la raison l’ait emporté". C'est que l'accord sur le financement de cette deuxième phase, dont les travaux débuteront trois ans après la mise en service de la première portion de ligne, n'a pas été facile à trouver. En Champagne-Ardenne et en Lorraine, les collectivités avaient posé des conditions à la signature de cette convention.

Vandières au centre des discussions

La région Lorraine se réjouit ainsi que le document fasse "référence à la participation de l’Etat à la réalisation de la gare d’interconnexion de Vandières, dès lors que le projet sera validé par le Conseil d’Etat", après enquête publique (voir l'article du 28 août). Le conseil général de Moselle ne dit pas un mot de cela, car il est opposé à cette nouvelle gare. Il préfère mettre l'accent sur le "lancement des études pour l’amélioration des vitesses entre Baudrecourt et Mannheim via Sarrebruck, de façon à gagner une quinzaine de minutes et d'assurer une performance égale des deux axes du TGV est européen, Paris-Baudrecourt-Francfort et Paris-Baudrecourt-Stuttgart". Une manière d'éviter que le centre de gravité de la ligne ne se déplace trop vers Strasbourg, au détriment de la Moselle.
"Strasbourg se trouvera, demain encore plus qu'aujourd'hui, au centre de la connexion des réseaux à grande vitesse européens, et va pouvoir ainsi conforter sa position de place internationale des affaires, de l'enseignement supérieur et de la recherche et d'organisation de grands événements internationaux", affirme à ce sujet Roland Ries, le maire PS de Strasbourg.
La seconde phase du projet consiste à prolonger la ligne à grande vitesse entre Baudrecourt (Moselle) et Vendenheim (Bas-Rhin) sur 106 kilomètres. Elle permettra d’assurer la liaison Paris-Strasbourg en 1h50, contre 2h20 actuellement. Elle doit aussi rapprocher Strasbourg de Bruxelles et de Luxembourg, autres capitales européennes. Les travaux prévoient la construction d'un tunnel de 4 kilomètres sous les Vosges du nord, à proximité de Saverne. Le ministère estime que le chantier, "emblématique du Grenelle de l'environnement et du plan de relance de l’économie", générera 6.500 emplois pendant cinq ans.

T.C.
*La liste complète des financeurs est accessible en suivant ce lien vers le dossier de presse du ministère, en page 21 du document PDF. Les temps de parcours après 2016 sont en page 4.

Le Nouveau Centre, centriste ? Moooouuuuâââââaârrfff !

1-9-09  L'Hérétique

Je n'ose même pas publier dans la catégorie "Politique" ce billet. J'ai choisi "insolite". Ben oui, le Nouveau Centre se prétend centriste et rêve de s'appeler UDF. A mourir de rire. Bientôt, le nom du Nouveau Centre, ce sera UMP bis.

Mais bon, on est bon principe au MoDem. Marielle de Sarnez a précisé hier dans le Parisien que les primaires de la gauche ne concernaient pas le Centre ; donc pas le MoDem. Mais, si vraiment le Nouveau Centre se sent la fibre centriste, on veut bien faire des primaires avec eux et avec l'Alliance centriste. Évidemment, les partis perdants appellent à soutenir le candidat du parti gagnant, cela va de soi...

C'est assez comique de voir le Figaro titrer régulièrement sur l'idée qu'une confédération centriste fait son chemin. Son chemin dans l'esprit de Morin et sa bande, certainement, mais pas dans celui des électeurs...

La différence entre le MoDem et le Nouveau Centre, c'est surtout la différence entre les actes et la parole. Hervé Morin déclarait : «Les électeurs centristes qui votent encore Modem auront été heureux d’apprendre qu’ils ont plus de choses en commun avec Robert Hue, Jean-Luc Mélenchon et José Bové, qu’ils n’ont de choses qui les opposent»

Ah ? Les mêmes électeurs ne seront sans doute pas plus contents d'apprendre qu'ils ont suffisamment en commun avec le MPF pour faire une alliance de gouvernement. Et la différence, c'est que Marielle n'a fait que discuter avec Hue, qui est en rupture de ban avec son parti, alors que le Nouveau Centre a accueilli à bras ouverts l'eurosceptique et ultra-réactionnaire MPF.

Le Nouveau Centre a tout raté depuis sa création. Il aurait pu se tourner intelligemment vers la droite en ne rompant pas les ponts avec Bayrou et en demeurant critique. Nul doute qu'il eût alors eu bien plus de poids, y compris aux yeux de l'UMP et de Nicolas Sarkozy. Au lieu de cela, comme le chévrier  Mélanthios avec les prétendants de Pénéloppe dans l'Odyssée, ses chefs ont préféré tirer à boulets rouges sur Bayrou pour complaire à leur nouveau maître.

Ce n'est pas pour paraître violent, mais voilà comment Mélanthios le faux-jeton, qui encore sur le seuil du Palais d'Ithaque fournissait des armes aux prétendants d'Ulysse, a fini (la traduction est de Leconte de Lisle et cela se passe à la fin du chant XII de l'Odyssée d'Homère) :

Puis, ils emmenèrent Mélanthios, par le portique, dans la cour. Et, là, ils lui coupèrent, avec l'airain, les narines et les oreilles, et ils lui arrachèrent les parties viriles, qu'ils jetèrent à manger toutes sanglantes aux chiens ; et, avec la même fureur, ils lui coupèrent les pieds et les mains, et, leur tâche étant accomplie, ils rentrèrent dans la demeure d'Odysseus.

Sans vouloir être grossier, on ne pourra même plus leur couper les c.....es vu qu'ils n'en ont plus depuis un moment, au Nouveau Centre...(oups, c'était plus fort que moi, c'était ma minute de vulgarité absolue)...