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La Lorraine, une région particulièrement touchée par la précarité.

Danièle NOEL - présidente MD54 - 24/11/2011

précarité en lorraineSelon les derniers chiffres de l’INSEE, 140 000 lorrains sont victimes de précarité. En Meurthe-et-Moselle, on compte près de 45 000 ménages pauvres.
Des chiffres qui placent la Lorraine au 5ème rang des régions les plus pauvres de France et derrière lesquels se trouvent des hommes, des enfants, des familles dans la souffrance.

A la veille de la grande collecte de denrées des banques alimentaires, des 25 et 26 novembre et avant le coup d’envoi de la campagne des restos du cœur, Nathalie Griesbeck députée européenne ADLE, MoDem, est intervenue ce jour lors du journal télévisé de France 3 Lorraine.

Un journal régional un peu particulier aujourd’hui puisque installé pour l’occasion au marché de Gros à Vandœuvre lès Nancy, dans un entrepôt  où sont stockées les réserves des banques alimentaires,  et consacré essentiellement à la précarité en Lorraine.

Avenir du Plan Européen d’Aide aux plus Démunis
(PEAD)

Dans ce contexte, et faisant suite, entre autres, aux interventions de  Julien Lauprêtre, président national du Secours populaire français, Remi Bernard, responsable du SAMU Social de Nancy, Nathalie Griesbeck a rappelé que les  ministres européens de l’Agriculture réunis récemment avaient enfin trouvé un accord sur le Programme Européen d’Aide pour les Plus Démunis : un dénouement attendu après des mois de blocage incompréhensible et indigne par une poignée d’Etats membres irresponsables au Conseil de l’Union Européenne.

Un succès que Nathalie Griesbeck  a bien évidemment salué, y voyant  surtout une bonne nouvelle pour les nombreuses associations caritatives qui agissent quotidiennement sur le terrain et les millions de bénéficiaires de cette aide alimentaire dans l’ensemble de l’Union européenne. Dans le contexte de crise économique et sociale et la période actuelle, assurer le financement de près de  500 millions d’euros annuels de ce programme européen est bel et bien un minimum.

Néanmoins, la  députée européenne a insisté sur le fait que la question du PEAD n’a été réglée que pour les deux années à venir et rien n’est réglé sur le fond.

Or, a-t-elle ajouté, l’avenir du PEAD doit être assuré et donc les  dirigeants européens devront assumer leur devoir de solidarité. Car il n’y aura pas d’Union Européenne à l’avenir sans Europe sociale et sans prise en compte du social face à la dimension économique. Il y a donc encore beaucoup à faire et la Commission européenne devra prochainement venir présenter des solutions concrètes pour maintenir cette action européenne essentielle en faveur des plus démunis.

Pour conclure, la députée européenne a insisté sur la nécessité d’une Europe sociale :
« L’Europe doit être politique, elle doit être également sociale .Nous avons gagné,  mais nous devons combattre contre l’égoïsme des Etats. Il faut continuer à mettre ces 500 millions sur le fonds social européen. »

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