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"Nous avons une guerre à mener ensemble : la reconquête de notre production"


31-10-2011 Mouvement Démocrate

F BayrouFrançois Bayrou était l'invité d'Olivier Mazerolle, sur BFM TV et RMC, en partenariat avec Le Point, dimanche 30 octobre.

"Ce qui a changé depuis 2007, c'est que la montagne est en train de s'écrouler. Le seul choix pour l'avenir, c'est de surmonter les divisions", a-t-il prôné avec conviction.

"Tout le monde savait depuis des mois que les prévisions de croissance ne seraient pas respectées. Je suis frappé et inquiet de voir que les réponses que le Gouvernement apporte sont au coup par coup. La crise que nous rencontrons n'est pas une crise comme les autres. Elle exige des réponses nouvelles. Arrêtons de faire de la politique avec pour seul objectif de boucher des trous et travaillons à un plan d'ensemble", a d'abord défendu François Bayrou. Pour le leader centriste, "ce qui a changé depuis 2007, c'est que la montagne est en train de s'écrouler". "Il y a eu tout un temps où on pouvait jouer aux divisions perpétuelles, le combat politique était présenté comme celui d'un camp contre l'autre. Cette bipolarisation, au profit de l'UMP et du PS, est détestable et désormais rendue impossible. Il n'y a plus le choix : ceux qui sont persuadés que la situation politique est grave et qu'il faut un changement profond doivent se mettre ensemble ! La situation du pays exige que les forces réformatrices surmontent leurs divisions Je défends devant le pays cette thèse différente, qui est la seule possible pour l'avenir. On a vu, plusieurs fois ces dernières semaines, des responsables politiques qui autrefois avaient fait d'autres choix, me rejoindre", a-t-il rappelé.

"Nous avons une guerre à mener : la reconquête de notre production" "La première phrase de mon livre est : 'les mauvais jours finiront'. Je sais avec certitude que la France va s'en sortir, mais pas à travers les mêmes chemins usés", a poursuivi le président du Mouvement Démocrate. "Le déficit, la dette, les autres difficultés, tout cela vient d'une cause principale : on ne produit plus en France et on est obligé de donner tout nos ressources à l'étranger pour consommer en France. C'est pourquoi je propose qu'on fasse de la production en France une obsession nationale. Si nous sommes incapables de récupérer la production, nous ne pourrons pas redresser la France", a-t-il prévenu avec force. "Nos télévisions sont fabriquées en Corée, au Japon. Vous croyez que les salaires sont de bas niveau dans ces pays ? Nos voisins allemands, avec la même monnaie, les mêmes salaires, récupèrent des secteurs perdus. Pour garder les produits, quand on est à un haut niveau de vie, il faut garder les produits haut de gamme, de qualité. Cette question de la production est une guerre à mener", a insisté François Bayrou. "Je ne dis pas qu'il faut faire exactement comme l'Allemagne, car chaque pays a son propre modèle. Mimer l'Allemagne serait un échec. Il faut en revanche s'inspirer de la volonté allemande, pour l'adapter au modèle français", a-t-il souligné. "Nous devons d'abord rééquilibrer nos dépenses publiques. Pour cela, il faut trouver 100 milliards, soit en économies soit en recette. Je propose donc 50 milliards d´augmentation d´impôts et autant en réduction des dépenses. Des impôts qui seraient aux profits de celles et ceux qui sont le plus en difficulté", a précisé le député des Pyrénées-Atlantiques.

"Le dialogue social doit retrouver sa place" François Bayrou a prôné "une stratégie pour maintenir nos industries et empêcher les délocalisations", sans pour autant accroître exagérément l'action de l'Etat. "Vous ne pouvez pas avoir une économie, comme en URSS, où l’État décide de tout. Il faut plutôt redonner toute sa place au dialogue social, pour que les partenaires puissent convenir d'accord par branche. Si on a pas de souplesse sur le plan de travail, on affaiblit l'outil de production du pays", a-t-il analysé. Interrogé sur la possible responsabilité des 35h dans la baisse de la production en France, le leader centriste a rappelé qu'il avait "depuis le début, soutenu qu'elles étaient une erreur". "Cette décision a été prise alors que personne ne la demandait, sur un coin de table par Dominique Strauss-Kahn, dont l'unique but était de trouver une mesure emblématique à la veille d'élections difficiles pour la Gauche. Martine Aubry a fait appliquer cette réforme par idéologie. Si je suis prêt à toutes les souplesses et à tous les aménagements, je ne tolérerai pas en revanche une baisse des salaires, car les gens n'y arrivent déjà plus", a-t-il déploré..

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Nathalie Griesbeck « L’accord qui vient d’être décidé à Bruxelles est bienvenu mais pour autant, les choses ne sont pas totalement réglées et l’incendie peut reprendre »


29-10-2011 Est Républicain

Nathalie Griesbeck’Europe doit-elle s’orienter vers plus de fédéralisme ?

Avec une Europe plus fédérale, nous aurions plus de lisibilité et de cohérence. La crise de la dette et plus particulièrement la crise grecque nous montre que si nous avions un gouvernement économique européen, les difficultés seraient moins graves. Avec plus d’Europe, plus de politiques communautaires, nous pourrions davantage muscler nos interventions. La maîtrise de la dette et l’équilibre des budgets constituaient l’un des axes forts de la campagne de François Bayrou en 2007. Ce que nous disions à l’époque est enfin mis en œuvre pour éteindre le feu. Pour régler cette crise, nous avons besoin d’une méthode communau-taire. Les Eurobonds participaient de ce règlement.

Que pensez-vous de l’appel à la Chine ?

Il a fallu 14 sommets pour prendre des décisions très fortes. L’accord de la nuit de mercredi à jeudi est bienvenu. Pour autant, un certain nombre de choses ne sont pas totalement réglées. On peut se demander s’il sera suffisant, si des braises ne couvent pas et si l’incendie ne va pas se rallumer. J’ai aussi une vraie réserve et une réelle inquiétude politique sur les grands équilibres du monde. Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a appelé Hu Jintao pour tendre la sébile, au risque de nous placer sous la dépendance de la Chine

L’Europe ne manque-t-elle pas de dirigeants d’envergure susceptibles de la faire avancer dans le sens du fédéralisme ?

En choisissant Van Rompuy et Barroso, les Etats, notamment le couple franco-allemand, ont opté pour des personnalités un peu falotes. Van Rompuy n’a pas la niaque. Et pourtant, il y a le feu au lac. Il faudrait quelqu’un de la trempe de Guy Verhofstadt. Au moment de la succession de Romano Prodi à la tête de la commission, on lui a préféré Barroso. Malgré tout, je pense que les chefs d’Etat et de gouvernement ont enfin admis que les problèmes devaient être réglés de manière communautaire. La crise est tellement grave, porteuse de ravages sociaux, qu’ils ont compris qu’ils devaient être solidaires.

Voir l'interview de François Bayrou au 20h de TF1.





Entretien Sarkozy-Bayrou à l'Elysée à la veille du sommet de la zone euro

26-102011 - Le Parisien

Le président Nicolas Sarkozy s'est entretenu mardi à l'Elysée avec le président du MoDem François Bayrou sur les enjeux du sommet européen de mercredi à Bruxelles qui doit examiner un plan de sortie de la crise de la dette qui menace la zone euro.

"Je trouve normal que le président de la République reçoive les représentants des principaux courants politiques du pays dans les moments les plus importants et échange avec eux des analyses et des idées", a expliqué à l'AFP François Bayrou qui s'est entretenu pendant plus d'une heure avec le chef de l'Etat.

"J'ai dit au président mon sentiment que l'on se trouvait à un moment crucial pour l'avenir de l'Europe et donc de la France" et qu'il était "nécessaire de ne pas ouvrir de brèche dans la zone euro en abandonnant un pays, en l'occurance la Grèce, à un défaut, un non-remboursement de sa dette pour une part importante", a expliqué le troisième homme de la présidentielle de 2007
Les pays de la zone euro se sont mis d'accord pour exiger des banques des pertes d'au moins 50% sur les créances qu'elles détiennent sur la Grèce. La Grèce est actuellement asphyxiée par une dette colossale de quelque 350 milliards d'euros.

"Selon moi, la conséquence mécanique obligatoire et très dangereuse du non-remboursement d'une partie importante de la dette grecque, c'est que tous les autres pays vont être eux-mêmes soumis au soupçon", a fait valoir M. Bayrou.
"La dette en euro d'un pays de la zone euro ne va plus être une sécurité pour les investisseurs ce qui va entraîner une augmentation des taux d'intérêt", a-t-il estimé, jugeant que "la France était l'un des pays qui avait le plus à redouter d'une augmentation des taux d'intérêt".
Pour lui, "le but que la France devrait poursuivre, c'est celui d'une plus grande sécurisation de la dette de la zone euro". Il a de nouveau défendu une mutualisation de la dette. C'est "inéluctable car si on ne mutualise pas pour la Grèce, on sera obligé de le faire pour l'Italie".
"Quand un pays a émis des titres de dette fragiles (...) on les échange contre des titres de dette européenne à long terme et à taux d'intérêt modéré. En échange, les autorités gestionnaires de cette dette européenne exigent du pays en question qu'il procède avec le temps à des réformes nécessaires".
"Sécuriser la dette et on n'aura plus besoin de recapitaliser les banques", a-t-il ajouté, avant de conclure: "Aujourd'hui, on ne se bat pas pour les Grecs ou pour l'euro, on se bat pour la France".

COMPLEMENTS (DR)

*Comprendre la dette publique :



*Pourquoi les politiques n'arrivent pas à reprendre la main sur les marchés ?(La Croix)

*François Bayrou à France info le 26/10


Bayrou : "je propose qu’on augmente la TVA de 2... par FranceInfo


La France est en état d'urgence

Urgence

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"Dire que les problèmes viennent de l'extérieur, c'est détourner les Français des vraies questions"

18-10-2011 - Médiapart

Dans une interview accordée à Mediapart, François Bayrou a rappelé que "la vie politique française ne doit pas être réduite à un affrontement de la Gauche et de la Droite, et a fortiori, du PS et de l'UMP", samedi 15 octobre.

Pour le Président du Mouvement Démocrate, "la crise impose une politique nouvelle qui ne peut être portée par aucune des deux majorités qu'on nous présente comme obligatoires". Il prône "une majorité nouvelle, centrale, du courage".


F BayrouLa primaire, les alliances et la "majorité centrale"

Mediapart : Comment regardez-vous la primaire du PS et avec qui pensez-vous qu'il serait plus facile de discuter d'un éventuel accord politique: François Hollande ou Martine Aubry ?

François Bayrou : Poser la question en ces termes de ralliement, ce serait accepter l'idée que la vie politique française se résume au duel PS/UMP, et que si l'on n'est pas pour l'un, il faut nécessairement se rallier à l'autre. Or, j'ai défendu et je défendrai sans cesse une vision dans laquelle la vie politique française ne doit pas être réduite à un affrontement de la gauche et de la droite, et a fortiori, du PS et de l'UMP.

La France a droit au pluralisme, elle n'est pas condamnée au bipartisme. Il faut sortir de l'affrontement PS/UMP et on ne peut le faire qu'à l'élection présidentielle. Cela a toujours été ma proposition. Aujourd'hui, c'est devenu une obligation. Car la crise impose une politique nouvelle qui ne peut être portée par aucune des deux majorités qu'on nous présente comme obligatoires.

Pourquoi ? Parce que chacune des deux majorités impose d'abord une France coupée en deux. Toute réforme est combattue immédiatement par l'opposition. En temps de crise aiguë, cela rend le gouvernement impossible. Et, de surcroît, chacun des deux camps est lui-même coupé en deux : la droite, sous pression d'à peu près la moitié de ses soutiens, est tentée par des thèmes les plus extrêmes, sortir de l'euro et chasser les immigrés. Et la gauche, à peu près pour 50 pour cent des siens, nous annonce la démondialisation. Ces illusions dangereuses sont incompatibles avec la politique qu'il faut suivre.

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Lien sur le site du Mouvement Démocrate (cliquer ici)


François Bayrou ne craint pas Hollande

La Dauphiné - 19-10-2011

F BayrouLe candidat PS à la présidentielle François Hollande pourrait rogner sur l’électorat centriste. Mais le MoDem de François Bayrou veut relativiser ce risque : le parti centriste parle d’une “perte très limitée” en estimant qu’elle sera largement compensée par les voix de déçus de centre-droit de Nicolas Sarkozy.

“François Bayrou a bénéficié ces derniers mois de deux miracles : le retrait forcé de Dominique Strauss-Kahn qui réduisait considérablement l’espace centriste, et celui de Jean-Louis Borloo”, analyse Frédéric Dabi de l’Ifop.

“Ce qui compte pour nous, c’est la cohérence”

“La majorité que nous dessinons est bien plus large que celle proposée par François Hollande ou Nicolas Sarkozy et donc plus stable pour gouverner”, fait valoir Yann Wehrling, le porte-parole du MoDem. “Ce qui compte pour nous, c’est la cohérence. On ne peut gouverner en étant tiraillé entre des options réformistes et des options extrémistes.” Pour le MoDem, François Bayrou pourra donc prendre des décisions courageuses sans être l’otage des extrêmes.



Banques : il a du courage, Bayrou.

L'Hérétique - 16-10-2011

L'HérétiqueMoi, quand je vois mon homme politique favori choisir la voie de la vérité et dou courage pour dire, les choses, je me pâme d'aise.

Écoutez bien la vidéo ci-dessous :


Crise bancaire : qui est coupable ? par buildfreedom 

Nom de Zeus ! C'est ce que je dis depuis un moment déjà. Ce sont les États qui ont planté les banques. Bah oui, François : en effet, ce sont bien les États qui ont poussé les banques à acheter leurs actifs pourris. Si les banques risquent aujourd'hui des dépréciations, c'est bien à cause des dettes que les États laxistes pourraient ne pas être en mesure de rembourser.

Les États, en principe, c'est censé être le premier maillon de la chaîne, le plus solide ; le dernier rempart.

J'ajoute une chose, par rapport à ce que dit Bayrou : les États ne se sont pas contentés de plomber les banques, ils affolent aussi les marchés qui ne savent plus vers quoi se tourner pour trouver une sauvegarde en cas de pépin.

Pourquoi les marchés dérivés explosent-ils en volume ? pourquoi la finance enfle-t-elle indéfiniment là-bas ? Eh bien parce que de plus en plus, les acteurs économiques cherchent à se prémunir contre le risque.

Je ne dis pas que la spéculation ne vient pas troubler des mécanismes qui en théorie ont vocation à protéger et non à accroître l'insécurité. Certes. Je ne le nie pas. Mais la spéculation n'est pas le moteur du marché dérivé. Le moteur du marché dérivé, c'est la peur. La crainte du défaut.

Le discours de Sarkozy à l'heure actuelle, et a fortiori celui des Socialistes, particulièrement Martine Aubry, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg, montrent qu'ils cherchent des bouc-émissaires à la crise.

La banque, le banquier, sont des cibles tellement faciles. Pourtant, elles ne sont en rien comptables de l'actuelle crise. En rien.

NB :On pourra lire avec intéret l'article de Marie Anne Kraft sur les banques


Pour Bayrou, l'Assemblée Nationale «ne sert à rien»

Libération - 15-10-11

Assemblée NationaleLe député pyrénéen, dans un entretien à Médiapart, réclame une loi électorale pour rompre le lien entre l'exécutif et le législatif.

"Je ne trouve pas que l'Assemblée nationale serve à quoi que ce soit", tranche le leader centriste dans un entretien à Médiapart.

"Vous ne comprenez pas que l'Assemblée nationale ne sert à rien ? Que le législatif est asservi à l'exécutif ? Que les députés votent au claquement de doigts ? Il faut que vous ouvriez les yeux et que vous appreniez à voir que la France n'est pas une démocratie de plein exercice", insiste-t-il.

Pourquoi dans ces conditions être député ? "Pour représenter mes concitoyens pyrénéens, et défendre un courant de pensée qui, autrement, ne trouverait pas de place dans le débat national", répond-il.

"Si je n'étais pas là, les 20 % de voix qui ont voté pour moi en 2007 n'auraient pas de représentation au Parlement. Or ils ont le droit, autant et plus que beaucoup d'autres, d'être représentés sur ces bancs", dit-il.

Comme on lui fait valoir qu'il s'exprime très peu dans l'hémicyle, il explique que "comme tous les leaders nationaux", il "parle peu à l'Assemblée, ayant heureusement la possibilité de participer au débat directement devant les Français".

"C'est exactement la situation qui fut celle de Nicolas Sarkozy, qui est celle de François Hollande... Quant à Martine Aubry ou Ségolène Royal, elles ne sont même pas membres de l'Assemblée. Cela montre bien que le rôle de l'Assemblée nationale est désormais très diminué", argumente-t-il.

François Bayrou réclame notamment "une loi électorale qui permette de rompre le lien de dépendance entre députés et exécutif", avec "l'introduction de la proportionnelle sur une partie des sièges", comme cela a été le cas entre 1986 et 1988.


Université Régionale du MoDem de Lorraine

Danièle Noël - 12-10-2011

   URL 2011Pour la troisième année consécutive, le Mouvement Démocrate de Lorraine (MoDem) a organisé ses Universités Régionales.
Rendez-vous était pris à Metz  ce dimanche 9 octobre où plus d’une centaine de participants ont pu librement échanger et débattre, en présence  de la députée européenne Nathalie Griesbeck.

Trois tables rondes, un atelier participatif et  des débats très constructifs avec la participation de personnalités ont animé cette rencontre. 

 Produire, instruire, construire

Les sujets abordés se sont déclinés autour des grands axes développés dans le dernier livre de François Bayrou, « 2012, Etat d’urgence » :

- Produire, afin de reconquérir la production en France,
- Instruire, afin de retrouver la meilleure éducation au monde,
- Construire, afin d’avoir une vie politique irréprochable et des institutions équilibrées.

Autant de sujets où il y a véritablement état d’urgence et que les débats ont remis au cœur de notre région lorraine, de notre Grande Région et de l’Europe.

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Le MoDem de Lorraine en ordre de marche Le MoDem de Lorraine dit ne pas craindre la concurrence de la primaire socialiste. Il travaille sur son projet, « du concret », clame-t-il.

Républicain Lorrain - 10-10-2011

url 2011Pourquoi craindre la primaire socialiste ? Il faut espérer qu'à son issue sortira un vrai projet.
Et nous, aujourd'hui on planche sur du concret, notre projet ! » Guy Cambianica, président du Modem Moselle était satisfait de réunir hier à Metz, en ce dimanche de scrutin du peuple de gauche, une centaine de militants et surtout « d'intervenants de la société civile », venus plancher sur des thèmes d'actualité : le sort de l'Éducation nationale, de l'industrie, particulièrement en Lorraine, et de la dette. Autant « de sujets où il y a état d'urgence ! », clame Nathalie Griesbeck, l'élue lorraine du MoDem (vice-président du conseil général de Moselle et députée européenne).

« Nous mobilisons nos réseaux et sollicitons la société civile qui vient enrichir nos débats. Nous voulons selon le mot de Jaurès aller à l'idéal et comprendre le réel », lance la députée européenne. Un réel qui en Lorraine tourne naturellement autour de la situation de l'industrie. Et particulièrement de la sidérurgie. « On en a assez de la voir bradée cette sidérurgie. Il faut réaliser le projet Ulcos à Florange », soulève Guy Cambionica.

Même attaque sur l'éducation. « Sa situation s'est dégradée. Non seulement les élèves ne maîtrisent pas la langue ni les fondamentaux à leur entrée en 6 e, mais pour les enseignants et les familles,ça s'est également aggravé », affirme Danièle Noel, la présidente du MoDem de Meurthe-et-Moselle. À propos de la dette, Nathalie Griesbeck rappelle que son parti s'était déjà saisi du sujet dès 2006. « Le MoDem trouve parfaitement sa place sur l'échiquier politique. Nous sommes idéalement placés pour rassembler et aller de l'avant », termine l'élue. B. K.


François Bayrou était l'invité de l'émission Thé ou café sur France 2.

"Mon livre, c'est de l'optimisme, ça montre quel chemin emprunter pour s'en sortir"


François Bayrou invité de Catherine Ceylac dans... par mouvementdemocrate

L'occasion pour le leader centriste de se dévoiler sous un angle différent, revenant sur ses origines, son parcours et les fondements de son engagement.

"Je crois que mon premier souvenir, c'est la rencontre de l'école, à deux ans, et les pleurs que cela suscite chez l'enfant qui se sent ainsi abandonné. Puis c'est les jeux dans la première classe maternelle, on jouait aux cubes, puis on passait aux étiquettes, c'était déjà une initiation à la lecture. Au village, l'institutrice était ma tante, mais on l'appelait à l'école Madame, c'était une question de respect", a-t-il témoigné.

"J'étais l'aîné, c'était à la fois confortable et une responsabilité. Le fait que je sois un garçon comptait beaucoup à l'époque dans les familles de paysans. Le fait d'être une fille aussi. Ma sœur disait même que cela était lourd. Mon père, en éducation, était assez libéral. Il me laissait conduire le tracteur à 8 ans, la voiture à 11 ans. Il nous a laissé boire du vin très tôt, à l'âge de 8 ans, en disant que cela nous passerait l'envie d'en boire plus tard. Il était très ouvert, compréhensif. Son idée était qu'il ne fallait pas interdire, mais ouvrir les portes et accompagner", s'est souvenu François Bayrou.

"J'évoque peu ma mère car elle vient de s'en aller, elle vient de mourir, c'est naturellement très émouvant. Comme beaucoup elle a eu une fin de vie difficile. Jusqu'à 89 ans elle a été en pleine forme et après, je crois en particulier à cause de la politique, au moment où les sondages montaient au point que je pouvais être élu, cela a été une frayeur. Que son fils fasse de la politique, très bien, qu'il incarne une candidature sérieuse, très bien, mais que son fils puisse devenir président de la République, et la méchanceté des attaques, pour elle cela a été une panique. Je me suis trompé, j'ai fait une faute que je ne referais pas aujourd'hui : je l'ai abonnée à la TNT pour qu'elle puisse suivre tous les meetings et tout d'un coup ça a été trop d'émotions pour elle. Je crois que cela a joué un rôle dans sa maladie, dans l'AVC qui a suivi et dans toutes les misères qui vont avec", a-t-il regretté.

"Aujourd'hui, je ne me sens toutefois pas orphelin, je me sens avec eux. J'ai toujours eu cette familiarité avec la mort, et pour moi les gens morts ne sont pas morts. J'ai la certitude que les gens sont là. Je crois à la présence de ceux qui ne sont plus là physiquement. J'ai eu souvent dans ma vie l'impression de l'expérimenter, d'avoir l'espèce de preuve, presque matérielle, qu'il y avait des mains protectrices", a-t-il témoigné.

"Face à l'échec de la Droite et à l'illusion de la Gauche, il faut trouver une autre voie"

Pendant l'émission, François Bayrou est également revenu sur sa bataille en faveur d'un renouvellement de la pratique politique. "La vie politique Française est organisée depuis des décennies entre deux blocs, deux camps, la Droite et la Gauche. Mais quand les deux camps ont échoué tous les deux, que fait-on ? Ce qu'on a sous les yeux, c'est le grave échec de la Droite et la grave illusion de la Gauche. Il faut bien trouver une autre voie et un autre chemin, et cette voie elle va se trouver, j'en ai la certitude", a analysé le président du Mouvement Démocrate.

"Naturellement les gens disent 'je ne sais pas ce que c'est cette voie nouvelle', mais ils sont bien obligé de reconnaître qu'elle s'impose parce qu'elle s'imposera. La politique qu'il va falloir faire, la majorité pour la supporter n'existe pas, et donc on va la créer. Les électeurs sont libres de leur choix. Mais je crois que le potentiel de voix qui est le mien aujourd'hui est plus important qu'il ne l'était en 2007. C'est pourquoi il n'y a jamais eu ni un doute, ni une ambiguïté, sur le sujet de ma candidature", a-t-il défendu avec conviction.