François Bayrou était l'invité ce dimanche du
Grand Rendez-Vous d'Europe 1/Aujourd'hui en France, animé par
Jean-Pierre Elkabbach.
Interrogé sur les menaces
terroristes
pesant sur la France, François Bayrou a affirmé que "s'il y a menace,
on doit avoir confiance dans ceux qui ont la responsabilité de
l'action". "Il serait normal que le président de la
République
et le Premier ministre réunissent les responsables des grands courants
démocratiques du pays pour leur dire ce qui se passe et ce qu'on peut
partager avec eux, même si cela ne doit pas être rendu public", a-t-il
ajouté, précisant encore que "la responsabilité d'un grand pays comme
le nôtre c'est de tracer sa politique sans céder au chantage", à propos
des menaces formulées par Oussama Ben Laden à l'encontre de la loi
française interdisant le port du voile intégral.
La
France
est un "ensemble de valeurs et de traditions . Lorsque ces traditions
et ces valeurs se trouvent mises en cause ou attaquées, on a le devoir
de les défendre et de les affirmer", a-t-il également affirmé,
rappelant que "dans une démocratie comme la notre, la responsabilité,
que l'on soit dans la majorité ou l'opposition, c'est de faire corps".
Concernant
la réforme des retraites, François Bayrou, a jugé que "tous" sont
"perdant-perdant" après la mobilisation contre la réforme des
retraites. "Les syndicats auront du mal à relancer un mouvement de
cette ampleur", a-t-il ainsi affirmé, ajoutant que "la France n'a pas
avancé durant ces semaines, elle a reculé". Le Parti socialiste a vécu
sur une "ambiguïté", a également rappelé François Bayrou.
François
Bayrou a ensuite commenté la difficile réforme des retraites : "je
pense qu'à chaque fois qu'il y a de très grands sujet, la retraite en
est un, le peuple doit en être saisi". Organiser un référendum pour une
telle question "change considérablement l'idée de la réforme", a-t-il
commenté, avant d'ajouter : "du coup, il n'y a plus de manifestation".
"La
France ne se reconnait pas dans le projet mis en place mois après mois,
année après année, par le gouvernement", estime François Bayrou, avant
de conclure : "elle ne se reconnait pas dans la manière de gouverner
qui est affichée par les responsables de l'exécutif, Nicolas Sarkozy en
tête, et donc je pense que l'inquiétude du Français est beaucoup plus
large que celle des retraites".
Sur les conflits
d'intérêts
entre hommes politiques et affaires privées, François Bayrou a estimé
qu'"on n'a pas fait ce qu'il fallait pour éviter les conflits
d'intérêts". "Protéger les responsables publics contre les conflits
d'intérêts (...), c'est le plus service que l'on puisse rendre", a-t-il
indiqué, appelant à la création d'une "commission indépendante sur les
conflits d'intérêts". "Il ne devrait pas y avoir des parlementaires qui
soient avocat d'affaires en même temps", a-t-il ajouté en réponse à une
question sur la situation du président du groupe UMP à l'Assemblée
nationale Jean-François Copé. "Qu'on soit dans des 'deals' d'affaires,
qu'on soit en situation d'être saisi, cela ne devrait pas être
accepté", a-t-il précisé.
Sur l'affaire
Woerth/Bettencourt,
François Bayrou, a déclaré qu'"il était temps" que le procureur
Philippe Courroye ouvre une information judiciaire dans l'affaire
Bettencourt. "Son nom était cité dans les écoutes téléphoniques, la
sérénité n'était pas au rendez-vous", a-t-il précisé, ajoutant que "le
procureur est soumis à l'autorité hiérarchique, qui remonte jusqu'au
ministre de la Justice", le comparant au "juge d'instruction
indépendant, par sa fonction".
Interrogé sur le
futur
remaniement, François Bayrou a estimé que "cela fait des mois que le
pouvoir a jeté dans le jeu une peau de banane sur laquelle tout le
monde glisse. Qui va en être, qui ne va pas en être ? Et on parle de
cela au lieu de parler des vrais sujets".
Au poste
de Premier
ministre, François Bayrou a estimé de François Fillon que "la politique
qu'il a suivi n'est pas la bonne, mais que lui est honorable dans sa
fonction". Il a aussi jugé que "la fonction de Premier ministre exige
une solidité, une stabilité qui sont, à mon sens, les deux éléments
principaux de ce que doit être l'homme ou la femme qui va exercer cette
fonction".
Robert Rochefort ,
député européen , vice-président du Mouvement Démocrate , est
interrogé sur France Culture par Eloi Laurent économiste à l'OFCE ,
Philippe Raynaud,
professeur des universités en Philosophie politique à l'Université de
Paris II Panthéon-Assas, Sciences po et l'EHESS et Eric Mandonnet de
l'hebdomadaire L'Express. Il
nous parle la réforme des retraites , des conditions dans lesquelles
elle a été adoptée par le Parlement Français ,du travail , des
conditions de travail dans notre pays, nous donne sa conception de la
conduite
d'une réforme . Il est également question des prix , de la consommation
,
l'actualité européenne autour de la possible révision du traité de
Lisbonne .....
ECOUTER :
Réforme
des retraites : Yann Wehrling déplore "l'absence
des vrais chiffres" et la "caricature" du débat
Yann
Wehrling, Porte-parole du
Mouvement Démocrate, a tenu ce lundi 25 octobre la conférence de presse
hebdomadaire du MoDem.
Sur la réforme des retraites,
il a estimé
que le débat avait été caricatural entre la droite et la gauche et que
le gouvernement n'avait jamais donné "les vrais chiffres".
"Personne
ne gagne sur cette réforme", a-t-il ajouté précisant que les grèves
affectaient aussi et surtout "les plus faibles et les plus pauvres".
Affaire
Woerth/Bettencourt :
"Que cache la guerre des
juges ?", s'interroge Nathalie Griesbeck
Que signifie le récent épisode de l'affaire
Woerth-Bettencourt opposant violemment le procureur Courroye à la juge
Isabelle Prévost-Desprez ? Peu importent ici les querelles de
procédure, l'essentiel est ailleurs. La réalité est à la fois triste et
simple : depuis le début, face aux curiosités dérangeantes de la juge,
le pouvoir en place est décidé à faire, par procureur et procureur
général interposés, flèche de tout bois. L'image de la Justice n'en
sortira, certainement pas grandie !
L'un des moyens
choisis est
l'attaque en règle contre la juge grâce à une enquête préliminaire,
tout en proposant - très tardivement - le dépaysement de l'affaire,
comme le veut aujourd'hui le procureur général de Versailles. Enfumage
ou écran de fumée ? Pour le pouvoir en place, en fait, le principal est
de gagner du temps. À l'évidence, depuis le début de l'affaire, une
telle instrumentalisation de la justice va à l'encontre de la
sauvegarde de l'état de droit et du respect de la séparation des
pouvoirs qu'exige pourtant comme un principe essentiel notre
Constitution.
Aujourd'hui, devant un tel
gâchis, que faire ?
Tout simplement agir avec un bon sens et respecter la loi en cessant de
violer celle, toute récente, par exemple, du 4 janvier 2010
garantissant le secret des sources des journalistes et en recréant,
après tant de soubresauts, enfin les conditions d'une indispensable
sérénité, comme l'avait déjà conseillé avec lucidité et courage le
procureur général près la Cour de Cassation, Jean-Louis Nadal. En
fonction du microclimat si extravagant qui règne au tribunal de
Nanterre, voilà qui aurait dû être fait depuis des semaines, et même
des mois, en confiant, au sein d'un autre tribunal et en un autre lieu,
tous les aspects de l'affaire à un juge d'instruction indépendant. Rien
n'est plus simple, banal et, au fond, presque ordinaire. Mais qu'est-ce
qui fait que dans cette affaire au fond, si l'on y songe, presque
banale, l'ordinaire semble nécessairement extra-ordinaire au point de
devenir, aux yeux du pouvoir, proprement intolérable ?
Nathalie
GRIESBECK Membre du shadow cabinet du MoDem, responsable des
libertés et de la Justice Vote MoDem au Sénat sur les retraites :
interprétation
Je
suis très agacé de voir des
militants MoDem reprocher aux Sénateurs du MoDem leur vote sur la
réforme des retraites. J'ai lu le fil des réactions sur le profil
facebook de Marie-Anne.
Déjà,
sur le principe, la
volonté de faire de l'opposition radicale à Sarkozy m'énerve sur son
principe même. Ensuite, il existe, je le pense, des positions plus
nuancées que pour ou contre sur la réforme des retraites. Je recopie
donc ce que j'ai répondu à Christian Romain dans le fil de discussion :
la seule chose qui est ridicule c'est de
qualifier de
ridicule ou d'odieux le vote des Sénateurs centristes. Si vous voulez
un parti aux ordres qui vote comme un seul homme, la gauche vous tend
les bras. Il se trouve que le MoDem exprime plus de nuances, et ce
n'est pas plus mal. Finalement, je me retrouve pas mal dans
ces
abstentions, voyez-vous. Je ne suis pas pour cette réforme. Mais je
suis encore bien davantage contre ce que prétendent vouloir faire les
Socialistes, et en outre, je pense qu'il faut de toutes
façons
une réforme, même mauvaise. Si j'avais voté
à l'assemblée, je
me serais abstenu, comme les sénateurs. On n'est pas là pour
jouer
les cire-pompes du PS, même si certains en ont rêvé de longue date aux
débuts du MoDem...
Nous avons au total
trois députés qui ont
voté contre la réforme, et 7 sénateurs qui se sont abstenus. Cela me
paraît refléter la modération du MoDem, conscient de la nécessité d'une
réforme, mais s'attristant de voir Sarkozy rater une occasion de la
faire dans de bonnes conditions, alors que le peuple français y était
favorable, contrairement à une idée reçue.
Nos
Sénateurs n'ont
simplement pas voulu s'aligner sur la position des Socialistes et de la
gauche qui promettent le miroir aux alouettes, et ont marqué que la
retraite à 62 ans leur convenait. Mais comme tout le reste les gênait,
ils n'ont finalement pas approuvé ce projet. A gauche, on rejetait tout
en bloc, alors on a voté radicalement contre tout. François
Bayrou fait le point sur la
réforme des
retraites et la situation du pays
Après
avoir démontré depuis plusieurs semaines sa volonté intangible de ne
pas tenir compte de l'inquiétude des Français, le gouvernement assume
désormais jusqu'au bout son intransigeance en choisissant de ne pas
tenir compte, cette fois, de l'opinion parlementaire des sénateurs.
En
ayant recours au voté bloqué, le gouvernement et le Président de la
République font le choix de faire de la réforme des retraites une
victoire législative pour leur camp mais un échec démocratique et
civique pour la France : Echec pour la démocratie sociale, Echec pour
la démocratie parlementaire, Echec pour le rassemblement civique que
cette réforme méritait et nécessitait.
En voulant
accélérer
l'examen du projet de réforme des retraites grâce au "vote bloqué", le
gouvernement veut passer en force. Ce n'est pas jamais la bonne option,
quand on veut réformer le pays avec justice et équilibre, et encore
moins lorsqu'il faut apaiser une situation devenue explosive.
On
comprend aisément que le gouvernement veuille tourner cette page au
plus vite mais le livre restera pour autant durablement ouvert pour de
très nombreux français tant le sentiment d'injustice demeure immense.
Yann
WEHRLING Porte-parole du MoDem, membre du Shadow cabinet
responsable
de l'Ecologie et de l'Environnement François
Bayrou (Modem): le gouvernement a choisi
"l'opposition frontale"
(AFP)
-22-10-2010
Le
président du MoDem François Bayrou,
qui a rencontré mercredi Nicolas Sarkozy, a expliqué jeudi que le
gouvernement avait choisi "une ligne d'opposition frontale" sur les
retraites, le président souhaitant apparaître comme "le vainqueur d'une
épreuve de force".
"Le gouvernement a choisi une
ligne: on ne
change rien. C'est une ligne d'opposition frontale avec ceux qui
manifestent et, plus encore, avec tous ceux qui sont en situation de
doute profond à l'égard du pouvoir, des orientations qu'il a choisies",
a expliqué le leader démocrate sur RMC et BFM TV.
"Je
pense que
Nicolas Sarkozy a choisi d'avoir l'attitude la plus inflexible de
manière à apparaître comme le vainqueur d'une épreuve de force", a-t-il
ajouté. "Nicolas Sarkozy a l'impression de jouer une partie importante
en termes d'image", a estimé le leader démocrate, expliquant que
l'aspect électoral des choses "compte dans son jugement".
L'ex-candidat
à la présidentielle a également expliqué la position du gouvernement
par son désir "de ne pas apparaître aux yeux du monde extérieur" comme
"ne maîtrisant plus la situation".
M. Bayrou a de
nouveau plaidé
pour que le pouvoir "fasse un geste" en disant que le texte fixant la
borne d'âge à 67 ans pour une retraite sans décote serait réexaminé en
2016, avant qu'il ne commence à s'appliquer. "D'ici 2016, on va voir si
on trouve d'autres moyens pour la situation des plus petites
retraites", a-t-il expliqué.
"On a le temps de le
faire. Après
le vote du Sénat, il y a une délibération de la commission mixte
paritaire (Sénat-Assemblée) qui va établir le texte définitif. Cette
commission peut recevoir des amendements. C'est la dernière chance.
Après, on est en situation de radicalisation", a-t-il prévenu. Bayrou:
"il y a une majorité
alternative en France"
François
Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), a estimé
lundi qu'il existait aujourd'hui en France "une majorité alternative" à
la politique de Nicolas Sarkozy, grâce à un "accord central de gens
raisonnables" pour le pays.
"Il y a une majorité
alternative en
France", a lancé l'ex-candidat à la présidentielle sur France Inter.
"Il
existe un accord central de gens raisonnables, avec des parcours
différents. Et pas seulement raisonnables, mais enthousiastes pour le
pays sur des bases différentes de celles que nous sommes en train de
vivre", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur la proximité de
ses analyses avec celles de Dominique de Villepin.
"Nous
disons
des choses semblables et c'est heureux mais nous ne sommes pas les
seuls", a-t-il poursuivi, ajoutant les noms de Dominique Strauss-Kahn,
François Hollande" et en constatant même des "inflexions récentes de
Martine Aubry".
"J'ai été frappé que Martine Aubry
dans son
émission (jeudi soir sur France 2, ndlr) ait choisi une ligne assez
modérée au lieu de la ligne la plus radicale qui a été à un certain
moment la sienne", a-t-il souligné.
En pdf En vidéo MOUVEMENT
DEMOCRATE DE LORRAINE - UNIVERSITE REGIONALE
LORRAINE
15-10-2010
Pour
la deuxième année consécutive
les fédérations MoDem des quatre départements de Lorraine se réunissent
lors d'une université régionale
Université
Régionale Lorraine 17
octobre
2010 A
« La Bergerie
» 10
rue de la
Bergerie - lieudit Rugy 57640 ARGANCY
Nathalie
Griesbeck, députée européenne ADLE, membre du shadow cabinet
du
Mouvement Démocrate, responsable des Libertés et de la Justice, et
coordonnatrice du Mouvement Démocrate de Lorraine présidera cette
Université Régionale.
Faisant suite aux universités
démocrates
qui se sont tenues à Giens, cette rencontre
interdépartementale traitera des grandes thématiques
nationales.
Elle
permettra également de mettre en commun les contributions que
le
MoDem se propose de porter auprès de nos
concitoyens au
travers son programme humaniste, économique et européen, en et pour la
Lorraine et d'aborder les perspectives des futures échéances
électorales. Accueil à partir de 9h00, clôture le dimanche
après-midi vers 17h. Quand Sarkozy et Baroin font du Bayrou 14-10-2010
- L'Hérétique -
Marianne
François
Baroin qui pioche dans les idées de François Bayrou pour sa politique
fiscale? On s'y perdrait presque. Pour l'Hérétique, le fiscalisme
sarkozyste se rapproche dangereusement de la plateforme du Modem. Bon, on peut toujours se
consoler en se disant que la
mesure est plus importante que l'homme, mais tout de même, il y a comme
un goût amer qui demeure.
Je viens de lire les
déclarations de
Baroin dans l'Express : « L'intérêt
politique est que l'on se retrouve autour d'une loi de finances
rectificative, probablement au mois de juin », pour en débattre, a-t-il
poursuivi. Car «
si on a un
ISF [impôt sur la fortune, NDLR], on a un bouclier; s'il n'y a plus de
bouclier, il faut avoir le courage d'affronter le dossier, lui aussi
symbolique, de l'ISF ». François Baroin juge « difficile d'envisager la
suppression de
l'ISF sans une réflexion sur la substitution d'un impôt sur le
patrimoine ». Le chef de l'Etat a fait part de
son
intention de réformer la fiscalité du patrimoine en juin, en recevant
mardi des députés de la majorité. Nicolas Sarkozy « souhaite que le sujet soit
traité dans une
loi de finances rectificative », a expliqué le député UMP
Michel
Piron, auteur de l'amendement en faveur de la double suppression
bouclier fiscal/ISF qui a recueilli 125 signatures (sur un total de 314
députés UMP). Bon,
les gars, y'a
plus qu'à aller jusqu'au bout : les propositions de François Bayrou en
2007 sur l'ISF et le patrimoine, c'est par là...
J'ai eu du
flair, je crois, moi, quand
j'ai appelé la zone propositions du site
bayrou.fr « prophéties » à la droite de mon
blogue. N'enlève surtout rien, François, ça va servir encore et encore
dans les prochaines semaines. Alors si Sarko me lit, je lui suggérerais
fortement de lire également les entrées retraites et école.
Ah, et
pour l'impôt sur le
patrimoine, ça a déjà été chiffré par Charles de Courson, Pierre
Albertini et François Bayrou (citation) : Le taux réduit, pour moi, c'est
1 pour
1000. C'est simple et compréhensible par tout le monde. Avec ce taux,
chacun pourrait faire aisément face à ses obligations fiscales J'avais,
au début, pensé faire comme les Suisses et tout inclure dans l'assiette
taxable : l'outil de travail, les oeuvres d'art ... Les premiers à
venir me voir ont été les marchands d'art, suivis de près par les chefs
d'entreprise. J'ai entendu leurs doléances. Je ne préconise donc pas de
changer la base actuelle. Sur les successions,
très bien
aussi, ce qu'il dit, François : 200% d'accord, à un détail près : avec
l'évolution du prix de l'immobilier, il faut revoir à la hausse le
montant exonérable des petites successions.
« Je veux ajouter un mot sur les
droits de
succession. Je pense qu'il faut exonérer les petites successions, mais
laisser les droits sur les grosses successions, parce qu'autrement vous
accumulez le capital au travers des générations, c'est un problème
d'équité, le fossé devient infranchissable entre les uns et les autres.
??Je propose, donc, que l'on exonère complètement les successions en
ligne directe jusqu'à deux cent mille euros et que l'on relève
l'abattement par part d'enfant ; et je propose, étant donné
l'allongement de la durée de la vie, un encouragement supplémentaire à
transmettre le patrimoine du vivant des personnes concernées.
»
Quand
je pense qu'il aurait pu être le Président de la France...Qu'est-ce que
nous avons raté, et quel dommage ! Grèves
: ils
adorent jouer les martyrs
L'Hérétique
14-10-2010 Même si je trouve que
c'est bien fait pour la g.... de Sarko de se prendre les grèves
actuelles contre les retraites (ça lui apprendra à passer en force, il
les a bien cherchées), quand j'entends le mot grève, mon instinct
naturel de droitier reprend le dessus, c'est plus fort que moi. On ne
se refait pas.
S'il y a bien un truc qui me chauffe,
ce sont
ceux qui essaient de se faire passer pour des martyrs de la cause, de
l'information ou de la liberté d'expression.
Tenez,
par exemple,
considérez le témoignage de cette journaliste
qui hurle au loup
parce qu'elle s'est pris des coups de matraque. Il y a du grabuge sur
la Place de la Bastille, en fin de manif, et qu'est-ce qu'elle fait,
elle s'empresse d'aller voir, par curiosité, comme elle dit. Dans le
même temps, elle essaie de se faire passer pour une honnête mère de
famille allant simplement récupérer son fiston au solfège.
Bon,
c'est Rue89, la presse libertaire (mais convertie à l'économie de
marché consumériste et aux aides de de l'État fût-il sarkozyste) de la
Toile, donc, évidemment, rien d'étonnant à y lire un témoignage qui
fait passer les CRS pour des maniaques de la répression. J'aime bien
les euphémismes de la journaliste :
Sous le génie, je vois une
trentaine de CRS (décompte de mémoire). En face d'eux, des groupes
discutent autour d'un feu de camp : des papiers et une carcasse de fer
indéterminée (caddie de ménagère ? ) brûlent en face de l'opéra
Bastille. Atmosphère de plage à Paris. L'ambiance est tranquille.
Certains sont ivres -dragueurs mais pas agressifs. Un grand nombre de
personnes sont installées sur les marches de l'Opéra.
Bon,
y'a
le feu, des connards ivres qui font chier les femmes, des restes
d'incendie et un groupe qui cherche la merde. Atmosphère de plage à
Paris, ambiance tranquille, comme elle dit, la nana. Et ensuite elle
vient gémir sur la charge des CRS. Il y a de quoi rire, franchement.
Amusante
la vidéo du journaliste de Canal+
toujours chez
Rue89 : regardez comme le mec au lieu de détaler comme un lapin quand
il y a du grabuge se prend pour un résistant et brandit sa carte de
presse alors qu'il n'opère même pas pour sa chaîne. Ces mecs là
cherchent avant tout à faire de l'audimat quand ils font un reportage
et se prennent pour des champions des libertés alors que l'on sait bien
que les fins de manifestation (observez qu'il fait nuit sur la vidéo)
sont propices aux débordements et à la racaille.
Bon,
en
commentaire, j'ai lu les suggestions d'un
"social-traître",watashi_baka, habitué des manifestations, qui sont le
bon sens même. J'en donne copie ici (pardonnez-lui les petites fautes
d'orthographe qui émaillent son commentaire) :
J'ai
un nombre
honorable de manif à mon actif, et pourtant je n'ai jamais été gasé
ni prix de coup de matraque (et j'éspère que ça va durer). Je
me
permet donc de donner quelques conseils au passant ou au manifestant
débutant pour limiter les risques.
-Suivre les consignes des
organisateurs, c'est à dire que si ils ont dit de disperser la manif,
même si il y a une ambiance joyeuse, c'est qu'il y a un problème ON
DEGAGE !-Garder les yeux
ouverts,
j'avoue que j'ai
l'avantage
d'être grand et qu'en manif ça aide vraiment de pouvoir regarder au
loin et se faire une idée des mouvements des CRS et des agités qui
leurs font faces.-Si le
quartier est bloqué,
partir seul
(quitte a
retrouver ses camarades dans un café 10 minutes plus tard) , en
demandant poliment l'autorisation aux CRS (en général même si les CRS
bloque une rue, il vous laisseront sortir)-Avant de rejoindre
les copains qui tiennent la ligne face au CRS, demandez leurs ce qu'ils
comptent faire.
Lorsque
les CRS dispersent par la force une
manif qui dégénère (même si dans ce témoignage ça a l'air gérable) ils
n'y vont pas de main morte et il vaut mieux ne pas être dans le coin.Par
contre a chaque fois que je leurs ai demandé si je pouvais sortir et a
chaque fois que je leurs ai demandé si il comptait laisser faire ou
disperser par la force ils m'ont répondu,Je sais que dire ça
c'est être un social traitre qui écoute la police, et suis les
consignes d'organisation vendue mais ça marche.Une fois que la
charge a commencé c'est trop tard par contre.
Voilà,
c'est pas
compliqué : pas la peine d'aller hurler à la dictature alors que c'est
si simple de ne pas se prendre un bon coup de matraque, a) en étant
poli b) en évitant de faire de la provocation pour se faire mousser c)
en pouvant faire jouer son droit de grève et de manifestation d) en se
renseignant auprès des personnes qualifiées (organisateurs, police...). Réforme
des
retraites : "Une méthode de gouvernance
qui
n'est plus celle d'aujourd'hui", pour Yann Wehrling
Mouvement
Démocrate
12-10-2010 Yann
Wehrling, Porte-parole du
Mouvement Démocrate, a tenu ce lundi sa première conférence de presse
au siège national du MoDem.
Il a estimé, à la veille
d'une
nouvelle journée d'action contre le projet de réforme des retraites,
que le gouvernement n'est "pas allé jusqu'au bout" de la concertation,
mais qu'il pouvait "encore décider d'ouvrir le dialogue" et
"d'approfondir le débat", ajoutant que "sans vouloir pratiquer la
politique du pire", qu'il pouvait y avoir un risque de radicalisation
avec "des lycéens dans la rue".
"Il n'est pas
totalement
impossible que les Français acceptent cette réforme", a précisé Yann
Wehrling, mais "on est dans une méthode de gouvernance qui ne marche
plus et qui doit changer rapidement dans ce pays".
Le
recul de la borne de 60 à 62 ans pour l'âge légal de la retraite est
pour le MoDem "une option raisonnable", a-t-il rappelé. S'agissant en
revanche d'autres dispositions, notamment l'autre borne pour la
retraite à taux plein de 65 à 67 ans, le gouvernement "n'est pas allé
jusqu'au bout de la discussion" au parlement, y compris "pour
s'inscrire dans une logique d'amendement", a conclu Yann Wehrling.
Le
président du MoDem
François Bayrou a entamé vendredi un voyage de dix jours en Corée du
Sud et au Japon où il compte notamment se pencher sur le modèle
éducatif et économique des Coréens et les réponses apportées par les
Japonais à la question de la dette.
L'ex-candidat à
la
présidentielle sera accompagné des eurodéputés Marielle de Sarnez et
Robert Rochefort, respectivement chargés des affaires étrangères et de
l'économie dans le "shadow cabinet" mis en place par le parti centriste.
Ils
rencontreront des responsables politiques, économiques et éducatifs
dans les deux pays.
"La Corée, c'est une dynamique
économique
extraordinaire. Ils ont des succès formidables en matière de TGV,
centrales nucléaires, chantiers navals, microprocesseurs et
électronique grand public. Et tout cela avec des salaires du même
niveau qu'en France", a expliqué à l'AFP François Bayrou.
"En
1990, la Corée déposait huit fois moins de brevets que la France, en
2010, ils en déposeront quatre fois plus", a-t-il ajouté.
"Et
quand on cherche la clef de ce succès, on s'aperçoit que l'éducation
joue un très grand rôle avec un enseignement primaire qui a la
meilleure réussite au monde et un très fort taux d'inscription dans les
universités", souligne le leader centriste.
"Je dis
pas que le
modèle coréen soit transposable mais je suis sûr que l'éducation
représente la seule réponse possible à nos difficultés", fait-il valoir.
"Quant
au Japon, beaucoup de difficultés que nous rencontrons sont les mêmes
que celles qu'il rencontre aujourd'hui, un endettement énorme qui
alourdit la croissance. Donc, c'est intéressant d'étudier les réponses
qu'ils apportent à cette crise", poursuit M. Bayrou.
Le
président du Mouvement démocrate connaît bien le Premier ministre
japonais, Naoto Kan, avec lequel il a cofondé "l'Alliance des
démocrates". Retraites : pourquoi le PS ne répond pas à
Bayrou ?
François Bayrou a
déclaré à trois reprises ces derniers 15 jours, que le PS mentait aux
Français sur la question des retraites. En effet, il affirme que le
projet du PS aboutira à infliger une décote très dure et
alourdie
à ceux qui prendraient leur retraite à 60 ans.
Il se
trouve que
j'ai eu un petit échange par courriel avec lui à ce sujet, et qu'il
s'avère qu'il s'appuie sur un document tout à fait officiel du PS pour
accuser ce dernier de duplicité.
Il faut se rapporter en fait au
point IV, c'est à
dire les mesures
démographiques.
Démographiques, amusant comme ce mot est éloquent.
J'avais
déjà
évoqué l'allongement de la durée de cotisation, habilement dissimulée
sous la dénomination "règle des 50/50". L'idée est que la moitié du
temps d'allongement de la durée de l'espérance de vie doit être
consacrée à cotiser. Il deviendra donc quasiment impossible d'avoir
cotisé suffisamment à 60 ans, ce qui fera de la retraite à 60 ans une
arlésienne.
Mais ce qui a attiré l'attention de
François en
particulier, c'est le très important montant des mesures incitatives
via surcotes améliorées. Il faut bien comprendre ce qu'est une surcote pour parvenir à
saisir ce que
soupçonne François.
La surcote
est une majoration de la pension de retraite de base dont bénéficient
les assurés qui continuent de travailler après 60 ans et au-delà de la
durée d?assurance nécessaire pour une retraite à taux plein (soit 160
trimestres d?assurance pour les assurés nés avant 1949. A partir du
01/01/2009, cette durée augmente d?un trimestre par an pour les assurés
nés à partir de 1949 ; elle est ainsi actuellement fixée à 161
trimestres pour les assurés nés en 1949, 162 pour les assurés nés en
1950, 163 pour ceux nés en 1951 et 164 pour ceux nés en 1952 et
au-delà). Les règles applicables au calcul de la surcote diffèrent
selon la date de liquidation de la pension.
Dans
le
projet socialiste, si les mesures incitatives sont très fortes via des
surcotes améliorées, cela signifie que l'écart entre la pension de
base, calculée à 60 ans et celle qui correspondra à une authentique
retraite à taux plein sera forcément important. Donc, que le calcul de
la pension à 60 ans subira une très importante décote par rapport à
celui nécessaire à la totalisation des annuités, si on fait le calcul à
l'envers.
On peut toujours nous dire, évidemment,
que nous
autres, au MoDem, nous sommes très soupçonneux voire parano. Oui, on le
peut, mais dans ce cas, on attend un démenti clair du PS avec les
explications ad hoc. Bien évidemment, si les blogueurs de gauche ont
des choses à dire sur le sujet, et des précisions qu'ils pourraient
porter à notre connaissance, nous autres centristes, nous les attendons
avec intérêt... Retraites: la réforme "est mal partie", pour
François
Bayrou
François Bayrou
était l'invité de
l'émission "La preuve par trois" sur Public Sénat, mercredi 6 octobre.
Sur la réforme des
retraites présentée au Sénat, François Bayrou a affirmé que "la réforme
est mal partie", en évoquant "une mécanique malsaine qui est en train
de (la) compromettre", alors que les syndicats appellent à un mouvement
reconductible dans plusieurs entreprises publiques.
Les
syndicats, dont une "grande partie est acquise à la réforme (...) sont
bien embêtés", parce que "les portes ont été refermées sur leurs
doigts", a-t-il ajouté. "On a refermé les portes sur leurs doigts",
a-t-il répété, et "à mon sens on s'est trompé".
"Il
y a
des moments où les choses sont si mal engagées que l'on ne peut pas
s'en sortir", a précisé François Bayrou, selon qui, "on va vers de plus
en plus d'incompréhension", "de moins en mois d'accord", et "les
centrales syndicales elles-mêmes s'en inquiètent". Quant aux
assouplissements qu'il souhaite sur l'âge de la retraite à taux plein
et la pénibilité, il a ajouté que c'est "au Parlement de faire son
travail (...) même si il est traîné dans la boue tous les jours",
évoquant également certains amendements votés à l'Assemblée qui avaient
été "écrits à l'Elysée".
Sur Bernard Kouchner et sa
relation
contrariée avec l'Elysée, François Bayrou a estimé que "chaque fois que
vous avez l'Elysée qui prend tous les pouvoirs et les ministres qui
sont déshabillés chaque jour de leurs responsabilités, chaque fois,
vous allez vers l'impuissance et l'humiliation de ceux qui ne peuvent
plus exercer leurs responsabilités. (...) Dans la réalité, ils n'ont
plus la manette entre les mains."
Sur les couples
homosexuels et
critiquant la décision du Conseil constitutionnel, il a estimé qu'"il y
en a beaucoup en France, des dizaines de milliers. (...) Je ne
préconise pas qu'on les montre du doigt".
Sur
Jean-Louis Borloo
et le centrisme social qu'il est censé incarner dans le gouvernement,
François Bayrou a prévenu : "N'appelez pas centriste quelqu'un qui
n'est pas au centre." "Est-ce que vous approuvez ce pouvoir, les
valeurs qui sont les siennes : pour moi, ce qui est fait en France, les
choix les plus déterminants sont directement antagonistes avec les
valeurs qui sont les nôtres. Le centrisme, ce n'est pas la droite.
Jean-Louis Borloo, c'est un ministre du gouvernement : il a choisi
d'être du côté du pouvoir..."
les vidéos MoDem
54 : Une rentrée sereine et dynamique
6-10-2010
Samedi
2 octobre, le
Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle a réuni ses adhérents au CILM
de Laxou.
Avant de mettre en scène des projets au long cours, le MoDem 54 a
retrouvé ses repères humains, dans la sérénité et le dynamisme. Il
s'est forgé une nouvelle administration départementale autour d'un
bureau entériné par le siège national et qui remplace les instances
précédemment existantes.
Aux côtés de Marc Saint Denis,
conseiller général
et conseiller municipal de Vandoeuvre lès Nancy, en sa qualité
d'Administrateur du MoDem 54 et de Danièle
Noël, récemment nommée par le bureau exécutif national en
la
fonction de déléguée départementale, sont membres du bureau :
Gilbert Antoine, 1er
adjoint au
maire de Laxou : Responsable veille politique locale, Antoine Le Solleuz :
Responsable des
ateliers thématiques, Daniel
Ruzé :
Webmestre site Internet Modem 54 André
Thomas, conseilleur municipal à Laxou : Trésorier, Sophie Wakeford,
conseillère
municipale à Malzéville : En charge des relations avec les adhérents.
Si
la réunion a permis d'aborder brièvement les turbulences qui ont secoué
le mouvement départemental avant les élections régionales, elle a
surtout conforté et motivé l'esprit inébranlable d'une construction
autre de la politique : celle d'une troisième voie, au-delà de la
droite des dérapages et de la gauche qui cultive démagogie et mauvaise
foi.
Les grands sujets d'actualité ont été abordés,
tant d'un
point de vue national que local, comme la réforme des retraites, celles
des collectivités territoriales ou encore la sécurité ou l'expulsion
des Roms ; ce dernier point n'ayant pas, semble-t-il, avoir fait
l'actualité en Meurthe-et-Moselle. D'autres thèmes
ont été
évoqués marquant ainsi la volonté du Mouvement démocrate d'anticiper
sur les débats du moment et de réaffirmer son souci régionaliste et
européen.
Dans sa démarche et sa volonté d'être
force de
propositions et non pas pur objet de contestation stérile, les membres
du bureau ont rappelé la création du «
shadow cabinet
» MoDem,
sorte de gouvernement virtuel qui aura pour tâche de plancher et réagir
sur les mêmes sujets d'actualité qu'un vrai exécutif.
Le
modem 54 se félicite d'y voir en son sein, Nathalie Griesbeck,
députée
européenne et coordinatrice régionale du Mouvement Démocrate de
Lorraine.
Le MoDem 54 a également salué la naissance
du groupe
européen « Spinelli »
à l'initiative
de Guy Verhofstadt, président du groupe ALDE, rassemblant un
réseau de personnalités diverses, dont -entre autres- l'ancien
président de la Commission européenne Jacques Delors, le Prix Nobel
Amartya Sen, la députée européenne Modem Sylvie Goulard, et qui
entendent promouvoir un projet fédéral pour l'Union européenne.
Après
avoir évoqué les futures échéances électorales et dressé un premier
tableau des 22 cantons renouvelables en 2011 en Meurthe-et-Moselle, les
membres du MoDem 54 se sont donné rendez-vous, pour la deuxième année
consécutive, à l' Université Régionale Lorraine, qui se tiendra cette
année à RUGY en Moselle, le 17 octobre prochain.
Danièle
Noël Déléguée
départementale Modem 54 Interview
de Yann Wehrling:« Le MoDem n'est pas perclus
d'idéologie ni de dogmatisme » 4-10-2010
Régis Baschung
Le week-end
dernier, à
l'université de rentrée du MoDem à Hyères, Yann Wehrling, 39 ans, a été
nommé porte-parole du parti et du « gouvernement fantôme » constitué
autour de François Bayrou. Le point avec l'ancienne tête de liste
régionale en Alsace.? Vous venez des Verts et pas du
mouvement centriste,
pourquoi Bayrou vous a-t-il choisi, vous, comme porte-parole ? Yann Wehrling
: Il ne m'a
pas donné d'explication. J'ai pris ça comme une marque de confiance de
sa part. Depuis qu'on s'est rencontré il y a trois ans, on a appris à
se connaître et à s'apprécier, j'ai adhéré au MoDem il y a deux ans. La
logique de génération a joué également. Il a fait appel à un secrétaire
général, Marc Fesneau, qui a mon âge.
Quelle sera votre liberté de
parole ?
-
A priori assez importante. Le Mouvement démocrate n'est pas un parti
perclus d'idéologie et de dogmatisme comme les Verts. Je ne me sens pas
tenu de relayer une parole inscrite dans le marbre. Sur les sujets les
plus importants, je vais bien sûr consulter les personnes qui ont des
responsabilités dans le shadow cabinet. Mais lorsque j'entends
s'exprimer Marielle de Sarnez ou Jean-Luc Bennhamias, je n'ai pas
l'impression d'entendre exactement la parole de François Bayrou. Il y a
une certaine liberté d'expression dans ce mouvement.
Comme chargé de l'écologie et du
développement durable, vous êtes le "ministre fantôme" de Jean-Louis
Borloo. C'est centriste contre centriste ?
-
Je
commenterai sa politique, mais j'aurai davantage de liberté
d'expression que lui. Le MoDem est le seul parti qui ne soit pas dans
une situation de satellisation par rapport au PS ou à l'UMP. Même s'il
se place dans une démarche de centre droit, comme président du Parti
radical, je ne vois pas Borloo être autonome dans sa parole publique
vis-à-vis du gouvernement.
Bayrou
n'espère plus que le PS puisse changer, exclut tout rapprochement avec
les anciens centristes, est toujours aussi critique envers le
gouvernement. Pas facile de se situer dans ces conditions. -
Les deux camps qui
s'affrontent
depuis toujours et se partagent le pouvoir en alternance ont du mal à
se défaire des cautions qu'ils sont obligés de donner à leurs extrêmes.
Par exemple sur la retraite à 60 ans pour le PS, ou sur la politique
sécuritaire pour l'UMP. Les adhérents les plus raisonnables de ces
partis sont mal à l'aise. Nous, on n'est tenu de donner aucun gage. On
essaie de faire travailler ensemble des gens qui en ont assez de ces
logiques bipolaires.
Il faudra
bien que le centre, après le 1er tour, entre en négociation avec l'un
des deux camps.
- Qui dit que nous ne
serons pas en
capacité d'être au second tour ? On a d'autant plus envie d'y croire
que le PS n'a pas fait un choix de recentrage et que l'UMP aussi part
vers les extrêmes. Le champ au centre ne fait que grandir. Si la
question d'une alliance se pose, on verra le moment venu. Comme on est
indépendant, mais aussi constructifs, on peut discuter en toute
intelligence avec les deux finalistes, sans choix préalable, sinon on
perd toute crédibilité.
Le
porte-parole national devient-il automatiquement le leader régional du
MoDem ?
- J'ai été tête de liste aux
régionales.
J'assumerai mes responsabilités mais je n'ai pas la prétention de
porter seul la reconstruction de cette voie spécifique au centre du jeu
politique.
Ceux
qui, au MoDem,
n'avaient pas accepté de voir un ancien Vert venir occuper la tête de
liste, sont-ils toujours aussi remontés ?
-
Ça s'est
calmé. Le problème n'était pas celui de la tête de liste, mais d'une
famille centriste à reconstruire. La hache de guerre a été enterrée.
On n'a pas beaucoup entendu
parler du MoDem
depuis les régionales.
- Après un
échec, on accuse le
coup. On a besoin de poser ses valises. Il faut du temps pour rebondir.
Dès lors qu'on n'abandonne pas le combat, on peut connaître de
nouvelles victoires. On a cette chance de pouvoir mettre les compteurs
à zéro, venir avec des nouvelles idées et rebâtir un projet, sans le
poids d'un bilan ou de gestions passées.
Aux régionales, si vous aviez
franchi la
barre des 5 %, vous auriez été plus proche d'un accord avec la droite
qu'avec la gauche.
- Moi, je n'excluais
rien, ni une
alliance à droite, ni un accord avec la gauche. N'ayant pas atteint les
5 %, on n'a pas dérogé à notre ligne d'indépendance. Si on a eu plus de
contacts avec Philippe Richert avant le 1er tour, c'était de son fait,
et je lui en suis reconnaissant. Du côté de la gauche, ils n'ont pas
tellement cherché le contact, on sentait presque du mépris de leur
part, mais je n'en tire pas de conséquences pour la suite. C'est
souvent une question d'hommes.
Propos recueillis par
Claude
Keiflin L'Alliance
Mondiale des Démocrates s'est réunie à Rome
Vendredi
1 octobre s'est tenue à Rome, la
conférence de haut-niveau de l'Alliance des Démocrates sur le thème «
Sécurité, développement, démocratie ». Des dirigeants politiques de la
mouvance démocrate de cinq continents, 45 pays étaient représentés : du
Premier Ministre japonais Naoto Kan, au Président du gouvernement
régional du Kurdistan Massoud Barzani en passant par l'ancien chef
d'Etat-major israélien Dani Haloutz et par le chef du Conseil national
de Sécurité d'Afghanistan Rangeen Dafdar Spanta. François Bayrou était
accompagné d'une délégation du Mouvement Démocrate composée de Marielle
de Sarnez, Bernard Lehideux et Yann Wehrling. Clôturant les travaux, François
Bayrou,
président du Parti Démocrate européen, s'est appuyé sur les nombreux
témoignages faisant état de la situation contrastée de la démocratie
sur la planète pour conceptualiser les quatre phases de la démocratie
dont l'aboutissement est le projet humaniste. « La démocratie, ce n'est
pas une forme, c'est un projet ! », a-t-il déclaré.
Pour
lui, la première phase est celle de la « démocratie de nécessité ». «
Celle qui consiste à d'abord vivre, d'abord se nourrir, d'abord
acquérir l'autosuffisance ».Puis vient « la démocratie de liberté ». «
Se donner les moyens de vivre autrement, de mettre en place des
institutions, l'Etat de droits, la liberté d'information et la
reconnaissance de pluralisme ». « La démocratie de souveraineté »
intervient alors qui « permet à un peuple d'avoir la garantie de
sécurité et de participer à la définition de son propre destin pour
faire face aux problèmes globaux.
« De la
gouvernance mondiale
face à ces problèmes globaux, pour le moment, nous n'avons pas la clef
».Enfin, vient le temps de « la démocratie du développement humain ». «
L'organisation sociale qui vise à porter à leur maximum la conscience
et la responsabilité des citoyens. Ce développement humain est le
chemin le plus sûr vers le développement économique. C'est une
libération, pas seulement parce que la liberté est fondamentale, mais
parce que la liberté fait avancer le monde ».