bandeau right
François Bayrou : "À chaque fois qu'il y a de très grands sujets comme les retraites, le peuple doit en être saisi"

Mouvement Démocrate - 21-10-2010


François BayrouFrançois Bayrou était l'invité ce dimanche du Grand Rendez-Vous d'Europe 1/Aujourd'hui en France, animé par Jean-Pierre Elkabbach.

Interrogé sur les menaces terroristes pesant sur la France, François Bayrou a affirmé que "s'il y a menace, on doit avoir confiance dans ceux qui ont la responsabilité de l'action".
"Il serait normal que le président de la République et le Premier ministre réunissent les responsables des grands courants démocratiques du pays pour leur dire ce qui se passe et ce qu'on peut partager avec eux, même si cela ne doit pas être rendu public", a-t-il ajouté, précisant encore que "la responsabilité d'un grand pays comme le nôtre c'est de tracer sa politique sans céder au chantage", à propos des menaces formulées par Oussama Ben Laden à l'encontre de la loi française interdisant le port du voile intégral.


La France est un "ensemble de valeurs et de traditions . Lorsque ces traditions et ces valeurs se trouvent mises en cause ou attaquées, on a le devoir de les défendre et de les affirmer", a-t-il également affirmé, rappelant que "dans une démocratie comme la notre, la responsabilité, que l'on soit dans la majorité ou l'opposition, c'est de faire corps".

Concernant la réforme des retraites, François Bayrou, a jugé que "tous" sont "perdant-perdant" après la mobilisation contre la réforme des retraites. "Les syndicats auront du mal à relancer un mouvement de cette ampleur", a-t-il ainsi affirmé, ajoutant que "la France n'a pas avancé durant ces semaines, elle a reculé". Le Parti socialiste a vécu sur une "ambiguïté", a également rappelé François Bayrou.

François Bayrou a ensuite commenté la difficile réforme des retraites : "je pense qu'à chaque fois qu'il y a de très grands sujet, la retraite en est un, le peuple doit en être saisi". Organiser un référendum pour une telle question "change considérablement l'idée de la réforme", a-t-il commenté, avant d'ajouter : "du coup, il n'y a plus de manifestation".

"La France ne se reconnait pas dans le projet mis en place mois après mois, année après année, par le gouvernement", estime François Bayrou, avant de conclure : "elle ne se reconnait pas dans la manière de gouverner qui est affichée par les responsables de l'exécutif, Nicolas Sarkozy en tête, et donc je pense que l'inquiétude du Français est beaucoup plus large que celle des retraites".

Sur les conflits d'intérêts entre hommes politiques et affaires privées, François Bayrou a estimé qu'"on n'a pas fait ce qu'il fallait pour éviter les conflits d'intérêts". "Protéger les responsables publics contre les conflits d'intérêts (...), c'est le plus service que l'on puisse rendre", a-t-il indiqué, appelant à la création d'une "commission indépendante sur les conflits d'intérêts". "Il ne devrait pas y avoir des parlementaires qui soient avocat d'affaires en même temps", a-t-il ajouté en réponse à une question sur la situation du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé. "Qu'on soit dans des 'deals' d'affaires, qu'on soit en situation d'être saisi, cela ne devrait pas être accepté", a-t-il précisé.

Sur l'affaire Woerth/Bettencourt, François Bayrou, a déclaré qu'"il était temps" que le procureur Philippe Courroye ouvre une information judiciaire dans l'affaire Bettencourt. "Son nom était cité dans les écoutes téléphoniques, la sérénité n'était pas au rendez-vous", a-t-il précisé, ajoutant que "le procureur est soumis à l'autorité hiérarchique, qui remonte jusqu'au ministre de la Justice", le comparant au "juge d'instruction indépendant, par sa fonction".

Interrogé sur le futur remaniement, François Bayrou a estimé que "cela fait des mois que le pouvoir a jeté dans le jeu une peau de banane sur laquelle tout le monde glisse. Qui va en être, qui ne va pas en être ? Et on parle de cela au lieu de parler des vrais sujets".

Au poste de Premier ministre, François Bayrou a estimé de François Fillon que "la politique qu'il a suivi n'est pas la bonne, mais que lui est honorable dans sa fonction". Il a aussi jugé que "la fonction de Premier ministre exige une solidité, une stabilité qui sont, à mon sens, les deux éléments principaux de ce que doit être l'homme ou la femme qui va exercer cette fonction".

Ecouter :



Robert Rochefort intérrogé sur France Culture 
31-10-2010 France Culture

Robert RochefortRobert Rochefort , député européen ,  vice-président du Mouvement Démocrate , est interrogé sur France Culture par Eloi Laurent économiste à l'OFCE , Philippe Raynaud, professeur des universités en Philosophie politique à l'Université de Paris II Panthéon-Assas, Sciences po et l'EHESS et Eric Mandonnet de l'hebdomadaire L'Express.
Il nous parle la réforme des retraites , des conditions dans lesquelles elle a été adoptée par le Parlement Français ,du travail , des conditions de travail dans notre pays, nous donne sa conception de la conduite d'une réforme . Il est également question des prix , de la consommation , l'actualité européenne autour de la possible révision du traité de Lisbonne .....

ECOUTER :

 





Réforme des retraites : Yann Wehrling déplore "l'absence des vrais chiffres" et la "caricature" du débat

Mouvement Démocrate  26-10-2010

Yann Wehrling, Porte-parole du Mouvement Démocrate, a tenu ce lundi 25 octobre la conférence de presse hebdomadaire du MoDem.

Sur la réforme des retraites, il a estimé que le débat avait été caricatural entre la droite et la gauche et que le gouvernement n'avait jamais donné "les vrais chiffres".

"Personne ne gagne sur cette réforme", a-t-il ajouté précisant que les grèves affectaient aussi et surtout "les plus faibles et les plus pauvres".

de Yann Wehrling

Affaire Woerth/Bettencourt : "Que cache la guerre des juges ?", s'interroge Nathalie Griesbeck
    
Nathalie Griesbeck - Mt Démocrate 25-10-2010

Nathalie GriesbeckQue signifie le récent épisode de l'affaire Woerth-Bettencourt opposant violemment le procureur Courroye à la juge Isabelle Prévost-Desprez ? Peu importent ici les querelles de procédure, l'essentiel est ailleurs. La réalité est à la fois triste et simple : depuis le début, face aux curiosités dérangeantes de la juge, le pouvoir en place est décidé à faire, par procureur et procureur général interposés, flèche de tout bois. L'image de la Justice n'en sortira, certainement pas grandie !

L'un des moyens choisis est l'attaque en règle contre la juge grâce à une enquête préliminaire, tout en proposant - très tardivement - le dépaysement de l'affaire, comme le veut aujourd'hui le procureur général de Versailles. Enfumage ou écran de fumée ? Pour le pouvoir en place, en fait, le principal est de gagner du temps. À l'évidence, depuis le début de l'affaire, une telle instrumentalisation de la justice va à l'encontre de la sauvegarde de l'état de droit et du respect de la séparation des pouvoirs qu'exige pourtant comme un principe essentiel notre Constitution.


Aujourd'hui, devant un tel gâchis, que faire ? Tout simplement agir avec un bon sens et respecter la loi en cessant de violer celle, toute récente, par exemple, du 4 janvier 2010 garantissant le secret des sources des journalistes et en recréant, après tant de soubresauts, enfin les conditions d'une indispensable sérénité, comme l'avait déjà conseillé avec lucidité et courage le procureur général près la Cour de Cassation, Jean-Louis Nadal. En fonction du microclimat si extravagant qui règne au tribunal de Nanterre, voilà qui aurait dû être fait depuis des semaines, et même des mois, en confiant, au sein d'un autre tribunal et en un autre lieu, tous les aspects de l'affaire à un juge d'instruction indépendant. Rien n'est plus simple, banal et, au fond, presque ordinaire. Mais qu'est-ce qui fait que dans cette affaire au fond, si l'on y songe, presque banale, l'ordinaire semble nécessairement extra-ordinaire au point de devenir, aux yeux du pouvoir, proprement intolérable ?

Nathalie GRIESBECK
Membre du shadow cabinet du MoDem, responsable des libertés et de la Justice

Vote MoDem au Sénat sur les retraites : interprétation

L'Hérétique - 24-10-2010

L'HérétiqueJe suis très agacé de voir des militants MoDem reprocher aux Sénateurs du MoDem leur vote sur la réforme des retraites. J'ai lu le fil des réactions sur le profil facebook de Marie-Anne.

Déjà, sur le principe, la volonté de faire de l'opposition radicale à Sarkozy m'énerve sur son principe même. Ensuite, il existe, je le pense, des positions plus nuancées que pour ou contre sur la réforme des retraites. Je recopie donc ce que j'ai répondu à Christian Romain dans le fil de discussion :

la seule chose qui est ridicule c'est de qualifier de ridicule ou d'odieux le vote des Sénateurs centristes. Si vous voulez un parti aux ordres qui vote comme un seul homme, la gauche vous tend les bras. Il se trouve que le MoDem exprime plus de nuances, et ce n'est pas plus mal.
Finalement, je me retrouve pas mal dans ces abstentions, voyez-vous. Je ne suis pas pour cette réforme. Mais je suis encore bien davantage contre ce que prétendent vouloir faire les Socialistes, et en outre,  je pense qu'il faut de toutes façons une réforme, même mauvaise.
Si j'avais voté à l'assemblée, je me serais abstenu, comme les sénateurs.
On n'est pas là pour jouer les cire-pompes du PS, même si certains en ont rêvé de longue date aux débuts du MoDem...

Nous avons au total trois députés qui ont voté contre la réforme, et 7 sénateurs qui se sont abstenus. Cela me paraît refléter la modération du MoDem, conscient de la nécessité d'une réforme, mais s'attristant de voir Sarkozy rater une occasion de la faire dans de bonnes conditions, alors que le peuple français y était favorable, contrairement à une idée reçue.

Nos Sénateurs n'ont simplement pas voulu s'aligner sur la position des Socialistes et de la gauche qui promettent le miroir aux alouettes, et ont marqué que la retraite à 62 ans leur convenait. Mais comme tout le reste les gênait, ils n'ont finalement pas approuvé ce projet. A gauche, on rejetait tout en bloc, alors on a voté radicalement contre tout.

François Bayrou fait le point sur la réforme des retraites et la situation du pays

24-10-2010 dailymotion (RMC/BFM TV)


François Bayrou
envoyé par BFMTV. - L'actualité du moment en vidéo.

Voté bloqué au Sénat : "Le pouvoir est désormais prêt à tout sacrifier pour faire passer sa réforme en force", selon Yann Wehrling

22-10-2010 Mouvement Démocrate

Yann WehrlingAprès avoir démontré depuis plusieurs semaines sa volonté intangible de ne pas tenir compte de l'inquiétude des Français, le gouvernement assume désormais jusqu'au bout son intransigeance en choisissant de ne pas tenir compte, cette fois, de l'opinion parlementaire des sénateurs.

En ayant recours au voté bloqué, le gouvernement et le Président de la République font le choix de faire de la réforme des retraites une victoire législative pour leur camp mais un échec démocratique et civique pour la France : Echec pour la démocratie sociale, Echec pour la démocratie parlementaire, Echec pour le rassemblement civique que cette réforme méritait et nécessitait.

En voulant accélérer l'examen du projet de réforme des retraites grâce au "vote bloqué", le gouvernement veut passer en force. Ce n'est pas jamais la bonne option, quand on veut réformer le pays avec justice et équilibre, et encore moins lorsqu'il faut apaiser une situation devenue explosive.


On comprend aisément que le gouvernement veuille tourner cette page au plus vite mais le livre restera pour autant durablement ouvert pour de très nombreux français tant le sentiment d'injustice demeure immense.

Yann WEHRLING
Porte-parole du MoDem, membre du Shadow cabinet responsable de l'Ecologie et de l'Environnement

François Bayrou (Modem): le gouvernement a choisi "l'opposition frontale"

(AFP)  -22-10-2010

F Bayrou Le président du MoDem François Bayrou, qui a rencontré mercredi Nicolas Sarkozy, a expliqué jeudi que le gouvernement avait choisi "une ligne d'opposition frontale" sur les retraites, le président souhaitant apparaître comme "le vainqueur d'une épreuve de force".

"Le gouvernement a choisi une ligne: on ne change rien. C'est une ligne d'opposition frontale avec ceux qui manifestent et, plus encore, avec tous ceux qui sont en situation de doute profond à l'égard du pouvoir, des orientations qu'il a choisies", a expliqué le leader démocrate sur RMC et BFM TV.

"Je pense que Nicolas Sarkozy a choisi d'avoir l'attitude la plus inflexible de manière à apparaître comme le vainqueur d'une épreuve de force", a-t-il ajouté. "Nicolas Sarkozy a l'impression de jouer une partie importante en termes d'image", a estimé le leader démocrate, expliquant que l'aspect électoral des choses "compte dans son jugement".

L'ex-candidat à la présidentielle a également expliqué la position du gouvernement par son désir "de ne pas apparaître aux yeux du monde extérieur" comme "ne maîtrisant plus la situation".

M. Bayrou a de nouveau plaidé pour que le pouvoir "fasse un geste" en disant que le texte fixant la borne d'âge à 67 ans pour une retraite sans décote serait réexaminé en 2016, avant qu'il ne commence à s'appliquer. "D'ici 2016, on va voir si on trouve d'autres moyens pour la situation des plus petites retraites", a-t-il expliqué.

"On a le temps de le faire. Après le vote du Sénat, il y a une délibération de la commission mixte paritaire (Sénat-Assemblée) qui va établir le texte définitif. Cette commission peut recevoir des amendements. C'est la dernière chance. Après, on est en situation de radicalisation", a-t-il prévenu.

Bayrou: "il y a une majorité alternative en France"

(AFP) - 19-10-2010

François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), a estimé lundi qu'il existait aujourd'hui en France "une majorité alternative" à la politique de Nicolas Sarkozy, grâce à un "accord central de gens raisonnables" pour le pays.

"Il y a une majorité alternative en France", a lancé l'ex-candidat à la présidentielle sur France Inter.

"Il existe un accord central de gens raisonnables, avec des parcours différents. Et pas seulement raisonnables, mais enthousiastes pour le pays sur des bases différentes de celles que nous sommes en train de vivre", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur la proximité de ses analyses avec celles de Dominique de Villepin.

"Nous disons des choses semblables et c'est heureux mais nous ne sommes pas les seuls", a-t-il poursuivi, ajoutant les noms de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande" et en constatant même des "inflexions récentes de Martine Aubry".

"J'ai été frappé que Martine Aubry dans son émission (jeudi soir sur France 2, ndlr) ait choisi une ligne assez modérée au lieu de la ligne la plus radicale qui a été à un certain moment la sienne", a-t-il souligné.

En pdf
En vidéo

MOUVEMENT DEMOCRATE DE LORRAINE - UNIVERSITE REGIONALE LORRAINE

15-10-2010
URL

Pour la deuxième année consécutive les fédérations MoDem des quatre départements de Lorraine se réunissent lors d'une université régionale

Université Régionale Lorraine
17 octobre 2010

A « La Bergerie »  

10 rue de la Bergerie - lieudit Rugy
57640 ARGANCY

Nathalie Griesbeck, députée européenne ADLE,  membre du shadow cabinet du Mouvement Démocrate, responsable des Libertés et de la Justice, et coordonnatrice du Mouvement Démocrate de Lorraine présidera cette Université Régionale.

Faisant suite aux universités démocrates qui se sont tenues à Giens, cette  rencontre interdépartementale  traitera des grandes thématiques nationales.

Elle permettra également de mettre en commun les  contributions que le MoDem se propose  de  porter auprès de nos concitoyens au travers son programme humaniste, économique et européen, en et pour la Lorraine et d'aborder les perspectives des futures échéances électorales.
Accueil à partir de 9h00, clôture le dimanche après-midi vers 17h.

Quand Sarkozy et Baroin font du Bayrou
14-10-2010 - L'Hérétique - Marianne

François Baroin qui pioche dans les idées de François Bayrou pour sa politique fiscale? On s'y perdrait presque. Pour l'Hérétique, le fiscalisme sarkozyste se rapproche dangereusement de la plateforme du Modem.
Sarkozy fait du BayrouBon, on peut toujours se consoler en se disant que la mesure est plus importante que l'homme, mais tout de même, il y a comme un goût amer qui demeure.

Je viens de lire les déclarations de Baroin dans l'Express :
« L'intérêt politique est que l'on se retrouve autour d'une loi de finances rectificative, probablement au mois de juin », pour en débattre, a-t-il poursuivi. Car « si on a un ISF [impôt sur la fortune, NDLR], on a un bouclier; s'il n'y a plus de bouclier, il faut avoir le courage d'affronter le dossier, lui aussi symbolique, de l'ISF ». François Baroin juge « difficile d'envisager la suppression de l'ISF sans une réflexion sur la substitution d'un impôt sur le patrimoine ».
Le chef de l'Etat a fait part de son intention de réformer la fiscalité du patrimoine en juin, en recevant mardi des députés de la majorité. Nicolas Sarkozy « souhaite que le sujet soit traité dans une loi de finances rectificative », a expliqué le député UMP Michel Piron, auteur de l'amendement en faveur de la double suppression bouclier fiscal/ISF qui a recueilli 125 signatures (sur un total de 314 députés UMP).
Bon, les gars, y'a plus qu'à aller jusqu'au bout : les propositions de François Bayrou en 2007 sur l'ISF et le patrimoine, c'est par là...

J'ai eu du flair, je crois, moi, quand j'ai appelé la zone propositions du site bayrou.fr « prophéties » à la droite de mon blogue. N'enlève surtout rien, François, ça va servir encore et encore dans les prochaines semaines. Alors si Sarko me lit, je lui suggérerais fortement de lire également les entrées retraites et école.

Ah, et pour l'impôt sur le patrimoine, ça a déjà été chiffré par Charles de Courson, Pierre Albertini et François Bayrou (citation) :
Le taux réduit, pour moi, c'est 1 pour 1000. C'est simple et compréhensible par tout le monde. Avec ce taux, chacun pourrait faire aisément face à ses obligations fiscales J'avais, au début, pensé faire comme les Suisses et tout inclure dans l'assiette taxable : l'outil de travail, les oeuvres d'art ... Les premiers à venir me voir ont été les marchands d'art, suivis de près par les chefs d'entreprise. J'ai entendu leurs doléances. Je ne préconise donc pas de changer la base actuelle.
Sur les successions, très bien aussi, ce qu'il dit, François : 200% d'accord, à un détail près : avec l'évolution du prix de l'immobilier, il faut revoir à la hausse le montant exonérable des petites successions.

« Je veux ajouter un mot sur les droits de succession. Je pense qu'il faut exonérer les petites successions, mais laisser les droits sur les grosses successions, parce qu'autrement vous accumulez le capital au travers des générations, c'est un problème d'équité, le fossé devient infranchissable entre les uns et les autres. ??Je propose, donc, que l'on exonère complètement les successions en ligne directe jusqu'à deux cent mille euros et que l'on relève l'abattement par part d'enfant ; et je propose, étant donné l'allongement de la durée de la vie, un encouragement supplémentaire à transmettre le patrimoine du vivant des personnes concernées. »

Quand je pense qu'il aurait pu être le Président de la France...Qu'est-ce que nous avons raté, et quel dommage !

Grèves : ils adorent jouer les martyrs

L'Hérétique 14-10-2010
L'HérétiqueMême si je trouve que c'est bien fait pour la g.... de Sarko de se prendre les grèves actuelles contre les retraites (ça lui apprendra à passer en force, il les a bien cherchées), quand j'entends le mot grève, mon instinct naturel de droitier reprend le dessus, c'est plus fort que moi. On ne se refait pas.

S'il y a bien un truc qui me chauffe, ce sont ceux qui essaient de se faire passer pour des martyrs de la cause, de l'information ou de la liberté d'expression.

Tenez, par exemple, considérez le témoignage de cette journaliste qui hurle au loup parce qu'elle s'est pris des coups de matraque. Il y a du grabuge sur la Place de la Bastille, en fin de manif, et qu'est-ce qu'elle fait, elle s'empresse d'aller voir, par curiosité, comme elle dit. Dans le même temps, elle essaie de se faire passer pour une honnête mère de famille allant simplement récupérer son fiston au solfège.

Bon, c'est Rue89, la presse libertaire (mais convertie à l'économie de marché consumériste et aux aides de de l'État fût-il sarkozyste) de la Toile, donc, évidemment, rien d'étonnant à y lire un témoignage qui fait passer les CRS pour des maniaques de la répression. J'aime bien les euphémismes de la journaliste :

Sous le génie, je vois une trentaine de CRS (décompte de mémoire). En face d'eux, des groupes discutent autour d'un feu de camp : des papiers et une carcasse de fer indéterminée (caddie de ménagère ? ) brûlent en face de l'opéra Bastille. Atmosphère de plage à Paris. L'ambiance est tranquille. Certains sont ivres -dragueurs mais pas agressifs. Un grand nombre de personnes sont installées sur les marches de l'Opéra.

Bon, y'a le feu, des connards ivres qui font chier les femmes, des restes d'incendie et un groupe qui cherche la merde. Atmosphère de plage à Paris, ambiance tranquille, comme elle dit, la nana. Et ensuite elle vient gémir sur la charge des CRS. Il y a de quoi rire, franchement.

Amusante la vidéo du journaliste de Canal+ toujours chez Rue89 : regardez comme le mec au lieu de détaler comme un lapin quand il y a du grabuge se prend pour un résistant et brandit sa carte de presse alors qu'il n'opère même pas pour sa chaîne. Ces mecs là cherchent avant tout à faire de l'audimat quand ils font un reportage et se prennent pour des champions des libertés alors que l'on sait bien que les fins de manifestation (observez qu'il fait nuit sur la vidéo) sont propices aux débordements et à la racaille.

Bon, en commentaire, j'ai lu les suggestions d'un "social-traître",watashi_baka, habitué des manifestations, qui sont le bon sens même. J'en donne copie ici (pardonnez-lui les petites fautes d'orthographe qui émaillent son commentaire) :

J'ai un nombre honorable de manif à mon actif, et pourtant je n'ai jamais été gasé ni prix de coup de matraque (et j'éspère que ça va durer).
Je me permet donc de donner quelques conseils au passant ou au manifestant débutant pour limiter les risques.

-Suivre les consignes des organisateurs, c'est à dire que si ils ont dit de disperser la manif, même si il y a une ambiance joyeuse, c'est qu'il y a un problème ON DEGAGE !-Garder les yeux ouverts, j'avoue que j'ai l'avantage d'être grand et qu'en manif ça aide vraiment de pouvoir regarder au loin et se faire une idée des mouvements des CRS et des agités qui leurs font faces.-Si le quartier est bloqué, partir seul (quitte a retrouver ses camarades dans un café 10 minutes plus tard) , en demandant poliment l'autorisation aux CRS (en général même si les CRS bloque une rue, il vous laisseront sortir)-Avant de rejoindre les copains qui tiennent la ligne face au CRS, demandez leurs ce qu'ils comptent faire.

Lorsque les CRS dispersent par la force une manif qui dégénère (même si dans ce témoignage ça a l'air gérable) ils n'y vont pas de main morte et il vaut mieux ne pas être dans le coin.Par contre a chaque fois que je leurs ai demandé si je pouvais sortir et a chaque fois que je leurs ai demandé si il comptait laisser faire ou disperser par la force ils m'ont répondu,Je sais que dire ça c'est être un social traitre qui écoute la police, et suis les consignes d'organisation vendue mais ça marche.Une fois que la charge a commencé c'est trop tard par contre.

Voilà, c'est pas compliqué : pas la peine d'aller hurler à la dictature alors que c'est si simple de ne pas se prendre un bon coup de matraque, a) en étant poli b) en évitant de faire de la provocation pour se faire mousser c) en pouvant faire jouer son droit de grève et de manifestation d) en se renseignant auprès des personnes qualifiées (organisateurs, police...).

Réforme des retraites : "Une méthode de gouvernance qui n'est plus celle d'aujourd'hui", pour Yann Wehrling

Mouvement Démocrate 12-10-2010  
 
Yann Wehrling, Porte-parole du Mouvement Démocrate, a tenu ce lundi sa première conférence de presse au siège national du MoDem.

Il a estimé, à la veille d'une nouvelle journée d'action contre le projet de réforme des retraites, que le gouvernement n'est "pas allé jusqu'au bout" de la concertation, mais qu'il pouvait "encore décider d'ouvrir le dialogue" et "d'approfondir le débat", ajoutant que "sans vouloir pratiquer la politique du pire", qu'il pouvait y avoir un risque de radicalisation avec "des lycéens dans la rue".

"Il n'est pas totalement impossible que les Français acceptent cette réforme", a précisé Yann Wehrling, mais "on est dans une méthode de gouvernance qui ne marche plus et qui doit changer rapidement dans ce pays". 


Le recul de la borne de 60 à 62 ans pour l'âge légal de la retraite est pour le MoDem "une option raisonnable", a-t-il rappelé. S'agissant en revanche d'autres dispositions, notamment l'autre borne pour la retraite à taux plein de 65 à 67 ans, le gouvernement "n'est pas allé jusqu'au bout de la discussion" au parlement, y compris "pour s'inscrire dans une logique d'amendement", a conclu Yann Wehrling.


CONFERENCE DE PRESSE - YANN WERHLING
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info internationale vidéo.
François Bayrou en voyage d'étude économique en Corée et au Japon

10-10-2010  Le Point

F BayrouLe président du MoDem François Bayrou a entamé vendredi un voyage de dix jours en Corée du Sud et au Japon où il compte notamment se pencher sur le modèle éducatif et économique des Coréens et les réponses apportées par les Japonais à la question de la dette.

L'ex-candidat à la présidentielle sera accompagné des eurodéputés Marielle de Sarnez et Robert Rochefort, respectivement chargés des affaires étrangères et de l'économie dans le "shadow cabinet" mis en place par le parti centriste.

Ils rencontreront des responsables politiques, économiques et éducatifs dans les deux pays.

"La Corée, c'est une dynamique économique extraordinaire. Ils ont des succès formidables en matière de TGV, centrales nucléaires, chantiers navals, microprocesseurs et électronique grand public. Et tout cela avec des salaires du même niveau qu'en France", a expliqué à l'AFP François Bayrou.

"En 1990, la Corée déposait huit fois moins de brevets que la France, en 2010, ils en déposeront quatre fois plus", a-t-il ajouté.

"Et quand on cherche la clef de ce succès, on s'aperçoit que l'éducation joue un très grand rôle avec un enseignement primaire qui a la meilleure réussite au monde et un très fort taux d'inscription dans les universités", souligne le leader centriste.

"Je dis pas que le modèle coréen soit transposable mais je suis sûr que l'éducation représente la seule réponse possible à nos difficultés", fait-il valoir.

"Quant au Japon, beaucoup de difficultés que nous rencontrons sont les mêmes que celles qu'il rencontre aujourd'hui, un endettement énorme qui alourdit la croissance. Donc, c'est intéressant d'étudier les réponses qu'ils apportent à cette crise", poursuit M. Bayrou.

Le président du Mouvement démocrate connaît bien le Premier ministre japonais, Naoto Kan, avec lequel il a cofondé "l'Alliance des démocrates".

Retraites : pourquoi le PS ne répond pas à Bayrou ?

L'Hérétique - 9-10-2010

L'HérétiqueFrançois Bayrou a déclaré à trois reprises ces derniers 15 jours, que le PS mentait aux Français sur la question des retraites. En effet, il affirme que le projet du PS aboutira à infliger une décote très dure  et alourdie à ceux qui prendraient leur retraite à 60 ans.

Il se trouve que j'ai eu un petit échange par courriel avec lui à ce sujet, et qu'il s'avère qu'il s'appuie sur un document tout à fait officiel du PS pour accuser ce dernier de duplicité.

Il s'agit d'un comparatif entre la réforme du gouvernement et celle du PS.

Il faut se rapporter en fait au point IV, c'est à dire les mesures démographiques. Démographiques, amusant comme ce mot est éloquent.

J'avais déjà évoqué l'allongement de la durée de cotisation, habilement dissimulée sous la dénomination "règle des 50/50". L'idée est que la moitié du temps d'allongement de la durée de l'espérance de vie doit être consacrée à cotiser. Il deviendra donc quasiment impossible d'avoir cotisé suffisamment à 60 ans, ce qui fera de la retraite à 60 ans une arlésienne.

Mais ce qui a attiré l'attention de François en particulier, c'est le très important montant des mesures incitatives via surcotes améliorées. Il faut bien comprendre ce qu'est une surcote pour parvenir à saisir ce que soupçonne François.

La surcote est une majoration de la pension de retraite de base dont bénéficient les assurés qui continuent de travailler après 60 ans et au-delà de la durée d?assurance nécessaire pour une retraite à taux plein (soit 160 trimestres d?assurance pour les assurés nés avant 1949. A partir du 01/01/2009, cette durée augmente d?un trimestre par an pour les assurés nés à partir de 1949 ; elle est ainsi actuellement fixée à 161 trimestres pour les assurés nés en 1949, 162 pour les assurés nés en 1950, 163 pour ceux nés en 1951 et 164 pour ceux nés en 1952 et au-delà). Les règles applicables au calcul de la surcote diffèrent selon la date de liquidation de la pension.

Dans le projet socialiste, si les mesures incitatives sont très fortes via des surcotes améliorées, cela signifie que l'écart entre la pension de base, calculée à 60 ans et celle qui correspondra à une authentique retraite à taux plein sera forcément important. Donc, que le calcul de la pension à 60 ans subira une très importante décote par rapport à celui nécessaire à la totalisation des annuités, si on fait le calcul à l'envers.

On peut toujours nous dire, évidemment, que nous autres, au MoDem, nous sommes très soupçonneux voire parano. Oui, on le peut, mais dans ce cas, on attend un démenti clair du PS avec les explications ad hoc. Bien évidemment, si les blogueurs de gauche ont des choses à dire sur le sujet, et des précisions qu'ils pourraient porter à notre connaissance, nous autres centristes, nous les attendons avec intérêt...

Retraites: la réforme "est mal partie", pour François Bayrou

7-10-2010 -Mouvement Démocrate

François Bayrou était l'invité de l'émission "La preuve par trois" sur Public Sénat, mercredi 6 octobre.

Public SénatSur la réforme des retraites présentée au Sénat, François Bayrou a affirmé que "la réforme est mal partie", en évoquant "une mécanique malsaine qui est en train de (la) compromettre", alors que les syndicats appellent à un mouvement reconductible dans plusieurs entreprises publiques.

Les syndicats, dont une "grande partie est acquise à la réforme (...) sont bien embêtés", parce que "les portes ont été refermées sur leurs doigts", a-t-il ajouté. "On a refermé les portes sur leurs doigts", a-t-il répété, et "à mon sens on s'est trompé". 

"Il y a des moments où les choses sont si mal engagées que l'on ne peut pas s'en sortir", a précisé François Bayrou, selon qui, "on va vers de plus en plus d'incompréhension", "de moins en mois d'accord", et "les centrales syndicales elles-mêmes s'en inquiètent".
Quant aux assouplissements qu'il souhaite sur l'âge de la retraite à taux plein et la pénibilité, il a ajouté que c'est "au Parlement de faire son travail (...) même si il est traîné dans la boue tous les jours", évoquant également certains amendements votés à l'Assemblée qui avaient été "écrits à l'Elysée".

Sur Bernard Kouchner et sa relation contrariée avec l'Elysée, François Bayrou a estimé que "chaque fois que vous avez l'Elysée qui prend tous les pouvoirs et les ministres qui sont déshabillés chaque jour de leurs responsabilités, chaque fois, vous allez vers l'impuissance et l'humiliation de ceux qui ne peuvent plus exercer leurs responsabilités. (...) Dans la réalité, ils n'ont plus la manette entre les mains."

Sur les couples homosexuels et critiquant la décision du Conseil constitutionnel, il a estimé qu'"il y en a beaucoup en France, des dizaines de milliers. (...) Je ne préconise pas qu'on les montre du doigt".

Sur Jean-Louis Borloo et le centrisme social qu'il est censé incarner dans le gouvernement, François Bayrou a prévenu : "N'appelez pas centriste quelqu'un qui n'est pas au centre." "Est-ce que vous approuvez ce pouvoir, les valeurs qui sont les siennes : pour moi, ce qui est fait en France, les choix les plus déterminants sont directement antagonistes avec les valeurs qui sont les nôtres. Le centrisme, ce n'est pas la droite. Jean-Louis Borloo, c'est un ministre du gouvernement : il a choisi d'être du côté du pouvoir..."

les vidéos

MoDem 54 : Une rentrée sereine et dynamique

6-10-2010

Samedi 2 octobre, le Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle a réuni ses adhérents au CILM de Laxou.

MoDem 54

                        Avant de mettre en scène des projets au long cours, le MoDem 54 a retrouvé ses repères humains, dans la sérénité et le dynamisme.
Il s'est forgé une nouvelle administration départementale autour d'un bureau entériné par le siège national et qui remplace les instances précédemment existantes.

Aux côtés de Marc Saint Denis, conseiller général et conseiller municipal de Vandoeuvre lès Nancy, en sa qualité d'Administrateur du MoDem 54 et de Danièle Noël, récemment nommée par le bureau exécutif national en la fonction de déléguée départementale, sont membres du bureau :

Gilbert Antoine, 1er adjoint au maire de Laxou : Responsable veille politique locale,
Antoine Le Solleuz : Responsable des ateliers thématiques,
Daniel Ruzé : Webmestre site Internet Modem 54
André Thomas, conseilleur municipal à Laxou : Trésorier,
Sophie Wakeford, conseillère municipale à Malzéville : En charge des relations avec les adhérents.

Si la réunion a permis d'aborder brièvement les turbulences qui ont secoué le mouvement départemental avant les élections régionales, elle a surtout conforté et motivé l'esprit inébranlable d'une construction autre de la politique : celle d'une troisième voie, au-delà de la droite des dérapages et de la gauche qui cultive démagogie et mauvaise foi.

Les grands sujets d'actualité ont été abordés, tant d'un point de vue national que local, comme la réforme des retraites, celles des collectivités territoriales ou encore la sécurité ou l'expulsion des Roms ; ce dernier point n'ayant pas, semble-t-il, avoir fait l'actualité en Meurthe-et-Moselle.
D'autres thèmes  ont été évoqués marquant ainsi la volonté du Mouvement démocrate d'anticiper sur les débats du moment et de réaffirmer son souci régionaliste et européen.

Dans sa démarche et sa volonté d'être force de propositions et non pas pur objet de contestation stérile, les membres du bureau ont rappelé la création du « shadow cabinet » MoDem, sorte de gouvernement virtuel qui aura pour tâche de plancher et réagir sur les mêmes sujets d'actualité qu'un vrai exécutif.

 Le modem 54 se félicite d'y voir en son sein, Nathalie Griesbeck, députée européenne et coordinatrice régionale du Mouvement Démocrate de Lorraine.

Le MoDem 54 a également salué la naissance du groupe européen « Spinelli » à l'initiative de Guy Verhofstadt, président du groupe ALDE, rassemblant  un réseau de personnalités diverses, dont -entre autres- l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, le Prix Nobel Amartya Sen, la députée européenne Modem Sylvie Goulard, et qui entendent promouvoir un projet fédéral pour l'Union européenne.

Après avoir évoqué les futures échéances électorales et dressé un premier tableau des 22 cantons renouvelables en 2011 en Meurthe-et-Moselle, les membres du MoDem 54 se sont donné rendez-vous, pour la deuxième année consécutive, à l' Université Régionale Lorraine, qui se tiendra cette année à RUGY en Moselle, le 17 octobre prochain.

Danièle Noël
Déléguée départementale Modem 54

Interview de Yann Wehrling:« Le MoDem n'est pas perclus d'idéologie ni de dogmatisme »
4-10-2010 Régis Baschung

Le week-end dernier, à l'université de rentrée du MoDem à Hyères, Yann Wehrling, 39 ans, a été nommé porte-parole du parti et du « gouvernement fantôme » constitué autour de François Bayrou. Le point avec l'ancienne tête de liste régionale en Alsace.?
Y wehrling et F BayrouVous venez des Verts et pas du mouvement centriste, pourquoi Bayrou vous a-t-il choisi, vous, comme porte-parole ?
Yann Wehrling : Il ne m'a pas donné d'explication. J'ai pris ça comme une marque de confiance de sa part. Depuis qu'on s'est rencontré il y a trois ans, on a appris à se connaître et à s'apprécier, j'ai adhéré au MoDem il y a deux ans. La logique de génération a joué également. Il a fait appel à un secrétaire général, Marc Fesneau, qui a mon âge.

Quelle sera votre liberté de parole ?

- A priori assez importante. Le Mouvement démocrate n'est pas un parti perclus d'idéologie et de dogmatisme comme les Verts. Je ne me sens pas tenu de relayer une parole inscrite dans le marbre. Sur les sujets les plus importants, je vais bien sûr consulter les personnes qui ont des responsabilités dans le shadow cabinet. Mais lorsque j'entends s'exprimer Marielle de Sarnez ou Jean-Luc Bennhamias, je n'ai pas l'impression d'entendre exactement la parole de François Bayrou. Il y a une certaine liberté d'expression dans ce mouvement.

Comme chargé de l'écologie et du développement durable, vous êtes le "ministre fantôme" de Jean-Louis Borloo. C'est centriste contre centriste ?

- Je commenterai sa politique, mais j'aurai davantage de liberté d'expression que lui. Le MoDem est le seul parti qui ne soit pas dans une situation de satellisation par rapport au PS ou à l'UMP. Même s'il se place dans une démarche de centre droit, comme président du Parti radical, je ne vois pas Borloo être autonome dans sa parole publique vis-à-vis du gouvernement.

Bayrou n'espère plus que le PS puisse changer, exclut tout rapprochement avec les anciens centristes, est toujours aussi critique envers le gouvernement. Pas facile de se situer dans ces conditions.
- Les deux camps qui s'affrontent depuis toujours et se partagent le pouvoir en alternance ont du mal à se défaire des cautions qu'ils sont obligés de donner à leurs extrêmes. Par exemple sur la retraite à 60 ans pour le PS, ou sur la politique sécuritaire pour l'UMP. Les adhérents les plus raisonnables de ces partis sont mal à l'aise. Nous, on n'est tenu de donner aucun gage. On essaie de faire travailler ensemble des gens qui en ont assez de ces logiques bipolaires.

Il faudra bien que le centre, après le 1er tour, entre en négociation avec l'un des deux camps.

- Qui dit que nous ne serons pas en capacité d'être au second tour ? On a d'autant plus envie d'y croire que le PS n'a pas fait un choix de recentrage et que l'UMP aussi part vers les extrêmes. Le champ au centre ne fait que grandir. Si la question d'une alliance se pose, on verra le moment venu. Comme on est indépendant, mais aussi constructifs, on peut discuter en toute intelligence avec les deux finalistes, sans choix préalable, sinon on perd toute crédibilité.

Le porte-parole national devient-il automatiquement le leader régional du MoDem ?

- J'ai été tête de liste aux régionales. J'assumerai mes responsabilités mais je n'ai pas la prétention de porter seul la reconstruction de cette voie spécifique au centre du jeu politique.

Ceux qui, au MoDem, n'avaient pas accepté de voir un ancien Vert venir occuper la tête de liste, sont-ils toujours aussi remontés ?

- Ça s'est calmé. Le problème n'était pas celui de la tête de liste, mais d'une famille centriste à reconstruire. La hache de guerre a été enterrée.

On n'a pas beaucoup entendu parler du MoDem depuis les régionales.

- Après un échec, on accuse le coup. On a besoin de poser ses valises. Il faut du temps pour rebondir. Dès lors qu'on n'abandonne pas le combat, on peut connaître de nouvelles victoires. On a cette chance de pouvoir mettre les compteurs à zéro, venir avec des nouvelles idées et rebâtir un projet, sans le poids d'un bilan ou de gestions passées.

Aux régionales, si vous aviez franchi la barre des 5 %, vous auriez été plus proche d'un accord avec la droite qu'avec la gauche.

- Moi, je n'excluais rien, ni une alliance à droite, ni un accord avec la gauche. N'ayant pas atteint les 5 %, on n'a pas dérogé à notre ligne d'indépendance. Si on a eu plus de contacts avec Philippe Richert avant le 1er tour, c'était de son fait, et je lui en suis reconnaissant. Du côté de la gauche, ils n'ont pas tellement cherché le contact, on sentait presque du mépris de leur part, mais je n'en tire pas de conséquences pour la suite. C'est souvent une question d'hommes.

Propos recueillis par Claude Keiflin

L'Alliance Mondiale des Démocrates s'est réunie à Rome

L'Hérétique 2-10-2010

L'HérétiqueVendredi 1 octobre s'est tenue à Rome, la conférence de haut-niveau de l'Alliance des Démocrates sur le thème « Sécurité, développement, démocratie ». Des dirigeants politiques de la mouvance démocrate de cinq continents, 45 pays étaient représentés : du Premier Ministre japonais Naoto Kan, au Président du gouvernement régional du Kurdistan Massoud Barzani en passant par l'ancien chef d'Etat-major israélien Dani Haloutz et par le chef du Conseil national de Sécurité d'Afghanistan Rangeen Dafdar Spanta. François Bayrou était accompagné d'une délégation du Mouvement Démocrate composée de Marielle de Sarnez, Bernard Lehideux et Yann Wehrling. Clôturant les travaux, François Bayrou, président du Parti Démocrate européen, s'est appuyé sur les nombreux témoignages faisant état de la situation contrastée de la démocratie sur la planète pour conceptualiser les quatre phases de la démocratie dont l'aboutissement est le projet humaniste. « La démocratie, ce n'est pas une forme, c'est un projet ! », a-t-il déclaré.

Pour lui, la première phase est celle de la « démocratie de nécessité ». « Celle qui consiste à d'abord vivre, d'abord se nourrir, d'abord acquérir l'autosuffisance ».Puis vient « la démocratie de liberté ». « Se donner les moyens de vivre autrement, de mettre en place des institutions, l'Etat de droits, la liberté d'information et la reconnaissance de pluralisme ». « La démocratie de souveraineté » intervient alors qui « permet à un peuple d'avoir la garantie de sécurité et de participer à la définition de son propre destin pour faire face aux problèmes globaux.

« De la gouvernance mondiale face à ces problèmes globaux, pour le moment, nous n'avons pas la clef ».Enfin, vient le temps de « la démocratie du développement humain ». « L'organisation sociale qui vise à porter à leur maximum la conscience et la responsabilité des citoyens. Ce développement humain est le chemin le plus sûr vers le développement économique. C'est une libération, pas seulement parce que la liberté est fondamentale, mais parce que la liberté fait avancer le monde ».