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Corinne Lepage souhaite "un rassemblement entre démocrates et écologistes"

27-10-2009  L'Express

Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, regrette le choix de son parti de faire cavalier seul au 1er tour des Régionales. Elle pourrait soutenir ses propres candidats sur les listes Europe Ecologie.

Samedi, le Conseil National du MoDem a voté la stratégie du parti pour les régionales de mars. Les centristes présenteront des listes autonomes dans toutes les régions pour le 1er tour. Mais le président du parti François Bayrou a précisé que cette stratégie ne faisait pas obstacle à sa "volonté d'ouverture".

L'ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage, présidente de Cap21 et eurodéputée MoDem, n'est pas sur cette ligne. Elle défendait le principe d'une alliance entre les centristes et Europe Ecologie dès le premier tour. Elle réagit à cette décision pour LEXPRESS.fr.

Quel est votre sentiment après la décision du Conseil National du MoDem?
C'était prévisible. Mais pour moi la logique est toujours de faire un rassemblement entre démocrates et les écologistes. C'est comme cela qu'on construira une troisième voie. Je reste sur cette orientation, je prends acte de la décision du Conseil national. Les Verts ne voulaient pas non plus de cette alliance. C'est dommage.

Vous n'avez pas l'impression qu'il s'agit plus de querelle d'egos que de divergences sur un projet politique?
Le projet, personne n'en a discuté. On est dans un monde où on fait croire aux gens qu'il y a une alliance parce que deux ou trois personnes sont sur la même estrade. Mais derrière, on ne discute pas d'un projet alternatif face à Nicolas Sarkozy.

Un rassemblement entre centristes et écologistes se ferait forcément en opposition au chef de l'Etat?
En l'état actuel des choses, je vois mal comment on pourrait faire autrement.

Comme l'a proposé Vincent Peillon, êtes-vous pour pousser l'alliance jusqu'au PS au premier tour?
Je ne suis pas pour pour un système binaire, un bloc contre un autre bloc. Je suis pour la 'biodiversité politique'. Le rapprochement entre écologistes et democrates pouvait remporter des régions devant le PS. Mais les Verts ont adopté une position très sectaire et le Modem a choisi l'autonomie.

Votre mouvement Cap21 pourra-t-il présenter des candidats sur les listes Europe Ecologie?
Dans les régions, des contacts ont été pris de façon tout à fait transparente. Comme Marielle de Sarnez (n°2 du MoDem, ndlr) a pris des contacts avec Daniel Cohn-Bendit. Cap21 a des instances qui vont décider de cela. Mais rien n'est encore fixé.

Regionales : Bayrou pour des alliances... au second tour

25-10-2009 - Grand rendez-vous Europe 1


Des "majorités d’alternance" pourraient être composées de la gauche, du centre et d’une partie de la droite républicaine.

 "Tous ceux qui pensent que l’alternance est un devoir ont quelque chose à faire ensemble." A cinq mois des élections régionales, François Bayrou a renouvelé son "offre publique de dialogue" dimanche, lors du Grand rendez-vous Europe 1 – Le Parisien – Aujourd’hui en France. Le président du MoDem a répété son credo : "Il y a des gens bien sous toutes les étiquettes."

Ainsi, il est "tout à fait possible d’imaginer des regroupements au deuxième tour dans un certain nombre de régions". Faisant référence à l’Allemagne, où les Verts se sont alliés à la droite lors d’un scrutin régional, François Bayrou a jugé qu’on devait "pouvoir faire des majorités régionales dans les régions, locales dans les collectivités locales : elles n’ont pas toutes besoin d’être les mêmes."

François Bayrou envisage d'éventuels regroupements comme "un rééquilibrage de la vie politique française". Une première étape avant la présidentielle de 2012 :
Ces "majorités d’alternance" seraient composées "de forces républicaines de gauche, du centre", mais pas seulement : "J’espère qu’il y aura un jour une partie de la droite républicaine qui dira « ce qui se passe n’est plus acceptable »."

François Bayrou a longuement insisté sur la "panne presque générale de tout ce qui fait la France", évoquant en vrac l’agriculture, l’industrie, l’école, le monde de la santé, ou banlieues. Et le député des Pyrénées-Atlantiques de mettre en garde : "Il faut obtenir que les choses changent, autrement, ce régime durera dix ans. Et s’il dure dix ans, il y aura des conséquences irréversibles sur la société française."

Au sujet de la reconduite forcée de trois Afghans vers Kaboul, François Bayrou a noté que ce n’était "pas la tradition de la France d’expulser vers un pays une guerre des pauvres gens qui cherchent à le fuir. Il y a quelque chose d’extrêmement brutal à ne pas tenir compte de la situation d’un pays ou nous faisons la guerre." Critiquant une politique à l’égard des sans-papiers "vraiment pas adaptée et pas juste", le centriste s’est prononcé "pour une politique raisonnée de régularisation des gens qui ont trouvé leur place dans la société française, qui travaillent, qui paient des impôts."

Enfin, sur l’affaire de l’Epad, le président du MoDem a estimé qu’elle avait fait « beaucoup de dégâts" à l’image de la France. Le président du MoDem s’est félicité de la réaction populaire : "Il y a des choses que le peuple français n’accepte pas." Pour la première fois "depuis ces deux dernières années, a-t-il estimé, quand la France dit non, le pouvoir recule. Ceci est un tournant."


Bayrou : "Des majorités d'alternance" en vue de 2012
envoyé par Europe1fr. - L'info internationale vidéo.


Régionales: le MoDem présentera des listes autonomes au premier tour

25-10-2009  L'Express

PARIS - Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a confirmé samedi que son parti présenterait des listes autonomes partout en France aux élections régionales de mars, tout en restant ouvert à des alliances au second tour.

Le parti centriste a tenu samedi à huis clos un conseil national pour notamment arrêter sa stratégie pour les régionales et préparer son prochain congrés consacré au programme politique du MoDem, en décembre à Arras.

"Le conseil national a voté à l'unanimité le principe de la présence d'une liste MoDem dans toutes les régions de France. En même temps, nous avons manifesté notre volonté d'ouverture mais, évidemment, cette ouverture ne peut en aucun cas être ralliement ou effacement", a dit M. Bayrou lors d'un point presse.

"Nous voulons au premier tour affirmer qu'il y a un projet différent pour les régions comme il y a un projet différent pour le pays", a affirmé l'ancien candidat à la présidentielle, selon qui l'enjeu des régionales sera local mais aussi politique.

"Je continue à penser qu'il y a des gens bien, des élus responsables dans toutes les tendances. Mais il n'en demeure pas moins qu'il y a aujourd'hui en France une situation politique dans laquelle le pouvoir actuel cherche à installer ses gens à toutes les responsabilités politiques, économiques, financières ou médiatiques. Cela crée un contexte particulier dans lequel tout le monde voit que cette élection régionale va prendre un tour politique", a estimé M. Bayrou.

"Le pouvoir essayant de marquer des points, il ne serait pas lisible pour nous dans ce contexte qu'il y ait des alliances à géométrie variable. Après on verra région par région, si ce sera l'autonomie aux deux tours ou bien des alliances plus larges", a-t-il ajouté

"Si vous laissez de côté les jeux d'appareil, il y a ceux qui choisissent le sectarisme" et "ceux qui acceptent au contraire de travailler ensemble". "Tous ceux qui choisissent l'ouverture sont mes amis", les autres "je les considère comme les meilleurs alliés du pouvoir en place", a-t-il conclu.

Clearstream : "Le fléau de la justice n’est pas équilibré" ( F Bayrou)

Raphaëlle Duchemin (France Info) - 21 octobre 2009

Les réquisitions du procès Clearstream avec 18 mois de prison avec sursis pour l’ancien Premier ministre, la réforme territoriale lancée hier par Nicolas Sarkozy, les législatives partielles à Poissy, Marie Bové, la fille de José Bové, candidate tête de liste d’Europe-Ecologie aux régionales… Invité du matin de France info, le président du Modem François Bayrou réagit à l’actualité…


François Bayrou, Président du MODEM, 21 10 2009
envoyé par FranceInfo. - L'info video en direct.


TGV EST : Le Mouvement Démocrate lorrain favorable à Louvigny

21-10-2009

A l'initiative de l'éxécutif Lorrain du Mouvement Démocrate, en conformité avec les décisions prises à la quasi-unanimité des exécutifs et des adhérents du MoDem, après un très large débat, lors de notre Université Régionale Lorraine 2009 à Senones : soutien de la solution TGV à Louvigny et à une "Desserte Rapide" des villes de la métropole Lorraine.
Cette décision a été prise après examens des différentes solutions et bienfaits pour l'ensemble de la Lorraine.
Notre solution semble la plus prometteuse pour un  développement de l'ensemble de notre région.
Seule une participation massive à l'enquête publique peut permettre d'influer sur son résultat.
Vous pouvez le faire en éditant le document joint en ligne (en différents formats word.doc, openoffice.odt ou pdf) ou en le recopiant à la main.

Dans tous cas il faut respecter les dates annoncées, le cachet de la poste faisant foi. Le tribunal administratif de Nancy a nommé Monsieur René SARTELET, en tant que commissaire enquêteur.
Ce commissaire enquêteur. René Sartelet dispose d’un mois pour recueillir les observations. Celles-ci peuvent être consignées sur place dans le cahier de doléances (dans les horaires d’ouverture de la mairie) ou transmises par la Poste, adressées en mairie (54 121 Vandières) jusqu’au 28 octobre.
Celui-ci se tiendra également à disposition du public lors de permanences en mairie de Vandières aux dates suivantes :
* Lundi 28 septembre de 14h à 17h
* Mardi 6 octobre de 15h à 18h
* Mercredi 14 octobre de 14h à 17h
* Vendredi 23 octobre de 14h à 17h
* Mercredi 28 octobre de 16h à 19h
Les documents en ligne  peuvent être utilisés tels quels, personnalisés à vos coordonnées ou utilisés tout ou partie pour enrichir votre réponse.
Vous pouvez également intervenir si vous le souhaitez sur le blog du MoDem 54 , pour exprimer votre point de vue

Une liste MoDem sans Nathalie Griesbeck

18-10-2009 - Républicain Lorrain

Nathalie GriesbeckNathalie Griesbeck a confirmé hier, sur le plateau de l’émission La Voix est libre sur France 3, qu’elle ne sera pas tête de liste aux élections régionales. «Personnellement, je ne me présenterai pas», a rappelé la députée européenne et conseillère générale de la Moselle. Cela n’empêchera pas le MoDem de présenter une liste au premier tour de scrutin. Pour le second, la responsable régionale du parti de François Bayrou est «prête à discuter ». Mais avec qui ? Elle a eu la dent dure avec Nicolas Sarkozy, dont elle a salué «le talent incontestable pour la communication ». La venue impromptue du président de la République à Gandrange est, selon elle, guidée par la seule nécessité «de rétablir l’image très brouillée qui est la sienne ». Pour le reste, elle «attend de voir la réalité de ses engagements » alors que la droite et «même la gauche » l’attendaient comme le messie. Elle reproche à Laurent Hénart, député de Meurthe-et-Moselle et candidat UMP aux régionales de ne pas parvenir à se démarquer. «Il est totalement dans une logique liée à la volonté politique du chef de l’Etat », estime-t-elle. Elle est plus indulgente avec Jean-Pierre Masseret, dont elle considère néanmoins qu’il «ne gère pas la Région de façon satisfaisante ».
La conseillère générale de Moselle s’est rangée derrière la position de Philippe Leroy quant au projet d’une gare d’interconnexion à Vandières : «Il est affligeant de nous faire croire qu’il n’y a pas une gare qui existe déjà à Louvigny». «Masseret a levé un coin pour semer la discorde chez les conservateurs alors que si Vandières se fait, nous serons la seule région de France à avoir deux gares d’interconnexion à quelques kilomètres de distance», a-t-elle poursuivi. Nathalie Griesbeck a conclu l’émission sur l’incontournable Jean Sarkozy : «Nicolas Sarkozy a été élu en 2007 sur les valeurs du travail et l’on retrouve aujourd’hui une espèce de népotisme digne d’un régime monarchique ».

Martine Volard défie Jean Sarkozy à La Défense ?

17-10-2009  L'Hérétique

L'honnêteté impose de faire connaître au grand public qu'il existe une autre candidature que celle de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD, pour La Défense. Martine Volard, élue démocrate de Courbevoie a demandé au maire de Courbevoie de lui céder sa place au Conseil d'aminsitration afin qu'elle puisse faire officiellement acte de candidature. Elle a reçu immédiatement le soutien des Jeunes Démocrates. Martine Volard est consultante en organisation et management pour les collectivités territoriales : une profession idéale pour quelqu'un qui se propose de prendre la tête de l'EPAD.

Les élus MoDem ont publié un communiqué commun à propos de la prochaine nomination du fils du Président de la République.

Le décret du 9 Septembre 1958, relatif à l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense (EPAD), stipule que le président est « élu » par les membres du conseil d’administration. Nous tenons cependant à souligner que ce même conseil d’administration est composé de 18 membres : 9 représentants des collectivités territoriales (dont 2 du Conseil général des Hauts-de-Seine) et 9 membres représentant l'Etat, sous l’autorité de leur ministre de tutelle. En ajoutant la voix de Patrick Devedjian, membre du gouvernement à celles des 9 administrateurs de l'ETAT, l’Etat a la majorité absolue (10 voix sur 18). L’élection du Président de l’EPAD est donc véritablement contrôlée par l’Etat et s’apparente bien à une nomination. La nomination prévue de Jean Sarkozy, fils du Président de la République, ne peut, de ce fait, être considérée comme un acte local, résultant seulement de la volonté du prétendant et du choix de ses pairs.
A l’évidence, la très courte expérience politique de Jean Sarkozy n’en fait pas un président qualifié pour mener et piloter un tel établissement. Le président de l’EPAD assume un rôle important d’arbitrage, d’orientation, de décision et de représentation de La Défense, opération d’intérêt national, auprès des investisseurs internationaux. Nous ne pouvons donc accepter que ce rôle stratégique soit confié à un président « en formation ».
L’état-civil de Jean Sarkozy ne peut lui être reproché et ne préjuge pas de ses qualités personnelles. Nous pensons toutefois que sans cet état-civil, aucune candidature de conseiller général ou de membre du conseil d’administration de l’EPAD de la même catégorie d’âge et d’études n’aurait pu être censément envisagée.
L’éventuelle nomination de Jean Sarkozy ne peut donc apparaître comme conforme à nos valeurs républicaines et démocratiques. Face à l’émotion qu’elle suscite, dans l’intérêt de nos villes, de notre département et de notre pays, nous demandons donc instamment à Jean Sarkozy de renoncer à sa candidature, et aux conseillers généraux des Hauts-de- Seine de ne pas voter en sa faveur.

Christophe Grébert, conseiller municipal MoDem de Puteaux
Martine Volard, conseillère municipale MoDem de Courbevoie
Pierre Creuzet, conseiller municipal MoDem de Nanterre

JEAN SARKOZY A LA TÊTE DU QUARTIER D’AFFAIRES DE LA DÉFENSE : Sarkozy accusé d’avoir préparé le terrain pour son fils
 
15-10-2009  Lesoleil.sn

Paris - L’opposition en France a redoublé hier de critiques à l’égard du président Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir préparé le terrain pour l’accession probable de son fils Jean à la tête du quartier d’affaires de la Défense, qui fait des remous jusqu’ au sein de la majorité. Le président du MoDem (centre, opposition), François Bayrou, a dénoncé un "abus de pouvoir énorme". "C’est l’Etat et le pouvoir qui ont tout organisé" et "pour tous les Français, c’est une offense à l’idée de justice", a-t-il dit.

Des sources concordantes ont confirmé à l’Afp que la présidence avait refusé un décret qui aurait permis le maintien de l’actuel président de l’Epad, la société d’aménagement de la Défense, auquel Jean Sarkozy ambitionne de succéder. Patrick Devedjian, par ailleurs ministre de la Relance, est touché par la limite d’âge de 65 ans. Un décret préparé par les services du Premier ministre François Fillon prévoyait initialement, dans le cadre de l’extension du quartier d’affaires, de repousser cette limite d’âge. Cela aurait permis à M. Devedjian de rester à son poste jusqu’en 2011 comme il en avait exprimé le souhait. Mais selon des sources proches du dossier, après être passé à l’Elysée, le projet de décret ne comportait plus la disposition relevant la limite d’âge.

Le quotidien « Libération » pointait également hier la démission "opportune" d’un des membres du conseil d’administration de la société d’aménagement de La Défense, Hervé Marseille, qui a ainsi libéré une place pour Jean Sarkozy au sein de cette structure afin d’en être élu président.

M. Marseille aurait obtenu pour "récompense" de cette démission la promesse d’un poste au Conseil économique et social, une assemblée consultative, selon la même source.

Nicolas Sarkozy s’était indigné mardi de la polémique, son entourage affirmant nulle et non avenue l’accusation de népotisme lancée par l’opposition de Gauche. Des militants du Mouvement des jeunes socialistes français (Mjs) ont pour leur part présenté devant l’Elysée "des demandes d’adoption" par Nicolas Sarkozy. "Manifestement, il est plus facile de trouver un emploi quand on s’appelle Sarkozy", a ironisé l’un d’eux, Thomas Le Goff. "Il est grand temps que Nicolas Sarkozy comprenne que son rôle de président de la République est de servir le peuple et non pas de se servir lui et les siens", selon le Mjs. L’affaire suscite des remous au sein du parti Ump au pouvoir : le député François Goulard a souligné qu’elle créait "un trouble dans l’opinion", son collègue Pierre Cardo a jugé la promotion annoncée de Jean Sarkozy "pas opportune". Premier membre du gouvernement français à exprimer des doutes dans la polémique sur la promotion annoncée du fils du président Sarkozy, la secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, a appelé mercredi à ne "pas ignorer l’émotion" suscitée dans le pays.

Le MoDem de Lorraine dessine les fondations de son projet régional

14-10-2009

L’Université Régionale du Mouvement Démocrate  a été l’occasion de réunir ces 10 et 11 octobre, à Senones dans les Vosges, les militants et les élus lorrains du parti de François Bayrou, afin d’élaborer un programme dans la perspective des prochaines élections régionales.

Intenses, studieux, animés et enthousiasmants, tels ont été les moments partagés entre tous les participants venus des quatre départements.

Des ateliers, des tables rondes et des débats ont rythmé les deux journées de ce rassemblement, les thématiques abordées couvrant tant l’aménagement du territoire, les transports, l’environnement, la réalité économique de la Lorraine que l’ambition démocrate de placer l’Homme au cœur de la réflexion dans un souci de cohésion sociale et d’intérêt collectif.

A l’occasion de ces temps forts, les réflexions se sont inscrites au travers de l’étude du Conseil Régional, des priorités d’avenir pour la Lorraine, ainsi que sur un fond de débat national concernant la réforme des collectivités locales.

Si toutes les propositions n'ont pu être retenues, des idées fondatrices en sont ressorties qui permettront au Mouvement Démocrate de soumettre un projet concret et innovant  dans lequel un bon nombre de Lorrains devraient s’y retrouver.

Le travail se poursuit...

Danièle Noël
Coordinatrice de campagne régionale
Vice-présidente MoDem54

Au coeur de l'action ....... (photos)

Génial !

13-10-2009 Laurent Watrin  (MoDem 54)

Laurent WatrinJean Sarkozy est "le fils d'un génie politique". Le mot est de Thierry Solère, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. L'élu local francilien estime donc "normal" que le fils du chef de l'Etat soit "précoce". Il était temps qu'un défenseur éclairé vienne au secours du pauvre Jeannot, 23 ans, génie précoce qui a juste un peu de mal à suivre des études de Droit. Mais c'est un peu normal, il est très occupé. Et bientôt, il le sera encore plus avec la présidence du conseil d'administration de l'Etablissement public du quartier d'affaires de la Défense, qui gère des milliards d'euros, dans ce tranquille département des Hauts-de-Seine, où la taxe professionnelle continuera à rapporter gros même après la réforme.

Ne soyons pas bêtement ironique, ni frondeur inutilement !

L'idée du génie précoce transmis de père en fils, ça se tient, surtout chez les proches des Sarkozy, qui pensent que l'inné prime sur l'acquis. D'ailleurs, Thierry Solère le dit : "ce n'est pas étonnant, si vous êtes le fil de Zidane, que vous jouiez bien au foot" ! Admettons. Mais, dans ce cas, ce n'est pas la peine que Sarkozy père rappelle, dans son discours sur la réforme des lycées, que l'origine de ces établissements scolaires (en 1802) marquait "la fin des privilèges de la naissance". Mais, ça, c'est le génie de la communication.

L.W.
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L'Elysée accusé de... piratage d'oeuvre audiovisuelle !

13-10-2009  - Cubic actualités

Alors que le gouvernement s'est battu pour faire voter la loi "Hadopi", censée lutter contre le piratage d'oeuvre audiovisuelle sur Internet, Le Canard Enchaîné rapporte ce matin que l'Elysée aurait reproduit, sans autorisation des ayants droit, un documentaire réalisé par une agence de presse privée.

L'oeuvre concernée est un programme de France 5 issue de la collection "A visage découvert". Plus précisément, il s'agit d'un documentaire de 52 minutes sur Nicolas Sarkozy diffusé en juillet dernier et produit par Galaxie Presse.

Le service de presse de l'Elysée aurait reproduit par ses propres moyens l'émission à 400 exemplaires, sans aucune autorisation, et l'aurait distribuée sur DVD lors de la conférence des ambassadeurs. Aucune mention du producteur n'aurait été apportée sur la jaquette du DVD. Le Canard Enchaîné indique même que seule la mention "Service audiovisuel de la Présidence de la République - Unité photos - Tous droits réservés (photo et vidéo)" est présente.

L'Elysée a confirmé l'information mais a précisé avoir reçu l'autorisation de dupliquer le documentaire. Galaxie Presse, pour sa part, a indiqué à l'hebdomadaire ne pas avoir connaissance de ces copies, « d'autant que l'Elysée nous avait demandé 50 de nos DVD qu'on leur avait envoyé gratis ».

François Bayrou : "Cela rappelle l'Empire romain"

10-10-2009 Le Monde

F BayrouAprès sa sévère défaite aux européennes de juin 2009, François Bayrou, 58 ans, largement distancé par les Verts et les socialistes, s'est engagé sur le chemin d'un rapprochement avec la gauche, à qui il a lancé une " offre publique de dialogue". Affaire Mitterrand, marchandisation de la société, explosion de la dette, le leader du MoDem ne mâche pas ses mots. Il évoque un pays "à reconstruire" et veut bâtir une alternative en dépassant les frontières partisanes. Il assure que l'espace de dialogue qu'il prône se concrétisera avant la fin du mois.

Barack Obama méritait-il le prix Nobel de la paix ?
Cette récompense arrive tôt, très tôt. Disons qu'elle salue des intentions et un changement de cap plutôt que des résultats effectifs. En ce sens, c'est un grand défi que les Nobel lancent à Obama. Il faut qu'il obtienne des résultats. Mais au moins a-t-il en peu de mois changé l'image des Etats-Unis dans le monde, et donc un peu aussi l'équilibre du monde. Ce peut être un grand tournant.

L'affaire Mitterrand est-elle close ?
Qui peut savoir ? Lorsque M. Mitterrand a été nommé, ceux qui le nommaient savaient quels étaient ses écrits. Et certains sont violents, à la limite de l'insupportable, comme le genre de vie qu'ils décrivent. Pour moi, je crois et j'espère qu'un homme qui constate l'insupportable de sa vie peut changer. Mais sa fonction de ministre peut être rendue plus problématique...

Nicolas Sarkozy avait fait sa campagne contre Mai 68, faut-il faire l'inventaire de 1968 ?
Je n'ai jamais participé à la vindicte contre 68. Mai 68, ce n'est pas la cause de tous les maux, c'est la conséquence de mouvements très profonds de la société française, qui viennent de très loin. Dans l'héritage de 68, il y a des choses positives du point de vue des libertés, de la prise en main par chacun de son propre destin, d'un sentiment communautaire, et il y a des choses négatives, voire extrêmement négatives, la plus grave étant la dérive qu'on a tolérée et encouragée vis-à-vis de l'enfance et de l'adolescence. Une société qui expose les enfants est une société barbare. Sur ce point, il y aura un jour nécessairement interrogation.

L'ouverture participe-t-elle du brouillage idéologique ?

Lire l'article en entier

Nobel de la Paix à Barack Obama : la récompense d"un effort exceptionnel" pour François Bayrou, un encouragement "pour une nouvelle vision du monde" pour Marielle de Sarnez

10-10-2009 Mouvement Démocrate

Suite à l'attribution vendredi 9 octobre du prix Nobel de la Paix au Président des Etats-Unis d'Amérique, Barack Obama, François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, et Marielle de Sarnez, première vice-présidente du Mouvement Démocrate, ont réagi à cette nouvelle.

François Bayrou : "C'est formidable que soit reconnu aussitôt un effort exceptionnel de la part d'un chef d'Etat pour changer l'équilibre du monde. Les Etats-Unis avaient été ces dernières années regardés par beaucoup comme voulant imposer leur propre vision et aussi apporter à la planète de grands déséquilibres. L'effort personnel de Barak Obama pour sortir son pays de cette impasse et le monde de ce risque est récompensé. Cela fait du bien à tous ceux qui croient que la démocratie doit rendre l'optimisme pour l'avenir de l'humanité. Reste bien sûr à voir naître des résultats solides que l'humanité attend."


Marielle de Sarnez : "Ce prix récompense la volonté et la détermination d’un homme à changer les rapports de force dans le monde et à construire une démocratie mondiale plus équilibrée, sans puissance hégémonique. Le prix salue une nouvelle vision de l’organisation du monde, son inspiration au multilatéralisme. C’est une rupture totale avec la politique de rapport de force de Bush. Obama, c’est l’égalité des droits des peuples."

Quand F Bayrou se ressource en Amérique du Sud

7-10-2009  jdd

Durant deux jours, Quito, la capitale équatorienne, a accueilli la 10e édition du Foro de Biarritz, espace de rencontre entre l’Europe et l’Amérique latine. Fidèle à ce rendez-vous annuel, François Bayrou regrette que la France accorde encore peu de place au continent sud-américain.

Pourquoi participez-vous chaque année au Foro de Biarritz?
Cette rencontre annuelle, une année à Biarritz, une année dans une capitale d’Amérique latine, est une occasion unique de rencontre entre les responsables européens et latino-américains. J’y participe tous les ans parce que je pense que c’est un sujet crucial, parce que ce qui se passe en Amérique latine, notamment avec l’apparition de nouvelles sensibilités qui remettent fortement en cause le modèle que jusqu’à maintenant portaient les Etats-Unis, est très important pour les deux Amériques mais aussi pour le monde. Je suis depuis très longtemps fasciné par ce qui est à portée de la main: à savoir, pour les peuples et les Etats d’Amérique latine, la possibilité de constituer une union qui sera, à mes yeux dans le monde, la deuxième expérience d’union après l’Union européenne.

Mais l’intégration latino-américaine est encore inachevée…
L’Amérique latine possède des atouts considérables pour la faire. Les Latino-américains ont des liens culturels et historiques très importants. Pour beaucoup d’entre eux, ils ont les mêmes problèmes, notamment en ce qui concerne les disparités sociales et les disparités d’origine. Par ailleurs, ils n’ont que deux langues sur le continent. C’est un formidable atout. Imaginez, nous Européens, avec nos 25 langues, les difficultés que cela représente. S’il y a un continent qui doit trouver son unité c’est l’Amérique latine.

L’Europe doit-elle impulser ce mouvement ?
Je n’ignore rien des difficultés mais j’ai l’impression que ce mouvement vers l’unité est irrésistible. Pour nous Européens, ce devrait être un sujet d’importance capitale parce que les liens entre l’Europe et l’Amérique latine sont évidemment très importants. Ici, lors de ce 10e Foro organisé par la ville de Biarritz, nous sommes d’une certaine manière en famille. Or, nous sommes absents, en tout cas les Français. Songez qu’à une réunion comme celle-là, il n’y a même pas un envoyé du gouvernement. Or, quand nous sommes absents, d’autres viennent prendre la place. Par exemple, il y a bien des pays latino-américains dans lesquels on voit se dessiner une action de la Chine très importante. Nous, nous sommes très éloignés de tout ça. C’est donc parce que j’ai cette idée de l’importance de l’Europe et de l’Amérique latine pour le monde et pour un nouvel équilibre mondial que je participe au Foro.

Pourquoi la France – et ses dirigeants – s’intéressent si peu à l’Amérique latine ?
Je n’arrive pas à comprendre. Je suis vraiment désorienté par une telle indifférence alors que par exemple, il y a beaucoup d’affaires à faire en Amérique latine pour nos entreprises. Or, elles sont souvent absentes. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi. J’ai l’impression que c’est une faute dans notre stratégie diplomatique que d’être à ce point absent ou éloigné des problèmes de l’Amérique latine.

La crise et la remise en cause d’un certain modèle représentent-elles une opportunité pour redéfinir la place de l’Amérique latine sur la scène internationale ?
Pour moi, c’est vital. Pendant longtemps, ce continent a vécu sous la pression du modèle dominant américain. Aujourd’hui, de nombreux pays se relèvent. D’abord, évidemment, ceux qui sont les plus contestataires du modèle américain. Mais en réalité, beaucoup de pays d’Amérique latine prennent leurs distances. Certains disent qu’il y a des leaders populistes. Moi je ne le ressens pas comme ça. Après tant d’années où la société explosait, il y a la recherche d’un nouveau modèle social. Celui-ci est accompagné d’une contestation assez importante de ceux qui tenaient le haut du pavé jusque-là.

Sur ce sujet, les conclusions du dernier G20 vont-elles, selon vous, dans le bon sens ?
Chaque petit pas, aussi petit qu’il soit, est un pas fait. La composition du G20 est un pas. Mais quant aux décisions prises, aucune n’est déterminante dans le sens de ce que nous attendons.

L’Amérique latine semble parfois plus prompte que l’Europe à vouloir redéfinir un nouvel ordre mondial…
Oui. Mais, l’Europe, ce sont des puissances économiques. En Amérique latine, pour un grand nombre de pays, ce n’est pas encore le cas. Mais je suis optimiste. L’Amérique latine prend en charge un certain nombre de ses problèmes. Des problèmes d’affrontements entre Etats qui hier auraient dégénéré, on arrive à les gérer aujourd’hui. Je sens une démarche dans le bon sens. Elle est très importante.

Que vous inspire le mouvement "à gauche" de l’Amérique latine ?
Il n’y a rien de plus normal que de voir se redresser ceux qui jusque alors étaient sous la domination politique de puissances impériales, pour ne pas dire impérialistes. Ce qui me frappe, c’est la force de ce mouvement. Il doit nous donner à réfléchir sur le nouveau modèle que le monde attend.

Le MoDem 54 en ordre de marche pour les Régionales.

4-10-2009

La réunion programmatique qui s’est tenue à Nancy le 3 octobre 2009 a été un éclatant succès.

Succès par le nombre de participants, adhérents et sympathisants qui se sont mobilisés pour faire de cette rencontre un moment riche d’analyses, de réflexions et de contributions.

Succès également par la qualité et la pertinence des propositions émises au sein des ateliers de travail sur des thèmes aussi essentiels que l’économie et l’emploi, la formation et la transmission des savoirs, l’aménagement du territoire, le transport, les infrastructures et l’environnement, la qualité de la vie dans les domaines de la santé et du social.

Autant de thèmes majeurs qui marqueront l’empreinte du Mouvement Démocrate dans un projet de campagne pour les Régionales résolument orienté vers les lorrains et l’avenir de la Lorraine.

Toutes ces contributions viendront alimenter la réflexion commune de nos quatre départements lors de l’Université Régionale Lorraine qui se tiendra les 10 et 11 octobre à Senones dans les Vosges.

Un chaleureux merci à tous les participants et à ceux qui ont rendu possible l’organisation d’une telle rencontre.

Danièle Noël
Vice-présidente
Coordinatrice de campagne régionale pour le 54

Quelques photos de la rencontre (contribution photos : Jacques Prévot)

Absentéisme: François Bayrou s'insurge contre une "marchandisation" de l'école

4-10-2009 NouvelObs

François Bayrou, ministre de l'Education nationale de 1993 à 1997, s'insurge contre une "marchandisation" de l'école, dans un entretien au "Journal du Dimanche", avec la mise à disposition, à partir de lundi, de plusieurs milliers d'euros dans trois lycées professionnels de l'Académie de Créteil, en banlieue parisienne, pour lutter contre l'absentéisme.

Le président du MoDem parle d'un "véritable déplacement des valeurs". Pour lui, l'argent ne "devrait pas avoir droit de cité" dans les établissements scolaires. "Au fond, on en arrive à considérer que l'assiduité à l'école n'est pas une chance offerte à l'enfant mais une attitude à récompenser."

Pour motiver les 438.000 élèves, aux abonnés absents l'an dernier, il rappelle que d'autres solutions sont possibles, évoquant notamment dans le "JDD" la création de "collèges hors les murs", moins académiques, avec plus d'apprentissage et de responsabilités.

François Bayrou souligne que "tous les jours, l'école est contaminée par l'argent (...). Il y a un moment où notre pays doit choisir son cap" et préserver, selon lui, sa différence par rapport à la "société britannique ou américaine".

Vendredi, le Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, Martin Hirsch, a annoncé le lancement d'une expérimentation pour encourager la présence en classe, l'instauration d'une cagnotte initiale de 2.000 euros, qui grossira si tous les élèves viennent en cours, jusqu'à un montant maximal de 10.000 euros. Cet argent pourrait ensuite servir à financer le code de la route ou un voyage pour les lycées. AP

Lib-Dems, mon Totem !

3-10-2009 L'Héretique

Les Lib-Dems, en Angleterre, me semblent avoir tracé la voix que devrait suivre le MoDem. Nemo s'interroge (sans apporter de réponses) sur l'émergence d'une troisième force dans plusieurs pays en Europe. En France, le MoDem, en dépit de ses difficultés, existe. En Angleterre, les Lib-Dems devanceraient le Labour avec 25% des voix, selon un sondage ipsos. En Allemagne, le FDP a réalisé un score historique (FDP qu'il convient bien de classer au centre). Mais les Lib-Dems sont dans l'opposition depuis très longtemps, et le FDP vient d'y passer 8 années.

Pour comprendre l'évolution du MoDem, il faut bien comprendre que ce parti n'existe que depuis deux années. C'est donc dans la durée qu'il faut le construire, en dépit des urgences. Pour perdurer, le MoDem devra un jour s'émanciper de François Bayrou. Certes, si jamais ce dernier devait être élu président à la prochaine élection présidentielle, nul doute que le MoDem connaîtrait alors une sérieuse accélération, mais, si ce n'est pas le cas, c'est en se trempant dans le fer de l'opposition à la gauche comme à la droite que le MoDem parviendra à devenir fort. C'est une tâche ardue et difficile, car survivre dans un système majoritaire avec peu d'élus n'est pas aisé. Il faudra aussi du temps pour que sa nouvelle génération d'élus soit connue et s'implante.

Si le MoDem rentre dans une logique d'alliances tout azimut avec les forces de gauche (ou de droite) il perdra sa spécificité. Des alliances ponctuelles peuvent avoir un sens, mais rien ne serait plus désastreux qu'une consigne nationale. En devenant un satellite du PS, le MoDem perdrait à tout jamais sa raison d'être. Ceci n'interdit pas de passer certains accords, mais ce doit être sur une base claire, c'est à dire la liberté de vote de tous les élus MoDem contre la majorité dès lors qu'ils sont en désaccords. Des accords pour l'alternance, soit, mais des alliances automatiques, non.  Dans tous les cas de figure, il faut bien se dire qu'un score de l'ordre de 14 ou 15% peut être espéré, mais à horizon de 8 ans au moins. Les Verts devraient également être un exemple : s'ils ont fait des pointes à 12% par le passé, ils existent depuis fort longtemps, et c'est depuis qu'ils commencent à s'émanciper (un peu) de la gauche, que leurs scores électoraux flambent. S'ils retombent dans l'erreur de se classer exclusivement comme force de gauche, ils iront très vite au devant de graves désillusions. C'est parce que Cohn-Bendit a eu l'intelligence de comprendre que l'écologie devait dépasser les clivages, et surtout, au contraire des écologistes indépendants, non se déclarer neutres mais au contraire rassembler plusieurs familles politiques, que les Verts ont pu décoller. Soyons honnêtes : bien peu pensaient qu'il y réussirait, moi le premier, au demeurant.

Le MoDem a une composante écologique importante. Attention : s'il n'apparaît pas très vite comme une alternative à Europe-écologie, il deviendra très difficile pour Cap21 et Corinne Lepage de résister aux appels du pied répétés des Verts. Et je comprends que les militants de ce mouvement ont du certainement se faire violence pour résister à la tentation. Il faut donc leur donner de très bonnes raisons de demeurer avec nous.

En même temps, prenons à nouveau exemple sur les Lib-Dems : ils ont développé un programme qui leur était propre (justice, fiscalité par exemple). Ce n'est pas en courant derrière les Verts (ce que tout le monde essaie de faire) que nous parviendrons, au MoDem, à prendre notre essor. Il nous faudra convaincre sur un projet original et fiable. Tiens, par exemple, pour commencer par un sujet que nous devrions porter aux régionales : les abeilles ! Les abeilles, mais aussi les bourdons, et plus généralement les pollinisateurs ! Nous risquons une catastrophe alimentaire sans précédent si jamais leur population se restreint considérablement, voire, s'ils disparaissent. Plus généralement, nous devrions avoir une réflexion globale sur l'ingénierie animale et l'intégrer dans nos programmes (chapitre agriculture, économie, écologie et même industrie). Initiative intéressante encore : celle de Richard Bertrand qui propose le développement de fermes urbaines dans les villes moyennes (c'est le candidat MoDem à la législative partielle du 11 octobre, dans la 12ème circonscription des Yvelines, zone de Poissy-Orgeval,Plaisir). Suggérons-lui d'adjoindre à sa ferme quelques ruches, par exemple.

Il existe des différences entre MoDem et Verts. Particulièrement, sur des sujets locaux, il peut y avoir des divergences plus ou moins prononcées. Sur le bouclage de la Francilienne, par exemple. Il y a aussi des convergences partielles comme sur le stade Jean Bouin, à Paris mais parfois des convergences totales comme sur la taxe carbone.Corinne Lepage souhaite "un rassemblement entre démocrates et écologistes"

27-10-2009  L'Express

Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, regrette le choix de son parti de faire cavalier seul au 1er tour des Régionales. Elle pourrait soutenir ses propres candidats sur les listes Europe Ecologie.

Samedi, le Conseil National du MoDem a voté la stratégie du parti pour les régionales de mars. Les centristes présenteront des listes autonomes dans toutes les régions pour le 1er tour. Mais le président du parti François Bayrou a précisé que cette stratégie ne faisait pas obstacle à sa "volonté d'ouverture".

L'ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage, présidente de Cap21 et eurodéputée MoDem, n'est pas sur cette ligne. Elle défendait le principe d'une alliance entre les centristes et Europe Ecologie dès le premier tour. Elle réagit à cette décision pour LEXPRESS.fr.

Quel est votre sentiment après la décision du Conseil National du MoDem?
C'était prévisible. Mais pour moi la logique est toujours de faire un rassemblement entre démocrates et les écologistes. C'est comme cela qu'on construira une troisième voie. Je reste sur cette orientation, je prends acte de la décision du Conseil national. Les Verts ne voulaient pas non plus de cette alliance. C'est dommage.

Vous n'avez pas l'impression qu'il s'agit plus de querelle d'egos que de divergences sur un projet politique?
Le projet, personne n'en a discuté. On est dans un monde où on fait croire aux gens qu'il y a une alliance parce que deux ou trois personnes sont sur la même estrade. Mais derrière, on ne discute pas d'un projet alternatif face à Nicolas Sarkozy.

Un rassemblement entre centristes et écologistes se ferait forcément en opposition au chef de l'Etat?
En l'état actuel des choses, je vois mal comment on pourrait faire autrement.

Comme l'a proposé Vincent Peillon, êtes-vous pour pousser l'alliance jusqu'au PS au premier tour?
Je ne suis pas pour pour un système binaire, un bloc contre un autre bloc. Je suis pour la 'biodiversité politique'. Le rapprochement entre écologistes et democrates pouvait remporter des régions devant le PS. Mais les Verts ont adopté une position très sectaire et le Modem a choisi l'autonomie.

Votre mouvement Cap21 pourra-t-il présenter des candidats sur les listes Europe Ecologie?
Dans les régions, des contacts ont été pris de façon tout à fait transparente. Comme Marielle de Sarnez (n°2 du MoDem, ndlr) a pris des contacts avec Daniel Cohn-Bendit. Cap21 a des instances qui vont décider de cela. Mais rien n'est encore fixé.

Regionales : Bayrou pour des alliances... au second tour

25-10-2009 - Grand rendez-vous Europe 1


Des "majorités d’alternance" pourraient être composées de la gauche, du centre et d’une partie de la droite républicaine.

 "Tous ceux qui pensent que l’alternance est un devoir ont quelque chose à faire ensemble." A cinq mois des élections régionales, François Bayrou a renouvelé son "offre publique de dialogue" dimanche, lors du Grand rendez-vous Europe 1 – Le Parisien – Aujourd’hui en France. Le président du MoDem a répété son credo : "Il y a des gens bien sous toutes les étiquettes."

Ainsi, il est "tout à fait possible d’imaginer des regroupements au deuxième tour dans un certain nombre de régions". Faisant référence à l’Allemagne, où les Verts se sont alliés à la droite lors d’un scrutin régional, François Bayrou a jugé qu’on devait "pouvoir faire des majorités régionales dans les régions, locales dans les collectivités locales : elles n’ont pas toutes besoin d’être les mêmes."

François Bayrou envisage d'éventuels regroupements comme "un rééquilibrage de la vie politique française". Une première étape avant la présidentielle de 2012 :
Ces "majorités d’alternance" seraient composées "de forces républicaines de gauche, du centre", mais pas seulement : "J’espère qu’il y aura un jour une partie de la droite républicaine qui dira « ce qui se passe n’est plus acceptable »."

François Bayrou a longuement insisté sur la "panne presque générale de tout ce qui fait la France", évoquant en vrac l’agriculture, l’industrie, l’école, le monde de la santé, ou banlieues. Et le député des Pyrénées-Atlantiques de mettre en garde : "Il faut obtenir que les choses changent, autrement, ce régime durera dix ans. Et s’il dure dix ans, il y aura des conséquences irréversibles sur la société française."

Au sujet de la reconduite forcée de trois Afghans vers Kaboul, François Bayrou a noté que ce n’était "pas la tradition de la France d’expulser vers un pays une guerre des pauvres gens qui cherchent à le fuir. Il y a quelque chose d’extrêmement brutal à ne pas tenir compte de la situation d’un pays ou nous faisons la guerre." Critiquant une politique à l’égard des sans-papiers "vraiment pas adaptée et pas juste", le centriste s’est prononcé "pour une politique raisonnée de régularisation des gens qui ont trouvé leur place dans la société française, qui travaillent, qui paient des impôts."

Enfin, sur l’affaire de l’Epad, le président du MoDem a estimé qu’elle avait fait « beaucoup de dégâts" à l’image de la France. Le président du MoDem s’est félicité de la réaction populaire : "Il y a des choses que le peuple français n’accepte pas." Pour la première fois "depuis ces deux dernières années, a-t-il estimé, quand la France dit non, le pouvoir recule. Ceci est un tournant."


Bayrou : "Des majorités d'alternance" en vue de 2012
envoyé par Europe1fr. - L'info internationale vidéo.


Régionales: le MoDem présentera des listes autonomes au premier tour

25-10-2009  L'Express

PARIS - Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a confirmé samedi que son parti présenterait des listes autonomes partout en France aux élections régionales de mars, tout en restant ouvert à des alliances au second tour.

Le parti centriste a tenu samedi à huis clos un conseil national pour notamment arrêter sa stratégie pour les régionales et préparer son prochain congrés consacré au programme politique du MoDem, en décembre à Arras.

"Le conseil national a voté à l'unanimité le principe de la présence d'une liste MoDem dans toutes les régions de France. En même temps, nous avons manifesté notre volonté d'ouverture mais, évidemment, cette ouverture ne peut en aucun cas être ralliement ou effacement", a dit M. Bayrou lors d'un point presse.

"Nous voulons au premier tour affirmer qu'il y a un projet différent pour les régions comme il y a un projet différent pour le pays", a affirmé l'ancien candidat à la présidentielle, selon qui l'enjeu des régionales sera local mais aussi politique.

"Je continue à penser qu'il y a des gens bien, des élus responsables dans toutes les tendances. Mais il n'en demeure pas moins qu'il y a aujourd'hui en France une situation politique dans laquelle le pouvoir actuel cherche à installer ses gens à toutes les responsabilités politiques, économiques, financières ou médiatiques. Cela crée un contexte particulier dans lequel tout le monde voit que cette élection régionale va prendre un tour politique", a estimé M. Bayrou.

"Le pouvoir essayant de marquer des points, il ne serait pas lisible pour nous dans ce contexte qu'il y ait des alliances à géométrie variable. Après on verra région par région, si ce sera l'autonomie aux deux tours ou bien des alliances plus larges", a-t-il ajouté

"Si vous laissez de côté les jeux d'appareil, il y a ceux qui choisissent le sectarisme" et "ceux qui acceptent au contraire de travailler ensemble". "Tous ceux qui choisissent l'ouverture sont mes amis", les autres "je les considère comme les meilleurs alliés du pouvoir en place", a-t-il conclu.

Clearstream : "Le fléau de la justice n’est pas équilibré" ( F Bayrou)

Raphaëlle Duchemin (France Info) - 21 octobre 2009

Les réquisitions du procès Clearstream avec 18 mois de prison avec sursis pour l’ancien Premier ministre, la réforme territoriale lancée hier par Nicolas Sarkozy, les législatives partielles à Poissy, Marie Bové, la fille de José Bové, candidate tête de liste d’Europe-Ecologie aux régionales… Invité du matin de France info, le président du Modem François Bayrou réagit à l’actualité…


François Bayrou, Président du MODEM, 21 10 2009
envoyé par FranceInfo. - L'info video en direct.


TGV EST : Le Mouvement Démocrate lorrain favorable à Louvigny

21-10-2009

A l'initiative de l'éxécutif Lorrain du Mouvement Démocrate, en conformité avec les décisions prises à la quasi-unanimité des exécutifs et des adhérents du MoDem, après un très large débat, lors de notre Université Régionale Lorraine 2009 à Senones : soutien de la solution TGV à Louvigny et à une "Desserte Rapide" des villes de la métropole Lorraine.
Cette décision a été prise après examens des différentes solutions et bienfaits pour l'ensemble de la Lorraine.
Notre solution semble la plus prometteuse pour un  développement de l'ensemble de notre région.
Seule une participation massive à l'enquête publique peut permettre d'influer sur son résultat.
Vous pouvez le faire en éditant le document joint en ligne (en différents formats word.doc, openoffice.odt ou pdf) ou en le recopiant à la main.

Dans tous cas il faut respecter les dates annoncées, le cachet de la poste faisant foi. Le tribunal administratif de Nancy a nommé Monsieur René SARTELET, en tant que commissaire enquêteur.
Ce commissaire enquêteur. René Sartelet dispose d’un mois pour recueillir les observations. Celles-ci peuvent être consignées sur place dans le cahier de doléances (dans les horaires d’ouverture de la mairie) ou transmises par la Poste, adressées en mairie (54 121 Vandières) jusqu’au 28 octobre.
Celui-ci se tiendra également à disposition du public lors de permanences en mairie de Vandières aux dates suivantes :
* Lundi 28 septembre de 14h à 17h
* Mardi 6 octobre de 15h à 18h
* Mercredi 14 octobre de 14h à 17h
* Vendredi 23 octobre de 14h à 17h
* Mercredi 28 octobre de 16h à 19h
Les documents en ligne  peuvent être utilisés tels quels, personnalisés à vos coordonnées ou utilisés tout ou partie pour enrichir votre réponse.
Vous pouvez également intervenir si vous le souhaitez sur le blog du MoDem 54 , pour exprimer votre point de vue

Une liste MoDem sans Nathalie Griesbeck

18-10-2009 - Républicain Lorrain

Nathalie GriesbeckNathalie Griesbeck a confirmé hier, sur le plateau de l’émission La Voix est libre sur France 3, qu’elle ne sera pas tête de liste aux élections régionales. «Personnellement, je ne me présenterai pas», a rappelé la députée européenne et conseillère générale de la Moselle. Cela n’empêchera pas le MoDem de présenter une liste au premier tour de scrutin. Pour le second, la responsable régionale du parti de François Bayrou est «prête à discuter ». Mais avec qui ? Elle a eu la dent dure avec Nicolas Sarkozy, dont elle a salué «le talent incontestable pour la communication ». La venue impromptue du président de la République à Gandrange est, selon elle, guidée par la seule nécessité «de rétablir l’image très brouillée qui est la sienne ». Pour le reste, elle «attend de voir la réalité de ses engagements » alors que la droite et «même la gauche » l’attendaient comme le messie. Elle reproche à Laurent Hénart, député de Meurthe-et-Moselle et candidat UMP aux régionales de ne pas parvenir à se démarquer. «Il est totalement dans une logique liée à la volonté politique du chef de l’Etat », estime-t-elle. Elle est plus indulgente avec Jean-Pierre Masseret, dont elle considère néanmoins qu’il «ne gère pas la Région de façon satisfaisante ».
La conseillère générale de Moselle s’est rangée derrière la position de Philippe Leroy quant au projet d’une gare d’interconnexion à Vandières : «Il est affligeant de nous faire croire qu’il n’y a pas une gare qui existe déjà à Louvigny». «Masseret a levé un coin pour semer la discorde chez les conservateurs alors que si Vandières se fait, nous serons la seule région de France à avoir deux gares d’interconnexion à quelques kilomètres de distance», a-t-elle poursuivi. Nathalie Griesbeck a conclu l’émission sur l’incontournable Jean Sarkozy : «Nicolas Sarkozy a été élu en 2007 sur les valeurs du travail et l’on retrouve aujourd’hui une espèce de népotisme digne d’un régime monarchique ».

Martine Volard défie Jean Sarkozy à La Défense ?

17-10-2009  L'Hérétique

L'honnêteté impose de faire connaître au grand public qu'il existe une autre candidature que celle de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD, pour La Défense. Martine Volard, élue démocrate de Courbevoie a demandé au maire de Courbevoie de lui céder sa place au Conseil d'aminsitration afin qu'elle puisse faire officiellement acte de candidature. Elle a reçu immédiatement le soutien des Jeunes Démocrates. Martine Volard est consultante en organisation et management pour les collectivités territoriales : une profession idéale pour quelqu'un qui se propose de prendre la tête de l'EPAD.

Les élus MoDem ont publié un communiqué commun à propos de la prochaine nomination du fils du Président de la République.

Le décret du 9 Septembre 1958, relatif à l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense (EPAD), stipule que le président est « élu » par les membres du conseil d’administration. Nous tenons cependant à souligner que ce même conseil d’administration est composé de 18 membres : 9 représentants des collectivités territoriales (dont 2 du Conseil général des Hauts-de-Seine) et 9 membres représentant l'Etat, sous l’autorité de leur ministre de tutelle. En ajoutant la voix de Patrick Devedjian, membre du gouvernement à celles des 9 administrateurs de l'ETAT, l’Etat a la majorité absolue (10 voix sur 18). L’élection du Président de l’EPAD est donc véritablement contrôlée par l’Etat et s’apparente bien à une nomination. La nomination prévue de Jean Sarkozy, fils du Président de la République, ne peut, de ce fait, être considérée comme un acte local, résultant seulement de la volonté du prétendant et du choix de ses pairs.
A l’évidence, la très courte expérience politique de Jean Sarkozy n’en fait pas un président qualifié pour mener et piloter un tel établissement. Le président de l’EPAD assume un rôle important d’arbitrage, d’orientation, de décision et de représentation de La Défense, opération d’intérêt national, auprès des investisseurs internationaux. Nous ne pouvons donc accepter que ce rôle stratégique soit confié à un président « en formation ».
L’état-civil de Jean Sarkozy ne peut lui être reproché et ne préjuge pas de ses qualités personnelles. Nous pensons toutefois que sans cet état-civil, aucune candidature de conseiller général ou de membre du conseil d’administration de l’EPAD de la même catégorie d’âge et d’études n’aurait pu être censément envisagée.
L’éventuelle nomination de Jean Sarkozy ne peut donc apparaître comme conforme à nos valeurs républicaines et démocratiques. Face à l’émotion qu’elle suscite, dans l’intérêt de nos villes, de notre département et de notre pays, nous demandons donc instamment à Jean Sarkozy de renoncer à sa candidature, et aux conseillers généraux des Hauts-de- Seine de ne pas voter en sa faveur.

Christophe Grébert, conseiller municipal MoDem de Puteaux
Martine Volard, conseillère municipale MoDem de Courbevoie
Pierre Creuzet, conseiller municipal MoDem de Nanterre

JEAN SARKOZY A LA TÊTE DU QUARTIER D’AFFAIRES DE LA DÉFENSE : Sarkozy accusé d’avoir préparé le terrain pour son fils
 
15-10-2009  Lesoleil.sn

Paris - L’opposition en France a redoublé hier de critiques à l’égard du président Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir préparé le terrain pour l’accession probable de son fils Jean à la tête du quartier d’affaires de la Défense, qui fait des remous jusqu’ au sein de la majorité. Le président du MoDem (centre, opposition), François Bayrou, a dénoncé un "abus de pouvoir énorme". "C’est l’Etat et le pouvoir qui ont tout organisé" et "pour tous les Français, c’est une offense à l’idée de justice", a-t-il dit.

Des sources concordantes ont confirmé à l’Afp que la présidence avait refusé un décret qui aurait permis le maintien de l’actuel président de l’Epad, la société d’aménagement de la Défense, auquel Jean Sarkozy ambitionne de succéder. Patrick Devedjian, par ailleurs ministre de la Relance, est touché par la limite d’âge de 65 ans. Un décret préparé par les services du Premier ministre François Fillon prévoyait initialement, dans le cadre de l’extension du quartier d’affaires, de repousser cette limite d’âge. Cela aurait permis à M. Devedjian de rester à son poste jusqu’en 2011 comme il en avait exprimé le souhait. Mais selon des sources proches du dossier, après être passé à l’Elysée, le projet de décret ne comportait plus la disposition relevant la limite d’âge.

Le quotidien « Libération » pointait également hier la démission "opportune" d’un des membres du conseil d’administration de la société d’aménagement de La Défense, Hervé Marseille, qui a ainsi libéré une place pour Jean Sarkozy au sein de cette structure afin d’en être élu président.

M. Marseille aurait obtenu pour "récompense" de cette démission la promesse d’un poste au Conseil économique et social, une assemblée consultative, selon la même source.

Nicolas Sarkozy s’était indigné mardi de la polémique, son entourage affirmant nulle et non avenue l’accusation de népotisme lancée par l’opposition de Gauche. Des militants du Mouvement des jeunes socialistes français (Mjs) ont pour leur part présenté devant l’Elysée "des demandes d’adoption" par Nicolas Sarkozy. "Manifestement, il est plus facile de trouver un emploi quand on s’appelle Sarkozy", a ironisé l’un d’eux, Thomas Le Goff. "Il est grand temps que Nicolas Sarkozy comprenne que son rôle de président de la République est de servir le peuple et non pas de se servir lui et les siens", selon le Mjs. L’affaire suscite des remous au sein du parti Ump au pouvoir : le député François Goulard a souligné qu’elle créait "un trouble dans l’opinion", son collègue Pierre Cardo a jugé la promotion annoncée de Jean Sarkozy "pas opportune". Premier membre du gouvernement français à exprimer des doutes dans la polémique sur la promotion annoncée du fils du président Sarkozy, la secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, a appelé mercredi à ne "pas ignorer l’émotion" suscitée dans le pays.

Le MoDem de Lorraine dessine les fondations de son projet régional

14-10-2009

L’Université Régionale du Mouvement Démocrate  a été l’occasion de réunir ces 10 et 11 octobre, à Senones dans les Vosges, les militants et les élus lorrains du parti de François Bayrou, afin d’élaborer un programme dans la perspective des prochaines élections régionales.

Intenses, studieux, animés et enthousiasmants, tels ont été les moments partagés entre tous les participants venus des quatre départements.

Des ateliers, des tables rondes et des débats ont rythmé les deux journées de ce rassemblement, les thématiques abordées couvrant tant l’aménagement du territoire, les transports, l’environnement, la réalité économique de la Lorraine que l’ambition démocrate de placer l’Homme au cœur de la réflexion dans un souci de cohésion sociale et d’intérêt collectif.

A l’occasion de ces temps forts, les réflexions se sont inscrites au travers de l’étude du Conseil Régional, des priorités d’avenir pour la Lorraine, ainsi que sur un fond de débat national concernant la réforme des collectivités locales.

Si toutes les propositions n'ont pu être retenues, des idées fondatrices en sont ressorties qui permettront au Mouvement Démocrate de soumettre un projet concret et innovant  dans lequel un bon nombre de Lorrains devraient s’y retrouver.

Le travail se poursuit...

Danièle Noël
Coordinatrice de campagne régionale
Vice-présidente MoDem54

Au coeur de l'action ....... (photos)

Génial !

13-10-2009 Laurent Watrin  (MoDem 54)

Laurent WatrinJean Sarkozy est "le fils d'un génie politique". Le mot est de Thierry Solère, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. L'élu local francilien estime donc "normal" que le fils du chef de l'Etat soit "précoce". Il était temps qu'un défenseur éclairé vienne au secours du pauvre Jeannot, 23 ans, génie précoce qui a juste un peu de mal à suivre des études de Droit. Mais c'est un peu normal, il est très occupé. Et bientôt, il le sera encore plus avec la présidence du conseil d'administration de l'Etablissement public du quartier d'affaires de la Défense, qui gère des milliards d'euros, dans ce tranquille département des Hauts-de-Seine, où la taxe professionnelle continuera à rapporter gros même après la réforme.

Ne soyons pas bêtement ironique, ni frondeur inutilement !

L'idée du génie précoce transmis de père en fils, ça se tient, surtout chez les proches des Sarkozy, qui pensent que l'inné prime sur l'acquis. D'ailleurs, Thierry Solère le dit : "ce n'est pas étonnant, si vous êtes le fil de Zidane, que vous jouiez bien au foot" ! Admettons. Mais, dans ce cas, ce n'est pas la peine que Sarkozy père rappelle, dans son discours sur la réforme des lycées, que l'origine de ces établissements scolaires (en 1802) marquait "la fin des privilèges de la naissance". Mais, ça, c'est le génie de la communication.

L.W.
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L'Elysée accusé de... piratage d'oeuvre audiovisuelle !

13-10-2009  - Cubic actualités

Alors que le gouvernement s'est battu pour faire voter la loi "Hadopi", censée lutter contre le piratage d'oeuvre audiovisuelle sur Internet, Le Canard Enchaîné rapporte ce matin que l'Elysée aurait reproduit, sans autorisation des ayants droit, un documentaire réalisé par une agence de presse privée.

L'oeuvre concernée est un programme de France 5 issue de la collection "A visage découvert". Plus précisément, il s'agit d'un documentaire de 52 minutes sur Nicolas Sarkozy diffusé en juillet dernier et produit par Galaxie Presse.

Le service de presse de l'Elysée aurait reproduit par ses propres moyens l'émission à 400 exemplaires, sans aucune autorisation, et l'aurait distribuée sur DVD lors de la conférence des ambassadeurs. Aucune mention du producteur n'aurait été apportée sur la jaquette du DVD. Le Canard Enchaîné indique même que seule la mention "Service audiovisuel de la Présidence de la République - Unité photos - Tous droits réservés (photo et vidéo)" est présente.

L'Elysée a confirmé l'information mais a précisé avoir reçu l'autorisation de dupliquer le documentaire. Galaxie Presse, pour sa part, a indiqué à l'hebdomadaire ne pas avoir connaissance de ces copies, « d'autant que l'Elysée nous avait demandé 50 de nos DVD qu'on leur avait envoyé gratis ».

François Bayrou : "Cela rappelle l'Empire romain"

10-10-2009 Le Monde

F BayrouAprès sa sévère défaite aux européennes de juin 2009, François Bayrou, 58 ans, largement distancé par les Verts et les socialistes, s'est engagé sur le chemin d'un rapprochement avec la gauche, à qui il a lancé une " offre publique de dialogue". Affaire Mitterrand, marchandisation de la société, explosion de la dette, le leader du MoDem ne mâche pas ses mots. Il évoque un pays "à reconstruire" et veut bâtir une alternative en dépassant les frontières partisanes. Il assure que l'espace de dialogue qu'il prône se concrétisera avant la fin du mois.

Barack Obama méritait-il le prix Nobel de la paix ?
Cette récompense arrive tôt, très tôt. Disons qu'elle salue des intentions et un changement de cap plutôt que des résultats effectifs. En ce sens, c'est un grand défi que les Nobel lancent à Obama. Il faut qu'il obtienne des résultats. Mais au moins a-t-il en peu de mois changé l'image des Etats-Unis dans le monde, et donc un peu aussi l'équilibre du monde. Ce peut être un grand tournant.

L'affaire Mitterrand est-elle close ?
Qui peut savoir ? Lorsque M. Mitterrand a été nommé, ceux qui le nommaient savaient quels étaient ses écrits. Et certains sont violents, à la limite de l'insupportable, comme le genre de vie qu'ils décrivent. Pour moi, je crois et j'espère qu'un homme qui constate l'insupportable de sa vie peut changer. Mais sa fonction de ministre peut être rendue plus problématique...

Nicolas Sarkozy avait fait sa campagne contre Mai 68, faut-il faire l'inventaire de 1968 ?
Je n'ai jamais participé à la vindicte contre 68. Mai 68, ce n'est pas la cause de tous les maux, c'est la conséquence de mouvements très profonds de la société française, qui viennent de très loin. Dans l'héritage de 68, il y a des choses positives du point de vue des libertés, de la prise en main par chacun de son propre destin, d'un sentiment communautaire, et il y a des choses négatives, voire extrêmement négatives, la plus grave étant la dérive qu'on a tolérée et encouragée vis-à-vis de l'enfance et de l'adolescence. Une société qui expose les enfants est une société barbare. Sur ce point, il y aura un jour nécessairement interrogation.

L'ouverture participe-t-elle du brouillage idéologique ?

Lire l'article en entier

Nobel de la Paix à Barack Obama : la récompense d"un effort exceptionnel" pour François Bayrou, un encouragement "pour une nouvelle vision du monde" pour Marielle de Sarnez

10-10-2009 Mouvement Démocrate

Suite à l'attribution vendredi 9 octobre du prix Nobel de la Paix au Président des Etats-Unis d'Amérique, Barack Obama, François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, et Marielle de Sarnez, première vice-présidente du Mouvement Démocrate, ont réagi à cette nouvelle.

François Bayrou : "C'est formidable que soit reconnu aussitôt un effort exceptionnel de la part d'un chef d'Etat pour changer l'équilibre du monde. Les Etats-Unis avaient été ces dernières années regardés par beaucoup comme voulant imposer leur propre vision et aussi apporter à la planète de grands déséquilibres. L'effort personnel de Barak Obama pour sortir son pays de cette impasse et le monde de ce risque est récompensé. Cela fait du bien à tous ceux qui croient que la démocratie doit rendre l'optimisme pour l'avenir de l'humanité. Reste bien sûr à voir naître des résultats solides que l'humanité attend."


Marielle de Sarnez : "Ce prix récompense la volonté et la détermination d’un homme à changer les rapports de force dans le monde et à construire une démocratie mondiale plus équilibrée, sans puissance hégémonique. Le prix salue une nouvelle vision de l’organisation du monde, son inspiration au multilatéralisme. C’est une rupture totale avec la politique de rapport de force de Bush. Obama, c’est l’égalité des droits des peuples."

Quand F Bayrou se ressource en Amérique du Sud

7-10-2009  jdd

Durant deux jours, Quito, la capitale équatorienne, a accueilli la 10e édition du Foro de Biarritz, espace de rencontre entre l’Europe et l’Amérique latine. Fidèle à ce rendez-vous annuel, François Bayrou regrette que la France accorde encore peu de place au continent sud-américain.

Pourquoi participez-vous chaque année au Foro de Biarritz?
Cette rencontre annuelle, une année à Biarritz, une année dans une capitale d’Amérique latine, est une occasion unique de rencontre entre les responsables européens et latino-américains. J’y participe tous les ans parce que je pense que c’est un sujet crucial, parce que ce qui se passe en Amérique latine, notamment avec l’apparition de nouvelles sensibilités qui remettent fortement en cause le modèle que jusqu’à maintenant portaient les Etats-Unis, est très important pour les deux Amériques mais aussi pour le monde. Je suis depuis très longtemps fasciné par ce qui est à portée de la main: à savoir, pour les peuples et les Etats d’Amérique latine, la possibilité de constituer une union qui sera, à mes yeux dans le monde, la deuxième expérience d’union après l’Union européenne.

Mais l’intégration latino-américaine est encore inachevée…
L’Amérique latine possède des atouts considérables pour la faire. Les Latino-américains ont des liens culturels et historiques très importants. Pour beaucoup d’entre eux, ils ont les mêmes problèmes, notamment en ce qui concerne les disparités sociales et les disparités d’origine. Par ailleurs, ils n’ont que deux langues sur le continent. C’est un formidable atout. Imaginez, nous Européens, avec nos 25 langues, les difficultés que cela représente. S’il y a un continent qui doit trouver son unité c’est l’Amérique latine.

L’Europe doit-elle impulser ce mouvement ?
Je n’ignore rien des difficultés mais j’ai l’impression que ce mouvement vers l’unité est irrésistible. Pour nous Européens, ce devrait être un sujet d’importance capitale parce que les liens entre l’Europe et l’Amérique latine sont évidemment très importants. Ici, lors de ce 10e Foro organisé par la ville de Biarritz, nous sommes d’une certaine manière en famille. Or, nous sommes absents, en tout cas les Français. Songez qu’à une réunion comme celle-là, il n’y a même pas un envoyé du gouvernement. Or, quand nous sommes absents, d’autres viennent prendre la place. Par exemple, il y a bien des pays latino-américains dans lesquels on voit se dessiner une action de la Chine très importante. Nous, nous sommes très éloignés de tout ça. C’est donc parce que j’ai cette idée de l’importance de l’Europe et de l’Amérique latine pour le monde et pour un nouvel équilibre mondial que je participe au Foro.

Pourquoi la France – et ses dirigeants – s’intéressent si peu à l’Amérique latine ?
Je n’arrive pas à comprendre. Je suis vraiment désorienté par une telle indifférence alors que par exemple, il y a beaucoup d’affaires à faire en Amérique latine pour nos entreprises. Or, elles sont souvent absentes. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi. J’ai l’impression que c’est une faute dans notre stratégie diplomatique que d’être à ce point absent ou éloigné des problèmes de l’Amérique latine.

La crise et la remise en cause d’un certain modèle représentent-elles une opportunité pour redéfinir la place de l’Amérique latine sur la scène internationale ?
Pour moi, c’est vital. Pendant longtemps, ce continent a vécu sous la pression du modèle dominant américain. Aujourd’hui, de nombreux pays se relèvent. D’abord, évidemment, ceux qui sont les plus contestataires du modèle américain. Mais en réalité, beaucoup de pays d’Amérique latine prennent leurs distances. Certains disent qu’il y a des leaders populistes. Moi je ne le ressens pas comme ça. Après tant d’années où la société explosait, il y a la recherche d’un nouveau modèle social. Celui-ci est accompagné d’une contestation assez importante de ceux qui tenaient le haut du pavé jusque-là.

Sur ce sujet, les conclusions du dernier G20 vont-elles, selon vous, dans le bon sens ?
Chaque petit pas, aussi petit qu’il soit, est un pas fait. La composition du G20 est un pas. Mais quant aux décisions prises, aucune n’est déterminante dans le sens de ce que nous attendons.

L’Amérique latine semble parfois plus prompte que l’Europe à vouloir redéfinir un nouvel ordre mondial…
Oui. Mais, l’Europe, ce sont des puissances économiques. En Amérique latine, pour un grand nombre de pays, ce n’est pas encore le cas. Mais je suis optimiste. L’Amérique latine prend en charge un certain nombre de ses problèmes. Des problèmes d’affrontements entre Etats qui hier auraient dégénéré, on arrive à les gérer aujourd’hui. Je sens une démarche dans le bon sens. Elle est très importante.

Que vous inspire le mouvement "à gauche" de l’Amérique latine ?
Il n’y a rien de plus normal que de voir se redresser ceux qui jusque alors étaient sous la domination politique de puissances impériales, pour ne pas dire impérialistes. Ce qui me frappe, c’est la force de ce mouvement. Il doit nous donner à réfléchir sur le nouveau modèle que le monde attend.

Le MoDem 54 en ordre de marche pour les Régionales.

4-10-2009

La réunion programmatique qui s’est tenue à Nancy le 3 octobre 2009 a été un éclatant succès.

Succès par le nombre de participants, adhérents et sympathisants qui se sont mobilisés pour faire de cette rencontre un moment riche d’analyses, de réflexions et de contributions.

Succès également par la qualité et la pertinence des propositions émises au sein des ateliers de travail sur des thèmes aussi essentiels que l’économie et l’emploi, la formation et la transmission des savoirs, l’aménagement du territoire, le transport, les infrastructures et l’environnement, la qualité de la vie dans les domaines de la santé et du social.

Autant de thèmes majeurs qui marqueront l’empreinte du Mouvement Démocrate dans un projet de campagne pour les Régionales résolument orienté vers les lorrains et l’avenir de la Lorraine.

Toutes ces contributions viendront alimenter la réflexion commune de nos quatre départements lors de l’Université Régionale Lorraine qui se tiendra les 10 et 11 octobre à Senones dans les Vosges.

Un chaleureux merci à tous les participants et à ceux qui ont rendu possible l’organisation d’une telle rencontre.

Danièle Noël
Vice-présidente
Coordinatrice de campagne régionale pour le 54

Quelques photos de la rencontre (contribution photos : Jacques Prévot)

Absentéisme: François Bayrou s'insurge contre une "marchandisation" de l'école

4-10-2009 NouvelObs

François Bayrou, ministre de l'Education nationale de 1993 à 1997, s'insurge contre une "marchandisation" de l'école, dans un entretien au "Journal du Dimanche", avec la mise à disposition, à partir de lundi, de plusieurs milliers d'euros dans trois lycées professionnels de l'Académie de Créteil, en banlieue parisienne, pour lutter contre l'absentéisme.

Le président du MoDem parle d'un "véritable déplacement des valeurs". Pour lui, l'argent ne "devrait pas avoir droit de cité" dans les établissements scolaires. "Au fond, on en arrive à considérer que l'assiduité à l'école n'est pas une chance offerte à l'enfant mais une attitude à récompenser."

Pour motiver les 438.000 élèves, aux abonnés absents l'an dernier, il rappelle que d'autres solutions sont possibles, évoquant notamment dans le "JDD" la création de "collèges hors les murs", moins académiques, avec plus d'apprentissage et de responsabilités.

François Bayrou souligne que "tous les jours, l'école est contaminée par l'argent (...). Il y a un moment où notre pays doit choisir son cap" et préserver, selon lui, sa différence par rapport à la "société britannique ou américaine".

Vendredi, le Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, Martin Hirsch, a annoncé le lancement d'une expérimentation pour encourager la présence en classe, l'instauration d'une cagnotte initiale de 2.000 euros, qui grossira si tous les élèves viennent en cours, jusqu'à un montant maximal de 10.000 euros. Cet argent pourrait ensuite servir à financer le code de la route ou un voyage pour les lycées. AP

Lib-Dems, mon Totem !

3-10-2009 L'Héretique

Les Lib-Dems, en Angleterre, me semblent avoir tracé la voix que devrait suivre le MoDem. Nemo s'interroge (sans apporter de réponses) sur l'émergence d'une troisième force dans plusieurs pays en Europe. En France, le MoDem, en dépit de ses difficultés, existe. En Angleterre, les Lib-Dems devanceraient le Labour avec 25% des voix, selon un sondage ipsos. En Allemagne, le FDP a réalisé un score historique (FDP qu'il convient bien de classer au centre). Mais les Lib-Dems sont dans l'opposition depuis très longtemps, et le FDP vient d'y passer 8 années.

Pour comprendre l'évolution du MoDem, il faut bien comprendre que ce parti n'existe que depuis deux années. C'est donc dans la durée qu'il faut le construire, en dépit des urgences. Pour perdurer, le MoDem devra un jour s'émanciper de François Bayrou. Certes, si jamais ce dernier devait être élu président à la prochaine élection présidentielle, nul doute que le MoDem connaîtrait alors une sérieuse accélération, mais, si ce n'est pas le cas, c'est en se trempant dans le fer de l'opposition à la gauche comme à la droite que le MoDem parviendra à devenir fort. C'est une tâche ardue et difficile, car survivre dans un système majoritaire avec peu d'élus n'est pas aisé. Il faudra aussi du temps pour que sa nouvelle génération d'élus soit connue et s'implante.

Si le MoDem rentre dans une logique d'alliances tout azimut avec les forces de gauche (ou de droite) il perdra sa spécificité. Des alliances ponctuelles peuvent avoir un sens, mais rien ne serait plus désastreux qu'une consigne nationale. En devenant un satellite du PS, le MoDem perdrait à tout jamais sa raison d'être. Ceci n'interdit pas de passer certains accords, mais ce doit être sur une base claire, c'est à dire la liberté de vote de tous les élus MoDem contre la majorité dès lors qu'ils sont en désaccords. Des accords pour l'alternance, soit, mais des alliances automatiques, non.  Dans tous les cas de figure, il faut bien se dire qu'un score de l'ordre de 14 ou 15% peut être espéré, mais à horizon de 8 ans au moins. Les Verts devraient également être un exemple : s'ils ont fait des pointes à 12% par le passé, ils existent depuis fort longtemps, et c'est depuis qu'ils commencent à s'émanciper (un peu) de la gauche, que leurs scores électoraux flambent. S'ils retombent dans l'erreur de se classer exclusivement comme force de gauche, ils iront très vite au devant de graves désillusions. C'est parce que Cohn-Bendit a eu l'intelligence de comprendre que l'écologie devait dépasser les clivages, et surtout, au contraire des écologistes indépendants, non se déclarer neutres mais au contraire rassembler plusieurs familles politiques, que les Verts ont pu décoller. Soyons honnêtes : bien peu pensaient qu'il y réussirait, moi le premier, au demeurant.

Le MoDem a une composante écologique importante. Attention : s'il n'apparaît pas très vite comme une alternative à Europe-écologie, il deviendra très difficile pour Cap21 et Corinne Lepage de résister aux appels du pied répétés des Verts. Et je comprends que les militants de ce mouvement ont du certainement se faire violence pour résister à la tentation. Il faut donc leur donner de très bonnes raisons de demeurer avec nous.

En même temps, prenons à nouveau exemple sur les Lib-Dems : ils ont développé un programme qui leur était propre (justice, fiscalité par exemple). Ce n'est pas en courant derrière les Verts (ce que tout le monde essaie de faire) que nous parviendrons, au MoDem, à prendre notre essor. Il nous faudra convaincre sur un projet original et fiable. Tiens, par exemple, pour commencer par un sujet que nous devrions porter aux régionales : les abeilles ! Les abeilles, mais aussi les bourdons, et plus généralement les pollinisateurs ! Nous risquons une catastrophe alimentaire sans précédent si jamais leur population se restreint considérablement, voire, s'ils disparaissent. Plus généralement, nous devrions avoir une réflexion globale sur l'ingénierie animale et l'intégrer dans nos programmes (chapitre agriculture, économie, écologie et même industrie). Initiative intéressante encore : celle de Richard Bertrand qui propose le développement de fermes urbaines dans les villes moyennes (c'est le candidat MoDem à la législative partielle du 11 octobre, dans la 12ème circonscription des Yvelines, zone de Poissy-Orgeval,Plaisir). Suggérons-lui d'adjoindre à sa ferme quelques ruches, par exemple.

Il existe des différences entre MoDem et Verts. Particulièrement, sur des sujets locaux, il peut y avoir des divergences plus ou moins prononcées. Sur le bouclage de la Francilienne, par exemple. Il y a aussi des convergences partielles comme sur le stade Jean Bouin, à Paris mais parfois des convergences totales comme sur la taxe carbone.