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"Pour redresser le pays, il faut se remettre à produire en France"

30-11-2011 La Tribune

F BayrouL'interview de François Bayrou par la rédaction de La Tribune, à propos de l'Europe et de son projet économique.

Depuis jeudi dernier, on sait François Bayrou candidat, à nouveau, à la présidence de la République. Le leader du Centre (il y tient) est venu à « La Tribune » pour un dialogue avec la rédaction de « La Tribune » sur sa vision de la crise de la zone euro et son projet économique et social. Il s'adressera officiellement aux Français le 7 décembre prochain avant son premier meeting chez lui à Pau le samedi 10 décembre. Il répond aux appels du pied de François Hollande pour participer à une majorité présidentielle Rose-Vert et Orange.

Vous qui êtes un européen convaincu, pensez-vous que nous nous trompons de construction européenne depuis 1992 ?

En 1992, les peuples européens ne se sont pas trompés. Donner à l'Europe une monnaie unique était une démarche visionnaire qui a permis pendant des années d'apporter protection et vigueur à la zone euro. On a commencé à se tromper à partir du traité de Nice, puis du traité de Lisbonne. L'Europe est devenue illisible, et ses dirigeants n'ont pas su arrêter une stratégie claire, forte et solidaire face à la crise.

Dans le contexte de crise actuelle vous mettez en cause le fonctionnement de l'UE. Pas les marchés financiers ?

Les banques et les marchés financiers sont responsables de la crise de 2008. C'est indiscutable et sévèrement condamnable. Ils se sont lancés dans une politique déraisonnable, de prêts hasardeux et de contagion virale par l'intermédiaire de produits financiers tout aussi risqués et opaques. Mais dans la crise de 2011, la vérité oblige à dire que ce ne sont pas les banques qui ont « planté » les Etats mais les Etats qui ont « planté » les banques. Ce sont les États aveuglés et laxistes qui ont accepté une dette insoutenable, et exercé une pression forte et constante sur les banques pour qu'elles souscrivent sans limite et aux taux les plus bas possible, aux obligations d'Etat. Cette déraison généralisée a mis le feu à la maison. Et les États sont incapables de trouver une réponse construite et fiable.

Comment en est-on arrivé là ?

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"Je me présente pour être au 2nd tour et l'emporter au 2nd tour!"

30-11-2011 Mt Démocrate

Invité sur le plateau de BFM TV et RMC, François Bayrou a souligné qu'il était candidat "pour remporter l'élection présidentielle" et qu'il ne fera "pas d'accord préalable, pas d'engagement d'aucune sorte et avec quiconque" avant le second tour, mercredi 30 novembre.

F Bayrou BFMTV"Je me présente pour être au 2nd tour et l'emporter au 2nd tour", a déclaré le député béarnais, s'insurgeant "contre l'idée que les observateurs essayent d'introduire selon laquelle, au fond, ce serait joué" avec un duel final Hollande-Sarkozy. Pressé de dire s'il exprimerait un choix au soir du 22 avril s'il n'était pas qualifié, François Bayrou a redit "oui". "Mais le but de mon engagement est d'être au deuxième tour et de n'être pris dans aucun engagement d'aucune sorte avant le deuxième tour".

"Si vous êtes dans ce genre d'accord préalable, ça se sent et vous ne pouvez pas aller dans cette élection", a poursuivi le candidat du Centre. La présidentielle, "ce n'est pas une élection de compromis, mais une élection de franchise: vous allez devant les Français avec ce que vous avez de plus fort, de plus dense, de plus durci", a plaidé l'élu des Pyrénées-atlantiques.

"Aucune des deux solutions qu'on essaie de nous vendre à longueur d'antenne ne peut répondre aux problèmes du pays", "les plus graves que la France ait rencontrés depuis la Libération", a-t-il affirmé.

Relevant qu'à la fois François Hollande et Alain Juppé étaient disposés à travailler avec lui, il a commenté: "ça signifie" qu'ils "sentent bien qu'ils ne vont pas pouvoir gouverner le pays avec la majorité qu'ils représentent". Pour "échapper à cet enlisement, il faut élire un président qui porte en lui une majorité différente", a estimé le dirigeant centriste.

"Deux partis se sont succédés au pouvoir depuis trente ans. Les deux ont une part majeure de responsabilité dans l'effondrement du pays". "Ces deux sensibilités - des hommes de bon aloi et responsables - il faudra bien qu'elles acceptent de dépasser les divisions, comme en temps de guerre", car "nous sommes dans un temps de guerre économique", a t-il déclaré.

"Reconnaissons la citoyenneté locale aux étrangers en règle depuis plus de 10 ans"

François Bayrou a réaffirmé sa volonté que soit reconnue la "citoyenneté locale" pour les étrangers non communautaires. "Lorsqu'une personne est en France, en règle depuis plus de 10 ans, qu'elle paye ses impôts, elle a le droit de dire quelque chose sur la collectivité locale à laquelle elle appartient", a t-il estimé.

"Si vous êtes Bulgare, et que vous êtes en France depuis six mois, vous avez le droit de vote aux élections locales", a observé François Bayrou, "alors qu'un Marocain en France depuis vingt ans n'a pas le droit de participer au choix des élus municipaux". "Nous pouvons y ajouter un facteur de réciprocité, ce serait tout à fait possible, mais dans tous les cas il est normal que cette citoyenneté locale soit reconnue", a-t-il conclu.


Bourdin 2012 : François Bayrou par BFMTV


Conseil national: "Nous demandons à François Bayrou de représenter le grand courant du centre français à l'élection présidentielle"

27-11-2011 Mouvement Démocrate Le Conseil national en action

Conseil National Novembre 2011Le Conseil national du Mouvement Démocrate s'est réuni à Paris, samedi 26 novembre. Il a adopté à cette occasion une motion politique qui "demande à François Bayrou de représenter l'ensemble de forces du grand courant du centre français à la présidentielle".

"Le Conseil national du Mouvement Démocrate, réuni le 26 novembre 2011, se réjouit de la volonté affirmée par François Bayrou de poser sa candidature à l'élection présidentielle.

Il affirme que la situation de crise que traverse le pays exige une prise de conscience dont François Bayrou a, depuis des années, été le précurseur. Il affirme que les efforts à demander au pays ne sont acceptables qu'avec une exigence d'équité sociale et de juste répartition.

Il affirme que seule une démarche politique nouvelle dans un esprit d'union nationale permettra de porter pendant le temps nécessaire la volonté de redressement du pays, de lui garantir l'adhésion des Français et de rendre crédible ce sursaut.

Il considère que François Bayrou est le seul qui permette à la fois cette lucidité, cet engagement et ce rassemblement des forces du courage. Au nom du Mouvement démocrate il lui manifeste donc son soutien chaleureux.

Le Conseil national considère en même temps que la candidature de François Bayrou ne peut être une candidature de partis et doit aller au-delà même de son propre parti.

Le Mouvement démocrate a permis, par son existence et son intégrité, de garantir au grand courant du centre français qu'il pourrait désormais se développer dans l'indépendance. L'élection présidentielle doit être l'occasion et le moment où se réuniront les forces de ce grand courant trop longtemps dispersées.

C'est pourquoi le Conseil national demande à François Bayrou de représenter l'ensemble de ces forces, et mandate son bureau exécutif pour préparer avec toutes les forces disponibles la maison commune de toutes les sensibilités qui font le choix de reconstruire ensemble la France."


FRANÇOIS BAYROU - CONSEIL NATIONAL - 261111 par mouvementdemocrate


Bayrou annonce sa candidature pour la présidentielle 2012

24-11-2011 TF1-AFP

F BayrouLe président du MoDem a annoncé jeudi soir sur TF1 dans l'émission Parole directe sa candidature à l'élection présidentielle. Il l'officialisera au cours de "la semaine du 5 décembre". François Bayrou, invité de Parole directe le 24 novembre 2011François Bayrou, invité de Parole directe le 24 novembre 2011

Et un candidat de plus ! Le président du MoDem, François Bayrou, a annoncé jeudi sur TF1 sa candidature à l'élection présidentielle, ajoutant qu'il l'officialiserait au cours de "la semaine du 5 décembre".

A la question : "Avez-vous décidé d'être candidat pour 2012", il a répondu "Oui", au cours de l'émission Parole directe. Il a ensuite précisé qu'il officialiserait cette candidature au cours de "la semaine du 5 décembre". Le président du MoDem a expliqué qu'il serait candidat "parce qu'il faut absolument que le pays reparte sur des bases nouvelles et qu'il est impossible que l'on continue comme cela pendant cinq ans". "Si vous prenez la situation du pays, aucun des chapitres qui font le souci des Français ne s'est amélioré en cinq ans", a estimé celui qui était déjà candidat en 2002 et 2007. Si "vous demandez aux gens précisément dans leur vie à eux, même sur les problèmes que le gouvernement avait mis en avant - la sécurité, l'immigration, la santé économique du pays (...) - eh bien, ils vous répondront tous qu'aujourd'hui, ils sont plus inquiets qu'ils ne l'étaient il y a cinq ans".







La Lorraine, une région particulièrement touchée par la précarité.

Danièle NOEL - présidente MD54 - 24/11/2011

précarité en LorraineSelon les derniers chiffres de l’INSEE, 140 000 lorrains sont victimes de précarité. En Meurthe-et-Moselle, on compte près de 45 000 ménages pauvres.
Des chiffres qui placent la Lorraine au 5ème rang des régions les plus pauvres de France et derrière lesquels se trouvent des hommes, des enfants, des familles dans la souffrance.

A la veille de la grande collecte de denrées des banques alimentaires, des 25 et 26 novembre et avant le coup d’envoi de la campagne des restos du cœur, Nathalie Griesbeck députée européenne ADLE, MoDem, est intervenue ce jour lors du journal télévisé de France 3 Lorraine.

Un journal régional un peu particulier aujourd’hui puisque installé pour l’occasion au marché de Gros à Vandœuvre lès Nancy, dans un entrepôt  où sont stockées les réserves des banques alimentaires,  et consacré essentiellement à la précarité en Lorraine.

Avenir du Plan Européen d’Aide aux plus Démunis
(PEAD)

Dans ce contexte, et faisant suite, entre autres, aux interventions de  Julien Lauprêtre, président national du Secours populaire français, Remi Bernard, responsable du SAMU Social de Nancy, Nathalie Griesbeck a rappelé que les  ministres européens de l’Agriculture réunis récemment avaient enfin trouvé un accord sur le Programme Européen d’Aide pour les Plus Démunis : un dénouement attendu après des mois de blocage incompréhensible et indigne par une poignée d’Etats membres irresponsables au Conseil de l’Union Européenne.

Un succès que Nathalie Griesbeck  a bien évidemment salué, y voyant  surtout une bonne nouvelle pour les nombreuses associations caritatives qui agissent quotidiennement sur le terrain et les millions de bénéficiaires de cette aide alimentaire dans l’ensemble de l’Union européenne. Dans le contexte de crise économique et sociale et la période actuelle, assurer le financement de près de  500 millions d’euros annuels de ce programme européen est bel et bien un minimum.

Néanmoins, la  députée européenne a insisté sur le fait que la question du PEAD n’a été réglée que pour les deux années à venir et rien n’est réglé sur le fond.

Or, a-t-elle ajouté, l’avenir du PEAD doit être assuré et donc les  dirigeants européens devront assumer leur devoir de solidarité. Car il n’y aura pas d’Union Européenne à l’avenir sans Europe sociale et sans prise en compte du social face à la dimension économique. Il y a donc encore beaucoup à faire et la Commission européenne devra prochainement venir présenter des solutions concrètes pour maintenir cette action européenne essentielle en faveur des plus démunis.

Pour conclure, la députée européenne a insisté sur la nécessité d’une Europe sociale :
« L’Europe doit être politique, elle doit être également sociale .Nous avons gagné,  mais nous devons combattre contre l’égoïsme des Etats. Il faut continuer à mettre ces 500 millions sur le fonds social européen. »

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Ouf ! Bayrou, lui, ne doit rien à personne.

L'Hérétique 19-11-2011

L'HérétiqueQuand je vois les pressions de l'UMP sur le Nouveau Centre, avec à la clef une menace de voir des candidats UMP affronter ceux du Nouveau Centre si Hervé Morin se présente au premier tour contre Nicolas Sarkozy, et, à gauche, la situation financière d'EELV qui les poussent à faire des compromis sur leur programme simplement pour pouvoir se financer, franchement, je préfère mon petit MoDem avec ses maigres moyens mais qui ne doit et ne réclame rien à personne, et un candidat, Bayrou, qui s'est forgé le caractère dans le fer rouge de l'indépendance, et, de ce fait, n'est comptable envers aucune force politique, médiatique ou économique de ce qu'il dit, fait ou propose.

Regardez Eva Joly, contrainte de se retirer dans sa tour d'ivoire : on la comprend, c'est l'humiliation au regard des valeurs qu'elle affirme défendre. 

Tous ces marchandages font assez froid dans le dos. Je suis bien content d'être où je suis et de soutenir Bayrou. La pire des désillusions que je puis avoir, c'est de ne pas faire un score à la hauteur de mes espérances, mais pas de devoir renoncer aux choses auxquelles je crois pour une circonscription.

Ah, ça, on l'a moqué, la solitude de François Bayrou. Mais aujourd'hui, c'est bien celle-là qui lui aura donné finalement sa force et sa crédibilité.


"François Bayrou peut rassembler les centristes !"

Mouvement Démocrate -17-11-2011

Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, a appelé à la construction d'une "majorité centrale dépassant les clivages et une exigence éthique" autour de François Bayrou, mardi 15 novembre au micro de Michel Field.

Le président de l'Alliance Centriste a souligné sur LCI l'importance d'un rassemblement des centristes, tout en précisant qu'on allait "y arriver". "Ce qu'il faut c'est un projet, une vision, et puis permettre sur le terrain, dans les départements, à tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs centristes de travailler ensemble, de participer à la conception de ce projet pour sortir la France de la crise" a-t-il soutenu. Jean Arthuis a d'ailleurs tenu à rappeler "qu'en 2007 dans sa campagne, François Bayrou a été le seul à mettre à ce point en évidence les risques du déficit et du surendettement." "Nous avons des réformes majeures structurelles et qui appelleront, pour être mises en oeuvre, des majorités transcendant les clivages politiques. La situation actuelle nous obligera à avoir demain une majorité centrale faisant fi des clivages partisans" a-t-il analysé, avant de préciser qu'il attend de la candidature de François Bayrou "la création d'une majorité centrale dépassant les clivages et une exigence éthique, une exigence de vérité" car "les citoyens attendent un discours de vérité et de savoir comment on va pouvoir s'en sortir". Interrogé en outre sur la détermination affichée par Nicolas Sarkozy de lutter contre la fraude de la sécurité sociale, Jean Arthuis a estimé qu'il "approuvait cette détermination" mais que "plus que de le proclamer, il faut le faire, et avec discernement". Pour lui, cela impliquera de "ne pas sous-estimer l'ampleur des moyens à mettre en oeuvre". "Pour celles et ceux qui travaillent, qui ont souvent un revenu très modeste, de cohabiter sur le même pallier, dans le même quartier, que des gens qui vivent aussi bien parce qu'ils ont trouvé quelques martingales, quelques optimisations sociales, cette situation est devenue insupportable" a-t-il conclu.


J'ai mieux : ni Hollande, ni Sarkozy, mais Bayrou !!!

L'Hérétique - 16/11/2011

L'HérétiqueBon, Val le Nain me demande de trouver 10 bonnes raisons de ne pas laisser Hollande entrer à l'Élysée. Ben moi, je suis d'accord, à condition que ce ne soit pas Sarkozy qui prenne sa place. Parce que là, le Sarko, quand je l'entends tenter de lancer le discrédit sur une partie de la population et essayer de trouver de nouveaux bouc-émissaires avec ses fraudeurs, j'ai des éruptions de boutons partout.

Mais la meilleur raison de ne pas laisser Hollande occuper l'Élysée, c'est tout simplement que Bayrou est un bien meilleur candidat et serait un bien meilleur président, tout simplement :-)

Bon, y'a des soirs, comme ça, je n'ai pas trop envie de développer, c'est fatigant. Pour l'instant, Hollande me paraît relativement raisonnable, mais j'ai encore en mémoire son "moi j'aime pas les riches" de 2007 qui vaut bien le "moi j'aime pas les fraudeurs" de Sarko.

Cela dit, il y a dans le programme de Hollande des choses infaisables qu'il persiste à maintenir :

- la retraite à 60 ans. On sait pourtant que c'est ça qui a foutu la grouille dans l'équilibre des caisses de retraites conçues au lendemain de la Libération. Avec une retraite toujours à 65 ans, les caisses de retraites seraient largement excédentaires aujourd'hui. Il aurait mieux valu descendre tout doucement vers 62 ans, et à l'heure actuelle, en dépit de la crise, tout serait nickel.

- il a approuvé les 35 heures. Dans le privé, je ne dis pas, soit, mais dans le public, c'étaient des dépenses tout à fait inconsidérées. 

- ses 60 000 postes de profs sont une embrouille. Cela m'agace, au passage, de voir les Socialistes continuer à opposer prisons et écoles, puisque Sarko veut créer des prisons. Les prisons sont nécessaires, particulièrement à l'heure actuelle, même si elles ne résoudront à l'évidence pas les lenteurs alarmantes de la justice et le manque de moyens criant des tribunaux.

Je ne vais pas épiloguer. Bien évidemment, je préfère de loin Hollande à Sarkozy, et dans un second tour, si les deux devaient être opposés, je n'aurais aucune hésitation à voter pour le premier. Mais bon, cela n'en reste pas moins un candidat par défaut, dans de telles circonstances, et, pour moi, un candidat par défaut, ce n'est pas un bon candidat. 

C'est bien pour cela, qu'à ma modeste mesure, j'essaierai de faire ce que je peux pour que ce soit Bayrou qui soit au second tour en mai 2012, que ce soit contre Hollande ou que ce soit contre Sarkozy.

En tout cas, voilà une chaîne qui mérite quelques tags en bonne et due forme :

Voyons, voyons, h16, évidemment, le mal pensant que j'ai eu grand plaisir à lire pendant les primaires du PS et qu'on aimerait voir à nouveau tapoter quelques notes savoureuses sur son clavier, Alexandre, Xerbias, les deux sont de vrais blogues de droite, mon bouvier favori, et l'expert en politique qu'est Hervé. J'aurais bien ajouté CSP dans la liste pour rigoler, mais ce n'est pas le genre à répondre à ce genre de chaînes...du fond de son goulag, mais il doit être occupé à réparer un mirador en Sibérie, je pense...


Alain Lambert rejoint François Bayrou

L'Hérétique - 15/11/2011

Alain LambertEh bien, ce n'est pas la moindre des personnalités qui rejoint François Bayrou, désormais : il s'agit ni plus ni moins que d'Alain Lambert, figure émérite et pionnier de la blogosphère s'il en est.

Je ne puis évidemment que m'en réjouir, car c'est un homme intègre dont j'ai souvent loué le mérite ici ou sur son blogue. Je me suis souvent étonné qu'il ne se joigne pas à Bayrou, eh bien c'est chose faite !

Au passage, j'apprends également qu'il présentera une candidature centriste aux prochaines législatives à Paris dans la 2ème circonscription. Il a d'ailleurs préparé un blogue ad hoc ! Peut-être sera-ce l'occasion de mener une campagne ensemble, qui sait...

Je partage nombre d'analyses avec Alain Lambert : par exemple, le refus de faire des marchés les bouc-émissaires de nos propres errances budgétaires. Point de vue dans lequel je me retrouve tout à fait.

Si j'en crois ce que dit François Bayrou, nous avons, au fond, tous les trois le sentiment que la clef des difficultés dans lesquelles est plongée la France ne se trouve pas ailleurs mais bien en France-même.

Même si je crois François Hollande relativement raisonnable il n'en reste pas moins que toute la gauchosphère continue à véhiculer des mythes en lesquels elle accorde une foi immodérée. Et il faut bien dire que tous ces racontars sont largement alimentés par la classe politique de gauche. Dans son E-reputation, Edouard Filias dit qu'une des caractéristiques d'Internet, c'est sa viralité.De fait, la contamination sur nos ondes électroniques, se propage jusqu'aux esprits les plus sains

Ils répondent directement aux fantasmes de la droite que l'UMP et les serviteurs zélés de Nicolas Sarkozy ne cessent à leur tour de nourrir. On sait que nous avons besoin de trouver 65 à 70 milliards d'économies, et l'UMP nous bassine avec la fraude sociale, tout comme le FN essaie de nous faire croire qu'en virant les immigrés, nous allons réaliser des milliards d'économies. La fraude sociale totalise des sommes dérisoires au regard de nos besoins, et l'immigration, même si elle a généré de nombreux problèmes en France, a rapporté au final plus à la France qu'elle ne lui a coûté.

Gauche, droite, gauche de la gauche, FN, ils utilisent tous le même langage : ils essaient de nous faire croire que l'Eldorado existe. Ce sont des parieurs, des joueurs de casino qui croient avoir trouvé la martingale unique. Des fous, en somme, qui voudraient diriger un pays en confondant les étoiles et les lucioles.

Seul Bayrou a la lucidité et le courage d'oser dire la vérité sans pour autant se flageller, parce qu'il pense sincèrement, sur le fond, que la France est capable de se redresser : c'est en nous-mêmes que nous trouverons les ressources qui sont nécessaires pour nous sortir de l'ornière. Et pour que ces mots ne soient pas de simples incantations, il a d'ores et déjà dessiné une ébauche de projet présidentiel, un espoir crédible, faisant de la relocalisation, de la réduction des déficits et d'une instruction pragmatique, les clefs de notre avenir. 


Dette, production, les victoires morales de Bayrou

Agoravox -11/11/2011

En lisant le sous-titre du dernier numéro du Point, « Bayrou l'emmerdeur : l'homme qui avait prédit la catastrophe de la dette », François Bayrou a souri. Un sourire jaune. On a souvent tort d'avoir raison trop tôt a-t-il dû penser… L'histoire se répètera t-elle en 2012 ?

F Bayrou Imaginer ce qu'aurait été la situation de la France en 2011 si François Bayrou avait été élu en 2007 relève bien sûr de la politique-fiction. On pourra toujours se demander si l'État aurait été vraiment plus impartial, si la construction Européenne aurait été vraiment relancée, s'il y aurait eu plus de justice sociale… Mais une chose est des plus probable : la France ne serait pas au bord de la faillite financière. A la surprise générale, François Bayrou avait fait du rétablissement des comptes publics le cheval de bataille de sa campagne de 2007. Sujet aride, impopulaire, et même complexe à expliquer pour un homme infiniment plus littéraire qu'économiste. Mais, peut-être mu par le bon sens paysan de ses racines, Bayrou avait anticipé l'abîme vers lequel la France se dirigeait avec ses déficits chroniques et une dette qu'il qualifiait déjà d'abyssale.

Dès 2007, il avait réclamé l'interdiction des déficits publics en matière de budget de fonctionnement (la fameuse « règle d'or »). Nul doute que la potion eût été amère pour nombre de Français : mis à part le budget de l'éducation qui aurait été préservé, les impôts des plus favorisés auraient été accrus, les niches fiscales rabotées, les dépenses de santé, d'équipement, de services, de sécurité calculées au plus juste. Il n'y aurait pas eu de loi TEPA, pas de défiscalisation des heures supplémentaires, pas de déduction d'impôt pour les intérêts d'emprunts immobiliers, pas d'exonération d'impôt sur les successions… Sa seule mesure couteuse, les fameux « 2 emplois nouveaux sans charge », très favorable aux PME, aurait nécessitée entre 5 et 8 milliards d'euros, mais aurait permis de faire reculer le chômage (et donc réduit les dépenses liées aux cotisations afférentes), et renforcé la compétitivité des entreprises (et donc accru les rentrées fiscales).

Comparé aux projets des candidats PS et UMP, le projet de Bayrou n'était sans doute pas assez sexy : pas assez de cadeaux fiscaux, pas assez de dépenses en faveur des électeurs… Alors que le coût supplémentaire des deux programmes des candidats favoris avaient été estimé à plus de 50 milliards d'euros chacun par des organismes indépendants, celui de Bayrou se limitait à une quinzaine de milliards seulement… pas assez pour être élu… Cette potion amère, l'Allemagne l'avait prise quelques années auparavant. Cela avait entrainé l'éclatement du parti Social Démocrate de Gerhard Schroeder, l'aile gauche opposée aux mesures de redressement imposées par le premier chancelier étant partie pour créer un nouveau mouvement, die Linke. Résultat : en 2011, malgré la crise, l'Allemagne a réalisé un tel excédent de recettes fiscales qu'elle a prévu de diminuer de 6 milliards d'euros les impôts en 2012, et d'accroître en parallèle de 10% son budget pour l'éducation et la recherche. Quant à la France… son déficit a atteint plus de 7% de son PIB en 2010, et demeurera à environ 5,7% en 2011, tandis que sa dette se dirige allègrement vers les 1800 milliards d'euros, environ 85% de son PIB (en 2007, nous en étions à 64%, un niveau déjà record…). Pour freiner la spirale infernale, le chef du gouvernement vient d'annoncer un second train de mesures d'austérité, après celui du mois d'août, et en attendant le suivant...

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"Construire cette majorité nouvelle, c'est tout l'engagement de ma vie !"

Mouvement Démocrate - 8/11/2011

François Bayrou était l'invité de Patrick Cohen, dans la matinale de France Inter, mardi 8 novembre. Le leader centriste a regretté "le plan déséquilibré du gouvernement, qui ne demande pas assez d'efforts aux plus favorisés", tandis que François Hollande de son côté persiste dans ses "promesses irréalisables".

"Nous avons aujourd'hui la révélation de ce qui était nié depuis longtemps : la situation de la France est bien plus grave que ce qu'on nous a raconté", a estimé François Bayrou. "Il y a des années et des mois qu'on nous menait en bateau, en nous disant que tout allait bien, qu'on était vertueux. Aujourd'hui c'est l'heure de vérité".

Commentant le plan de réduction des déficits, présenté lundi par François Fillon, le député des Pyrénées-Atlantiques a jugé qu'il représentait "un revirement du gouvernement, notamment sur la TVA dans la restauration". Il a déploré des mesures "déséquilibrées", au travers desquelles "on demande des efforts aux classes moyennes, aux familles, à ceux dont les revenus sont les plus bas et qui ont le plus de mal pour boucler les fins de mois. Symétriquement, on ne demande aucun effort à ceux qui sont les plus avantagés, dont les revenus sont les plus hauts", a-t-il analysé. "Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement s'obstine à ne pas porter la tranche de l'impôt sur le revenu de ceux qui sont les plus aisés, à un taux qui montrerait que l'on demande des efforts à tout le monde dans le pays", a-t-il poursuivi.

"Qu'a-t-on annoncé hier ? Que la revalorisation des allocations familiales ne suivrait plus la hausse du coût de la vie. S'il y a une prestation dans le pays, depuis longtemps dans notre contrat national et social, qu'il faudrait préserver, ce sont les allocations familiales ! Au début ce sera peu, mais quelques mois après ce sera beaucoup", a-t-il prévenu.

"Il manque toujours un plan d'ensemble, qui revalorise un certain nombre de ressources de l'Etat, dont la TVA. Je demanderai un effort particulier sur l'impôt sur le revenu à ceux qui peuvent le plus", a détaillé François Bayrou. Pour lui, "la réforme des retraites reste à faire". La formule la plus adaptée étant "la retraite par points, qui permettra de trouver un équilibre de long terme entre le financement et les choix de vie personnels", qui figurait déjà dans son programme de la présidentielle de 2007. "Ceci sera inévitable, quel que soit le vainqueur de la présidentielle", a-t-il insisté.

Ce plan est aussi indisociable "d'une reconquête de la production". Car "c'est parce qu'on ne produit plus, que nous nous retrouvons dans une situation si grave en matière de dette, de pouvoir d'achat, d'emploi", a-t-il analysé. "Il faudra donc un rééquilibrage des finances publiques, mais également un soutien à toutes les filières de production, porté par une majorité nouvelle, d'union nationale même si ce mot n'est pas très bon car il part du principe qu'on met autour de la table des gens en désaccord, car celle-ci est indispensable quand un pays est en crise profonde", a-t-il porté. "C'est tout l'engagement de ma vie citoyenne, de ma vie civique", a ajouté avec conviction le président du Mouvement Démocrate.

Il a par ailleurs critiqué les réponses du PS face à la crise, jugeant notamment "irréalisables" les promesses d'embaucher massivement des enseignants et de recourir aux emplois jeunes.

Invité à commenter la Une du journal Le Point, qui le présente comme "l'emmerdeur", François Bayrou a souligné avec humour qu'il "faut être emmerdeur, et qu'il n'y en a même pas assez, pour empêcher certains de danser en rond et d'aller vers la catastrophe", invitant Patrick Cohen a lire également le surtitre : "Celui qui avait prédit la crise de la dette".


François Bayrou par franceinter


Dette : on aurait mieux fait d'écouter Bayrou en 2007. Et en 2012 ?

5-11-2011 L'Hérétique

HérétiqueJe l'ai mauvaise quand je vois l'état de notre dette publique. Je considère également la Grèce, et je suis partagé…

D'un côté, je ne souhaite en aucun cas l'effondrement d'un pays qui est cher à mon coeur. De l'autre, je songe à ce qu'Aristote, le plus illustre des philosophes grecs, appelle la catharsis. Littéralement, il faudrait traduire le mot par « purification ». Quand les Athéniens regardaient et écoutaient le sort terrible de des grands héros grecs dans les tragédies antiques, la contemplation de ce spectacle, en les terrifiant, les purifiait de l'envie de les imiter. C'est ainsi qu'Aristote voyait dans les chefs d'oeuvre de Sophocle, d'Eschyle ou encore d'Euripide les fondements d'une oeuvre de salubrité publique…

J'en reviens donc à la Grèce : Bayrou compare ce matin la sortie de l'euro de la part de la Grèce à une catastrophe nucléaire. Toutefois, si elle se produit, poursuit-il, elle permettra de mettre en lumière les conséquences des théories délirantes des euro-sceptiques. Et il rappelle ce qu'il est advenu de l'Argentine qui s'est un jour retrouvée en défaut de paiement : du jour au lendemain, 50% de la population en-dessous du seuil de pauvreté, dette multipliée par deux ou trois en raison des taux d'intérêts à la progression devenue exponentielle.

Le référendum doit avoir lieu en janvier. La campagne présidentielle débutera. La Grèce s'effondrera alors immédiatement, et on verra ce qu'il advient des thèses frontistes dans un tel cas de figure. En effet, seul ce parti prône un retour au franc (même Mélenchon, s'il est hostile à divers traités européens, se garde bien de proposer de sortir de l'euro).

Damoclès, un Grec, est à la mode. Bayrou aurait pourtant le droit à un copyright sur le nom du personnage associé à la dette. Là, elle est en train de tomber l'épée de Damoclès, et pour ce qui est des Grecs, elle leur a d'ores et déjà tranché le cou.

Il y en a eu des devins, chez les Grecs, qui ont mis en garde en vain de grands rois : Calchas avait averti Agamemnon qu'il devait rendre Chryséis à son père, Tirésias Oedipe qu'il avait tout intérêt à cesser d'enquêter sur ses origines, ou encore Cassandre que Troie ne devait pas faire rentrer le cheval laissé par les Grecs dans la ville.

J'aimerais bien que Bayrou soit autre chose qu'une Cassandre pour les Grecs à l'avenir. D'avoir eu raison est une consolation, certes, mais elle est bien mince au regard du malheur de tout un peuple.

Bayrou avait un temps d'avance en 2007. Je pense qu'il l'a toujours en 2012. Évidemment, tous les candidats sont désormais obligés de se positionner sur la dette, et même le PS doit désormais reconnaître que le mot « rigueur » n'est plus un gros mot. Mais aujoud'hui, l'heure n'est plus aux mises en garde, mais aux propositions. Le PS ne songe qu'à accroître les taxes, l'UMP cherche des économies qu'elle ne parvient pas à trouver.

Nous avons à mon avis deux défis qui découlent d'une même source : comme nous ne pouvons indéfiniment augmenter les impôts, il faut réduire nos dépenses, mais aussi accroître nos richesses.

Sur le second point, Bayrou est clairement en avance, et son État d'urgence pose les premiers jalons. La production en France, la réindustrialisation de nos régions seront les premiers nerfs de la guerre qui nous attend.

Le premier est un défi non moins conséquent : je crois que nous ne savons pas en France, comment nous y prendre pour réduire nos dépenses publiques. Toutes nos tentatives ont été des échecs : décentralisation, intercommunalité, LOLF, RGPP, rien ne marche. Cela me fait penser à nos centrales nucléaires que nous savons construire, mais pas démanteler. Parce que la difficulté, et je crois que Bayrou la voit bien aussi, c'est de parvenir à faire des économies sans pour autant rendre l'État impuissant. Il n'y a pas que l'État : il y a aussi toutes les collectivités publiques (la suppression d'un échelon ne serait pas du luxe : le département, par exemple…).

Les gisements d'économie dans la dépense publique, cela contient potentiellement des ressources supérieures à un gros tas de puits de pétrole. Le problème, c'est que pour le pétrole, on sait propsecter, mais pour la dépense publique, on ne sait pas faire…Le Nobel à celui qui trouve une solution viable ! Et mieux vaut se méfier dans ce domaine : les solutions simplistes ou idéologiques aboutissent systématiquement à des surcoûts. La bonne volonté et les bonnes intentions ne suffisent pas non plus : c'est toute une culture de la parcimonie qui est à revoir…