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La course au centre n'effraie pas Bayrou
JDD -27-11-2010
François Bayrou incarnerait le mieux les valeurs du centre, talonné de près par Jean-Louis Borloo, selon un sondage Ifop paru vendredi dans France Soir. Si le centre est devenu un espace de plus en plus concurrentiel, le président du Modem semble en tout cas serein: "Les Français savent qui est authentique", assure-t-il au JDD.fr

Pour François Bayrou "s'il y a une candidature du centre, elle doit être crédible et indépendante". (Reuters)

A un an et demi de la présidentielle, la course au centre semble bel et bien lancée. Mais peu importe les prétendants, François Bayrou semble confiant: "Je n'ai jamais eu aucun doute sur le fait que les Français ne se tromperont pas sur celui qui incarne une candidature libre. Ils savent qui est authentique", assure le président du Modem au JDD.fr. Et la dernière enquête Ifop pour France Soir publiée vendredi semble aller dans son sens: 51% des sondés estiment que l'ex-candidat à la présidentielle de 2007 incarne au mieux les valeurs du centre, suivi de près par Jean-Louis Borloo, grand perdant du remaniement (45%).

Mais François Bayrou n'est pas seul. Hervé Morin a déjà annoncé sa candidature sous l'étiquette du Nouveau Centre. Jean-Louis Boloo, en quittant le gouvernement, s'affiche aussi comme un adversaire de plus en plus crédible. Et Dominique de Villepin, qui critique jour après jour l'action du gouvernement, pourrait également séduire au delà de l'UMP. "Le centre est devenu un espace concurrentiel, convoité", explique au JDD.fr Frédéric Dabi, directeur d'opinion et d'études stratégiques à l'Ifop. Pas suffisant en tout cas pour décourager le président du Modem: "S'il y a une candidature du centre, elle doit être crédible et indépendante, et non pas soumise à l'UMP", estime François Bayrou.

"Qui peut croire que Villepin est au centre?"

En clair, du côté du Modem, on réfute l'idée d'une candidature crédible au centre, autre que celle de François Bayrou: "Il n'y a aucune course au centre", assure Jean-Luc Bennahmias, vice-président du parti, contacté par leJDD.fr. "Hervé Morin ne sera pas candidat car il est tout seul. Et Jean-Louis Borloo est coincé dans un appareil tenu électoralement par l'UMP. Je ne crois à aucune de leurs deux candidatures", assure encore le député européen. "La seule à laquelle je peux croire, c'est Dominique de Villepin", confie-t-il. Sans toutefois la redouter: "Qui peut vraiment croire que Villepin est au centre? Il se prend les pieds dans le tapis. Ce n'est pas parce qu'on s'éloigne du gouvernement, qu'on est centriste pour autant", souligne Jean-Luc Bennahmias, pour qui "François Bayrou représente évidemment le centre indépendant".

C'est auprès de l'électorat de gauche que le leader du Modem a une forte cote de popularité puisque 57 % des électeurs de gauche (et 61 % des sympathisants du PS) le préfèrent à Jean-Louis Borloo, selon l'étude. "Beaucoup de gens en ont marre des vieilles lanternes que sont la droite et la gauche. Notre électorat n'est pas qu'au centre", insiste Jean-Luc Bennahmias.

"Borloo a un vrai potentiel de crédibilité pour incarner le centre"
Si le Modem se refuse à parler de course au centre, l'éventuelle candidature de Jean-Louis Borloo pourrait toutefois séduire une partie de leur électorat. "En quittant un gouvernement fortement ancré à droite, Jean-Louis Borloo a changé de statut dans l'échiquier politique. Après avoir raté la marche pour Matignon, il a un vrai potentiel de crédibilité pour incarner le centre", analyse Frédéric Dabi. D'autant que la cote de popularité de l'ancien ministre de l'Ecologie reste forte dans les sondages. Mais sur ce point aussi, Jean-Luc Bennahmias ne craint rien: "Une bonne cote dans l'opinion publique ne fait pas un électorat. Sinon, Simone Veil et Bernard Kouchner seraient des héros nationaux".

F Bayrou incarne plus les valeurs du Centre que Borloo, selon un sondage

(AFP)26-11-2010 Le président du MoDem François Bayrou incarne plus les valeurs du Centre que le président du parti Radical Jean-Louis Borloo, selon un sondage Ifop à paraître vendredi dans France Soir.

A la question: "Entre Jean-Louis Borloo et François Bayrou, qui incarne selon vous le plus les idées et les valeurs du centre?", 51% des personnes interrogées se prononcent en faveur du président du MoDem et 45% plébiscitent l'ancien ministre de l'Ecologie, 2% ne désignent aucun des deux et 2% ne se prononcent pas.

Ce sondage a été réalisé les 18 et 19 novembre par téléphone sur un échantillon de 964 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

Hervé Morin et le boomerang des commissions légales (Karachigate)

20-11-2010 - L'Hérétique

HérétiqueC'est un principe bien connu chez les Aborigènes en Australie, le boomerang quand on l'envoie, si on ne fait pas gaffe, ils vous revient dans la gueule.

Dans nos sociétés modernes, quand tu balances un  glaviot bien vert par la fenêtre de ta portière de voiture, fais gaffe à cracher plus vite que le vent sinon tu te le prends à la tronche.

Le minable SCUD d'Hervé Morin a entraîné un certain nombre de discussions sur ce blogue et entre autres les commentaires d'un journaliste politique expert du journal La Croix, Laurent de Boissieu, qui tient aussi un blogue personnel.

Voici le commentaire qu'il a laissé :

Continuant à ajouter des précisions sur la note de mon blog, j'ai relu les travaux de la mission d'information parlementaire sur les circonstances entourant l'attentat de Karachi, et je suis tombé sur un passage qui ne manquera pas de vous intéresser:

"M. François Léotard, ministre de la défense lors de la principale phase de négociation du contrat, a confirmé ne pas avoir eu connaissance de la négociation des FCE ("frais commerciaux exceptionnels", les fameuses commissions, légales à l'époque), compte tenu de ses multiples responsabilités. M. Léotard a indiqué savoir que des intermédiaires étaient reçus au ministère de la défense mais que: «c'étaient les membres de mon cabinet (François Lépine, directeur du cabinet, Hervé Morin, Renaud Donnedieu de Vabres, le général Mercier) qui les recevaient»".

Ben voilà. Je pense qu'Hervé Morin est clairement mieux placé que François Bayrou pour donner des éléments qui permettront au grand public les tenants et les aboutissants de cette histoire de sous-marins, de commissions et de rétro-commissions.

Marielle de Sarnez et François Bayrou n'ont «pas de contact avec JL Borloo»

20-11-2010 Le Figaro

Invitée du Talk Orange-Le Figaro, la vice-présidente du Mouvement démocrate ne souhaite par rejoindre une coalition centriste dont les membres appartiennent à la majorité.



Karachi: lever le secret défense( F Bayrou)

18-11-2010 Le Figaro

F BayrouLe président du MoDem François Bayrou a réclamé ce soir la levée du secret défense dans l'affaire de Karachi, alors que les soupçons se renforcent sur l'existence dans ce dossier de rétrocommissions qui pourraient avoir servi à financier la campagne d'Edouard Balladur en 1995.

"Ce sont des affaires qui pourrissent la vie politique française depuis des décennies", a expliqué sur France 2 l'ancien ministre de l'Education nationale du gouvernement Balladur. "Le ministre de la Défense de l'époque, Charles Millon, vient de dire qu'il savait et un autre ministre de la Défense, Alain Richard (PS), a dit à la tribune de l'Assemblée nationale que tous les partis - pas le mien - avaient été intéressés à ces ventes là", a-t-il ajouté.

"Eh bien, je dis que cela ne peut plus durer comme cela. Il faut débarrasser la vie politique française de ce soupçon qui est devenu une accusation. Il faut lever le secret défense qui, pour l'instant, couvre les secrets de cette affaire", a-t-il lancé.  Pour le député centriste, "le secret défense n'a aucune raison d'être quand il y a une entorse aussi énorme à la loi".

"Donc, a-t-il insisté, tous les Républicains doivent dire: nous voulons retrouver la confiance élémentaire que nous devons avoir dans la République. Nous exigeons la levée du secret défense sur tous les documents qui expliquent ces scandales impossibles à supporter".

François Bayrou : "Les jeunes, l'éducation, et l'environnement sont les grands oubliés de l'intervention présidentielle"

Mouvement Démocrate - 17-11-2010

François bayrou est revenu ce mercredi sur l'intervention du président de la République, hier soir sur les chaînes de télévision.


FRANÇOIS BAYROU - REACTION DISCOURS SARKOZY 171110
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info internationale vidéo.
Union des centristes: le MoDem, lui, "n'avance pas masqué" ( Yann Wehrling)

Le Monde 17-11-2010

Yann WehrlingLe porte-parole du MoDem Yann Wehrling a ironisé mardi sur les centristes de la majorité qui parlent d'indépendance tout en soutenant Nicolas Sarkozy, contrairement à François Bayrou, pour qui "l'indépendance n'est pas un vain mot" et qui n'"avance pas masqué" pour 2012.

"Quand on écoute Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, ils s'empressent de dire qu'ils ne font rien contre Nicolas Sarkozy, qu'ils ne se situent pas en dehors de la majorité", a souligné M. Wehrling lors du point presse hebdomadaire du MoDem.

"C'est une différence très importante avec le MoDem, pour qui l'indépendance n'est pas un vain mot", a-t-il ajouté.

"Nous avons foi dans la possibilité de rendre majoritaire un pôle de renouveau qui ne soit ni derrière l'UMP ni derrière le PS. Nous avons bâti notre identité sur cette idée", a-t-il rappelé.

"MM. Borloo et Morin ne croient pas en cela. Ils s'inscrivent clairement dans la réélection de Nicolas Sarkozy. S'ils avaient obtenu ce qu'ils voulaient au gouvernement, on n'entendrait pas parler d'eux. Ils sont donc dans un rapport de force interne avec Sarkozy. Nous, on s'adresse aux Français", a fait valoir le porte-parole du MoDem sans toutefois fermer totalement la porte aux anciens de l'UDF.

"S'ils devaient, dans les semaines qui viennent affirmer dans les faits leur indépendance, alors tout est possible", a-t-il dit en expliquant cependant qu'il leur faudrait en apporter la preuve.

"Le fait de ne pas faire partie de l'UMP est un premier pas mais la question de la satellisation est fondamentale. Dans les semaines qui viennent, s'ils apportent des preuves, en ne votant pas le budget par exemple... on sera attentif à cela", a-t-il expliqué. Il s'est toutefois montré sceptique, ajoutant que "pour le moment" il n'y avait "pas la bribe du commencement d'une indépendance qui s'affiche de leur côté".

Interrogé sur l'ombre que pourrait porter sur le président du MoDem une candidature Borloo en 2012, M. Wehrling a jugé qu'elle concurrencerait surtout celle de Nicolas Sarkozy.

"A quoi bon aller au premier tour d'une élection si le seul objectif est de soutenir au final Nicolas Sarkozy. Une candidature qui s'inscrit dans le cadre d'un simple rapport de force pour avoir plus de poids dans une future majorité n'a pas de sens. Le président de la République préférera toujours ses proches à ses partenaires", a-t-il fait valoir.

"Selon un récent sondage, les Français estiment que c'est François Bayrou qui incarne le mieux les valeurs du centre (41% contre 24% pour Borloo et 9% pour Morin, ndlr)", a souligné M. Wehrling. "Cela montre la crédibilité de notre message".

François Bayrou ironise sur les "manoeuvres" de Morin et Borloo

AFP - 16-11-2010

Le président du MoDem François Bayrou a ironisé mardi sur les grandes manoeuvres en vue de rassembler les centristes lancées par Jean-Louis Borloo et Hervé Morin après leur éviction du gouvernement. Sur France Inter, l'ancien candidat à l'Élysée a plaidé pour une force politique au centre, indépendante de la majorité présidentielle - sa feuille de route depuis l'élection de 2007. "Je ne crois pas au centre soumis dans la majorité", a fait valoir François Bayrou. "S'il s'émancipe, alors tout est possible mais s'émanciper cela veut dire qu'on accepte de former un courant indépendant." "L'idée du panier de crabes dans lequel vont s'ébattre ceux qui voudraient prendre le contrôle de ce qu'ils ont refusé toute leur vie, c'est une idée qui n'est pas la mienne. Je ne plonge pas dans les paniers de crabes", a ajouté le dirigeant centriste.

Les ex-ministres de l'Écologie et de la Défense entendent chacun de leur côté rassembler une famille politique atomisée entre une partie de l'UMP, le Nouveau Centre ou l'Union centriste. L'enjeu central de cette bataille est la présence d'un candidat de centre-droit en 2012.

Sondage IFOP-France Soir : pour les Français, François Bayrou est celui qui incarne le mieux les valeurs du Centre

15-11-2010  Mouvement Démocrate

Le président du Mouvement Démocrate, François Bayrou, est la personnalité politique qui incarne le plus les idées et les valeurs du Centre, selon un sondage réalisé par l'IFOP pour France-soir, deux jours avant le remaniement.

IFOP

À la question, "parmi les personnalités suivantes, laquelle selon vous incarne le plus les idées et les valeurs du Centre ?", François Bayrou arrive en tête (41%) devant Jean-Louis Borloo (24%), Dominique de Villepin (23%) et Hervé Morin (9%).

Ce sondage a été réalisé les 10 et 12 novembre par téléphone sur un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le sondage

François Bayrou : "Il faut pour la France de la relocalisation, de l'éducation, et un Etat impartial"

Mouvement Democrate 15-11-2010

C politiqueFrançois Bayrou était l'invité ce dimanche de l'émission "C politique" animée par Nicolas Demorand sur France 5.

Après la nouvelle nomination à Matignon de François Fillon, François Bayrou a estimé sur France 5 qu'il y avait "un côté farcesque à la manière dont a été préparée cette séquence".

"Après huit mois, au bout du compte, ce qui reste c'est la reconduction du Premier ministre", a-t-il dit, soulignant à propos de François Fillon que si sa politique n'allait "pas dans la bonne direction", il avait de l'"estime" pour "l'homme".

"Il n'y aura pas de nouvelle donne", a affirmé François Bayrou. "Après tant de mise en scène, rien ne sera modifié", a-t-il insisté, ajoutant : "Tout cela solde la question +va-t-il y avoir une autre politique?+". "Je n'ai jamais cru à cette autre politique" tant que "Nicolas Sarkozy est le président".

La video

Conseil national du 13 novembre 2010 : "Le temps est à l'heure de la construction et de la proposition", pour François Bayrou

13-11-2010 Mouvement Democrate

Le Conseil national du Mouvement Démocrate s'est réuni ce samedi 13 novembre 2010, avant le Congrès national statutaire qui aura lieu le 12 décembre prochain à Paris.

François Bayrou, souhaite représenter en 2012 un recours face au pouvoir UMP, dont il a dénoncé samedi l'idéologie en proposant aux Français "un espoir crédible" face à un Parti socialiste qui "ne répond pas aux problèmes du pays", croyant en ses chances de renverser "la bi-polarisation" UMP-PS qu'il dénonce, en proposant une offre différente aux Français.

"Depuis trois ans, aucun des grands secteurs ne se porte mieux et même, la plupart se sont dégradés. Ce qui explique le jugement négatif des Français sur le pouvoir actuel", a-t-il expliqué , ajoutant que "paradoxalement, le PS ne semble pas répondre aux problèmes du pays, puisque la défiance grandit à son endroit" ; cela confère au MoDem "une grande responsabilité", a-t-il encore ajouté.


François Bayrou a expliqué vouloir placer son projet sous le double signe de "l'espoir" et de la "crédibilité", thème du congrès du parti le 12 décembre à Paris. "Nous sommes le seul mouvement politique indépendant de la vie politique Française. Cette indépendance, nous l'avons voulue, gagnée et en avons payée le prix en terme électoral. Elle nous paraît aujourd'hui être la condition nécessaire pour proposer un nouveau projet pour le pays", a-t-il affirmé.

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Conference de presse suite au conseil national - 13 10 11
envoyé par mouvementdemocrate. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Le MoDem s'étonne de voir Hollande reprendre les mots de Bayrou
(AFP) -13-11-2010

Marielle de SarnezL'Eurodéputé MoDem, Marielle de Sarnez, s'est étonnée vendredi de ce que François Hollande (PS), qui a appelé à "lever un espoir crédible" pour 2012, "ne trouve pas d'autres mots pour définir son projet que ceux employés par François Bayrou pour définir le sien".

"Je trouve étrange que François Hollande ne trouve pas d'autres mots pour définir son projet que ceux que François Bayrou a utilisés pour définir le sien", a confié à l'AFP la vice-présidente du MoDem.

"La vie politique se porterait mieux si chacun suivait son propre chemin et trouvait ses propres mots plutôt que de reproduire ceux des autres", a-t-elle insisté.

"Ce serait une manière de lutter contre la confusion et de défendre le pluralisme", a fait valoir l'élue centriste.

L'ex-Premier secrétaire du PS, François Hollande, a estimé vendredi que le PS "doit lever un espoir crédible" et qu'"être de gauche ce n'est pas en promettre tant et plus".

Le Président du Mouvement démocrate avait expliqué mardi, à propos des attaques de Dominique de Villepin contre Nicolas Sarkozy, que le temps n'était plus à la "dénonciation" mais à "dessiner pour les Français un espoir crédible, quelque chose qui puisse leur permettre d'espérer, de recommencer à y croire". "C'est cela le très grand défi que nous avons devant nous", avait-il lancé sur Europe 1.

Le Mouvement démocrate a choisi de faire du concept "d'espoir crédible" le slogan de son prochain congrès qui doit se tenir mi-décembre à Paris.

Producteurs de viande : "En finir avec les situations de monopole dans les secteurs stratégiques de l'agriculture", pour Marc Fesneau

8-11-2010 Mouvement Démocrate

Marc FesneauLes producteurs de viande manifestent depuis plusieurs jours et depuis ce matin de manière plus visible encore sur la crise du secteur dont ils sont les premières victimes. Le Mouvement Démocrate entend et comprend parfaitement cette colère liée aux rapports entre amont et en aval des filières agricoles.

Une fois de plus, un opérateur aval d'une filière agricole est à l'origine de cette crise. Depuis plusieurs années force est de constater que, malgré les promesses, certains opérateurs ont décidé avec une forme de mépris inacceptable, de refuser tout dialogue et en décidant d'appliquer simplement la loi du plus fort et non celle des relations commerciales équilibrées.

Cette crise appelle plus globalement plusieurs remarques : 

La première porte sur la concentration excessive à laquelle nous sommes confrontés dans ce secteur comme dans bien d'autres. Désormais placés en situation de quasi monopole certains opérateurs des filières agricoles ont décidé d'agir avec les méthodes et les moyens que confèrent ce type de situation : le rapport de force, la contrainte continue sur les producteurs au mépris même des coûts de production et des réalités économiques, le refus du dialogue. Il faudra qu'un jour soit posée la question de cette concentration excessive contraire à la libre concurrence et défavorable tant aux consommateurs qu'aux producteurs

La seconde porte sur la prise en compte des nouvelles pratiques agricoles de ces filières : seule une rémunération équitablement répartie entre les consommateurs et les autres opérateurs de la filière pourra permettre de reconnaître et de développer les pratiques plus respectueuses de l'environnement. C'est à chacun de prendre ses responsabilités

La troisième porte plus que jamais cette crise pose la question du rôle et de la place de l'Etat. L'Etat est parfaitement dans son rôle lorsqu'il décide de contraindre certains opérateurs à venir à la table des négociations. Et le Ministre de l'Agriculture est dans son rôle lorsqu'il organise le dialogue. Plus que jamais c'est de régulation dont a besoin ce secteur, faute de quoi c'est l'existence même de pans entiers de notre agriculture que nous risquons de voir continuer de disparaître.

Enfin, plus fondamentalement encore, cette crise révèle à quel point la valeur travail, tant vantée par le Président de la république, est délaissée au seul profit de la valeur argent puisque finalement elle vient démontrer que l'on peut encore, au XXI ème siècle, travailler plus de 45 heures par semaine pour perdre de l'argent. C'est sans doute là que réside le plus grand scandale.

Marc Fesneau
Secrétaire Général du MoDem
Membre du Shadow Cabinet responsable de l'agriculture
Maire de Marchenoir, Président de la Communauté de Communes Beauce et Forêts

Yann Wehrling : "La famille centriste ne se reconnaît ni dans le gouvernement, ni dans la satellisation du Parti socialiste"

3-11-2010 Mouvement Démocrate    

Yann Wehrling, Porte-parole du Mouvement Démocrate, a tenu ce mardi 2 novembre la conférence de presse hebdomadaire du MoDem.

Yann Wehrling s'est exprimé sur "la situation des chrétiens de Bagdad qui ont à choisir la valise plutôt que le cercueil est insupportable." "La liberté de culte, la protection des minorités et la laïcité sont des droits de l'Homme et devraient constituer des valeurs universelles. La France ne doit pas contingenter l'accueil de ces chrétiens persécutés qui doivent être les bienvenues sur notre territoire.", a-t-il affirmé. 

Yann Wehrling a aussi expliqué mardi ne pas croire à un "tournant social" du gouvernement à l'occasion du prochain remaniement, après "deux ans de dialogue social interrompu", et dénoncé "une pure communication" organisée autour de la possible arrivée de Jean-Louis Borloo à Matignon.

"L'idée qu'un tournant social serait donné lors d'un prochain remaniement, on y croit peu", a-t-il expliqué, en constatant que "depuis deux ans, le dialogue social est interrompu". "La réalité, c'est que l'orientation prise donne la priorité à la rigueur, la sécurité, l'immigration et à privilégier les donateurs de l'UMP. Tout discours différent n'est pas la réalité", a-t-il ajouté.

"Avec Jean-Louis Borloo, on veut donner aux Français l'impression qu'il va y avoir un changement. Il s'est prononcé aujourd'hui pour un Grenelle de la fiscalité. L'idée du Grenelle est une bonne chose mais pourquoi ne pas l'avoir fait sur les retraites?", s'est interrogé Yann Wehrling.

"Ce qui est important, ce n'est pas la personne (du Premier ministre, NdM) mais la politique qui est menée et l'on ne voit pas pourquoi les choses seraient différentes demain. Tout cela est de la pure communication", a-t-il encore estimé.

Yann Wehrling a aussi jugé le "heureux hasard" que constitue, selon lui, la remise d'un rapport d'évaluation vantant le Grenelle de l'environnement alors que que le ministre concerné est justement candidat à Matignon. Il a ainsi affirmé que l'honnêteté aurait été de dire que nombre d'avancées du Grenelle correspondent à la transcription de normes européennes.

"M. Borloo s'attribue des réussites sur des choses qui se seraient faites sans lui. Le ministre et le gouvernement en font trop en matière de communication, trop de fanfare et pas assez d'objectivité", a-t-il conclu en qualifiant notamment de "point noir" l'abandon de la taxe carbone.



CONFERENCE DE PRESSE - YANN WEHRLING - 02 - 11 - 10
envoyé par mouvementdemocrate. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
SOLIDARITE ET SOUTIEN AUX OTAGES

1-11-2010

Répondant à l'appel du Comité  de soutien aux journalistes détenus en otage en Afghanistan, Marc Saint-Denis, Conseil Général du Mouvement Démocrate en Meurthe et Moselle a participé ce vendredi 29 octobre 2010 à la mise en place d'une banderole de soutien sur les grilles de l'entrée de l'Hôtel du département.

 H Ghesquière S Taponier
Cette marque posée de façon pérenne sous la houlette du Président du Conseil Général, en présence de Conseillers Généraux de toute tendance politique et de membres du comité de soutien, restera en place jusqu'à la libération des otages.

Cette banderole sert à rappeler à tous que depuis le 29 décembre 2009 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier journalistes à France 3 ont été enlevés avec leurs accompagnateurs, Mohamed Reza, Ghulam et Satar,  dans la plaine de Kapisa, en Afghanistan. Ils étaient en reportage pour l'émission "Pièce à conviction".
Cela fait plus de 300 jours qu'ils sont prisonniers. Ils ont rejoint la douloureuse cohorte des otages au long cours.

Lors de cette cérémonie, Catherine Créhange, correspondante dans le département du comité de soutien aux journalistes, a rappelé à quel point « soutenir, assister, accompagner » sont autant d'actions qui peuvent être apportées aux otages ainsi qu'à leurs proches.
Les actions de prises d'otages sont, à chaque fois des histoires particulières que la mobilisation du public peut aider à traiter mais également à prévenir.

Actuellement, plus de 10 autres otages français seraient recensés par le Quai d'Orsay. Parmi eux : les cinq employés d'Areva enlevés au Niger, qui se trouvent actuellement au Mali aux mains d'AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), trois marins enlevés dans le golfe du Nigeria, un agent français en Somalie aux mains du mouvement Al-Shabbaab, et le franco-israélien Gilad Shalit capturé à Gaza.

L'actualité nous montre que le phénomène des prises d'otages dans le monde ne cesse de gagner en importance, touchant tous les individus quelque soit leur condition sous toutes les latitudes.

Cette action ne doit donc pas demeurer uniquement symbolique.
Elle s'inscrit dans un engagement : celui de la défense des droits de l'Homme, celui de la liberté, dont celui de la liberté de la presse, garante de la démocratie. 

Pour aller plus loin : Comité de soutien aux otages de France 3  ;   les otages dans le monde

Danièle Noël
Déléguée départementale MoDem54