François
Bayrou incarnerait le mieux les valeurs du centre, talonné de près par
Jean-Louis Borloo, selon un sondage Ifop paru vendredi dans France
Soir. Si le centre est devenu un espace de plus en plus concurrentiel,
le président du Modem semble en tout cas serein: "Les Français savent
qui est authentique", assure-t-il au JDD.fr
Pour
François
Bayrou "s'il y a une candidature du centre, elle doit être crédible et
indépendante". (Reuters)
A un an et demi de la
présidentielle, la course au centre semble bel et
bien lancée.
Mais peu importe les prétendants, François Bayrou semble confiant: "Je
n'ai jamais eu aucun doute sur le fait que les Français ne se
tromperont pas sur celui qui incarne une candidature libre. Ils savent
qui est authentique", assure le président du Modem au JDD.fr. Et la
dernière enquête Ifop pour France Soir publiée vendredi semble aller
dans son sens: 51% des sondés estiment que l'ex-candidat à la
présidentielle de 2007 incarne au mieux les valeurs du centre, suivi de
près par Jean-Louis Borloo, grand perdant du remaniement (45%).
Mais
François Bayrou n'est pas seul. Hervé Morin a déjà annoncé sa
candidature sous l'étiquette du Nouveau Centre. Jean-Louis Boloo, en quittant le gouvernement,
s'affiche aussi comme un
adversaire de plus en plus crédible. Et Dominique de Villepin, qui critique jour après jour l'action du
gouvernement,
pourrait également séduire au delà de l'UMP. "Le centre est devenu un
espace concurrentiel, convoité", explique au JDD.fr Frédéric Dabi,
directeur d'opinion et d'études stratégiques à l'Ifop. Pas suffisant en
tout cas pour décourager le président du Modem: "S'il y a une
candidature du centre, elle doit être crédible et indépendante, et non
pas soumise à l'UMP", estime François Bayrou.
"Qui
peut
croire que Villepin est au centre?"
En
clair, du côté du
Modem, on réfute l'idée d'une candidature crédible au centre, autre que
celle de François Bayrou: "Il n'y a aucune course au centre", assure
Jean-Luc Bennahmias, vice-président du parti, contacté par leJDD.fr.
"Hervé Morin ne sera pas candidat car il est tout seul. Et Jean-Louis
Borloo est coincé dans un appareil tenu électoralement par l'UMP. Je ne
crois à aucune de leurs deux candidatures", assure encore le député
européen. "La seule à laquelle je peux croire, c'est Dominique de
Villepin", confie-t-il. Sans toutefois la redouter: "Qui peut vraiment
croire que Villepin est au centre? Il se prend les pieds dans le tapis.
Ce n'est pas parce qu'on s'éloigne du gouvernement, qu'on est centriste
pour autant", souligne Jean-Luc Bennahmias, pour qui "François Bayrou
représente évidemment le centre indépendant".
C'est
auprès de
l'électorat de gauche que le leader du Modem a une forte cote de
popularité puisque 57 % des électeurs de gauche (et 61 % des
sympathisants du PS) le préfèrent à Jean-Louis Borloo, selon l'étude.
"Beaucoup de gens en ont marre des vieilles lanternes que sont la
droite et la gauche. Notre électorat n'est pas qu'au centre", insiste
Jean-Luc Bennahmias.
"Borloo a un vrai
potentiel de
crédibilité pour incarner le centre"
Si le Modem se
refuse à
parler de course au centre, l'éventuelle candidature de Jean-Louis
Borloo pourrait toutefois séduire une partie de leur électorat. "En
quittant un gouvernement fortement ancré à droite, Jean-Louis Borloo a
changé de statut dans l'échiquier politique. Après avoir raté la marche
pour Matignon, il a un vrai potentiel de crédibilité pour incarner le
centre", analyse Frédéric Dabi. D'autant que la cote
de popularité de l'ancien ministre de l'Ecologie reste forte
dans
les sondages. Mais sur ce point aussi, Jean-Luc
Bennahmias ne
craint rien: "Une bonne cote dans l'opinion publique ne fait pas un
électorat. Sinon, Simone Veil et Bernard Kouchner seraient des héros
nationaux".
F
Bayrou incarne plus les valeurs du Centre que Borloo,
selon un sondage
(AFP)26-11-2010 Le
président du MoDem François Bayrou incarne plus les valeurs du Centre
que le président du parti Radical Jean-Louis Borloo, selon un sondage
Ifop à paraître vendredi dans France Soir.
A la
question: "Entre
Jean-Louis Borloo et François Bayrou, qui incarne selon vous le plus
les idées et les valeurs du centre?", 51% des personnes interrogées se
prononcent en faveur du président du MoDem et 45% plébiscitent l'ancien
ministre de l'Ecologie, 2% ne désignent aucun des deux et 2% ne se
prononcent pas.
Ce sondage a été réalisé les 18 et
19 novembre
par téléphone sur un échantillon de 964 personnes représentatif de la
population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.
Hervé
Morin et le boomerang
des commissions légales
(Karachigate)
20-11-2010 -
L'Hérétique
C'est un
principe bien connu chez les
Aborigènes en Australie, le boomerang quand on l'envoie, si on ne fait
pas gaffe, ils vous revient dans la gueule.
Dans nos
sociétés
modernes, quand tu balances un glaviot bien vert par la
fenêtre
de ta portière de voiture, fais gaffe à cracher plus vite que le vent
sinon tu te le prends à la tronche.
Le minable SCUD
d'Hervé
Morin a entraîné un certain nombre de discussions sur
ce blogue et
entre autres les commentaires d'un journaliste politique expert du
journal La
Croix, Laurent de Boissieu, qui tient aussi un blogue personnel.
Voici
le commentaire qu'il a laissé :
Continuant
à ajouter des
précisions sur la note de mon blog, j'ai relu les travaux de la mission
d'information parlementaire sur les circonstances entourant l'attentat
de Karachi, et je suis tombé sur un passage qui ne manquera pas de vous
intéresser:
"M. François Léotard, ministre de la
défense lors de
la principale phase de négociation du contrat, a confirmé ne pas avoir
eu connaissance de la négociation des FCE ("frais commerciaux
exceptionnels", les fameuses commissions, légales à l'époque),
compte tenu de ses multiples responsabilités. M.
Léotard a
indiqué savoir que des intermédiaires étaient reçus au ministère de la
défense mais que: «c'étaient les membres de mon cabinet (François
Lépine, directeur du cabinet, Hervé Morin, Renaud Donnedieu de Vabres,
le général Mercier) qui les recevaient»".
Ben
voilà. Je
pense qu'Hervé Morin est clairement mieux placé que François Bayrou
pour donner des éléments qui permettront au grand public les tenants et
les aboutissants de cette histoire de sous-marins, de commissions et de
rétro-commissions.
Marielle
de Sarnez et François Bayrou n'ont «pas de
contact avec JL Borloo»
20-11-2010
Le Figaro
Invitée
du Talk Orange-Le Figaro, la vice-présidente du Mouvement démocrate ne
souhaite par rejoindre une coalition centriste dont les membres
appartiennent à la majorité.
Karachi:
lever le secret défense( F Bayrou)
18-11-2010
Le Figaro
Le
président du MoDem François
Bayrou a réclamé ce soir la levée du secret défense dans l'affaire de
Karachi, alors que les soupçons se renforcent sur l'existence dans ce
dossier de rétrocommissions qui pourraient avoir servi à financier la
campagne d'Edouard Balladur en 1995.
"Ce sont des
affaires qui
pourrissent la vie politique française depuis des décennies", a
expliqué sur France 2 l'ancien ministre de l'Education nationale du
gouvernement Balladur. "Le ministre de la Défense de l'époque, Charles
Millon, vient de dire qu'il savait et un autre ministre de la Défense,
Alain Richard (PS), a dit à la tribune de l'Assemblée nationale que
tous les partis - pas le mien - avaient été intéressés à ces ventes
là", a-t-il ajouté.
"Eh bien, je dis que cela ne
peut plus durer
comme cela. Il faut débarrasser la vie politique française de ce
soupçon qui est devenu une accusation. Il faut lever le secret défense
qui, pour l'instant, couvre les secrets de cette affaire", a-t-il
lancé. Pour le député centriste, "le secret défense n'a
aucune
raison d'être quand il y a une entorse aussi énorme à la loi".
"Donc,
a-t-il insisté, tous les Républicains doivent dire: nous voulons
retrouver la confiance élémentaire que nous devons avoir dans la
République. Nous exigeons la levée du secret défense sur tous les
documents qui expliquent ces scandales impossibles à supporter".
François
Bayrou : "Les
jeunes, l'éducation, et
l'environnement sont les grands oubliés de l'intervention
présidentielle"
Mouvement
Démocrate -
17-11-2010
François bayrou
est revenu ce mercredi sur
l'intervention du président de la République, hier soir sur les chaînes
de télévision.
Union
des centristes: le MoDem, lui, "n'avance pas
masqué" ( Yann Wehrling)
Le
Monde 17-11-2010
Le
porte-parole du MoDem Yann
Wehrling a ironisé mardi sur les centristes de la majorité qui parlent
d'indépendance tout en soutenant Nicolas Sarkozy, contrairement à
François Bayrou, pour qui "l'indépendance n'est pas un vain mot" et qui
n'"avance pas masqué" pour 2012.
"Quand on écoute
Jean-Louis
Borloo et Hervé Morin, ils s'empressent de dire qu'ils ne font rien
contre Nicolas Sarkozy, qu'ils ne se situent pas en dehors de la
majorité", a souligné M. Wehrling lors du point presse hebdomadaire du
MoDem.
"C'est une différence très importante avec le
MoDem, pour
qui l'indépendance n'est pas un vain mot", a-t-il ajouté.
"Nous
avons foi dans la possibilité de rendre majoritaire un pôle de
renouveau qui ne soit ni derrière l'UMP ni derrière le PS. Nous avons
bâti notre identité sur cette idée", a-t-il rappelé.
"MM.
Borloo
et Morin ne croient pas en cela. Ils s'inscrivent clairement dans la
réélection de Nicolas Sarkozy. S'ils avaient obtenu ce qu'ils voulaient
au gouvernement, on n'entendrait pas parler d'eux. Ils sont donc dans
un rapport de force interne avec Sarkozy. Nous, on s'adresse aux
Français", a fait valoir le porte-parole du MoDem sans toutefois fermer
totalement la porte aux anciens de l'UDF.
"S'ils
devaient, dans
les semaines qui viennent affirmer dans les faits leur indépendance,
alors tout est possible", a-t-il dit en expliquant cependant qu'il leur
faudrait en apporter la preuve.
"Le fait de ne pas
faire partie
de l'UMP est un premier pas mais la question de la satellisation est
fondamentale. Dans les semaines qui viennent, s'ils apportent des
preuves, en ne votant pas le budget par exemple... on sera attentif à
cela", a-t-il expliqué. Il s'est toutefois montré sceptique, ajoutant
que "pour le moment" il n'y avait "pas la bribe du commencement d'une
indépendance qui s'affiche de leur côté".
Interrogé
sur l'ombre
que pourrait porter sur le président du MoDem une candidature Borloo en
2012, M. Wehrling a jugé qu'elle concurrencerait surtout celle de
Nicolas Sarkozy.
"A quoi bon aller au premier tour
d'une
élection si le seul objectif est de soutenir au final Nicolas Sarkozy.
Une candidature qui s'inscrit dans le cadre d'un simple rapport de
force pour avoir plus de poids dans une future majorité n'a pas de
sens. Le président de la République préférera toujours ses proches à
ses partenaires", a-t-il fait valoir.
"Selon un
récent sondage,
les Français estiment que c'est François Bayrou qui incarne le mieux
les valeurs du centre (41% contre 24% pour Borloo et 9% pour Morin,
ndlr)", a souligné M. Wehrling. "Cela montre la crédibilité de notre
message".
François
Bayrou ironise sur les "manoeuvres" de Morin et
Borloo
AFP
- 16-11-2010
Le
président du MoDem François Bayrou a ironisé mardi sur les grandes
manoeuvres en vue de rassembler les centristes lancées par Jean-Louis
Borloo et Hervé Morin après leur éviction du gouvernement. Sur France
Inter, l'ancien candidat à l'Élysée a plaidé pour une force politique
au centre, indépendante de la majorité présidentielle - sa feuille de
route depuis l'élection de 2007. "Je ne crois pas au centre soumis dans
la majorité", a fait valoir François Bayrou. "S'il s'émancipe, alors
tout est possible mais s'émanciper cela veut dire qu'on accepte de
former un courant indépendant." "L'idée du panier de crabes
dans
lequel
vont s'ébattre ceux qui voudraient prendre le contrôle de ce qu'ils ont
refusé toute leur vie, c'est une idée qui n'est pas la mienne. Je ne
plonge pas dans les paniers de crabes", a ajouté le dirigeant centriste.
Les
ex-ministres de l'Écologie et de la Défense entendent chacun de leur
côté rassembler une famille politique atomisée entre une partie de
l'UMP, le Nouveau Centre ou l'Union centriste. L'enjeu central de cette
bataille est la présence d'un candidat de centre-droit en 2012.
Sondage
IFOP-France Soir :
pour les Français, François
Bayrou est celui qui incarne le mieux les valeurs du Centre
15-11-2010 Mouvement
Démocrate
Le
président du Mouvement Démocrate, François Bayrou, est la personnalité
politique qui incarne le plus les idées et les valeurs du Centre, selon
un sondage réalisé par l'IFOP pour France-soir, deux jours avant le
remaniement.
À la
question, "parmi les personnalités suivantes, laquelle selon vous
incarne le plus les idées et les valeurs du Centre ?", François Bayrou
arrive en tête (41%) devant Jean-Louis Borloo (24%), Dominique de
Villepin (23%) et Hervé Morin (9%).
Ce sondage a été
réalisé les
10 et 12 novembre par téléphone sur un échantillon de 956 personnes
représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon
la méthode des quotas.
Le sondage
François
Bayrou : "Il faut pour la France de la
relocalisation, de l'éducation, et un Etat impartial"
Mouvement
Democrate
15-11-2010
François Bayrou était l'invité ce dimanche
de l'émission "C politique" animée par Nicolas Demorand sur France 5.
Après
la nouvelle nomination à Matignon de François Fillon, François Bayrou a
estimé sur France 5 qu'il y avait "un côté farcesque à la manière dont
a été préparée cette séquence".
"Après huit mois, au
bout du
compte, ce qui reste c'est la reconduction du Premier ministre", a-t-il
dit, soulignant à propos de François Fillon que si sa politique
n'allait "pas dans la bonne direction", il avait de l'"estime" pour
"l'homme".
"Il n'y aura pas de nouvelle donne", a
affirmé
François Bayrou. "Après tant de mise en scène, rien ne sera modifié",
a-t-il insisté, ajoutant : "Tout cela solde la question +va-t-il y
avoir une autre politique?+". "Je n'ai jamais cru à cette autre
politique" tant que "Nicolas Sarkozy est le président".
La video
Conseil
national du 13 novembre 2010 : "Le temps est
à
l'heure de la construction et de la proposition", pour François Bayrou
13-11-2010
Mouvement
Democrate
Le Conseil national
du Mouvement Démocrate
s'est réuni ce samedi 13 novembre 2010, avant le Congrès national
statutaire qui aura lieu le 12 décembre prochain à Paris.
François
Bayrou, souhaite représenter en 2012 un recours face au pouvoir UMP,
dont il a dénoncé samedi l'idéologie en proposant aux Français "un
espoir crédible" face à un Parti socialiste qui "ne répond pas aux
problèmes du pays", croyant en ses chances de renverser "la
bi-polarisation" UMP-PS qu'il dénonce, en proposant une offre
différente aux Français.
"Depuis trois ans, aucun
des grands
secteurs ne se porte mieux et même, la plupart se sont dégradés. Ce qui
explique le jugement négatif des Français sur le pouvoir actuel",
a-t-il expliqué , ajoutant que "paradoxalement, le PS ne semble pas
répondre aux problèmes du pays, puisque la défiance grandit à son
endroit" ; cela confère au MoDem "une grande responsabilité", a-t-il
encore ajouté.
François Bayrou a expliqué
vouloir placer son
projet sous le double signe de "l'espoir" et de la "crédibilité", thème
du congrès du parti le 12 décembre à Paris. "Nous sommes le seul
mouvement politique indépendant de la vie politique Française. Cette
indépendance, nous l'avons voulue, gagnée et en avons payée le prix en
terme électoral. Elle nous paraît aujourd'hui être la condition
nécessaire pour proposer un nouveau projet pour le pays", a-t-il
affirmé.
La suite
(pdf)
Le
MoDem s'étonne de voir Hollande reprendre les mots de
Bayrou
(AFP)
-13-11-2010
L'Eurodéputé MoDem,
Marielle de Sarnez, s'est étonnée vendredi de ce que François Hollande
(PS), qui a appelé à "lever un espoir crédible" pour 2012, "ne trouve
pas d'autres mots pour définir son projet que ceux employés par
François Bayrou pour définir le sien".
"Je trouve
étrange que
François Hollande ne trouve pas d'autres mots pour définir son projet
que ceux que François Bayrou a utilisés pour définir le sien", a confié
à l'AFP la vice-présidente du MoDem.
"La vie
politique se
porterait mieux si chacun suivait son propre chemin et trouvait ses
propres mots plutôt que de reproduire ceux des autres", a-t-elle
insisté.
"Ce serait une manière de lutter contre la
confusion et
de défendre le pluralisme", a fait valoir l'élue centriste.
L'ex-Premier
secrétaire du PS, François Hollande, a estimé vendredi que le PS "doit
lever un espoir crédible" et qu'"être de gauche ce n'est pas en
promettre tant et plus".
Le Président du Mouvement
démocrate
avait expliqué mardi, à propos des attaques de Dominique de Villepin
contre Nicolas Sarkozy, que le temps n'était plus à la "dénonciation"
mais à "dessiner pour les Français un espoir crédible, quelque chose
qui puisse leur permettre d'espérer, de recommencer à y croire". "C'est
cela le très grand défi que nous avons devant nous", avait-il lancé sur
Europe 1.
Le Mouvement démocrate a choisi de faire
du concept
"d'espoir crédible" le slogan de son prochain congrès qui doit se tenir
mi-décembre à Paris.
Producteurs
de viande : "En finir avec les situations de
monopole dans les secteurs stratégiques de l'agriculture", pour Marc
Fesneau
8-11-2010
Mouvement
Démocrate
Les
producteurs de viande manifestent depuis
plusieurs jours et depuis ce matin de manière plus visible encore sur
la crise du secteur dont ils sont les premières victimes. Le Mouvement
Démocrate entend et comprend parfaitement cette colère liée aux
rapports entre amont et en aval des filières agricoles.
Une
fois
de plus, un opérateur aval d'une filière agricole est à l'origine de
cette crise. Depuis plusieurs années force est de constater que, malgré
les promesses, certains opérateurs ont décidé avec une forme de mépris
inacceptable, de refuser tout dialogue et en décidant d'appliquer
simplement la loi du plus fort et non celle des relations commerciales
équilibrées.
Cette crise appelle plus globalement
plusieurs
remarques :
La première porte sur la
concentration
excessive à laquelle nous sommes confrontés dans ce secteur comme dans
bien d'autres. Désormais placés en situation de quasi monopole certains
opérateurs des filières agricoles ont décidé d'agir avec les méthodes
et les moyens que confèrent ce type de situation : le rapport de force,
la contrainte continue sur les producteurs au mépris même des coûts de
production et des réalités économiques, le refus du dialogue. Il faudra
qu'un jour soit posée la question de cette concentration excessive
contraire à la libre concurrence et défavorable tant aux consommateurs
qu'aux producteurs
La seconde porte sur la prise en
compte des
nouvelles pratiques agricoles de ces filières : seule une rémunération
équitablement répartie entre les consommateurs et les autres opérateurs
de la filière pourra permettre de reconnaître et de développer les
pratiques plus respectueuses de l'environnement. C'est à chacun de
prendre ses responsabilités
La troisième porte plus
que jamais
cette crise pose la question du rôle et de la place de l'Etat. L'Etat
est parfaitement dans son rôle lorsqu'il décide de contraindre certains
opérateurs à venir à la table des négociations. Et le Ministre de
l'Agriculture est dans son rôle lorsqu'il organise le dialogue. Plus
que jamais c'est de régulation dont a besoin ce secteur, faute de quoi
c'est l'existence même de pans entiers de notre agriculture que nous
risquons de voir continuer de disparaître.
Enfin,
plus
fondamentalement encore, cette crise révèle à quel point la valeur
travail, tant vantée par le Président de la république, est délaissée
au seul profit de la valeur argent puisque finalement elle vient
démontrer que l'on peut encore, au XXI ème siècle, travailler plus de
45 heures par semaine pour perdre de l'argent. C'est sans doute là que
réside le plus grand scandale.
Marc Fesneau
Secrétaire
Général du MoDem
Membre du Shadow Cabinet responsable de
l'agriculture
Maire de Marchenoir, Président de la Communauté
de
Communes Beauce et Forêts
Yann Wehrling : "La famille centriste ne se
reconnaît ni
dans le gouvernement, ni dans la satellisation du Parti socialiste"
3-11-2010
Mouvement
Démocrate
Yann
Wehrling,
Porte-parole du Mouvement Démocrate, a tenu ce mardi 2 novembre la
conférence de presse hebdomadaire du MoDem.
Yann
Wehrling s'est exprimé sur "la situation des chrétiens de Bagdad qui
ont à choisir la valise plutôt que le cercueil est insupportable." "La
liberté de culte, la protection des minorités et la laïcité sont des
droits de l'Homme et devraient constituer des valeurs universelles. La
France ne doit pas contingenter l'accueil de ces chrétiens persécutés
qui doivent être les bienvenues sur notre territoire.", a-t-il
affirmé.
Yann Wehrling a aussi expliqué
mardi ne pas
croire à un "tournant social" du gouvernement à l'occasion du prochain
remaniement, après "deux ans de dialogue social interrompu", et dénoncé
"une pure communication" organisée autour de la possible arrivée de
Jean-Louis Borloo à Matignon.
"L'idée qu'un tournant
social
serait donné lors d'un prochain remaniement, on y croit peu", a-t-il
expliqué, en constatant que "depuis deux ans, le dialogue social est
interrompu". "La réalité, c'est que l'orientation prise donne la
priorité à la rigueur, la sécurité, l'immigration et à privilégier les
donateurs de l'UMP. Tout discours différent n'est pas la réalité",
a-t-il ajouté.
"Avec Jean-Louis Borloo, on veut
donner aux
Français l'impression qu'il va y avoir un changement. Il s'est prononcé
aujourd'hui pour un Grenelle de la fiscalité. L'idée du Grenelle est
une bonne chose mais pourquoi ne pas l'avoir fait sur les retraites?",
s'est interrogé Yann Wehrling.
"Ce qui est
important, ce n'est
pas la personne (du Premier ministre, NdM) mais la politique qui est
menée et l'on ne voit pas pourquoi les choses seraient différentes
demain. Tout cela est de la pure communication", a-t-il encore estimé.
Yann
Wehrling a aussi jugé le "heureux hasard" que constitue, selon lui, la
remise d'un rapport d'évaluation vantant le Grenelle de l'environnement
alors que que le ministre concerné est justement candidat à Matignon.
Il a ainsi affirmé que l'honnêteté aurait été de dire que nombre
d'avancées du Grenelle correspondent à la transcription de normes
européennes.
"M. Borloo s'attribue des réussites sur
des choses
qui se seraient faites sans lui. Le ministre et le gouvernement en font
trop en matière de communication, trop de fanfare et pas assez
d'objectivité", a-t-il conclu en qualifiant notamment de "point noir"
l'abandon de la taxe carbone.
SOLIDARITE ET SOUTIEN AUX OTAGES
1-11-2010
Répondant
à l'appel du
Comité de soutien aux journalistes détenus en otage en
Afghanistan, Marc Saint-Denis, Conseil Général du
Mouvement
Démocrate en Meurthe et Moselle a participé ce vendredi 29 octobre 2010
à la mise en place d'une banderole de soutien sur les grilles de
l'entrée de l'Hôtel du département.
Cette marque
posée de façon pérenne sous
la
houlette du Président du Conseil Général, en présence de Conseillers
Généraux de toute tendance politique et de membres du comité de
soutien, restera en place jusqu'à la libération des otages.
Cette
banderole sert à rappeler à tous que depuis le 29 décembre 2009 Hervé
Ghesquière et Stéphane
Taponier journalistes
à France 3 ont été enlevés avec leurs accompagnateurs, Mohamed
Reza, Ghulam et Satar, dans la plaine de
Kapisa, en
Afghanistan. Ils étaient en reportage pour l'émission "Pièce à
conviction".
Cela fait plus de 300 jours qu'ils sont
prisonniers.
Ils ont rejoint la douloureuse cohorte des otages au long cours.
Lors
de cette cérémonie, Catherine Créhange,
correspondante dans le
département du comité de soutien aux journalistes, a rappelé à quel
point « soutenir, assister, accompagner » sont autant d'actions qui
peuvent être apportées aux otages ainsi qu'à leurs proches.
Les
actions de prises d'otages sont, à chaque fois des histoires
particulières que la mobilisation du public peut aider à traiter mais
également à prévenir.
Actuellement, plus de 10
autres otages
français seraient recensés par le Quai d'Orsay. Parmi eux : les cinq
employés d'Areva enlevés au Niger, qui se trouvent actuellement au Mali
aux mains d'AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), trois marins enlevés
dans le golfe du Nigeria, un agent français en Somalie aux mains du
mouvement Al-Shabbaab, et le franco-israélien Gilad Shalit capturé à
Gaza.
L'actualité nous montre que le phénomène des
prises
d'otages dans le monde ne cesse de gagner en importance, touchant tous
les individus quelque soit leur condition sous toutes les latitudes.
Cette
action ne doit donc pas demeurer uniquement symbolique.
Elle
s'inscrit dans un engagement : celui de la défense des droits de
l'Homme, celui de la liberté, dont celui de la liberté de la presse,
garante de la démocratie.
Pour aller
plus loin : Comité
de soutien aux otages de France 3 ; les
otages dans
le monde
Danièle Noël
Déléguée
départementale MoDem54