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Le MoDem organise son congrès national à Arras : entretien avec J.-M. Vanlerenberghe

30-11-2009 La Voix du Nord

Propos recueillis par Marco VERRIEST

VanlerenbergheJ.-M. Vanlerenberghe accueillera François Bayrou à Arras pour le congrès national. 

Soixante-treize ans après un événement politique de la même envergure, à l'époque avec le MRP, l'Arrageois va servir de cadre au congrès national du MoDem, en cette fin de semaine. Où en est le parti de François Bayrou ? Comment va-t-il se positionner aux régionales ? Et surtout quel message va-t-il délivrer ? Le point avec le sénateur-maire Jean-Marie Vanlerenberghe, l'un des cadres et des proches du ténor national centriste.

Accueillir le congrès national... Un symbole de la réussite des idées du MoDem à Arras ?

« On essaie à Arras de mettre en oeuvre les idées humanitaires et sociales du MoDem, en pratiquant une politique de proximité et d'écoute. Faire vivre la démocratie avec la participation des citoyens, c'est la caractéristique de notre mouvement. »

Sur le site internet vous voulez que « Le MoDem écrive d'une main ferme une page de son histoire ». Quel message fort attendez-vous de François Bayrou ?

« C'est vrai que, comme tous les militants, j'attends un message fort. Nous organisons un congrès national sur le projet porté en 2007 par François Bayrou. Il faut maintenant l'actualiser sur toutes les questions que les Français se posent, offrir une vision claire pour une régulation et une gestion de l'économie mondiale. Tout le monde ressent bien le désordre aujourd'hui. Mais comment remettre l'homme au coeur de l'économie ? C'est un nouveau modèle de société qu'il faut inventer et la crise nous y oblige. C'était le projet initial de François Bayrou qui refusait les schémas du passé, avec les clivages droite-gauche des partis par ailleurs porteurs chacun de valeurs. Nous, nous voulons faire la synthèse. »

Vous êtes un de ses proches depuis des années... François Bayrou est-il plus un chef de parti ou un éternel candidat à la présidentielle ?

« C'est un chef de parti. Il l'a créé. C'est un militant dans l'âme que j'ai accueilli au Centre démocrate en 1975. Il n'est pas sur un positionnement marketing, mais il sait aussi le poids nécessaire des militants pour être élu à la présidentielle. Il faut des relais dans la population. On a la chance d'avoir au MoDem un président qui, lui, n'est pas contesté dans son parti. Il a été candidat deux fois à la présidentielle... Jacques Chirac et François Mitterrand ont été élus à la troisième tentative. Il y a de l'espoir pour François Bayrou ! »

Le mauvais score des européennes est-il digéré ? Avez-vous tiré les leçons d'une campagne basée sur l'anti-Sarkozysme ?

« Il y a eu un problème avec le message du MoDem qui est très européen. C'est ancré dans notre culture et dans notre histoire. Robert Schuman, un des pères de l'Europe, était du Parti démocrate populaire puis du MRP. Mais ça a disjoncté entre l'électorat et notre message. Pourquoi ? On peut penser que le livre de Bayrou, excellent par ailleurs et dont le diagnostic n'est pas faux, est malheureusement tombé mal à propos. Il a fait un "buzz" politique, mais n'a pas entraîné l'électorat autre que démocrate et notre projet pour l'Europe n'a pas réussi à passer. En pleine poussée des Verts, la maladresse avec Cohn-Bendit a malheureusement amplifié le phénomène. »

Quel est votre rôle national pour les régionales ?

« Je suis vice-président du MoDem en charge des élections régionales. J'ai orchestré un travail commun pour élaborer le projet, les listes, choisir les têtes de listes régionales et chefs de file départementaux. »

Quel score peut envisager le MoDem au niveau national ?

« Dans les sondages, on tourne entre 8 et 10 %, selon les instituts et les régions. C'est-à-dire le score des européennes.

L'ambition est de faire autant, voire plus aussi. »

Et aux régionales dans le Nord - Pas-de-Calais ?

« On souhaite faire de même. Il faut rappeler que nous n'avions pas cette audience dans le Nord - Pas-de-Calais, mais l'écart entre les régions s'est amenuisé. Il y a un changement dans l'attitude des électeurs, dû à une présence militante plus forte et à une ligne politique plus claire, faite d'autonomie et d'indépendance. »

Si votre score est inférieur à 10 %, à quelles alliances peut-on s'attendre au 2e tour ? La ligne peut-elle être différente de celle adoptée au niveau local ?

« Chaque élection est singulière. Pour les municipales, j'ai fait une liste d'ouverture avec toutes les sensibilités politiques.

On a vu à Calais, à Béthune... des alliances improbables aux municipales. Ce qui démontre qu'au niveau local, ça repose sur des hommes et des femmes et sur un projet. Pour les régionales, avec Olivier Hénno et Frédéric Leturque, tête de liste et chef de file, on construit un projet pour répondre aux attentes des habitants en matière d'éducation, de transport, d'emploi, d'environnement, de santé. Domaines sur lesquels nous allons faire des propositions audacieuses, avec la volonté de moderniser l'image de la région. »

Mais s'il y a alliance... plutôt avec le PS, avec l'UMP ?

« Nous sommes, par définition, ouverts à toutes les formations qui accepteraient de travailler avec nous. Au 1er tour, nous présenterons une liste autonome, ensuite nous attendrons des signes de la part des autres formations sachant que dans la région, personne ne peut faire la majorité à lui seul. Le choix d'une alliance dépend aussi des autres ! Le deuxième tour, c'est une rencontre. Nous voulons sortir du système binaire en politique et faire avancer nos idées avec des alliés. Et il y aura une cohérence nationale au deuxième tour. »

Congrès du MoDem à Arras, à Artois-Expo, les vendredi 4 (ouverture à 16 h 30), samedi 5 (travail des sept commissions et séance plénière) et dimanche 6 décembre (matinée de clôture).

Jean-Marie Beaupuy à la rencontre des adhérents du MoDem 54

26-11-2009  

JM BeaupuyDans le cadre de la préparation des élections régionales de mars 2010, Luc Binsinger, président du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54) et Danièle Noël, vice-présidente, ont eu le plaisir d’accueillir mardi 24 novembre 2009, Jean-Marie Beaupuy, ancien député européen et membre du Bureau exécutif national du Mouvement Démocrate (MoDem).

Lors de cette visite, qu’il a souhaité la plus conviviale, la plus chaleureuse et la plus proche possible des adhérents, Jean-Marie Beaupuy a rappelé avec force et conviction l’importance des valeurs portées par le MoDem dans le paysage politique actuel.

Attirant l’attention de chacun sur une situation grave de déliquescence politique qui ne sert pas la démocratie, l’ancien député européen, spécialiste de la politique régionale, a réaffirmé la volonté du parti de François Bayrou de présenter un projet politique pour chaque région et d’apporter des réponses concrètes aux questions citoyennes.
Il a rappelé que ,plus que jamais, le MoDem se doit d’être la force politique qui sache présenter une vraie espérance alternative aux Français, tant au niveau national que local, afin de préparer positivement l'avenir politique de notre pays.
Un débat riche en contributions, a permis aux adhérents présents de soulever les enjeux majeurs en matière notamment d’emploi, d’économie, de ruralité, de culture et de santé.


Ce travail se poursuivra lors d’un Congrès du MoDem qui se tiendra à Arras les 4, 5 et 6 décembre. Cette rencontre nationale présentera un double enjeu : celui de finaliser « un petit livre orange », synthèse du travail collégial de présentation du projet du MoDem et également celui de présenter la stratégie et les lignes directrices qui seront suivies lors de la prochaine campagne pour les élections régionales.

Merci à Jean-Marie Beaupuy de sa présence parmi nous, de ces échanges constructifs et de son « parler vrai »..
Merci à tous ceux qui ont pu participer à cette rencontre.

Danièle Noël

quelques photos

Marielle de Sarnez exhorte le Conseil européen à un sursaut avant le Sommet de Copenhague sur le changement climatique

Mouvement Democrate 26-11-2009

Intervenant aujourd'hui au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, à l'occasion du débat sur la préparation du prochain Conseil européen, Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, a formé le voeu, à la veille du Sommet sur le changement climatique, que "l'Union parlera d'une seule voix et agira unie au lendemain de Copenhague, quelque soit l'ampleur du résultat de la conférence. Avançons ! Fixons nous le cap d'une réduction effective de 30% des gaz à effet de serre. Et quand je dis effective, cela veut dire qu'il faudra se poser à terme un jour la question des dérogations et des droits à polluer. Et puis, avançons et prenons là aussi un engagement financier ferme à l'égard des pays en voie de développement, nous leur devons", a-t-elle poursuivi.

Concernant la situation économique et sociale, Mme de Sarnez a déclaré: "Nous devons travailler à l'émergence d'un nouveau modèle économique qui privilégie l'emploi, le progrès social et le long terme, c'est-à-dire le durable sous toutes ses formes. Et donc, nous avons besoin de supervision et de régulation, d'une politique plus favorable aux petites et moyennes entreprises et, d'une réflexion commune sur la fiscalité privilégiant le long terme sur le court terme."
 
Revenant sur les nominations auxquelles viennent de procéder les Vingt Sept pour les fonctions de Président du Conseil européen et de Haut représentant/vice-président de la Commission, Marielle de Sarnez a souligné: "Je ne mets pas en doute la question des personnes mais c'est celle des procédures que je mets en doute, et j'espère vraiment que c'est la dernière fois que ça se passera comme ça. Les Européens attendaient de la transparence, de la démocratie, de la clarté du débat, mais au fond ils ont eu de l'opacité et des négociations de dernière minute dans le huis-clos d'un Conseil européen. Ceci ne doit pas se reproduire et je pense qu'il reviendra à notre Parlement de proposer pour l'avenir, de nouvelles procédures et de nouvelles règles".
 
Enfin Mme de Sarnez a félicité son ancienne collègue du groupe ADLE, Cécilia Mallström, ministre suédoise des Affaires européennes: "Merci à la présidence suédoise de nous laisser à la fin de l'année le meilleur d'elle-même. C'est une bonne nouvelle pour la Commission et une bonne nouvelle pour notre Parlement".

Au "Forum Copenhague", Cohn-Bendit et Bayrou scellent leurs retrouvailles

Le Monde - 23-11-2009

F Bayrou - D Cohn-BenditDaniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) et François Bayrou (MoDem) ont scellé leurs retrouvailles samedi lors d'une réunion transpartisane sur le sommet de Copenhague, aux côtés de Michel Rocard, mais sans le PS. Les deux hommes se sont retrouvés au "Forum Copenhague", organisé à l'Assemblée nationale à l'initiative d'Europe-Ecologie, à l'approche du sommet sur le climat de l'ONU (7-18 décembre).
"Pour faire quelque chose de sérieux sur ce sujet, il faut se rassembler. Pour faire quelque chose de sérieux pour la France, il faudra aussi se rassembler", a expliqué M. Bayrou, anticipant sur les échéances électorales de 2012. Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, "l'idée qu'on pourrait rester chacun chez soi et chacun pour soi en pensant qu'on peut prendre le pas et la domination sur les autres est une idée stupide".

Minimisant la portée de ces retrouvailles après leur empoignage du mois de juin lors d'un débat télévisé pour les européennes, - "ce n'est pas une révolution" -, M. Bayrou qui a serré chaleureusement la main à "Dany" devant une nuée de caméras, a assuré que l'incident des européennes était "sans aucun doute" oublié.

"IL FAUT QU'ON AIT DES AMBITIONS" POUR COPENHAGUE

Restée très discrète au fond de la salle à l'arrivée de M. Bayrou, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, pas très MoDem-compatible, a "regretté" que les partis de gauche, et notamment la numéro un socialiste Martine Aubry, n'aient pas participé au forum auxquels ont pris part les députés Eric Diard (UMP), Sophie Auconie (Nouveau centre) et Jacqueline Fraysse (PCF) venue à titre personnel. "Au-delà des clivages", on peut avoir "sans renier ses convictions mais en toute franchise, un débat sur des enjeux qui sont ceux de l'humanité", a-t-elle argumenté, ironisant sur la présence du PS dimanche au concert L'Ultimatum climatique au Zénith.
Jugeant le PS "malade", Michel Rocard a estimé que "le ballet de qui vient, qui ne vient pas" est "bien secondaire". "Nous n'aurons qu'un mauvais accord" à Copenhague, mais il faudra "trouver un compromis", a dit l'ex-premier ministre socialiste qui a par moment monopolisé la parole lors d'un débat parfois loin des enjeux de Copenhague. "Pour un compromis le moins mauvais possible, il faut qu'on ait des ambitions", lui a rétorqué M. Cohn-Bendit. "Notre boulot est de mettre la pression sur les gouvernants", a conclu M. Bayrou. Plus tôt, Mme Duflot a estimé que les dirigeants politiques n'avaient "pas le droit" de faire de Copenhague une "opération de communication", critiquant la "stratégie de bouc-émissaire" de Nicolas Sarkozy.

Copenhague: Cohn-Bendit et Bayrou s'affichent ensemble, le PS absent

AFP - 22-11-2009

Après leur empoignade du mois de juin lors d'un débat télévisé pour les européennes, Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) et François Bayrou (MoDem) ont scellé leurs retrouvailles samedi lors d'une réunion transpartisane sur le sommet de Copenhague, aux côtés de Michel Rocard, mais sans le PS.

Les deux hommes se sont retrouvés au "Forum Copenhague", organisé à l'Assemblée nationale à l'initiative d'Europe-Ecologie, à l'approche du sommet sur le climat de l'ONU (7-18 décembre).
"Pour faire quelque chose de sérieux sur ce sujet, il faut se rassembler. Pour faire quelque chose de sérieux pour la France, il faudra aussi se rassembler", a expliqué M. Bayrou, anticipant sur les échéances électorales de 2012.

Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, "l'idée qu'on pourrait rester chacun chez soi et chacun pour soi en pensant qu'on peut prendre le pas et la domination sur les autres est une idée stupide".
Minimisant la portée de ces retrouvailles après leur algarade en juin - "ce n'est pas une révolution" -, M. Bayrou qui a serré chaleureusement la main à "Dany" devant une nuée de caméras, a assuré que l'incident des européennes était "sans aucun doute" oublié.

Plus tôt, le coprésident des Verts au Parlement européen qui a reçu depuis coups de fils et "textos gentils" de M. Bayrou, avait déclaré n'avoir "jamais été fâché, c'est lui qui s'était fâché avec moi".

Restée très discrète au fond de la salle à l'arrivée de M. Bayrou, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, pas très MoDem-compatible, a "regretté" que les partis de gauche, et notamment la numéro un socialiste Martine Aubry, n'aient pas participé au forum auxquels ont pris part les députés Eric Diard (UMP), Sophie Auconie (Nouveau centre) et Jacqueline Fraysse (PCF) venue à titre personnel.
"Au-delà des clivages", on peut avoir "sans renier ses convictions mais en toute franchise, un débat sur des enjeux qui sont ceux de l'humanité", a-t-elle argumenté, ironisant sur la présence du PS dimanche au concert L'Ultimatum climatique au Zénith. "L'erreur, c'est qu'on n'a pas invité Yannick Noah aujourd'hui", a-t-elle persiflé.

"Dany" a jugé "ridicule" la position du PS qui "dit +on ne discute pas avec la droite+" et s'est amusé d'une hypothétique venue de Ségolène Royal à ce forum après son intervention à Dijon samedi dernier aux rencontres organisées par Vincent Peillon.
"Si pour que Copenhague réussisse, il faut attendre que la gauche revienne au pouvoir en France, on est mal barré", a-t-il encore persiflé en soirée sur France 2.

Jugeant le PS "malade", Michel Rocard a estimé que "le ballet de qui vient, qui ne vient pas" est "bien secondaire".
"Nous n'aurons qu'un mauvais accord" à Copenhague, mais il faudra "trouver un compromis", a dit l'ex-Premier ministre socialiste qui a par moment monopolisé la parole lors d'un débat parfois loin des enjeux de Copenhague.
"Pour un compromis le moins mauvais possible, il faut qu'on ait des ambitions", lui a rétorqué M. Cohn-Bendit. "Notre boulot est de mettre la pression sur les gouvernants", a conclu M. Bayrou.

Plus tôt, Mme Duflot a estimé que les dirigeants politiques n'avaient "pas le droit" de faire de Copenhague une "opération de communication", critiquant la "stratégie de bouc-émissaire" de Nicolas Sarkozy.
"C'est pas moi, c'est Obama, c'est pas nous c'est la Chine, (...) c'est toujours les autres", a-t-elle ironisé, soulignant que "la maladie sarkozienne de l'autosatisfaction est plus contagieuse que la grippe A".
"Certains tiennent un discours sur les marches du perron de l'Elysée et font le contraire dans les mandats qu'ils donnent à leurs négociateurs" pour Copenhague, a dénoncé la candidate Europe-Ecologie en Ile-de-France, appelant à une "mobilisation par les urnes" dès les régionales de mars.

Les Français conseillent avant tout au MODEM de proposer un modèle de pouvoir moins personnel et plus à l'écoute des citoyens

sondage BVA - 21-11-2009

...........Incarner l'anti-Sarkozysme, dans les actes. pas dans les mots.
52% des Français conseillent au MODEM de proposer « un modèle de pouvoir moins personnel et plus à l'écoute des citoyens ». Ils sont 57% à le dire chez les sympathisants du parti de François Bayrou. Ces derniers jours. c'est aussi ce qu'on a pu entendre chez ceux qui, au MODEM. s'agacent d'un « abus de pouvoir » de leur président. pour reprendre le titre de son livre à succès. Ceux-là l'exhortent à respecter les statuts du mouvement : l'affirmation d'une collégialité pour permettre « la politique autrement ».
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Enfin. les commentateurs ont peut-être imputé à tort le mauvais score du MODEM aux Européennes, au fait de ne pas avoir assez parlé justement d'Europe. Sa promotion n'arrive en effet qu'en avant-dernière position dans les conseils des Français au MODEM (et les proches du MODEM sont encore moins nombreux que les autres à prodiguer ce conseil !).
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Les personnes interrogées devaient choisir trois qualificatifs correspondant le mieux au président du MODEM parmi une liste de quatre qualités et de quatre défauts. Ce sont deux défauts qui sortent en premier : « orgueilleux » (40%) et « impatient » (36%). Deux défauts souvent attribuées également au chef de l'Etat. En revanche deux autres adjectifs parfois utilisés par les commentateurs pour décrire François Bayrou et Nicolas Sarkozy : « autoritaire » et « agressif » n'arrivent qu'en toute fin de classement (17% et 14%).
Pour les qualités, la compétence arrive en tête (30%) suivie de « sait où il va » (23%), « dynamique » (22%) et enfin « charismatique » (18%).

Les sympathisants de gauche jugent moins sévèrement François Bayrou que les sympathisants de droite, mais des deux côtés l'orgueil et l'impatience sont tout de même les qualificatifs plus cités.
Enfin n'en déplaisent à ceux qui en interne critiquent le jeu trop personnel et les lignes floues de l'action de François Bayrou. les sympathisants du MODEM le parent plus de qualités que de défauts avec dans l'ordre : « Compétent », « dynamique », « sait où il va » et « charismatique ».

Céline BRACQ / Gaël SLIMAN

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Le MoDem ne doit pas se mettre à dos les enseignants


L'Hérétique - 20-11-2009

J'ai évoqué le discours de Marielle de Sarnez et les propositions d'Espoir à gauche, tout récemment, à la suite des rencontres de Dijon. Il y a un point sur lequel j'ai tiqué, c'est celui du temps scolaire, pour lequel MoDem et Espoir à gauche se retrouvent sur la même ligne. Voici ce que dit Marielle de Sarnez :

Ceci doit conduire à modifier l’organisation de l’année scolaire. Elle n’est en France que de 144 jours par an (4 jours pendant 36 semaines) alors qu’elle est en Europe, en moyenne, de 185 jours. La journée des écoliers français est la plus longue du monde, mais nos écoles sont fermées la moitié de l’année. L’objectif que nous devons nous fixer est de parvenir en quelques années à rejoindre la moyenne européenne. Alors, je sais bien que nombreux seront les acteurs économiques qui interviendront pour que rien ne change, des stations de sports d’hiver aux gîtes ruraux. Mais cette réforme doit être conduite. La journée de travail scolaire doit être allégée pour l’enfant, et pour les professeurs afin qu’ils puissent enseigner, à un meilleur rythme.

Et voici ce que propose Espoir à Gauche :

Elèves stressés, ayant perdu le goût d'apprendre et de découvrir, temps scolaire mal réparti avec des journées trop longues et trop peu de jours et de semaines d’enseignement sur l’année... Voilà des problèmes que nous connaissons tous et que nous ne pouvons plus ignorer, sauf à renoncer à notre idéal commun d'une école qui "élève" ses "élèves". Il est temps de prendre à bras-le-corps ces défis en défendant une refonte de l'organisation du temps scolaire. Nous proposons donc :

    * des semaines mieux aménagées avec une réduction de 20% des horaires d'enseignements hebdomadaires pour les élèves...
    * ...ainsi que des journées de cours réduites et réorganisées pour ouvrir l'école à d'autres activités...
    * ... permises par 3 semaines d'allongement de l'année scolaire.


Et moi, je mets très sévèrement en garde le MoDem : François Bayrou a réalisé une percée au sein de l'électorat enseignant, parce qu'il a été le seul candidat à ne pas lui faire porter le chapeau des difficultés de l'école. Ce qui est patent et commun, dans les propositions de Marielle de Sarnez et d'Espoir à gauche, c'est que les deux veulent augmenter le temps de travail des enseignants, tout comme Royal en 2007 avec ses 35 heures, manifestement sans aucune contrepartie.  Si le nombre d'heures de cours diminuent pendant la semaine, qui s'occupera alors des enfants laissés à eux-mêmes ? Soit des animateurs, et cela coûtera très cher, soit les enseignants eux-mêmes, instrumentalisés une fois de plus. De plus, cette organisation du temps scolaire ne correspond pas à notre organisation économique. Quant à l'argument de Marielle qui consiste à dire que la moyenne des pays européens est organisée ainsi, donc qu'il faut que nous fassions pareil, il n'est pas recevable. Ce n'est pas une garantie de qualité.

J'ai entendu les premières réactions de quelques amis enseignants, et je puis d'ores et déjà dire qu'elles sont très mauvaises. Ils sont furieux. A vrai dire, pour ma part, j'estime que tout travail mérite salaire. S'il y a trois semaines de cours en plus, elles doivent être payées. Les 20% d'heures en moins, c'est un peu se moquer du monde : cela fera un argument supplémentaire pour ceux qui disent que les enseignants ne travaillent pas beaucoup d'heures, et ce sera un prétexte pour réaugmenter tôt ou tard la semaine de travail des enseignants.

J'ai le souvenir d'avoir entendu Bayrou dire qu'il fallait cesser de réformer sans cesse l'Éducation nationale. Je crois que le MoDem serait bien inspiré de tenir compte de ce sage avertissement.

Le MoDem, sur ce point, a raté une occasion de se démarquer de la doxa socialiste (reprise désormais avec astuce par la droite). La population enseignante, est, depuis des années, quelque peu "écorchée vive". Par les temps qui courent, c'est une erreur que de lui jeter de l'huile sur le feu.

Jean-Luc Bennahmias se réjouit du rassemblement politique à Dijon

16-11-2009 Mouvement Démocratre

Jean Luc BenhamiasJean-Luc Bennahmias, député européen du Mouvement Démocrate, vice-président du Mouvement Démocrate, a salué le rassemblement politique qui avait eu lieu à Dijon, samedi 14 novembre.

"Le rassemblement n'est pas le courant d'un parti, ni le sous-ensemble de celui-ci. C'est une initiative collective de personnes de bonne volonté issues de différents courants politiques progressistes", a-t-il affirmé. (Lire la suite)


Selon Jean-Luc Bennahmias, la journée de rassemblement de Dijon "montre que le processus initié à Marseille autour de Vincent Peillon, Marielle De Sarnez, Daniel Cohn Bendit, Robert Hue, Christiane Taubira, François Rebsamen, Aurelie Fillepetti, David Assouline n'est pas qu'une opération médiatico-politique pour faire une belle photo".

"Plusieurs centaines de personnes, syndicalistes de l'éducation, militants, chercheurs ont débattu, proposé et souvent convergé", a-t-il conclu.

Télécharger l'intervention de Marielle de Sarnez

Corinne Lepage lance son club "Terre Démocrate"

16-11-09 Les indiscrets

Corinne lepageLa vice-présidente du Modem Corinne Lepage a lancé hier à l'Université Paris II son club citoyen "Terre démocrate". L'ambition de ce club est de bâtir un "projet de société" à partir des expériences positives lancées en France.

Un communiqué décrit le club comme une structure dont la vocation est "de bâtir un projet de société en partant de toutes les transformations qui sont déjà en cours dans notre pays ou ailleurs, de les relier pour les mettre en cohérence et de promouvoir les valeurs communes de ses membres".

Parmi les membres du comité de pilotage, on note l'avocat Jean-Pierre Mignard, qui fut un proche de Ségolène Royal, Christopge Ginistry, ancien élu Modem qui a démissionné par désaccord avec la politique de François Bayrou ou encore l'anthropologue Paul Jorion, élève de Claude Lévi-Strauss.

Corinne Lepage en a profité pour dénoncer comme "médiatique" la rencontre d'hier à Dijon de représentants de composantes de la gauche à l'initiative du socialiste Vincent Peillon, expliquant que les deux initiatives "différaient dans la manière de faire". "A Dijon, on est dans le médiatique. Tout s'est d'ailleurs focalisé sur la présence de Ségolène Royal. Nous on veut travailler sur le fond, de manière concrète" a insisté Madame Lepage.


Un débat d'Europe Ecologie devrait réunir Bayrou et Cohn-Bendit

14-11-2009  AFP - Romandie

 Europe Ecologie a annoncé vendredi l'organisation d'un forum sur le sommet de Copenhague, où se retrouveront pour la première fois en public François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit depuis leur altercation lors d'un débat télévisé aux dernières élections européennes.

Organisé le 21 novembre à l'Assemblée nationale, ce forum, ouvert par la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, réunira une vingtaine de responsables associatifs, syndicaux et politiques, afin de réfléchir aux enjeux de cette conférence internationale sur le climat.

"Nous avons invité à ce débat tous les responsables des partis politiques et François Bayrou a accepté d'y participer", a dit à l'AFP Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie.

M. Bayrou participera à une table ronde aux côtés notamment de Daniel Cohn-Bendit et de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, animée par le journaliste Edwy Plenel.

Interrogé sur le fait de savoir s'il s'agissait d'une réunion de réconciliation entre le président du MoDem et le leader écologiste, M. Jadot a affirmé que ce n'était "pas l'enjeu" de ce débat.

"Daniel Cohn-Bendit a toujours dit, après les européennes, que la page était tournée avec François Bayrou. L'enjeu de Copenhage prime sur ces choses insignifiantes", a répondu le député européen.

M. Bayrou a confirmé à l'AFP qu'il se rendrait "a priori" en personne au débat, précisant qu'il s'agissait d'une "réunion élargie" à toutes les formations politiques" pour préparer Copenhague"

Des sources proches du dossier avait récemment confié à l'AFP que le président du MoDem avait eu plusieurs contacts téléphoniques récents avec le chef de file d'Europe-Ecologie.

Le déficit de l'Etat a plus que doublé en un an


Journal du Net - 11 octobre 2009

Le déficit du budget de l'Etat français a plus que doublé pour atteindre 125,8 milliards d'euros au 30 septembre contre 56,6 milliards d'euros un an plus tôt, une évolution qui s'explique par le coût de la crise et du plan relance, a annoncé vendredi le ministère du Budget.

Cette dégradation s'explique par "le poids de la conjoncture économique sur l'évolution des recettes et, à hauteur de 29,9 milliards d'euros, par l'effet des mesures du plan de relance", détaille le ministère dans un communiqué.

Ces chiffres sont conformes avec les prévisions du gouvernement, fait valoir le ministère. Il table sur un déficit de l'Etat de 141 milliards d'euros sur l'ensemble de 2009.

Au 30 septembre, les recettes du budget général de l'Etat ont atteint 169,7 milliards d'euros, contre 221,6 milliards un an plus tôt. Les recettes fiscales nettes ont connu une "baisse marquée" de 47,9 milliards sur un an pour atteindre 156,8 milliards, conséquence de la crise économique.

Les dépenses totales de l'Etat ont en revanche augmenté, passant de 255,9 milliards au 30 septembre 2008 pour atteindre 263,9 milliards au 30 septembre 2009.
Evolution mensuelle du déficit commercial de la France de septembre 2008 à septembre 2009 (Photo null/AFP)
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Commerce extérieurPar ailleurs, le déficit commercial de la France a été ramené à 1,755 milliard d'euros en septembre contre 2,173 milliards en août, grâce notamment à une amélioration des exportations, ont annoncé vendredi les Douanes. Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé du commerce extérieur français atteint 43,939 milliards d'euros, précise le ministère des Finances sur son site internet.

Dans un communiqué, la ministre de l'Economie Christine Lagarde et la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Anne-Marie Idrac "notent avec satisfaction que le déficit commercial au 3e trimestre 2009 a été réduit de moitié par rapport au trimestre précédent et atteint son plus faible niveau depuis la fin 2004".

Il passe ainsi de 10,1 milliards d'euros au 2e trimestre à 4,6 milliards au 3e. Selon le ministère des Finances, cette amélioration est due à une "reprise" des exportations "conjuguée à un amenuisement des achats énergétiques". Les exportations se redressent légèrement en septembre à 29,107 milliards d'euros, en données corrigées des variations saisonnières, tandis que les importations restent stables à 30,862 milliards.




LE MODEM 54 SALUE LA MEMOIRE DE CLAUDE COULAIS

5-11-2009

Claude CoulaisLa disparition de Claude Coulais, ancien ministre maire de Nancy, attriste de très nombreux nancéens et Meurthe et Mosellans.

« Le Mouvement Démocrate Meurthe et Mosellan salue la mémoire de ce centriste dont les différents mandats de conseiller général, de conseiller régional, de parlementaire et de secrétaire d’Etat ont toujours témoigné d’un profond attachement à la Lorraine, d’une humilité et d’une générosité exemplaires ainsi qu’un sens de la gestion publique au dessus de  toute considération politicienne. »

A son épouse et ses enfants, le MoDem 54 adresse ses sincères condoléances


France/Emprunt - F Bayrou plaide la "raison" auprès de Fillon-

Reuters - 5-11-2009

 La "raison" devrait amener l'exécutif français à renoncer au grand emprunt étant donné la situation "catastrophique" des finances publiques, a estimé mercredi François Bayrou.

Tout au moins, a plaidé le président du MoDem après un entretien avec François Fillon à Matignon, faut-il faire des choix "raisonnables": ne pas dépasser 30 milliards d'euros et emprunter sur les marchés.

"J'ai dit au Premier ministre que la raison serait qu'on renonce et j'ai même proposé (la) voix alternative" d'un grand emprunt européen de 300 milliards d'euros, a expliqué le dirigeant centriste à l'issue de la rencontre.

Le montant de l'emprunt, qui reste à arbitrer, suscite des divergences au sein de la majorité où certains recommandent de ne pas dépasser 30 milliards d'euros quand d'autres veulent aller jusqu'à 100 milliards.

"Dans le débat, j'allais dire combat, qui a lieu aujourd'hui (...) entre des gens comme Michel Rocard et Alain Juppé qui disent 's'il vous plaît soyons raisonnables' (...) et d'autres qui disent 'mais pas du tout allons-y franco!', nous sommes du côté des raisonnables", a dit François Bayrou.

"J'ai l'impression que, depuis le début, François Fillon est du côté des raisonnables", s'est-il félicité.

Au final, "s'ils choisissent d'emprunter contre toute raison, je suis sûr qu'ils le feront au moindre taux (et) le moindre taux sera évidemment sur les marchés", a assuré le président du MoDem, qui avait fait de la maîtrise de la dette l'un des thèmes-phares de sa campagne présidentielle en 2007.

Trente milliards, a-t-il fait valoir "c'est deux points de PIB de la France. On est déjà à 9% de déficit, on passe à 11, ce qui veut dire qu'on va se trouver avec un stock de dette incontrôlable, irremboursable". (Laure Bretton, édité par Sophie Louet)

 Bernard Tapie n'en a pas fini avec les tribunaux

AFP - La Croix 4-11-09

Bernard Tapie n'en a pas fini avec les tribunaux: le jugement lui accordant 285 millions d'euros de dommages a été récemment validé mais reste susceptible d'appel et l'ex-homme d'affaires vient d'être contraint par la justice de rembourser 1,3 million d'euros à un de ses créanciers.

L'ex-ministre doit par ailleurs être jugé en février à Paris pour banqueroute.

Début octobre, le sort judiciaire avait d'abord souri à M. Tapie. Dans un jugement dévoilé en fin de semaine dernière, le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours de plusieurs députés qui contestaient l'arbitrage rendu entre le Crédit lyonnais et l'ancien homme d'affaires, reconverti en comédien.

Après une quinzaine d'années de procédures, un tribunal arbitral, autrement dit privé, avait été désigné pour régler l'épineux conflit opposant l'organisme public gèrant le passif du Crédit lyonnais (CDR) à M. Tapie, concernant notamment la vente du groupe Adidas en 1993 dont la banque avait tiré une plus-value substantielle.

En juillet dernier, cette juridiction privée avait reconnu le préjudice moral et financier de l'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand et condamné l'Etat à lui verser 285 millions d'euros de dommages, soulevant une vive polémique dans le monde politique.

Plusieurs élus, dont François Bayrou (Modem) Jean-Marc Ayrault (PS) et Charles-Amédée de Courson (NC), avaient déposé un recours visant la décision de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, d'autoriser la procédure d'arbitrage.

Le tribunal leur a donc donné tort début octobre, estimant que Mme Lagarde avait, en acceptant cette procédure, "écarté le risque sérieux d'une nouvelle condamnation et même d'aggravation de la première condamnation".

A n'en pas douter, le jugement marque une victoire pour M. Tapie mais il ne clôt pas le dossier. M. Bayrou envisage de faire appel, se félicitant que le tribunal ait jugé sa demande recevable. "La probabilité, c'est que nous ferons appel", a-t-il déclaré lundi à l'AFP.

Les importants fonds promis à M. Tapie ont par ailleurs éveillé l'attention de créanciers. Après divers règlements (intérêts, impôts, recouvrement de créances...), l'ancien ministre devrait percevoir entre 20 et 50 millions d'euros sur les 285 attendus, selon Bercy.

Le Crédit municipal de Marseille a ainsi obtenu vendredi devant le tribunal de commerce de Paris le remboursement de deux emprunts d'un montant total de 1,3 million d'euros souscrits pour le compte de l'Olympique de Marseille par celui qui présidait alors le club de football phocéen. Il s'était porté personnellement caution.

"A partir du moment où Bernard Tapie est redevenu solvable, on a décidé d'aller au bout de la démarche. C'était logique", a indiqué à l'AFP Thierry Fauchard, directeur général du Crédit municipal de Marseille, un établissement public à vocation sociale.

"C'étaient des fonds qui étaient dus et (...) on est bien sûr ravis de pouvoir récupérer nos créances. C'est de l'argent qui va être utile à nos concitoyens", a-t-il ajouté.

Difficile de savoir si d'autres pourraient suivre cette voie. "Je ne vois pas pourquoi d'autres créanciers ne viendraient pas réclamer leur droit", a estimé M. de Courson, reconnaissant toutefois ne pas avoir d'informations précises sur ce point.

M. Tapie est enfin au coeur d'une dernière polémique. En juin, il avait fait son entrée au capital du Club Med dans un contexte très tendu avec la direction du groupe qui avait porté plainte, conduisant le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire pour "manipulation de cours" de Bourse.

Un des avocats de M. Tapie, Me Maurice Lantourne, n'avait pu être joint lundi. Quant à M. Tapie lui-même, joint dans la matinée, il a sèchement éconduit l'AFP.

MoDem : oui à l'indépendance, non à l'isolationnisme

FrédéricLN . 2 -11-2009

Frederic LNJe lis sur internet des prises de position qui vont dans le sens d'une "priorité à l'indépendance du MoDem". Ainsi la déclaration collective de militants et élus rhônalpins titrée "Priorité au projet", met en réalité le projet à la fin du raisonnement, il apparaît entre le dimanche soir du 1er tour et le mardi midi suivant :

"Notre indépendance ... guide ce message (sur le projet). Elle nous conduit à être présents au 1er tour et à inviter les électeurs à nous maintenir au second en nous confiant plus de 10% des suffrages. ...

Seul un accord sur des points du projet pourrait nous conduire à travailler avec (les) représentants (du PS ou des Verts) et les conditions pour celui-ci ne sont pas réunies à ce jour.

Aussi notre message électoral doit-il être parfaitement clair : nous avons vocation à nous maintenir au second tour et si les électeurs ne nous en donnent pas les moyens, nous chercherons à valoriser les suffrages de ceux qui ont voté pour nous par un accord de projet."

Remettons les choses dans le sens de la marche.

Nous nous sommes mis en Mouvement avec l'espoir de changer les choses. L'espoir qu'un renouveau de démocratie permette le développement durable de nos régions. Et nous ne pourrons pas changer les choses à nous seuls. Nous ne pourrons pas le faire par des campagnes sans lendemains. Nous ne pourrons pas le faire non plus si nous acceptons d'avance des "alliances automatiques".

Si nous disons "votez pour que nous restions tous seuls sur notre île" ou si nous disons "votez pour que nous nous rangions ensuite derrière tel autre", le résultat sera le même : les électeurs iront vers les autres.

Le seul intérêt que le MoDem soit là, la seule raison de voter MoDem, c'est l'espoir que nos propositions, nos conceptions de la politique, nos valeurs se concrétisent. Bref, pour que notre projet soit audible, il faut que nous soyons prêts ... à le réaliser.

Ou dit autrement : si "les conditions d'un accord sur des points du projet ne sont pas réunies à ce jour", travaillons à créer ces conditions. Discutons, proposons, publions. Et si, comme M. Placé, des partenaires potentiels nous claquent la porte au nez, il reviendra aux électeurs de les enfermer.

Pour aller un peu plus loin. Que craignent les auteurs de ce genre de textes ? J'imaginent qu'il craignent un mauvais accord : que nous mettions nos exigences et nos valeurs dans la poche pour deux strapontins. Que nous concurrencions le Nouveau Centre dans la débandade.

Comment nous prémunir de ce risque ? Certainement pas en criant "Indépendance, indépendance !". Parce que "l'indépendance" pure, cela signifie en pratique ... en remettre les clés à une seule personne, la tête de la liste "indépendante" aux régionales. Et celle-ci résisterait-elle longtemps aux sirènes des vendeurs de strapontins ? Aurait-elle les moyens, ne serait-ce que financiers, de se boucher les oreilles longtemps ?

Contre le risque de bradage, la solution me semble simple. Car notre quasi seule valeur sur le mercato est l'étiquette MoDem et la voix médiatique de François Bayrou. Il suffit donc de rappeler que les investitures et soutiens du MoDem, pour le premier tour d'abord et pour le second tour ensuite, seront donnés par le Conseil National et y seront débattus puis votés, à bulletins secrets s'il le faut ... Au Conseil National de reconnaître les bons accords des mauvais, des candidatures pis-aller des listes indépendantes solides. À lui de voir où il y a de l'espoir.