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Prix du gaz et de l'énergie : François Bayrou pointe la responsabilité de l'Etat
Marie Anne Kraft - 30/03/2011
Invité ce mercredi matin 30 mars 2011 de Jean-Jacques Bourdin sur BFM/RMC, François Bayrou a vivement dénoncé la hausse inconsidérée du prix du gaz, de l'électricité et du carburant, insupportable pour tous les Français et en particulier les moins favorisés.
Rappelons qu'il avait déjà vivement dénoncé cette aberration du prix du gaz, qui a plus que doublé en trois ans pendant que le prix du marché lui était divisé par trois, lors d'un débat sur la dernière émission de "A vous de juger" le 3 mars dernier (voir vidéo de 15'30 à 19') alors que personne n'en parlait ! Rappelons aussi toute la campagne réalisée pour inciter les Français à se chauffer au gaz, l'énergie la moins coûteuse !
En effet, demain 1er avril, le prix du gaz sera augmenté de 5%, après l'avoir été de 16% en 2010. En un an : 21% d'augmentation et sur trois ans, plus de 50% !
Pendant la même période de trois ans, le prix du gaz sur les marché était divisé par trois !
Pourquoi cette anomalie ? Parce que GDF a signé auprès de fournisseurs étrangers (Norvège, Algérie, Russie, etc.) des contrats d'approvisionnement à long terme (de 20 ans) indexés sur le prix du pétrole car à l'époque, les gisements de gaz se situaient souvent sur les mêmes sites que le pétrole et il y avait peu de transactions sur le gaz. Une renégociation des contrats a commencé mais seulement sur 10% du prix, ce qui pèse peu. En fait, les fournisseurs s'en mettent plein les poches d'une façon scandaleuse !
Comme le rappelle François Bayrou, l''Etat est actionnaire (à 35%) de GDF-Suez. Il est également responsable de la régulation des prix de l'énergie. Il doit pouvoir intervenir. De plus, il y a une exigence de vérité des prix vis à vis des Français, des consommateurs.
Non seulement les factures de gaz flambent, mais aussi celles de l'électricité (+6,4% en un an et du carburant (+17,3% en un an). Voir aussi cet article de Challenges :
Il se trouve qu'en même temps, EDFnous annonce une hausse du prix de l'électricité de 30% sur les prochaines années ( +5,2% au 1er avril, portant l'augmentation des prix à 21 % depuis un an et à 61 % depuis juillet 2005 ! ), pour pouvoir financer les investissements nécessaires de prolongation et de sécurisation du parc nucléaire.
Or, notre électricité est actuellement 30% en dessous du prix moyen en Europe, grâce, nous disait-on, à notre production nucléaire moins coûteuse ! Ce discours était donc aussi un mensonge ! Sujet très sensible au moment où la dangerosité de la production d'énergie nucléaire est mise en exergue avec la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon et que sont révélés les mensonges répétés de Tepco sur cette affaire !
Le porte-parole du Mouvement Démocrate, Yann Wehrling, a aussi dénoncé hier lors d'une conférence de presse la faiblesse dont fait preuve le gouvernement cis-à-vis des fournisseurs d'énergie.
Ecouter l'interview sur RMC :
F Bayrou: le centre en ordre à l'automne
AFP 25/03/2011
Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a dit espérer que le Centre soit "en ordre de bataille à l'automne" dans la perspective de la présidentielle de 2012, au regard des tensions au sein de l'UMP. Aux centristes de l'UMP, M. Bayrou, qui était l'invité de "Questions d'Info" LCP/France Info/AFP, a adressé un message. "Si vraiment vous avez compris qu'il faut se détacher en profondeur de ce que vous avez fait pendant des années, alors nous avons à travailler ensemble et nous avons un jour ou l'autre à retrouver une solidité, une indépendance, une liberté dont nous avons permis l'exercice, parce que nous, MoDem, nous avons la liberté politique et l'indépendance y compris financière, qui seules peuvent permettre d'avoir une démarche authentique", a-t-il dit.
"Pour ceux qui sont de bonne foi, nous avons à travailler ensemble pour qu'il y ait en France un courant au centre, indépendant, à vocation majoritaire, pas un courant du centre qui dise: +nous ne pouvons être alliés qu'avec l'UMP+", a-t-il poursuivi. Qualifiant "cette échéance", d'"heureuse", M. Bayrou a jugé "formidable qu'on en soit là". "Tout d'un coup, on voit une séparation (dans l'opinion) extrêmement forte de la manière dont le pouvoir est exercé en France dans ses orientations et dans son style".
Cantonales : Le MoDem 54 appelle au vote républicain
22-3-2011 - COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Mouvement Démocrate de Meurthe et Moselle (MoDem 54) a pris acte des messages forts lancés par les électeurs lors de la campagne des élections cantonales. Ceux-ci confirment une dérive de notre démocratie : le débat devient de plus en plus difficile et les citoyens perdent confiance.
Deux Français sur trois ont choisi de manifester d'une façon ou d'une autre leur défiance à l'égard du système traditionnel. Le risque d’une véritable fracture politique est majeur.
Dans notre département, le taux d’abstention très fort et l’augmentation des votes vers les partis extrêmes, de gauche ou de droite, sont le plus grand indice de la frustration et du cri de désespoir d'un certain nombre d’électeurs.
Force est de constater que malgré un durcissement de la règle électorale, le Front National accède au second tour du scrutin dans trois cantons.
A Pont-à-Mousson, Tomblaine et Saint-Nicolas- de- Port, des candidats du parti socialiste auront à affronter le FN.
Face à la situation créée, Danièle Noël, Déléguée du Mouvement Démocrate et Marc- Saint-Denis, Administrateur du MoDem 54 en appellent à des choix nets et tranchés en faveur des candidats socialistes, rappelant que les valeurs du MoDem ne sont pas celles du Front National.
Ils invitent chaque citoyen à faire le choix de la responsabilité dans la gestion des affaires locales et à un véritable sursaut démocratique au second tour des cantonales.
Le Modem 54 remercie les électeurs qui lui ont fait confiance lors du premier tour des élections cantonales et qui ont prouvé leur volonté de refuser les clivages traditionnels ainsi que les solutions extrêmes.
Elections cantonales Nancy-Est: remerciements
22-3-2011 Antoine Le Solleuz
Chers électeurs, chers amis,
Vous qui m’avez soutenu, vous qui avez cru en ce projet que j’ai porté avec Sonia Sadoune pour la Meurthe-et-Moselle et pour notre canton de Nancy Est, vous qui m’avez fait confiance, je vous adresse mes sincères remerciements.
Je retiens de cette élection et de la campagne que nous avons menée avec Sonia, le constat d’une république malade. Les Nancéiens et les Français n’ont pas été voter. Plus de 70% d’abstention sur notre canton! Un mal-être rugit. Il s’exprime bien souvent par un vote d’opposition, un vote de dégout ou bien, comme c’est le cas à Nancy, par une abstention record.
Chaque jour, sur le terrain, je vous entendais manifester un mécontentement croissant sur la politique gouvernementale, sur la politique de la mairie, sur les affrontements stériles entre la droite et la gauche qui nuisent aux citoyens que nous sommes. Chaque jour, j’ai entendu ce ras-le-bol des hommes politiques en général qui pensent à leur fauteuil d’élu, qui se battent entre eux avant de s’occuper de nous.
Avec ma remplaçante Sonia Sadoune, j’ai tenté de vous montrer qu’une autre voie est possible, une voie qui propose de pacifier les institutions et de mutualiser les efforts, une voie qui construit une société tournée vers l’avenir et fondée sur la jeunesse, une voie dont l’essort économique dans le respect de l’environnement est nécessaire, une voie dont les valeurs sont républicaines, justes et qui se nourrissent de la différence: une voie libre et démocrate.
Je crois par ailleurs que pour renouer avec la politique nous avons besoin d’un(-e) élu(-e) de proximité, qui soit à l’écoute et au service de ses concitoyens.
Pour le 2nd tour, Nancy-Est aura l’honneur d’avoir deux femmes (PS et UMP), ce qui est une avancée dans notre pays ou 12% des conseillers généraux seulement sont des femmes.
Pour ma part, les nombreux échanges que j’ai pu avoir avec les Nancéiens et cette envie que vous avez tous d’un renouveau politique, m’aménent à continuer sur cette voie que je viens de tracer. Jour après jour, au cours de cette campagne électorale, vous avez été plus nombreux à nous rejoindre, à me rejoindre. C’est un signe que nos valeurs et nos idées ont un avenir. Nous devons les défendre, les faire entendre et les partager.
Je vous donne donc rendez-vous très prochainement. Les forces démocrates sont en marche. Merci encore de votre soutien.
Sincèrement,
Antoine Le Solleuz
François Bayrou à "C Politique"
14-03-2011 Marie Anne Kraft
Evoquant le cataclysme du Japon, pays d'où il revient d'un voyage récent, qui vit sous la menace permanente des séismes, préparé à les affronter, renouvelant en permanence ses bâtiments, dont la construction est spécialement étudiée pour y résister, il s'étonne néanmoins que des centrales nucléaires aient été construites en zone sensible. Ceci doit nous interpeller en France et relance le débat sur le nucléaire. Certes, l'énergie nucléaire, produisant 80% de notre électricité sans émanation de CO2, a des avantages, mais exige une transparence absolue et un débat public sur les risques, les protections, le retraitements des déchets ...
François Bayrou s'est aussi exprimé sur la dette publique, rappelant qu'il avait fait le premier la proposition d'inscrire dans la constitution l'interdiction du déficit public de fonctionnement, sauf en cas de récession. Il est irresponsable de faire peser sur les générations futures nos dépenses d'aujourd'hui [il met à part l'investissement qui finance les infrastructures du futur qui elles bénéficieront aux futures générations]. Ceux qui prétendent que l'on peut ainsi inconsidérément accroître les dépenses publiques sans les financer, qui font des promesses excessives, sont dangereux pour le pays. De plus, la dette publique financée sur les marchés nous place dans une dépendance, celle à l'égard des agences de notation, des spéculateurs, avec le risque de subir des taux d'intérêt élevés et insupportables, comme la Grèce, celle d'être à la merci d'autres puissances investissant dans cette dette, comme la Chine. Concernant la Grèce, il déplore à nouveau que l'Europe n'ait pas mis en place un dispositif solidaire limitant ainsi les taux d'intérêt abusivement élevés, qui plombent encore plus le pays affaibli.
Interrogé à propos du débat sur l'identité nationale et sur la place de l'Islam dans la république, François Bayrou avertit que nous somme là sur une pente extrêmement sensible, dangereuse, source de division, d'affrontement d'une partie de la population contre une autre. Les mots de la députée UMP Chantal Brunel, qui a proposé de "renvoyer les migrants dans leurs bateaux" sont entendus par la population issue de l'immigration, comme un message de rejet. Certains exagèrent le risque d'immigration alors que nous n'avons pas vu dans la réalité la vague annoncée (4000 en tout à ce jour). En fait les peuples insurgés du Maghreb se libèrent de l'oppression pour retrouver chez eux liberté de vivre et de se développer sans être épongés par la corruption, pas pour partir ailleurs, en Europe, où d'ailleurs il ne trouve pas toujours une situation enviable ...
Sur la réforme fiscale, François Bayrou affirme être contre la suppression de l'ISF, en changeant son mode de calcul pour le rendre plus juste, à proportion du patrimoine, sans exempter les plus fortunés. Il est pour l'ajout d'une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu (45%, alors que la dernière tranche est actuellement de 41%) et il n'est pas opposé à une réflexion sur la TVA, à condition de bien se servir de l'argent obtenu (il rappelle qu'il avait proposé en 2007 la création de 2 emplois sans charge par entreprise, financé par 1% de TVA supplémentaire).
Quand Géraldine Muhlmann l'asticote sur son positionnement politique "ni à gauche, ni à droite", difficilement tenable surtout dans le cas d'un FN au 1er tour, François Bayrou réplique qu'il ne veut pas la laisser faire de Marine Le Pen le jeu central de la politique, que le centre qu'il représente est indépendant et ne se conçoit pas comme un supplétif d'un camp ou de l'autre. Il faut arrêter de vivre la politique en France comme un affrontement clan contre clan où au final l'un gagne contre l'autre. Il est temps de s'unir, d'unir toutes les forces démocratiques et républicaines, à gauche comme à droite et au centre, pour reconstruire le pays, pour proposer une nouvelle vie politique sans sectarisme où l'on peut dialoguer plutôt que se combattre en permanence, où les courants soient bien représentés, avec une dose importante de proportionnelle afin que se tiennent vraiment des débats au parlement au nom de tous les citoyens. Sur de nombreux exemples (par exemple la dette), on retrouve des positions communes dans les différents clans.
Mais la question centrale, dont découle tout le reste, est celle-ci : "a-t-on la volonté politique de produire en France dans les secteurs que l'on a abandonnés ? Pas de production, c'est pas d'équilibre budgétaire, pas d'emplois, pas de bonne éducation ni de bonne intégration,...". Et l'on dit beaucoup de choses inexactes aux Français, par exemple sur l'Allemagne. Le gouvernement veut nous faire croire que c'est la compétitivité, un coût du travail moins élevé qu'en France, qui fait l'avantage de l'Allemagne. Or l'Allemagne est non seulement à un niveau social, de taux d'équipement, mais aussi de coût du travail équivalent à la France ! Si elle est à l'équilibre budgétaire, c'est grâce à ses exportations, au maintien de sa production, sur des produits de qualité, haut de gamme (par exemple dans l'automobile), ce qui implique des rentrées fiscales et des excédents de balance commerciale. "Vouloir nous entraîner toujours plus vers des bas salaires est une idée mortifère ! Il faut plutôt aller vers ce qui est plus apprécié par le consommateur" ...
Les concitoyens sont-ils condamnés à la médiocrité ?
13-03-2011 Antoine LE SOLLEUZ
Le vieillissement, une étape de la vie
La semaine passée les candidats aux élections cantonales sur Nancy-Est étaient interrogés par la radio locale la plus écoutée en Lorraine. Le débat portait sur la vieillesse.
Vaste sujet puisque l’on prévoit 2 millions de français de plus de 85 ans en 2015.
C’est donc avec beaucoup de stupéfaction qu’il nous a été permis d’entendre la conseillère générale sortante, PS, énoncer, je cite :« La vieillesse est une maladie comme les autres… »Ces propos affligeants sont indignes d’une élue politique et qui plus est, professionnelle de santé.
On savait déjà la conseillère générale inexistante sur le terrain, éloignée des habitants qui ne l’ont pas vue depuis 2004 (date de son élection). Et voici qu’en campagne, alors que nous sommes interrogés sur un sujet majeur, incontournable dans les années à venir, l’élue fait la confusion entre une étape de vie et le vieillissement pathologique.
Quant à la maire adjointe UMP de la ville de Nancy, également candidate à ces élections, elle se contente de proposer, pour nos aïeux, plus de maisons de retraites. Voilà à quoi se résume la gestion de la vieillesse !
Je suis consterné par le manque de maîtrise du sujet.
Faut-il une fois encore rappeler que la vieillesse n’est pas une maladie mais qu’elle peut engendrer des pathologies bien spécifiques ?
Faut-il une fois encore rappeler que la perte d’autonomie liée à la vieillesse est une véritable angoisse pour nos aînés mais également pour leurs familles qui ne se sentent pas suffisamment armées pour faire face à ce phénomène qui va amplifier avec les années ?
S’il est vrai que les délais d’attente dans les maisons de retraite vont de 4 mois à 1 an d’attente, la construction de nouveaux établissements ne résoudra pas tout.
Il est bon à noter en outre que toutes les personnes âgées ne souhaitent pas être « placées » en maison de retraite.
Une grande majorité encore bien autonome reste réticente au placement en institut spécialisé et pour 87% des français, il semble nécessaire que la personne âgée puisse faire le choix de continuer à vivre chez elle en recevant l’aide d’une personne à domicile pour les tâches quotidiennes ; une voie que je veux approfondir à l’avenir.
En revanche, ce sont les situations de dépendance liées aux pathologies qui méritent un plan d’action majeur et adapté. Je pense notamment à l’encadrement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et aux autres formes de démences séniles ; les structures d’accueil n’étant pas les mêmes pour les uns et les autres.
J’ai pour ma part rappelé que nous devions avoir un débat national sur la dépendance et la création du 5ème risque. Je ne suis pas favorable à un impôt supplémentaire comme le proposent certains socialistes. Et j’ai proposé pour le département que nous travaillons à l’avenir sur le maintien de l’autonomie pour nos aïeux. Cela demande un travail de mutualisation et de concertation entre Conseil Général, municipalités, associations et entreprises d’aide à domicile. Je souhaite également amplifier et soutenir les transports personnalisés (taxi, ambulance, bus) pour améliorer les déplacements des personnes âgées. Pour les personnes présentant un vieillissement pathologique, bien évidemment, nous devons créer des structures adaptées avec un personnel qualifié, ce qui manque cruellement à Nancy.
Mais également, il nous faut très sérieusement aider à la formation qualifiante pour les « assistants de vie » et accompagner ceux qui choisissent d’être des « aidant familiaux », ils sont actuellement environ 300 000 en France.
Face à cette carence de construction d’avenir ou manque de volonté politique réaliste, je propose aux candidates d’approfondir le sujet. Je les invite donc à lire un ouvrage merveilleux de Serge Guérin : « Vive les vieux ». Le vieillissement est une étape de la vie et certains y même voient comme un nouveau souffle, un épanouissement.
Le plaisir de vivre n’est pas un sous-produit de l’âge. La vieillesse n’est pas une maladie et mérite toute notre attention, avec sérieux et responsabilité
Deuxième sélection du prix de l'humour politique 2011
AFP - 5-03-2011
Le jury du Prix "Press club, humour et politique" présidé par Jean Miot a procédé vendredi à la deuxième sélection de petites phrases pour l'édition 2011, a annoncé le jury dans un communiqué.
Pour cette deuxième sélection (la dernière aura lieu fin mai), le jury a retenu les meilleures "petites phrases" collectées depuis le 1er janvier dernier :
- André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme : "Dans sa forme historique, le PC est mort ; mais il a encore de l'avenir".
- François Bayrou, président du MoDem : "Rassembler les centristes, c'est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens".
- François Baroin, ministre du Budget : "Michèle Alliot-Marie conserve toute sa légitimité à Saint-Jean-de-Luz".
- Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière: "Je ne serai peut-être pas élue présidente de la République, mais je ne serai pas la seule".
- François Hollande, député PS de Corrèze : "Mélenchon, ce qui est terrible, c'est qu'il a été socialiste toute sa vie et que toute sa vie ça va le suivre".
Lors de la première sélection effectuée en décembre 2010, le jury avait retenu les "petites phrases" suivantes:
- Guillaume Bachelay, secrétaire national à l'industrie du PS, parlant de Ségolène Royal : "Qu'on commette des erreurs en politique c'est possible; qu'on les commette toutes, c'est fou !".
- Gabriel Cohn-Bendit (frère de Daniel) : "Les Verts sont capables du meilleur comme du pire ; mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs".
- Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre : "Passer de ministre à promeneur de son chien suppose un énorme travail sur soi-même".
- Daniel Fidelin, député UMP de Seine-Maritime : "Vu de la Chine, le port du Havre ne travaille pas".
- Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, après la tempête de neige sur l'Ile-de-France : "Il n'y a pas de pagaille ; la preuve le préfet a pu venir en trois minutes".
Le prix, décerné par un jury composé d'humoristes et de journalistes, récompense l'auteur de la phrase la plus drôle de l'année, qu'il s'agisse indistinctement d'humour volontaire ou involontaire. Il sera attribué en juin prochain.
Le prix 2010 était revenu à Eva Joly, eurodéputée Europe Ecologie-Les Verts, pour sa déclaration : "Je connais bien Dominique Strauss Kahn; je l'ai mis en examen".
Georges Frêche, président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, décédé le 24 octobre dernier, avait reçu le prix spécial du jury pour: "Des gens intelligents, il y en a 5 à 6% ; moi je fais campagne pour les cons".
Les internautes avaient donné leur prix au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand pour la phrase : "Quand on m'appelle monsieur le Ministre, j'ai toujours l'impression que Jack Lang va surgir derrière moi !".
Elections cantonales - 20 et 27 mars 2011 -Quelles sont les compétences du département ?
3-03-2011 La Semaine
L'action sociale et sanitaire
Depuis la loi du 22 juillet 1983 il a la charge de l'ensemble des prestations d'aides sociales. Ses actions sont diverses.
· L'aide sociale à l'enfance (gestion de dossiers d'adoption, soutien aux familles en difficulté financières).
· L'aide aux handicapés (politique d'hébergement et et d'action sociale).
· L'aide aux personnes âgées (création et gestion de maisons de retraite, allocations personnalisées d'autonomie.)
· L'insertion sociale et professionnelle. Avec la loi du 18 décembre 2003, le département pilotait intégralement le dispositif du RMI. Depuis le 1er juin 2009, le RMI a été remplacé par le revenu de solidarité active (RSA). Sous la responsabilité de l'Etat, il est attribué par le président du Conseil général et financé par le fonds national des solidarités actives. D'où le contentieux entre le pouvoir central et beaucoup de départements qui assument une part de plus en plus grande de la mécanique de financement de ces prestations.
· La loi du 13 août 2004 a créé dans chaque département un fonds d'aide aux jeunes placé sous l'autorité du président du Conseil général. Son financement est assuré par le département mais les autres collectivités ou les autres organismes de protection sociale peuvent y participer.
· L'aide au logement avec la création depuis la loi du 13 août 2004 d'un fonds de solidarité pour le logement uniquement financé par le département et non plus cofinancé avec l'Etat.
· La protection judiciaire de la jeunesse.
· Dans le domaine sanitaire, le département est notamment responsable de la protection sanitaire de la famille et de l'enfance.
L'aménagement de l'espace et l'équipement
Cela recouvre :
· La voirie départementale et depuis la loi du 13 août 2004, une partie des routes nationales.
· L'organisation des transports routiers non urbains de personnes et de transports scolaires hors périmètre urbain.
· L'établissement d'un plan d'aide à l'équipement rural.
· L'aménagement, l'entretien, l'exploitation de cours d'eau, lacs et plans d'eau domaniaux.
· L'élaboration et la mise en oeuvre d'une politique de protection, de gestion et d'ouverture au public des espaces naturels sensibles boisés ou non.
L'éducation·
Construction, reconstruction, extension, réparation, équipement et fonctionnement des collèges. Avec la loi du 13 août 2004, le conseil général est devenu propriétaire des collèges. Il est aussi devenu responsable du recrutement, de la gestion, notamment de la rémunération des personnels non enseignants des collèges dits TOS.
Les actions économiques
Depuis 1983, les départements pouvaient attribuer des aides directes au développement économique à condition que l'aide complète celle de la région. Depuis la loi du 27 février 2002 portant sur la démocratie de proximité, ils pouvaient participer au financement des aides directes aux entreprises dans le cadre d'une convention passée avec la région. La loi du 13 août 2004 lui permet en plus de la participation au financement des aides économiques aux entreprises de mettre en œuvre ses propres régimes d'aide avec l'accord de la région qui coordonne sur son territoire les actions concernant le développement économique.