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Il faut pendre Bayrou !

Modem Moselle 31-03-2010

F BayrouFaites-le taire, mettez-le dehors, on n'en veut plus, il nous fait honte, il sera jamais président, n'est plus mon pote, comment on a pu lui faire confiance, il nous a trahi. Et son accent, pas vraiment très français, il ne manquerait plus qu'il soit dans la politique, pire enseignant ou agriculteur, pendons-le.
D'ailleurs les journalistes et internet nous disent qu'il est fini et son Mouvement aussi.

Aurait-il renié ses idées pour un portefeuille ?
Aurait-il nationalisé, vidant ainsi les caisses de l'Etat ?
Serait-il un acteur des délocalisations et de l'abandon du service public ?
Aurait-il eu peur de faire des réformes nécessaires ?

Ses promesses de gagner plus en travaillant plus ne seraient-elles pas tenues ?
Ses amis puissants seraient-ils bénéficiaires de cadeaux fiscaux qui ruinent le pays ?

Que nenni, pire, il ne cesse de dire la vérité, ses idées sont bonnes, pleines de bon sens. Ses prévisions se révèlent terriblement justes, ses critiques justifiées. Il ne cesse de consolider avec ses amis (comment peut-il encore en avoir ?) un magnifique projet pour notre pays...
C'est bien pire, cet homme est un miroir.

 Il nous renvoie l'image de nos incompréhensions, de nos faiblesses, de nos compromissions, de nos lâchetés, de nos occasions ratées. Il nous montre ce que nous aurions pu faire ou être et que nous n'avons pas osé.
Cela le rend haïssable et indispensable.
Tellement indispensable qu'il faudrait le pendre... mais comme un oriflamme pour que chaque jour nous nous rappelions que la France peut être grande, que les mots Liberté, Egalité, Fraternité peuvent encore avoir un sens pour autant que nous en ayons le courage et la volonté.

François Bayrou maintient la ligne ni de droite ni de gauche

La Croix - 29-3-2010

L’ancien candidat à l’élection présidentielle est revenu, à l’occasion du conseil national du MoDem, sur les raisons de l’échec de son parti aux régionales

En est-il persuadé ou veut-il s’en persuader ? « L’échec au bout du compte pourra être utile, si on en fait une bonne analyse », a affirmé François Bayrou, samedi 27 mars, à l’issue du premier conseil national du MoDem (à huis clos) depuis les élections régionales. L’ancien candidat à l’élection présidentielle a ainsi passé en revue les raisons de l’échec de son parti lors du dernier scrutin : seulement 4,2 % des suffrages exprimés en moyenne à l’échelon national et 12 élus (dont deux sur des listes de gauche en Guadeloupe et à La Réunion).

Première raison avancée : l’abstention. Selon un sondage CSA (1), 51 % des électeurs qui avaient voté François Bayrou à l’élection présidentielle de 2007 se sont abstenus au premier tour des régionales. Une donnée que François Bayrou a qualifiée de « surprise », expliquant qu’il croyait que son électorat « s’était évadé » vers une autre force politique.

Reste à expliquer les raisons de l’abstention de cet électorat MoDem potentiel. « Notre positionnement n’a pas été compris, a plaidé François Bayrou. Jamais il n’a été question dans notre esprit de passer d’un camp à un autre », a argumenté le président du MoDem en récusant l’idée d’un « alignement sur la gauche ». Dans la résolution, « votée à l’unanimité des présents », le conseil national du parti a donc solennellement réaffirmé « le choix stratégique de l’indépendance ».

Les raisons de l'échec
Il n’empêche, si le MoDem a effectivement exclu ses membres qui avaient rallié dès le premier tour des listes du PS (dont trois élus en Poitou-Charentes), une fusion avec les listes de gauche semblait bel et bien envisagée au cas par cas dans l’entre-deux-tours. Seulement voilà, n’ayant atteint 5 % des suffrages exprimés que dans quatre régions (Aquitaine, Basse-Normandie, Bretagne, Centre), François Bayrou n’a pas eu l’occasion de mettre en œuvre cette stratégie qui l’aurait fait pencher à gauche. Un choix inédit, puisqu’aux municipales de 2008 (scrutin également à deux tours) le MoDem avait encore maintenu une ligne centriste en nouant des alliances à géométrie variable, avec la droite ou avec la gauche selon les villes.

Autre raison avancée par François Bayrou pour expliquer l’échec aux régionales : « l’absence de notoriété des candidats du MoDem » et « les divisions internes ». Si la résolution du conseil national « souligne l’unité » du parti centriste, une ancienne candidate aux régionales affirme que, de toute façon, « les opposants ne sont déjà plus au MoDem ». De fait, seul un conseiller national (sur environ 140 présents), Rémy Daillet-Wiedemann, fils de l’ancien député Jean-Marie Daillet, a véritablement marqué son opposition à François Bayrou. « Il n’y a pas de mouvement politique qui puisse se faire entendre dans un climat de divisions internes, a tranché François Bayrou. Je combattrai les divisions et s’il le faut les diviseurs. »

Principale visée par cette accusation : Corinne Lepage. Démissionnaire après le premier tour des régionales, la présidente du parti écologiste Cap21, cofondatrice avec l’UDF du MoDem, a en effet soutenu en Alsace, ou laissé ses amis soutenir dans plusieurs régions les listes Europe Écologie, faisant même élire sur les listes de gauche trois conseillers régionaux (Lorraine, Haute-Normandie, Pays de la Loire). Samedi, après un bureau politique élargi de Cap21, Corinne Lepage a d’ailleurs rencontré des membres du MoDem démissionnaires ou sur le départ.

Réorganisation du parti
Enfin, en réponse aux critiques sur la gouvernance, le conseil national a adopté une réorganisation du parti. D’une part, la nomination à la vice-présidence – aux côtés de Marielle de Sarnez, Jean-Luc Bennhamias, Jacqueline Gourault et Jean-Marie Vanlerenberghe – du député Jean Lassalle et du parlementaire européen Robert Rochefort. D’autre part, la création d’un secrétariat général confié à Marc Fesneau, 39 ans, maire de Marchenoir (Loir-et-Cher) et chef de file aux régionales dans la région Centre.

François Bayrou a en outre annoncé la nomination de porte-parole thématiques. « C’est déjà ce qu’avait adopté le conseil national du 4 juillet 2009 après l’échec des européennes », s’enflamme une opposante interne. « François Bayrou a écouté les critiques », rétorque une autre candidate aux régionales en dénonçant « les ayatollahs de la démocratie interne qui ont retardé l’entrée en campagne du MoDem ».

Laurent de BOISSIEU

(1) Sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd’hui en France et Europe 1 réalisé le 14 mars 2010 sur un échantillon représentatif de 2 026 inscrits sur les listes électorales.

"Ne pas renoncer à parler vrai", par Jean-Luc Bennahmias

Mouvement Démocrate 26-03-10

J.L. BennahmiasDe la même manière qu'en sport, où le dopage a toujours une longueur d'avance, la démagogie devance bien souvent la Démocratie. Quitte à menacer son intégrité ? On peut effectivement s'interroger ! Certes le phénomène n'est pas nouveau : disons le tout net, la démagogie est aussi ancienne que la démocratie. Cela n'en diminue en rien son aspect destructeur de l'intérêt général.

Dans ces dernières décennies, le «vivre ensemble» s'en est trouvé considérablement déstabilisé.

Au discours-programme de 1995 sur la "fracture sociale" de Jacques Chirac, dépourvu de tout acte permettant de la réduire, a succédé la promesse plus récente de Nicolas Sarkozy que l'Etat pouvait tout en matière de sécurité ! Pire encore, le désormais célèbre (et démagogique au possible) slogan "travailler plus pour gagner plus", quand bien même les séniors, ou les salarié-e-s du temps partiel aimeraient bien travailler à temps complet !


Dans ce contexte, la campagne régionale a également reçu sa dose ! Aux annonces cocasses de l’UMP du type "création de wagons dans les trains de banlieues réservé aux femmes", leur désinformation sur les questions de fiscalité locale, sur le supposé bilan catastrophique des régions de gauche dans leur petit "livre noir des régions socialistes", on répond à qui veut l’entendre que les régions constitueront demain plus encore qu’hier, un rempart de poids face à la majorité présidentielle.

Au regard des prérogatives des collectivités territoriales, de surcroit en proie à une perte de l’autonomie fiscale, cela révèle de la tartuferie. En 2009, le budget global des régions représente 26,6 milliards d’euros, soit 2,5 pour cent du total des dépenses publiques ! C’est incontestablement une coquette somme, mais au fond, la plupart des dépenses locales destinées aux lycées, aux transports régionaux, à l’aide à la formation professionnelle correspondent à des postes budgétaires structurels largement consensuels. De ces faux semblants, de ces promesses convenues, la majorité de nos concitoyens (plus de 23 millions au premier tour) ont préféré s’en éloigner et se réfugier dans l’abstention.

C’est indéniablement la donnée clé de cette échéance politique sur laquelle l’ensemble de nos formations doivent aujourd’hui plancher avec humilité et autocritique. Pour beaucoup de nos concitoyens les politiques «ne servent plus rien». Un slogan simple et bref qui exprime toute la déconnexion entre l’élu et le citoyen, ainsi que la décrédibilisation de la classe politique, face à des citoyens désabusés. Comment alors recueillir les suffrages, sans céder à la tentation du discours simpliste, du slogan populiste et de la paresse intellectuelle ? Certes, il existe un «désavantage compétitif» à parler vrai. Les réalités économiques, sociales ou sociétales sont complexes tant à saisir qu’à théoriser. Le rôle des médias est primordial dans ce domaine. De part les formats courts, les slogans et autres théories rapides et rudimentaires y ont une place de choix. En matière de communication, la démagogie est souvent reine. La notion de "réseau social" est particulièrement des "amis" Facebook, à laquelle on a tous plus ou moins cédé, comme les 140 caractères de statut Twitter n’aident pas beaucoup! La prime à l’échappée démagogique, au coup permanent, à la visibilité, à la petite phrase dépourvue de sens… (cf. un député UMP qui réclame la démission de Raymond Domenech). Quoi qu’il en coûte, elle demeure régulièrement l’alpha et l’oméga des stratégies politiques. La France a besoin de débat de fond car nous avons besoin d’innover, sur les retraites, sur la sécurité sociale. De la même manière, le Développement Durable ne peut se résumer à un slogan, à une solution miraculeuse ou un énième effet d’annonce stérile. D’où l’impérieuse nécessité de prendre un certain recul. De réfléchir, de dialoguer et de débattre. Ils sont généralement peu nombreux à y parvenir. Combien de démagogues pour un Mendès, un Delors, un Rocard, ou plus récemment un François Bayrou. Ce n’est malheureusement pas un gage de réussite, mais a contrario pas une raison de renoncer à «parler vrai».

Jean-Luc Bennahmias
Député européen, Vice-président du Mouvement Démocrate


Hausse des tarifs du gaz : "Les gens qui prennent ce genre de décisions ne se rendent pas compte de ce que sont les conditions de vie des ménages modestes", pour François Bayrou

24-03-2010 - Mouvement Démocrate

François Bayrou a dénoncé l'importance de l'augmentation des tarifs du gaz naturel, estimant que ceux qui prennent ces décisions "ne se rendent pas compte des conditions de vie des ménages modestes". En effet, les tarifs du gaz naturel vont augmenter de 9,7 pour cent au 1er avril, pour la première fois depuis plus d'un an et demi.

"Pendant des années, on a seriné aux familles qu'il fallait installer des chauffage au gaz parce que c'était plus écologique et moins énergivore. Je ne sais pas ce qu'il y avait de vrai dans ces arguments mais je sais que des millions de familles se sont laissées persuader", a ainsi regretté François Bayrou. 

"Aujourd'hui, on nous annonce une augmentation de 10 pour cent, juste après les régionales naturellement. Le budget des familles va être lourdement grevé. Tout cela aurait du être au moins lissé dans le temps", a encore affirmé François Bayrou.

François Bayrou a conclu : "le prix du gaz naturel est passé sur les deux dernières années de 12 dollars à 4,11 dollars. Jamais le prix du gaz n'a été aussi bas en raison, en particulier, d'une production très augmentée aux USA".

"Taxe carbone : Pour ne pas agir du tout, on ne pouvait pas mieux s'y prendre !" par Jean-Luc Bennahmias

24-03-2010 - Mouvement Démocrate

JL BennahmiasJean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a réagi suite à l'annonce de l'abandon de la taxe carbone par le président de la République :
"Élément central du pacte écologique de Nicolas Hulot et du Grenelle de l'Environnement, la taxe carbone était présentée comme une mesure phare par le gouvernement et Nicolas Sarkozy.
Bien que mal engagée, mal calculée, mal positionnée, et même si plus personne n'y comprenait rien, elle créait toutefois un schéma a minima.

Le Premier Ministre et sa majorité la plus conservatrice expliquent que cette taxe se doit d'être mise en oeuvre à l'échelle européenne. 
Que l'Europe s'implique sur ce sujet, n'est pas une idée stupide, mais l'argument selon lequel rien ne doit être fait sans elle, est ridicule.
Bien d'autres pays, comme la Suède ou le Danemark n'ont pas attendu un accord global européen pour mettre en place une telle mesure !

Si l'on voulait donner un signal fort pour ne pas agir du tout, on ne pouvait pas mieux s'y prendre !"

Jean-Luc Bennahmias

Régionales : Dimanche 21 mars 2010 - Mouvement Démocrate de Lorraine

19-03-2010

Vote 21 mars
Madame, Monsieur,
Chers amis,


                 A quelques jours du second tour des élections régionales, nous vous rappelons que le Mouvement Démocrate de Lorraine a décidé, en concertation avec les instances nationales de notre parti, de ne donner aucune consigne de vote lors de ce scrutin et de laisser les électeurs libres de leur choix devant les urnes. Toute prise de position publique divergente à cet égard ne saurait engager le Mouvement Démocrate.

Très cordialement,
Danièle Noël et les candidats de la liste "La Lorraine de toutes nos forces"

Résultats des élections régionales du 21 mars 2010

22 - 03- 2010

       TETES de LISTES Pourcentage nombre de sièges
J P Masseret Liste d'Union de la Gauche
M MASSERET Jean-Pierre
50,02% 46
L Hénart Liste de la majorité
M. HENART Laurent
31,54% 17
T Gourlot Liste du Front National
M. GOURLOT Thierry
18,44% 10

  Liste détaillée  (pdf)

Régionales : Dimanche 21 mars 2010 - Mouvement Démocrate de Lorraine

19-03-2010

Vote 21 mars
Madame, Monsieur,
Chers amis,


                 A quelques jours du second tour des élections régionales, nous vous rappelons que le Mouvement Démocrate de Lorraine a décidé, en concertation avec les instances nationales de notre parti, de ne donner aucune consigne de vote lors de ce scrutin et de laisser les électeurs libres de leur choix devant les urnes. Toute prise de position publique divergente à cet égard ne saurait engager le Mouvement Démocrate.

Très cordialement,
Danièle Noël et les candidats de la liste "La Lorraine de toutes nos forces"

Danièle Noël, tête de liste du Mouvement Démocrate en Meurthe-et-Moselle, et ses colistiers remercient les électeurs.

 18-3-2010

         D Noël C Bellei Je tiens à exprimer mes pensées fidèles et chaleureuses aux électeurs qui ont témoigné leur confiance à la liste que j’ai eu l’honneur de conduire en Meurthe-et-Moselle.
S’associent à mes remerciements les femmes et les hommes, colistiers présents sur la liste « La Lorraine de toutes nos forces » conduite par Claude Bellei, ainsi que l’équipe qui a fait campagne avec dévouement pour porter notre projet régional.

Ce scrutin pour les élections régionales nous a valu un résultat douloureux et sombre.
Pour autant,  jamais dans une formation politique, la rédaction d’un projet n’a autant intégré les citoyens, les adhérents, sur des sujets qui les touchent au quotidien, autour de rencontres de personnalités qualifiées, d’acteurs économiques de la Grande Région et des partenaires européens, dans le domaine des transports, de l’économie, de l’agriculture, des jeunes, du monde associatif…
De tout cela, et quel qu’en a été le résultat, la richesse de cette campagne, ce fut la richesse humaine et le partage de moments d’exception.


       Si les partis politiques traditionnels semblent aujourd’hui encore remporter les élections, le taux d'abstention, de plus de la moitié des électeurs, marque la limite d'un système électoral à bout de souffle et un découragement des citoyens face à la politique.
Néanmoins, les problèmes du développement et de l’avenir de la Lorraine restent entiers, au-delà des clivages, des esprits partisans ou des intérêts particuliers.
Toutes celles et ceux qui ont voté pour nous, peuvent donc compter sur notre détermination à rester présents et actifs, à mener en notre sein les analyses nécessaires pour améliorer notre offre politique.
Merci à toutes les électrices et les électeurs qui ont soutenu notre projet et nous ont accordé leur confiance.

Bien sincèrement.
Danièle Noël
Vice-présidente du Mouvement Démocrate en Meurthe-et-Moselle
Tête de liste départementale pour les élections régionales
L’ensemble des candidats de Meurthe-et-Moselle de la liste " La Lorraine de toutes nos forces  "



Chers colistiers, chers adhérents, chers amis


Claude BelleiJe tiens d’abord à vous remercier du fond du cœur pour votre engagement dans cette campagne électorale. La confiance que vous m’avez témoignée vaut bien plus pour moi que la nature même du combat politique que nous avons mené ensemble. La générosité, l’enthousiasme, la force des convictions  que vous avez exprimés resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Oui, l’aventure humaine valait largement la peine d’être vécue.

Mais, le succès n’est pas au rendez-vous, cela tient essentiellement selon moi à l’immense désarroi dans lequel sont plongés les Lorrains, une désespérance telle qu’ils ne croient plus en rien, qu’ils ne sont même plus en capacité d’entendre les propositions qui pourraient  pourtant  susciter un peu d’espoir. Notre projet, je le crois, était de nature à redonner une chance à la Lorraine, mais l’immense défiance envers la politique en général a conduit à l’abstention et au repli vers les extrêmes qui se nourrissent précisément du désespoir des citoyens.

Notre Mouvement devra bien sur tirer les enseignements de cet échec particulièrement dur pour nos couleurs. Il me parait urgent de repenser complètement la stratégie du MoDem, sauf à le voir disparaître. C’est une éventualité à laquelle je me refuse en me préparant dès aujourd’hui à mener d’autres combats avec vous.

 Sincèrement vôtre

Claude Bellei

François Bayrou : «Les gens veulent des régions présentes à leurs côtés»

Le Progres - 9-03-2010

    Le leader du MoDem se refuse à transformer les élections régionales en satisfecit au pouvoir en place et indique qu'au soir du premier tour, il se positionnera région par région

Le MoDem stagne dans les sondages. Qu'est-ce qui pourrait le porter plus haut à quelques jours du 1er tour ?

Je ne crois pas beaucoup aux sondages. Donc je ne les commente pas. Ce sont les électeurs qui, par leur vote, les remettent à leur juste place.

Mais comment pouvez-vous retrouver des électeurs qui se sont éloignés ?

Dans une élection comme celle-ci, la place du centre, indépendante, est celle qui permet aux électeurs à la fois de dire leur réserve et leur défiance à l'égard du pouvoir et de choisir une autre alternative que la gauche plurielle.
De plus, les gens veulent des régions présentes à leur côté, qui les aident. Jusqu'à présent les Régions n'ont pas joué ce rôle.
Concernant l'emploi, les lycées etc. nous apporterons des réponses concrètes c'est ce qui fera la différence et l'authenticité de notre démarche.

François BayrouMarielle de Sarnez a récemment dit qu'il n'y aurait pas d'alliance possible avec l'UMP. N'avez-vous pas ainsi perdu ce qui pouvait vous rester d'électeurs du centre droit ?

Non, elle a dit qu'il existe des présidents de Région avec lesquels nous pouvions travailler. Ce que nous reprochons à l'UMP, c'est de transformer cette élection locale en élection nationale et ses électeurs en soutien à la politique actuelle.
Nous ne voulons pas que nos bulletins servent à donner un satisfecit à la politique actuelle qui n'est pas bonne. Nous sommes le Centre, nous sommes indépendants et ne voulons pas que nos bulletins soient récupérés par la politique actuelle.
S'il y avait eu une droite républicaine et indépendante du pouvoir nous aurions pu travailler avec elle.

Le processus de rupture avec Cap 21 et Corinne Lepage est-il enclenché ?

Je ne ferai aucun commentaire polémique sur Corinne Lepage.

Sur quels points le Modem apporte-t-il des propositions originales dans cette campagne ?

Nous, nous proposons des choses simples et concrètes, tout en innovant comme Azouz Begag en Rhône-Alpes. Quelques exemples : pour nous, le problème majeur actuel c'est l'emploi et l'activité de production. Nous proposons donc que toutes les Régions créent un fond de caution pour permettre aux PME d'aller trouver les banques et du financement.
Dans le domaine de la formation nous proposons que la Région joue le rôle de collecteur de toutes les offres de stage et de formation pour les jeunes et assure la mise en liaison des jeunes et des entreprises.

Autre projet que nous portons : alors qu'un des gros problèmes des lycées est l'absence d'adultes, nous proposons que les Régions offrent des bourses ou des CDD à des étudiants pour y faire du tutorat, de la répétition, de la surveillance. Si l'on assure la présence de dix étudiants par lycée, nous avons calculé que cela représenterait moins de 1 % du budget d'une Région.

Comment expliquez-vous le désintérêt des Français pour ces élections régionales ?

Je viens de vous parler concrètement de ce que doivent faire les Régions. Or, durant cette campagne, les grands partis ne sont que dans le rapport de force et les médias ne se mobilisent que sur les sondages.

Au soir du premier tour, donnerez-vous des consignes nationales ?

Je ne donne pas de consignes. Nous nous concerterons et nous examinerons la situation région par région.

Recueilli par Michel Rivet-Pature

Le jeudi 11 mars : Jean-François Kahn à Nancy

Lorraine Democrate 8-03-2010

J F KDans le cadre des élections régionales, Jean-François Kahn, journaliste et écrivain, sera présent en Lorraine le jeudi 11 mars pour soutenir Claude Bellei, chef de file régional du Mouvement Démocrate, et ses colistiers.

Il animera une réunion publique le :

A 18h30
A la MJC Lillebone
14, rue du Cheval Blanc
Nancy




Le MoDem lance une ligne téléphonique "orange"

NOUVELOBS.COM 5-3-2010

Le MoDem met en place "une ligne orange", service téléphonique destiné à répondre aux questions que se posent les Français sur les régionales.

Le mouvement démocrate (MoDem) a annoncé mercredi 3 mars avoir mis en place "une ligne orange", service téléphonique destiné à répondre aux questions que se posent les Français sur les régionales, les propositions et les candidats du MoDem.
"Nous refusons une campagne qui ne parlerait pas des vrais problèmes des Français, des véritables compétences de la région et des propositions que nous formulons pour répondre aux enjeux régionaux: transports, éducation, relocalisation et créations d'emplois", écrit le MoDem dans un communiqué.
"Ainsi pour répondre concrètement, sans petites phrases, sans polémique, avec réalisme et sincérité aux questions que se posent les Français quelques jours avant le scrutin régional, nous prenons l'engagement de répondre à toutes leurs questions", explique le parti de François Bayrou.
Le service d'information téléphonique sera ouvert du lundi au samedi de 14h00 à 20h00.

Téléphone ORANGE : 01 53 50 26 15 - Du lundi au samedi de 14h à 20h


Tête de liste ? Je prends ça comme un honneur, comme une grande responsabilité

La Semaine 3-3-2010

Danièle NOELQui connaît Danièle Noël ?
Indifférente aux sarcasmes de quelques membres de l'équipe dirigeante du Modem 54 qui, dans la crainte d'un camouflet grotesque, ont quitté la barque centriste, la tête de liste départementale du parti de François Bayrou commence une autre vie politique. Auparavant elle officiait un peu dans l'ombre, peu soucieuse de conquérir une image ou de manifester trop visiblement de l'appétit pour l'exercice des responsabilités. Certes, elle avait dirigé localement la campagne des législatives en 2007 puis elle s'était vu propulsée à la vice-présidence du Modem 54, sans que pour autant les clairons médiatiques résonnent à son passage. Pour le commun des électeurs elle une parfaite inconnue. Pour ceux qui après avoir pris la tangente ne lui reconnaissent aucune légitimité politique elle n'est qu'une parenthèse peut-être déjà refermée.
Les autres attendent de la voir sur le terrain pour juger. Insensible aux aigreurs et aux jalousies, impassible sous l'attaque, n'accordant aucune importance aux zizanies internes, Danièle Noël estime qu'elle peut
se regarder dans la glace sans y voir une candidate qui porte après l'avoir    ramassé le chapeau qui était tombé. « Ce qui m'a amené à la politique ? Un intérêt citoyen, , la préparation de l'élection  présidentielle de 2007 , la proposition de François Bayrou, un engagement de militante puis de directrice de campagne pour les législatives et surtout la volonté de faire de la politique autrement. »

A-t-elle placé la barre trop haut ? Après les secousses qui viennent d'émietter le Modem 54 -exode de Luc Binsinger le président départemental et de Laki Sola président du mouvement départemental des jeunes qui figurent tous deux sur la liste UMP de Laurent Hénart- elle ne pense pas, mais alors pas du tout, que le terrain se dérobe sous les pieds des troupes de François Bayrou. « La présidence était collégiale avec Luc Binsinger et quatre vice-présidents. Sa défection n'altère pas la vie de notre fédération. Son départ est un choix personnel dont les conséquences ont été réglées au plan national. »

On le voit, pas de complainte ni de regrets. Le Modem doit affirmer sa ligne et faire campagne sur ses idées en jalonnant le débat d'approches et de références régionales. « Tête de liste ? Je prends ça comme un honneur, comme une grande responsabilité. Il y a derrière moi une équipe soudée. Cette liste, je l'ai voulue à l'image des Lorrains. Ce n'est pas une salle des trophées. Ce sont des adhérents, des sympathisants, des membres de la société civile, des représentants de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les âges. Ce n'est pas une liste bling bling ni bobo. Mon objectif est de réconcilier les citoyens avec la politique. »
Facile à dire, plus compliqué à réussir alors que l'image de François Bayrou se brouille de plus en plus. Sans parler des sondages plutôt catastrophiques et des prévisions alarmistes. Mais plus l'exercice s'annonce périlleux, plus cette femme sortie de l'ombre semble en raffoler. « Notre force de conviction est intacte. Nos choix vont dans le bon sens. Nous devons affirmer davantage notre identité. Le choix de la facilité serait sans doute d'être ailleurs mais je n'ai pas le sentiment que notre formation est en déclin. D'ailleurs nous nefaisons pas campagne en fonction de ce qui nous est promis par les sondages mais par rapport à ce que nous voulons porte r>> .

Pourtant entre les deux tours, il faudra bien arrêter de picorer ici ou là, choisir qui va bénéficier du report des voix obtenues alors qu'on a crié sur tous les toits politiques avoir soupé des petites combines et grands marchandages. Réponse de Danièle Noël : « Je peux travailler avec Jean-Pierre Masseret comme avec tout le monde pour proposer et construire. » Trop bateau, le message relance les supputations. Alors alliance avec le PS ou non ?
« Ne faisons pas le deuxième tour avant le premier. Ensuite on va débattre sur un projet, notre voix peut peser » Admettons. Mais à se voir trop beau on risque de recevoir dans les gencives un violent retour à la réalité.

Pierre Taribo

François Bayrou : "Si on accepte de payer quelques centimes de plus, les agriculteurs pourraient vivre de leurs productions"

Mouvement Démocrate 1-3-2010

François Bayrou était l'invité de BFM TV et La Tribune, dimanche 28 février.

Après sa visite au Salon de l'Agriculture de Paris le jour même, François Bayrou a répondu aux questions relatives aux inquiétudes des paysans français. Il a notamment proposé de "maîtriser la production" et d'aider les agriculteurs "à s'organiser face aux industriels", afin "qu'ils puissent trouver des prix pour vivre". François Bayrou a encore ajouté : "L'idéologie du toujours moins cher est suicidaire" ; "si on accepte de payer quelques centimes de plus, les agriculteurs pourraient vivre de leurs productions".

François Bayrou a aussi abordé les sujets relatifs à la séparation des pouvoirs en France, aux dégâts de la tempête et de l'état du réseau électrique national, aux rapports entre la France et le Rwanda, et aux échecs de la gouvernance française.


Concernant les élections régionales, François Bayrou a estimé que la campagne menée par l'UMP et le PS n'incitait "pas à l'enthousiasme civique et à voter".
"Un pays dans lequel la campagne électorale se résume désormais, entre les deux principaux partis, à échanger des extraits de casiers judiciaires (...), est une campagne qui, pour le moins, n'incite pas à l'enthousiasme civique et à voter", ajoutant que "tout cela contribue à ce que la campagne n'intéresse personne".
"Cela ne ressemble pas à l'idée que je me fais d'une campagne électorale de dignité élémentaire", a-t-il encore affirmé, assurant avoir "rarement vu dans la vie des électeurs aussi peu intéressés par les débats qu'on organise pour eux".

Soulignant que sa "sévérité n'a rien de personnel ni d'épidermique", François Bayrou a constaté l'"échec généralisé" du gouvernement, estimant que la France était "à reconstruire" et que ce serait "la reconstruction la plus difficile depuis la Guerre".
Sur la récente et nouvelle hausse du chômage, François Bayrou a indiqué n'avoir "jamais cru que l'emploi se redressait". "Les chiffres étaient faux", a-t-il assuré, concluant que "la situation de notre pays aujourd'hui, c'est que l'emploi, hélas, continue à disparaître et le chômage continue à exploser".



Danièle Noël auprès des PME lorraines

Lorraine Démocrate 1-3-2010

PME lorrainesComme François Bayrou l’a indiqué lors de sa récente visite à Nancy, “les régions doivent être les avocates des PME“. Aussi, afin d’aborder concrètement et au plus près du terrain le rôle moteur que la Région peut jouer auprès des TPE et PME locales, Danièle Noël et les candidats de la liste “La Lorraine de toutes nos forces”  sont allés, ce vendredi 26 janvier, à la rencontre de  dirigeants d’entreprises de Saint-Nicolas-de-Port. Ils ont ainsi visité une entreprise, active depuis plus de 40 ans, spécialisée dans la carrosserie et la mécanique et employant 6 personnes dont 1 à 2 apprentis. Le dirigeant de cette  TPE a souligné la difficulté d’embaucher les apprentis du fait de la complexité et de la lenteur administrative de la région : « C’est une prime à la débauche que nous accorde la région ! Il faut attendre parfois 2 ans pour recevoir des subventions afin d’embaucher des apprentis. »

Par la suite, ils se sont rendus dans une entreprise très innovante, spécialisée dans la gravure sur verre, sur marbre et sur bois stratifié. Cette PME d’une dizaine de salariés répond à une demande internationale de miroitiers, d’architectes, de designers, d’artistes ou de particuliers. Ses plus belles réussites sont les tours du quartier La Défense à Paris, la Cour de justice européenne à Luxembourg, ou les nouvelles portes vitrées de la Salle Poirel à Nancy.

PME lorrainesAfin d’illustrer la volonté du Mouvement Démocrate de s’engager auprès des entreprises locales, Danièle Noël a présenté le projet consistant à créer une caisse régionale de développement lorrain, c’est-à-dire un système bancaire de financement, alimenté par le Grand emprunt, les collectivités territoriales, les banques, les fonds européens etc…, pour servir de levier aux ambitions et aux potentiels notamment des PME et des PMI. Elle a également rappelé la volonté de créer un guichet unique de l’économie pour unifier les services et dispositifs d’aides aux entreprises. Elle a en outre souligné la nécessité d’ajuster les fonctions de l’Agence de Mobilisation Economique (AME) afin qu’elle serve d’appui aux dispositifs actuels dans le développement économique et de prospection. De plus, avec les dirigeants des PME, Danièle Noël a proposé d’innover en Lorraine, en créant également un centre régional de formation par l’apprentissage, travaillant en étroite relation avec les chambres de commerce et qui centraliserait les multiples structures préexistantes. « Il ne s’agit pas de proposer simplement des pactes comme le fait l’UMP ! On n’impose pas aux PME d’embaucher, il faut leur en donner les capacités ».

Enfin, alertée par des dirigeants de PME lorraines, Danièle Noël a dénoncé la décision du gouvernement de modifier les règles relatives aux achats publics d’État, en « massifiant » les marchés et en les regroupant au niveau national. Si l’objectif consistant à faire des économies sur les achats de l’État et à rationaliser la commande publique est louable, il n’en demeure pas moins que la méthode choisie par le gouvernement aura pour conséquence d’écarter les TPE et les PME des marchés publics d’État, en raison de leur taille insuffisante pour gérer des marchés nationaux. Ceci risque de condamner à mort des centaines d’entreprises dans nos régions. Pour Danièle Noël, “cette situation est inacceptable ! En Lorraine, ces entreprises représentent 90% du tissu économique et des milliers d’emplois ! Il est donc nécessaire que les autorités nationales garantissent l’accès des PME à la commande publique, comme le prévoit d’ailleurs la loi. Je demande donc que les marchés publics de l’État fassent l’objet d’un allotissement régional.”



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