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Danièle Noël, élue à la présidence du MoDem 54
31-5-2011
Conformément aux statuts du Mouvement Démocrate, des élections internes sont organisées entre le 14 mai et le 30 juin prochains dans tous les mouvements départementaux. Elles ont pour but de renouveler les conseils départementaux et d’élire les présidents départementaux.
Les élections internes du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54) se sont déroulées ce samedi 28 mai 2011. Les adhérents du Modem 54 devaient voter pour choisir leur président départemental ainsi que les 19 membres constituant le conseil départemental.
Danièle Noël, qui occupait précédemment les fonctions de Déléguée départementale, a été élue dès le premier tour présidente du MoDem 54, en ayant obtenu la majorité absolue et ayant dépassé le quorum du quart des inscrits, et ce, pour un mandat d’une durée de trois ans.
Antoine Le Solleuz, candidat MoDem aux dernières élections cantonales de Mars dernier à Nancy-Est a vu la liste de rassemblement qu’il conduisait pour constituer le conseil départemental, largement plébiscitée.Ces élections ont été marquées par une bonne mobilisation des adhérents, puisque 66% des personnes à jour de cotisation ont voté.
Danièle Noël a exprimé la volonté de poursuivre son action aux côtés de Marc saint Denis qui assurait jusqu’alors la responsabilité d’Administrateur provisoire. Elle a réaffirmé la détermination collégiale du MoDem54 de construire une action politique singulière, celle qui persiste à refuser les clivages archaïques, à relever les défis du XXI ème siècle dans une dimension européenne et à aspirer à une réelle démocratie moderne fondée sur des valeurs humanistes.
Espagne: "Il faut refonder la politique"
Mouvement Démocrate 31-05-2011Robert Rochefort, député européen et responsable de l'Économie au sein du Shadow cabinet, était l'invité de BFM Radio, lundi 30 mai. Il a pu revenir sur les manifestations espagnoles actuelles, qui sont l'occasion de mettre en avant le "malaise social profond" et a appelé à "re-légitimer le système politique", et ce même en France.
"Ce mouvement est à prendre au sérieux", a déclaré Robert Rochefort. "C'est la rencontre de l'expression d'une population qui ne comprend pas la façon dont on lui propose de sortir de la crise et d'un conflit entre les générations", a-t-il analysé. Il s'agit ici d'un "malaise social très profond" qui "s'exprime maintenant alors qu'il était déjà assez latent", a-t-il rappelé.
Cela provient selon Robert Rochefort du fait que "les sociétés européennes du sud ont fait le choix de privilégier les classes d'âge de deuxième partie de la vie". Cet évènement est "un malaise social très profond", mais "ça n'a rien à voir avec mai 68", a-t-il ajouté.
"Ces jeunes ont de nombreux adversaires : leurs élites politiques et les organisations internationales", a-t-il expliqué. "Mais il ont aussi des concurrents cachés : la génération de leurs parents." Il sont le "sentiment que l'on donne de l'argent aux banques et on demande de l'argent sous forme de baisse de pouvoir d'achat aux classes moyennes pour les redresser", a-t-il souligné.
Ces manifestations font par ailleurs écho à la réforme de la dépendance en cours ; "notre position, au Mouvement Démocrate, est de dire : il faut certainement introduire un nouveau prélèvement, mais il faut que ce soient les plus de 50 ans qui cotisent pour les plus de 80 ans," a-t-il mis en avant. "Il ne faut pas que ce soient les jeunes qui soient soumis à contribution", car "l'un des gros problèmes de la réforme des retraites a été perçu par les jeunes comme mission impossible", a-t-il analysé.
"Il faut une réforme extrêmement profonde du système politique actuel", a-t-il dit. "Dans les sondages, 50 à 60 pour cent des Français reconnaisent pas dans deux partis qui s'affrontent mais qui en même temps donnent l'impression d'être d'accord",a rappelé Robert Rochefort. "Il faut refonder la politique, il y a un besoin absolument fondamental de re-légitimer le système politique", s'est-il exclamé.
"L'actualité montre la fragilité d'une classe politique dont les dirigeant sont soudainement déboulonnés", a-t-il conclu.Ecouter :
François Bayrou : "Le contrat de confiance pour la France"
"Le contrat de confiance pour la France", tel pourrait être le slogan de campagne de François Bayrou pour les prochaines élections présidentielles de 2012. Comme le remarque le président du Mouvement Démocrate, le malaise ressenti actuellement par les citoyens français, non loin d'un point de rupture, traduit par la tentation de l'extrémisme comme par la désertion des urnes, provient d'une altération profonde de la confiance des citoyens en leurs dirigeants ou représentants politiques. Les Français ont perdu confiance, pour trois principales raisons :
1- Quand les personnalités politiques mentent, ne disent pas la vérité
Qu’il s’agisse de fausses promesses (Nicolas Sarkozy en 2007 sur la « république irréprochable », sur l’augmentation du pouvoir d’achat, sur le maintien de l’âge de la retraite à 60 ans, sur l’assurance de conserver la part de l’Etat à 70% dans le capital de GDF par exemple, ou encore Ségolène Royal qui a admis après l’élection qu’elle ne croyait pas elle-même en plusieurs point de son programme inspirés du PS ) ou de mensonges avérés (Christine Lagarde sur l’affaire Tapie), ou encore de présentation trompeuse des chiffres statistiques sur la sécurité et la délinquance, sur le chômage, ou encore sur le pouvoir d’achat. De même des arguments faux au sujet du coût du travail qui serait moins élevé en Allemagne qu’en France, alors que c’est l’inverse (c’est son augmentation sur les 10 dernières années qui a été plus forte en France qu’en Allemagne), tous cela pour nous imposer encore une stagnation des salaires et encore une limitationde la protection sociale.
Et que dire des prises de position contradictoires, comme celle de Martine Aubry en faveur de la candidature de Christine Lagarde à la direction du FMI, alors qu'à la fois la politique les oppose et que les députés socialistes ont saisi le procureur général pour une suspicion "d'abus d'autorité" de la ministre de l'Economie et des Finances dans le règlement de l'affaire Tapie-Addidas ?2- Quand l’opinion est manipulée
Les medias et la presse appartiennent presque tous à quelques groupes (voir cet article ou celui-là), à l’exception du Canard Enchaîné, de Marianne, de Mediapart et du quotidien Le Monde : Bouygues, Bolloré, Lagardère, Dassault, amis de Nicolas Sarkozy et de surcroît dont les groupes dépendant des commandes de l’Etat, ce qui n’était même pas admis à l’après guerre dans les principes édictés par le Conseil National de la Résistance. Les dirigeants de l’audiovisuel public sont dorénavant nommés par le président de la république, selon la volonté de N.Sarkozy par une loi qu’il a pu sans difficulté faire voter par une majorité de députés et de sénateurs aux ordres, au grand étonnement de nos partenaires européens.
Les sondages façonnent l’opinion, par la manière dont sont posées les questions et dont on ne retiendra que la réponse, interprétée d’une certaine manière, dont on ne publie que ceux dont les résultats paraissent satisfaisants et ayant une influence souhaitée sur l’opinion publique, pour justifier une mesure, ou enclencher un courant porteur. L’Elysée en est le premier spécialiste, d’ailleurs la Cour des comptes avait relevé des anomalies à ce sujet et des voix se sont élevées contre le scandale des sondages de l’Elysée. Les instituts de sondage sont comme les médias entre quelques mains souvent proches du pouvoir et de ces mêmes groupes, notamment de Bolloré : OpinionWay est fortement lié au Figaro (Dassault), qui lui commande régulièrement des sondages, CSA est contrôlé par Bolloré également propriétaire du Groupe Havas, d’une télé, de plusieurs quotidiens gratuits, IPSOS est contrôlé par ses deux fondateurs après avoir attiré des riches financiers comme Pinault ou Fidelity, BVA a pour actionnaires les fonds d’investissement Rothschild et Vincent Bolloré, IFOP a pour propriétaire Laurence Parisot, présidente du MEDEF.
Autre fait tout récent : la remise en cause du statut d’indépendance de l’AFP par la proposition de loi annoncée le 18 mai par le sénateur Jacques Legendre et approuvée par le PDG Emmanuel Hoog et que dénonce l’ADIAFP sur son site (vous pouvez signer sa pétition).
3- Quand nos dirigeants et les personnalités politiques ne sont pas exemplaires
Qu’il s’agisse à gauche comme à droite, de l’affaire Woerth/Bettencourt, du scandale de l’affaire Tapie, des probables rétrocommissions sur marchés d’armement (Frégates de Taiwan et Agosta/Karachi), des scandales sur emplois fictifs, sur les marchés publics comme avec l’affaire Guérini (que Martine Aubry couvre semble-t-il malgré un rapport accablant), des élections internes truquées du PS (ayant donné Martine Aubry gagnante contre Ségolène Royal à quelques voix près), du comportement maladif et compulsif de Dominique Strauss-Kahn à l’égard de l’argent et des femmes, qui était connu mais surtout tu, …
Les Français ne supportent plus cela et ont perdu confiance. Plutôt que rejeter tout le système et toutes les personnalités politiques, il existe quelques rares candidat(e)s potentiel(le)s crédibles en lesquel(le)s on puisse faire confiance pour dire la vérité aux Français, pour agir dans le sens de l’intérêt général et non des intérêts privés, pour envisager l’avenir avec sérénité et espoir. François Bayrou est de ceux-là., crédible, expérimenté, sans casserole. Il dit la vérité aux Français et souvent avant les autres, comme il l’a maintes fois prouvé, que ce soit sur le problème de la dette et de déficit public, ou encore sur les abus de pouvoir du gouvernement Sarkozy.
J'en profite pour lui souhaiter un bon anniversaire !
La parole des femmes agressées est toujours soupçonnée. C'est dégueulasse, il n'y pas d'autre mot"
François Bayrou était l'invité du Grand Jury, dimanche 22 mai. Il répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie (RTL), Etienne Mougeotte (Le Figaro) et Frédéric Delpech (LCI).
Les journalistes l'ont notamment interrogé sur les faits actuellement reprochés à Dominique Strauss Kahn, le devenir du Fonds Monétaire International, la situation politique française et la polémique relative à la suppression des panneaux qui indiquent les radars routiers.
François Bayrou a ainsi déclaré à propos des "insinuations épouvantables" à l'égard de la jeune Guinéenne, victime présumée de Dominique Strauss-Kahn, "c'est dégueulasse". "Si les faits sont avérés", alors "cette jeune femme blessée, c'est elle la victime", a-t-il affirmé.
"On insinue des choses épouvantables" contre elle, "on va lancer des enquêtes de centaines de milliers de dollars pour la déconsidérer (...) On va lancer contre elle des hordes de détectives", a-t-il dénoncé. "Cette jeune femme née en Guinée, peule, qui n'a pas été à l'école et sait tout juste écrire son nom, qui travaillait bien, sérieusement, élevait toute seule sa fille, on est en train de déchaîner contre elle les foudres des plus puissants de la planète", a-t-il poursuivi.
Selon lui, "s'il y a le respect de la présomption d'innocence, il y a également le respect de la présomption de sincérité", il faut "respecter l'équilibre" mais "cette jeune femme est du mauvais côté de la barrière: femme, noire, veuve, immigrée, musulmane".
Le président du MoDem a regretté que "la parole des femmes agressées (soit) toujours soupçonnée. C'est toujours leur faute. C'est dégueulasse".
Selon lui, "ça révèle des choses profondes dans la société chez les puissants".
Interrogé sur la diffusion des images de Dominique Strauss-Kahn menotté, François Bayrou a répondu: "les médias français ne pouvaient pas faire autrement que de montrer ces images sinon, les gens auraient dit le monde entier les voit et nous pas ".
François Bayrou a également affirmé qu'il y aura "un avant et un après" l'affaire DSK.
Pour l'élection présidentielle de 2012, "ça va changer profondément la donne". Mais "je ne confonds pas le parti socialiste en tant que mouvement politique et une affaire privée. Ce n'est pas le PS qui est en cause", a-t-il dit. Selon lui, "Dominique Strauss-Kahn était une sorte de candidat de la gauche idéal pour la droite (...) Les cartes sont rebattues mais on ne peut pas savoir pour qui". "Il y aura un candidat de droite, un de gauche, un du centre", excluant que ce dernier puisse être Jean-Louis Borloo, ministre des années dans des gouvernement de droite, a-t-il argué.
Va-t-il lui même annoncer sa candidature en janvier 2012 ? lui a-t-on demandé. "Si vous regardez le passé, vous verrez que je n'ai pas souvent attendu jusqu'au mois de janvier", a ajouté François Bayrou.Ecouter :
Le MoDem de Meurthe-et-Moselle au centre des débats sur la dépendance
20-5-2011 - Danièle Noël - Sonia Sadoune
Le 18 mai dernier, le MoDem 54 a accueilli Robert Rochefort, Député européen, Vice Président du MoDem, économiste, sociologue et ancien directeur du CREDOC pour une conférence dont le sujet était :
« Espérance de Vie, retraite, dépendance, Quelles perspectives ? »
Un sujet particulièrement d’actualité puisque mené au moment même du débat national sur la dépendance lancé par le gouvernement. Robert Rochefort a souhaité d’emblée placer le problème dans un contexte français mais égalementà dimension européenne, regrettant cependant que ce débat n’ait pas été nationalement mené en France en parallèle avec celui des retraites.
Mettant en évidence que la question de la dépendance n’est pas un risque nouveau, qu’il a toujours existé mais a évolué, que ce risque s’est modifié au fil du temps, le Vice-président du MoDem a constaté que la question qui se pose est que l’ « on veut des réponses politiques immédiates dans un contexte de crise où l’on n’a plus d’argent » et que « l’une des grandes ambiguïtés a été de laisser croire qu’on allait pouvoir bénéficier à vie d’un système mis en place bien des années auparavant ».
Dans un souci de s’appuyer sur un diagnostic fiable, Robert Rochefort a donc replacé le sujet dans son contexte historique, quantitatif puis qualitatif, rappelant que les questions de démographie sont fondamentales et imposent des décisions majeures. Il a ensuite mené la réflexion vers la reconnaissance, en termes de propositions, dans une logique de 5ème risque ouvrant vers :
*la création d’un pacte intergénérationnel (listant ainsi tous les échanges intergénérationnels : retraites, héritages…)·
*et d’une politique de prévention pour faire reculer le seuil de vieillissement (c’est le premier levier d’action sur les problèmes de la vieillesse).
Le débat avec la salle aura permis d’aborder de multiples questions comme : l’économie par rapport aux dépenses collectives, le financement de l’APA par les Conseils Généraux, la prise en charge familiale de la dépendance, les aidants naturels, la douloureuse question de la maltraitance des personnes âgées, l’aménagement de l’habitat, la mobilité, la prévention cognitive …
Robert Rochefort a conclu cette enrichissante rencontre en présentant le rapport dont le Parti démocrate Européen l’a chargé sur les conséquences du vieillissement, dans une analyse faisant état de propositions concrètes, élaborées avec la vision humaniste qui caractérise le Mouvement Démocrate.
L’ensemble des membres du MoDem 54 remercie Robert Rochefort de sa venue à Nancy, ainsi que le public, ce soir là, très nombreux.Le compte rendu (rédigé par Sonia Sadoune) de la conférence est disponible en cliquant ici (pdf)
"On va entrer dans un désir de trouver quelqu'un d'équilibré"
Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate était l'invité de France Inter à 13 heures le 18 mai, pour expliquer la réaction des Français par rapport à l'affaire autour du président du FMI Dominique Strauss-Kahn.
"Il y a eu en France une attitude de sidération", a souligné Robert Rochefort. "Il y a eu un choc émotionnel, d’ailleurs cristallisé par une image : celle de DSK menotté. Cette image a envahi tous les médias, et on en a même parlé à la radio", a-t-il remarqué.
"Elle a fait une empreinte rétinienne qui va persister pendant 20 ans", a-t-il interprété.
En voyant cette image, "nous étions coincés entre l’idée d’irréalité et l’hyper-réalité de la scène", a-t-il interprété.
"Pour se débarasser de ce sentiment de culpabilité que tout le monde a eu à l’égard de la victime ou de l’auteur présumé, on a cherché un bouc-émissaire", a-t-il analysé. Entre autres, "les médias ont été pointés du doigt pour ne pas avoir dénoncé avant", alors que cela se savait"' a ajouté Robert Rochefort.
Cela va changer la donne pour les prochaines élection en termes d'image des candidat : "On va entrer dans un désir de trouver quelqu’un d’équilibré, et non plus un mâle dominant", a-t-il conclu.
François Bayrou a jugé "glaçantes", lundi, les images de Dominique Strauss-Khan menotté, affirmant qu'elles faisaient penser à un mélange de "tragédie grecque et de séries américaines".
17-5-2011 -Mouvement Démocrate
"C'est terrible. Ces images sont glaçantes. C'étaient des images de tragédie grecque mélangées à celles des séries américaines" a dit François Bayrou, depuis la Réunion, où il se trouve en déplacement.
"Tous ceux qui ont vu ces images ont eu la gorge serrée, tant elles étaient saisissantes et confondantes. C'est le destin d'un homme qui bascule avec des conséquences très importantes pour les siens, son parti, son pays", a-t-il ajouté.
Le président du MoDem a affirmé qu'il serait "déplacé et en même temps prématuré" d'en faire une "interprétation électorale" pour la campagne présidentielle. "C'est infiniment plus grave. C'est un événement qui trouble les Français dans leur sensibilité", a-t-il dit.
Dimanche, François Bayrou avait qualifié l'annonce de l'arrestation de Dominique Strauss Khan "de confondante, navrante et infiniment troublante". "Bien sûr il faut que l'enquête se déroule mais on mesure d'ores et déjà les conséquences à la fois pour un homme, pour son parti mais aussi pour l'image de la France dans le monde", avait-il expliqué.
"Si les faits sont vérifiés, ce sont des comportements dégradants à l'égard de cette jeune femme et des femmes en général et j'imagine que beaucoup d'entre elles en seront blessées", avait souligné le président du MoDem.
Pour lui, l'exercice politique implique une nécessaire "dimension de responsabilité, qui fait que l'on doit être à l'égard" de ceux qui l'exercent "de la plus grande exigence".
"JE NE SUIS PAS EN CAMPAGNE ELECTORALE"
François Bayrou, qui se rendait pour la sixième fois à la Réunion, a par ailleurs affirmé qu'il n'était "pas en campagne électorale". "La vraie campagne, c'est à partir du début du mois de janvier. J'annoncerai ma décision avant" cette date, a-t-il noté.
Il s'est félicité qu'à la Réunion, des élus du MoDem siègent au conseil général dans une majorité, aux côtés des élus de gauche et des divers-droite. "Cette exigence se traduira aussi un jour nationalement", a-t-il affirmé.
La section MoDem de la Réunion est l'une des plus importantes de France avec 1.300 adhérents, selon son président Thierry Robert, maire et conseiller général de Saint-Leu. Elle compte une sénatrice, trois conseillers généraux dont deux vice-présidents et un conseiller régional et a tenu ce week-end sa convention en présence de François Bayrou.
"Le Centre, c'est dépasser la droite et la gauche pour rassembler autour d'un projet cohérent" (Conseil national)
Mouvement Démocrate -14-05-2011
Mes chers amis,
Nous vivons en politique, et peut-être pas seulement en politique, un grand moment de confusion. La confusion est dangereuse. Face à cette confusion, une clarification s’ impose.
Les citoyens ont besoin de repères pour pouvoir faire clairement leur choix, prendre leur décision, et obtenir par leur vote ce qu’ ils attendent vraiment pour l’ avenir de leur pays.
La « danse du centre »
La « danse du centre » à laquelle on assiste depuis quelques semaines aurait quelque chose d’ assez drôle, si son but n’ était pas d’ égarer les électeurs pour les conduire précisément où ils ne veulent pas aller.
La question est bien celle du but de cette manœ uvre : tout montre qu’ il s’ agit de capter les voix d’ électeurs insatisfaits de la manière dont la France est gouvernée depuis des années, d’ électeurs qui veulent le changement, pour les ramener, au bout du compte, parmi les soutiens du pouvoir.
C’ est parce qu’ il s’ agit de détourner et de dévoyer les électeurs du centre qu’ il s’ agit d’ une manœ uvre et pas d’ une vérité. Il faut dissiper la confusion et clarifier les choses.
Une phrase révélatrice a été prononcée cette semaine par l’ un des participants : « nous allons, a-t-il dit, construire la deuxième droite ».
Il convient de rappeler ceci : le centre, par définition, ce n’ est pas une deuxième droite, pas plus que ce n’ est une deuxième gauche.
Le centre, c’ est précisément la volonté nécessaire et urgente de dépasser ladroite et la gauche pour rassembler le pays autour d’ une projet cohérent.
J’ ai employé le mot cohérent. Il est très important. Ce qui frappe, quand on regarde l’ état actuel de la droite et de la gauche, c’ est l’ extrême division qui règne en leur sein. Extrême division, et je crois, définitive division.
L’ UMP est sous la pression de l’ extrême droite. Chaque jour, sous cette pression, elle se divise un peu plus. Entre ceux qui considèrent que pour plaire à l’ opinion et gagner son soutien, il faut utiliser les mêmes thèmes et les mêmes mots que le Front national, et qu’ au fond ces thèmes et ces mots sont fondés, et ceux qui refusent cette stratégie de l’ accommodement, la distance est de plus en plus grande. Sur la question de l’ immigration, sur le RSA, l’ affolement fait prononcer des discours et défendre des thèses qui empêchent la définition d’ une politique cohérente. Il en va de même à gauche. Sur ce qui se passe et se prépare en Grèce, il y a une attaque contre Strauss-Kahn, violente, orchestrée au sein même de la gauche, et même du PS. Entre Mélenchon et Strauss-Kahn, il y a autant de fractures et d’ affrontements irréductibles qu’ entre ceux qui flirtent avec l’ extrême droite et par exemple Fillon.
Ce ne sont pas des camps solidaires, ce sont des champs de bataille.
L'intégralité du discours de François Bayrou
Pour Rochefort, «Bayrou est le seul candidat du centre»
14-05-2011 - Le Figaro (Anne Rovan)
Le député européen et vice-président du MoDem Robert Rochefort estime que Jean-Louis Borloo «est dans le voisinage de la famille UMP».
Pour Robert Rochefort, vice-président du MoDem, la position de Jean-Louis Borloo est très ambiguë. «Il y a un mois, il disait qu'il quittait l'UMP (…)», a-t-il expliqué vendredi au Talk Orange-Le Figaro. Et puis, ajoute-t-il, « on a inventé un système étrange qui dit que les députés quitteront le groupe UMP en 2012 ». Entre-temps, le président du Parti radical s'est, il est vrai, rendu compte que certains élus n'étaient pas prêts à couper le cordon avec l'UMP. Cette indépendance du Parti radical, le député européen n'y croit pas. Pas plus qu'à une candidature Borloo en 2012. L'«ancien ministre» est «dans le voisinage de l'UMP», souligne Rochefort. Quant aux sondages qui placent Borloo devant Bayrou, Rochefort minore leur portée. Le président du Parti radical bénéficie, dit-il, d'«un effet médiatique» et «monte parce que Sarkozy baisse».
Quand Borloo annoncera qu'il n'est pas candidat, les voix se reporteront vers le MoDem. «François Bayrou est le seul candidat du centre. Le MoDem est le seul mouvement du centre », martèle Rochefort sans ignorer que son parti, qui tient son conseil national aujourd'hui, devra jouer des coudes pour s'imposer face au congrès du Parti radical organisé également ce week-end. François Bayrou doit faire à midi une déclaration qualifiée d'«importante», dans laquelle il doit réaffirmer ses relations avec le centre.
L'ancien directeur général du Credoc est aussi revenu sur la croissance de l'économie française, en hausse de 1 % au premier trimestre. «On ne va pas se plaindre !», s'exclame-t-il. Mais il prédit que «les trimestres à venir seront des trimestres difficiles», car «pour avoir une croissance durable, on ne peut pas avoir une croissance tirée par la consommation», analyse Rochefort. Il faut, ajoute-t-il, une «croissance tirée par la production», comme en Allemagne. Dans ce contexte, Rochefort estime que «la justice sociale est fondamentale». Or, la réforme de l'ISF annoncée cette semaine, conjuguée à la polémique sur le RSA, a pu donner un sentiment inverse.
9 Mai : fête de l’Europe !
9-5-2011 DR
A l’appel du Mouvement Démocrate 54 , militants , adhérents et sympathisants, en présence de Nathalie Griesbeck députée européenne du Grand Est , sous la conduite de la violoniste Catherine Verbregghe ont chanté aux quatre coins de la place Stanislas et devant la statue de Stanislas l’hymne européen ou hymne à la joie :
Que la joie qui nous appelle
Nous accueille en sa clarté !
Que s’éveille sous son aile
L’allégresse et la beauté !
Plus de haine sur la terre
Que renaisse le bonheur
Tous les hommes sont des frères
Quand la joie unit les coeurs…………….
Qu’est-ce que la journée de l’Europe ?
C’est le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, que Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, fait une déclaration historique dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay : il appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier.
Ce projet, visant à assurer la paix en Europe, est aujourd’hui considéré comme l’acte de naissance de la construction européenne. Il est à l’origine de la première communauté européenne : la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) qui voit le jour en 1951.
C’est au Conseil européen de Milan, en juin 1985, que les Etats membres se sont mis d’accord sur cette date symbolique.
Ce 9 mai 2011 est la 25e édition de la Journée de l'Europe.
Quelle Europe ?
Une Europe imprégnée de l’esprit des pères fondateurs , c’est à dire une Europe fédérale et post nationale , une Europe des citoyens .
Les problèmes qui se posent à nous aujourd’hui ne peuvent avoir des solutions que dans le cadre d’une Europe forte et solidaire. Robert Schuman écrivait en 1960 « l’Europe unie préfigure la solidarité universelle de l’avenir »
François Bayrou au centre du débat sur Europe1
Marie Anne Kraft 8-5-2011
François Bayrou était l'invité de Jean-Pierre Elkkabach au Grand Rendez-vous d'Europe 1 et du Parisien dimanche 8 mai 2011. Voici ses principales interventions, reclassées dans un ordre d'importance, différent de celui de l'interview :
Interrogé sur ses mesures fortes pour la France :
1- Produire en France. Dans un contexte où la France s'appauvrit de 5 milliards d'euros par mois, il est impossible de soutenir le modèle social français. Il faut reconquérir les domaines perdus. Si nous n'enrichissons pas le pays, nous ne créons pas d'emplois et tout le reste en dépend (chômage, retraites, intégration, banlieues, protection sociale,...). Il n'est pas vrai que la production ne dépende que du coût du travail et il y a des moyens de s'en sortir, notamment par l'automatisation de la production.
2- Rendre à la France la meilleure éducation du monde. Depuis le temps où j'ai été ministre de l'Education Nationale, nous avons perdu 14 places dans le classement international. Il est possible selon moi d'atteindre cet objectif en 5 ans.
3- Assurer une vie civique respectable et honorable, arrêter l'arbitraire. La fonction présidentielle ne doit pas être partisane, les responsables politiques doivent donner l'exemple et défendre des valeurs.
Réaction de François Bayrou à la mort de Ben Laden :
" Obama a pris la bonne décision. Il a été de manière générale à la hauteur de sa fonction. Il a donné des Etats-Unis la meilleure image depuis longtemps. La première personne qui m'a parlé de BEn Laden fut Massoud en 2001, quand il est venu au Parlement européen pour nous alerter sur ce personnage, milliardaire financé par le trafic de drogue. C'était tellement incroyable qu'on n'y a pas vraiment prêté attention. Il avait raison. Le 9 septembre 2001, il était assassiné et deux jour après avait lieu l'attentat du 11 septembre. Ces deux événements étaient liés. Concernant les révoltes arabes, remarquez qu'on s'attendait à une reprise en main des fondamentalistes et en fait il n'en est rien, les peuples veulent avant tout la liberté et la démocratie et combattre la dictature et la corruption."
Interrogé sur "l'Europe" :
"Cela fait des années que l'Europe est absente et illisible, car on lui a donné des institutions incompréhensibles, qu'elle est trop éloignée des citoyens. Les choses sont devenues trop complexes, sans communication".
" Il est honteux de laisser l'Italie en 1ère ligne face aux migrants. Elle aurait dû conduire un plan d'aide aux pays d'origine et un plan d'accueil humanitaire"."Les déficits sont une menace qui fragilise tous les pays européens. La seule solution est d'exercer la solidarité. Chaque pays est une digue pour les autres".
Son avis sur "le Centre", sur la volonté de JL Borloo de rassembler les "centristes" :
"Le vrai centre n'est ni la gauche ni la droite. Arrêtons de vouloir à tout prix le classer d'un côté ou de l'autre. C'est comme si vous disiez sur le drapeau français bleu-blanc-rouge : le blanc est-il plus bleu ou plus rouge ?
Quand Hervé Morin dit "Nous voulons bâtir une 2ème droite", il a tout dit. Borloo et Morin veulent défier l'UMP à l'intérieur de la majorité. Après avoir adulé Nicolas Sarkozy, avoir fait de la lèche pour garder ou obtenir des postes lorsque ce dernier avait la cote, ils se mettent à le rejeter, le critiquer, le mépriser quand il baisse dans les sondages et que les Français ce rendent compte de la réalité. Ce n'est PAS DU TOUT LE CENTRE ! "
A propos de la montée de l'extrême droite en France :
"La progression de l'extrême droite et des extrémismes en général est l'expression d'un symptôme et non une volonté de la société française. C'est là qu'on voit que ça va mal, que la population exprime son désarroi. Si leurs idées l'emportaient, si on sortait de l'euro, on irait au désastre et à la misère."
Sur la polémique des quotas pour la sélection des joueurs dans le football et la mise en cause de Laurent Blanc :
" Je ne crois pas que Laurent Blanc soit raciste d'ailleurs dans les conveersations reportées il n'en est pas fait mention, il ne prononce pas le mot "quota". C'est un homme bien, équilibré, mesuré. Cette affaire intervient à la veille d'élections, il peut y avoir des enjeux, de la manipulation, je ne sais pas"."En tout cas cette affaire est révélatrice. Je suis opposé aux quotas, à tout ce qui stigmatise la couleur de peau, l'origine. L'extrémisme surfe sur cette vague. Les responsables doivent donner l'exemple, que ce soit les politiques, l'école. Même si je suis pour la séparation des pouvoirs, que le politique ne se mêle pas de la gestion de la FFF, sur ce sujet le ministère de tutelle doit rappeler à l'ordre".
Au sujet de la polémique sur la voiture de luxe utilisée par DSK :
"La campagne électorale fait feu de tout bois et notamment le moins honorable. Le niveau du débat n'est pas à l'honneur de ce que devrait être ce grand rendez-vous national. Cependant, il faut prendre très au sérieux l'impression qu'ont les citoyens qu'il y a une paroi de verre entre d'un côté les dirigeants, les élites, qui ont des privilèges,et de l'autre le peuple. Le président de la république n'est pas un citoyen "normal" car il doit avoir une vision à long terme et porter de grandes responsabilités, mais il doit néanmoins rester enraciné dans la vie des gens. "
Ecouter quelques extraits :
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé un entretien au Figaro Magazine le vendredi 6 mai, dans lequel il revient sur les grands sujets d'actualité du moment.
Mouvement Démocrate - 6/5/2011
Le Figaro: Quelles conséquences tirer de la mort de Ben Laden?
François Bayrou: Première leçon : dans la lutte à mort entre terrorisme et démocraties, ce sont les démocraties qui gagneront. Deuxième leçon : la vraie puissance est dans la persévérance. Les Etats-Unis ont su poursuivre une action déterminée pendant dix ans, malgré les changements de majorité, sans se laisser distraire une seconde de leur but. Cela fait toute la différence entre la volonté et la velléité. C'est une leçon qui vaut aussi pour nous. Nous ne sommes pas une grande puissance par les moyens mais nous pouvons l'être par la volonté.
Le Figaro: Cette mort doit-elle conduire la France à retirer ses troupes d'Afghanistan?
François Bayrou: Notre présence en Afghanistan, décidée sous gouvernement Jospin, maintenue depuis, pour poursuivre les auteurs du 11 septembre et priver le terrorisme de sa base arrière, est justifiée. J'ai voté en faveur de cette action et ne le renie pas. Le jour où la coalition sortira d’Afghanistan, et tout le monde souhaite que ce jour ne tarde pas, il faut que la transition se fasse dans l’ordre et que soit transmis aux Afghans eux-mêmes un pays sécurisé, ou au moins sécurisable.
Le Figaro: Jean-Louis Borloo et ses amis veulent créer une confédération des centres. En serez-vous?
François Bayrou: Non.
Le Figaro: Pourquoi?
François Bayrou: Parce que tout cela n’a de centre que le nom. Si les mots ont un sens, le centre veut dire qu'on récuse la guerre des deux camps. Or que disent ceux qui veulent constituer cette confédération ? Qu'ils sont dans le camp de la majorité. Un groupuscule de plus, cela ne sert à rien. Je veux qu’on sorte de cet affrontement caricatural. En vérité, chacun des camps est malade. La poussée de l’extrême droite ruine l’idée d’une droite unique. Le Front national fait tanguer l’UMP. Les divisions de la gauche apparaissent au grand jour. Qu’y a-t-il de commun entre Mélenchon et Strauss-Kahn ? Aucun des deux camps divisés ne peut répondre aux problèmes du pays. S’ils l’emportent, l’impuissance est garantie. Il faut donc une nouvelle vision de notre démocratie, et une majorité nouvelle
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" Pour nous, il n’y a pas de politique sans morale." Hommage à Bernard Stasi
5/05/2011 - Danièle Noël
Le 6 septembre 1983, Bernard Stasi déclarait:
« Pour nous, il n’y a pas de politique sans morale.
Quand on fait de la politique, bien entendu, c’est pour gagner, mais pas à n’importe quel prix. C’est-à-dire qu’il y a des moyens, des compromissions, des alliances qui permettent peut-être de remporter un succès électoral, mais on y perd sa dignité. »
Quelques années plus tard, en février 1986, lors d'un débat , Bernard Stasi lançait à Jean-Marie Le Pen : « Je n'ai pas les mêmes convictions que vous. »
Jean-Marie Le Pen lui répondit : « C'est un peu normal, puisque vous êtes fils d'immigré et vous n'avez été français qu'à l'âge de dix-huit ans. »
B. Stasi répliqua aussitôt : « Vous avez le culot de me dire qu'en tant que fils d'étranger, je n'aurais pas le droit de faire de la politique ? »
Et J.M. Le Pen de conclure : « Je crois que c'est une question de bon goût... »
Voici en quelques mots ce qui marquait la personnalité de Bernard Stasi, aujourd'hui disparu:
Un combattant des choses justes, une référence morale, un homme de valeurs , animé par une quête sans cesse du respect des autres.
En 1990, en dehors de toute campagne électorale, il n'avait pas hésité à faire un passage remarqué à Nancy où, invité à la faculté de droit à une table ronde animée par Jean-François Kahn, il avait débattu sur un thème encore actuellement brulant d'actualité : "L’immigration, une chance pour l’Europe ?"
Véritable figure politique du centrisme, républicain acharné, défenseur de la laïcité et européen convaincu, cet homme d'engagement épris de justice a toujours su défendre avec force des convictions profondément humanistes.
Ancien ministre et député de la Marne de 1968 à 1993, il a été Médiateur de la République de 1998 à 2004.
C’est à ce poste qu’il préside la commission de réflexion sur l'application de la laïcité, et qu'il publie en 2003 son rapport, connu désormais sous le nom de «rapport Stasi» .
Aujourd'hui, c'est avec un immense respect et une profonde émotion que le Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle salue la mémoire d’un homme politique d’une rare dignité.
François Bayrou rend également ainsi hommage à Bernard Stasi :" qui n'était pas seulement un politique noble (...): il était un homme debout".