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Gadin du Mouvement Démodrate aux européennes : Home n'y est pour rien !!

30-6-09 L'Hérétique

Allez, rendons un service à mon mouvement afin qu'il ne s'égare pas. J'entends sur la Toile, mais aussi dans les propos de plusieurs responsables du MoDem, en particulier de Bayrou, que le film Home serait l'un des principaux responsables de notre revers.

Désolé, mais c'est faux. J'ai lu un petit entrefilet il y a deux semaines, dans le Canard Enchaîné, qui observait qu'un sondage Ipsos nous donnant à 10% à peine avait été réalisé le vendredi soir : un première partie de l'échantillon avait été testée AVANT la projection du film, et la seconde partie, APRES la projection. Résulats des courses ? Sondages IDENTIQUES, avant, et après...

Les Français ne se sont donc pas décidés sur la seule foi d'un film. En revanche, si nous avions mis en avant nos têtes de liste vertes ainsi que notre programme dont l'une des pierres angulaires est le développement durable, nous aurions certainement convaincu davantage. Corollairement à ce que je viens de dire, le film n'a pas décidé davantage les électeurs des Verts à voter pour eux.

J'avais observé, plus de trois semaines avant le scrutin, que 50% de nos deux électorats n'était pas sûr de son choix et invité alors à la prudence. Nous étions sur un toboggan. Il fallait y prendre garde.

Si on veut travailler sérieusement, il faut repartir sur des bases fiables et cesser de trouver des bouc-émissaires toujours à l'extérieur.

Barroso II : le double-jeu socialiste

29-6-2009  Bruxelles blogs libération

BarrosoDécidément, les socialistes européens porteront une responsabilité historique dans la probable reconduction de José Manuel Durao Barroso à la tête de la Commission européenne pour un nouveau mandat de cinq ans. Incapables de se mettre d’accord sur un challenger avant les élections européennes, laissant ainsi le champ libre au candidat conservateur, ils s’apprêtent à voter en majorité pour sa reconduction. Certes, pour sauver l’honneur, ils vont s’opposer à ce qu’il soit investi dès le 15 juillet comme le président sortant le souhaite, mais ils se rallieront sans doute à sa candidature en octobre prochain.

L’Allemand Martin Schulz (photos), qui vient d’être réélu à la tête du groupe socialiste (désormais « Alliance progressiste des socialistes et des démocrates »), n’a jamais caché que, pour lui, la présidence de la Commission était un combat perdu d’avance, vu le rapport de force politique dans l’Union (21 gouvernements dirigés par la droite et les conservateurs et libéraux ont gagné les Européennes). Il estime plus important, notamment pour sa carrière personnelle, d’aboutir à un accord technique avec le PPE (démocrate-chrétien) afin de se répartir les postes au sein du Parlement européen.

En particulier, il veut sécuriser pour lui-même la présidence de l’Assemblée qui lui reviendrait pour  deux ans et demi, en alternance avec le candidat du PPE, le Polonais Jerzy Buzek. Jeudi, lors d’une conférence de presse, il a lâché le morceau : « la logique parle pour que je dise « niet ». Mais je dois me demander si je ne pourrais mettre en place une meilleure politique sociale-démocrate en posant des conditions auxquelles Barroso devrait se plier ». Il a reconnu que « savoir si nous voterons pour lui (à l’automne) est une question ouverte ». Il sait qu’un vote contre Barroso ferait échouer l’accord technique avec le PPE ce qui le priverait sans doute de la présidence du Parlement. Ce calcul est largement partagé par l'ensemble des délégations nationales, seuls les Français campant dans une opposition résolue. Mais avec 14 élus, ils ne pèsent pas grand chose...

On ne peut qu’être sidéré devant une telle logique : imagine-t-on la même « logique » appliquée aux élections internes ? Pourquoi Martin Schulz ne plaide-t-il pas pour qu’Angela Merkel fasse siennes certaines des propositions du SPD avant les élections de septembre prochain ? Ne serait-ce pas aussi un bon moyen « de mettre en place une meilleure politique sociale-démocrate » au lieu de s’épuiser en de vaines élections, la CDU-CSU étant donnée largement gagnante ?

Le SPD sait qu'il joue avec le feu en soutenant un candidat conservateur à la tête de la Commission. A la veille des élections législatives de septembre, cela ferait désordre... C'est aussi pour cela que Schulz ne veut pas élire Barroso dès le mois de juillet. C'est aussi pour cette raison que l'investiture n'aura pas lieu en septembre, mais plus probablement en octobre, au lendemain des élections allemandes... On n'est jamais trop prudent.

Nouveau gouvernement :les remerciés (et ce qui leur est reproché) .

25-6-09 Liberation

Christine Albanel est dépossédée de son ministère de la Culture au profit de Frédéric Mitterrand. Elle paie sans aucun doute le retoquage par le Conseil constitutionnel d'une partie essentielle de sa loi Hadopi sur le téléchargement.

Roger Karoutchi, qui était chargé des relations avec le Parlement, a tout perdu. Fragilisé par sa défaite lors des primaires UMP face à Valérie Pécresse pour la tête de liste de majorité aux élections régionales de 2010 en Ile-de-France, il paie aussi les tiraillements entre le groupe parlementaire UMP et le gouvernement. Ce qui était son job et sa feuille de route.

André Santini était secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Toujours mis en examen, il va être convoqué en septembre par la justice comme témoin dans une affaire de prise illégale d'intérêt. Ce qui, de fait, ne plaide pas en sa faveur.

Yves Jégo n'aura pas survécu au cyclone social qui a secoué les Antilles en début d'année. Il lui avait été reproché d'avoir mis trop de temps à prendre conscience de l'importance de la contestation guadeloupéenne. C'est clairement sa gestion de cette crise qui est sanctionnée.

Bernard Laporte, l'ancien entraîneur de l'équipe de France de rugby, perd son secrétariat d'Etat aux Sports. Empêtré dans des affaires judiciaires liées à des dossiers immobiliers, le pourtant proche de Nicolas sarkozy avait moins les faveurs de l'Elysée depuis quelque temps. Il est remplacé par Rama Yade (ex-droits de l'Homme) dont on ne connaissait pas l'intérêt pour la chose sportive.

Christine Boutin, l'ex-ministre du Logement, n'a pas convaincu à son poste. Elle paye cash les conflits interminables avec les associations Droit au logement et les Enfants de Don Quichotte, dans lesquels elle n'a pas brillé. La loi Dalo (Droit au logement opposable) qui en est le résultat reste peu populaire en raison de son manque d'efficacité. Christine Boutin est remplacée à son ministère par Benoist Apparu.

Michel Barnier (ex-Agriculture) et Rachida Dati (ex-Justice) ont été élus tout récemment députés européens. Ils quittent donc leur ministère respectif pour siéger à Strasbourg. Michel Barnier est remplacé par Bruno Lemaire Rachida Dati passe les Sceaux à Michèle Alliot-Marie (ex-Intérieur).

Dette :les prophéties de François BAYROU

23-6-09  L'Hérétique

Si Troie avait écouté Cassandre, le sort de l'Europe s'en fût trouvé changé, et par là, l'histoire du monde. Cassandre, c'est une fille de Priam et surtout une prêtresse d'Apollon qui passa son existence à mettre en garde les Troyens contre les dangers qui les menaçaient. En vain. Troie ne l'écouta pas et s'effondra. Cette défaite sanctionna l'aveuglement des Troyens et permit aux Grecs d'asseoir leur domination sur l'Asie mineure.

Il n'aura pas échappé aux lecteurs attentifs de ce blog qu'il y figure sur le côté en haut à droite une listes de liens aux noms aussi ésotériques que mystiques. On en compte un, notamment, qui répond au doux nom de "Prophéties". Il renvoie en fait vers le site de campagne de François Bayrou, lors des élections présidentielles, et, très précisément sur ses propositions pour la France.

C'est impressionnant de voir comment en deux ans, tous les thèmes et les problèmes soulevés par François Bayrou lors de cette campagne reviennent les uns après les autres au premier plan.

Au hasard, par exemple : la dette. ô surprise, on en reparle. Entre-temps, les choses se sont juste considérablement dégradées, et pas qu'à cause de la crise, contrairement à ce qu'essaient de faire croire le gouvernement et Nicolas Sarkozy.

C'est édifiant : nous sommes passés de 3-3.5% à 7-7.5%. Cela signifie que les déficits ont plus que doublé en deux ans. Moi j'invite à relire ce que disait François Bayrou fin 2006 et début 2007 et à comparer avec notre situation actuelle. Bayrou est le seul, d'ailleurs, à continuer à évoquer régulièrement ce danger.

Pour Nicolas Sarkozy, c'est la vie à crédit : si on l'avait écouté, on aurait introduit il y a trois ans les subprimes en France. Résultats, nous aurions alors non seulement un état hyper-endetté mais également des foyers croulant sous un monceau de dettes.

Est-ce qu'il faut passer en revue toutes les exemptions et décisions qui coûtent cher à la France, ces dernières années ? En fait, je pourrais faire la comptabilité des années Jospin jusqu'à nos jours. De la décision imbécile de supprimer la vignette sur les automobiles, de privatiser les autoroutes au moment où elles commencent à avoir un bon rapport jusqu'à celle de priver la télévision publique de recettes publicitaires, elles sont nombreuses ces mesures qui tôt ou tard finiront par se payer, et pas d'une manière que nous aurons choisie.

Bayrou observait sur son site : Depuis vingt-cinq ans, tous les gouvernements ont été coupables de ce laisser-aller. Tous les jours, l'État dépense 20 % de plus que ce qui rentre dans ses caisses. Malgré ce constat, que tout le monde fait, les candidats du PS et de l'UMP promettent plus de soixante milliards d’euros de dépenses nouvelles. Cette attitude est irresponsable. C'est pourquoi je ne prendrai aucun engagement qui ne soit financé par une économie correspondante.

Nous ne pouvons plus augmenter notre dette. Il faut remettre à plat toute notre fiscalité et toutes nos dépenses afin de définir ce que nous pouvons ou devons garder à la charge de l'État et ce qui doit rester à la charge du citoyen.

En pleine crise économique, avec des déficits aussi lourds, ce n'est vraiment pas le moment de parler de gratuité par ci ou par là.  L'argent doit rentrer dans les caisses de l'État sans casser la machine économique. Et l'État doit restreindre ses dépenses sans sacrifier l'avenir.

Je ne suis pas le seul à m'inquiéter des déficits colossaux que nous continuons à accumuler. Nous allons devoir tôt ou tard payer notre protection sociale si nous voulons la conserver. Et au prix fort. En fait, l'équation est très simple : soit on la paie (hausse d'impôts) soit on y renonce. Au choix. Je pense que les Français peuvent accepter de payer, mais l'effort doit être équitable et les concerner tous sans exception. Les plus riches, les plus puissants, les mieux en cour ne doivent pas pouvoir y échapper. Seul l'argent qui génère du travail me semble devoir être protégé, dès lors qu'il ne coûte pas d'argent à l'État.

Il y a solution complémentaire, et je crois qu'on ne peut plus l'esquiver désormais, c'est la TVA sociale. Comme l'expliquait Jean Arthuis en 2006 elle offre quelques avantages : pas d'impact sur nos exportations, rééquilibrage des coûts pour ceux chez qui nous importons et qui font du dumping social, effet relativement limité sur les entreprises si l'on ne taxe que les services. Cela me semblerait d'ailleurs pertinent.

Toutefois, cette mesure ne devrait pas servir de bouée de sauvetage, parce que ce n'est pas la réforme socialement la plus juste (encore que : in fine, qui consomme le plus est taxé le plus, et qui est le plus riche consomme forcément le plus...). Elle doit venir avec toute une série d'autres mesures qui rétablissent justice fiscale et sociale. Notamment, il doit être hors de question de financer les cadeaux du chef de l'État de cette manière (certaines mesures de la loi TEPA, fin des recettes publicitaires sur les chaînes publiques, gratuité des musées).

Une loi-cadre devrait établir sans aucune possibilité de dérogation que les recettes de cette TVA seraient affectées exclusivement aux comptes sociaux et à rien d'autre. Cela suppose donc de revenir sur certaines mesures déjà prises. Rien ne se fera sans équité. Enfin, il ne saurait être question d'un transfert total de notre protection sociale sur une TVA sociale. François Bayrou s'était montré très réservé sur une telle option. Il s'agirait plutôt d'un complément destiné à éponger les déficits de nos comptes sociaux.

François Bayrou prêt pour le come back

21-6-09 Exprimeo

Au moment où une lettre ouverte secoue le Modem, le leader du Modem se prépare au rebond qu'il peut réussir.
Ceux qui concluent actuellement à la "disparition" de François Bayrou confondent rapidement souhait et réalité.

La réalité, c'est que l'opinion est aujourd'hui fluctuante. Elle bouge vite et beaucoup. Le scrutin Européen est un vote ponctuel dont les analyses à moyen terme doivent être tirées avec deux réserves majeures liées d'une part au pourcentage très élevé d'abstentions mais surtout à l'impact des deux dernières émissions TV qu'ont été Home et les cérémonies du 6 juin.

Si les passages TV n'avaient aucune influence sur les téléspectateurs, pourquoi les entreprises depenseraient-elles autant d'argent dans des publicités TV ?

Ce précédent va limiter la marge de manoeuvre pour de telles opérations pour les prochaines échéances électorales. C'est un "one shot".
François Bayrou s'inscrit dans un courant sociologique constant qui oscille entre 8 et 18 % de l'opinion sur le plan national.
Dans la logique de démocratie d'opinion qu'il gère, ce leader doit simplement désormais retrouver davantage que la "force des sondages".
Il est manifeste qu'il retrouvera la force des sondages qu'en attestant sa capacité à gagner. Mais il doit gagner un vote. Les Régionales seront un test majeur. Si le Modem s'allie au PS, il risque de vivre une étape supplémentaire dans la vampirisation d'une partie de son électorat s'habituant à fluctuer entre PS, Ecolos et Modem.

La grande force de Nicolas Sarkozy c'est qu'il peut compter sur un bloc stabilisé sauf si un autre leader de droite venait à redistribuer une partie des cartes...
C'est au lendemain des Régionales qu'il sera temps d'effectuer le point sur les candidats sur la ligne de départ de la présidentielle 2012. François Bayrou est bien sur cette ligne de départ et avec de grandes chances car l'électorat qui l'a quitté peut rentré "à la maison" aussi rapidement qu'il est "sorti".

L'Histoire donnera raison à F Bayrou

16-6-09  L'Hérétique

Chaque fois qu'il y a un haro général dans les médias sur Bayrou, et cela se produit après chaque élection, j'ai remarqué, je ne puis m'empêcher de songer aux paroles de l'évêque Saint-Rémi baptisant Clovis à Reims, un soir de noël : brûle ce que tu as adoré et adore ce que tu as brûlé... Alors, certes, il a dérapé, je l'ai suffisamment dit ici. Mais ce dérapage ne doit pas effacer tout ce qu'est l'homme. Il n'en reste pas moins un homme d'honneur (il a reconnu ses torts après les élections, ce n'est pas si fréquent). Le seul aussi à s'opposer frontalement à un projet de société qui liquéfie complètement le lien social. Nicolas Sarkozy peut pavoiser, il a gagné une manche, il n'a pas gagné la guerre. Face à la constance d'un Bayrou, c'est incroyable la faculté de cet homme-là à endosser les habits les plus divers au jour le jour selon les circonstances de l'actualité. L'année passée, partisan de l'introduction des sub-primes en France, puis il y a quelques temps féroce anti-capitaliste dénonçant le libéralisme, le voilà aujourd'hui converti à l'écologie.

Une gouvernance au jour le jour qui a le don de l'insupporter. Un traitement à chaud des émotions qui n'aboutit qu'à de grandes déclarations. Va-t-on s'aviser un jour que quelques mois après, il n'en reste généralement rien ? Abus de pouvoir est un excellent ouvrage, parce que c'est le seul à avoir compris que le projet que Sarkozy porte va bien au-delà des projets politiques auxquels nous sommes habitués. La discrimination (peu importe qu'elle soit positive), l'inégalité y sont théorisées. Et le comble (Bayrou aurait du insister sur ce point), c'est que Sarkozy et ses sbires se drapent des oripeaux de la gauche pour faire passer les réformes les plus injustes. Notre société, comme l'a très justement vu François Bayrou (et si ce ne sont les électeurs, l'Histoire lui donnera au moins raison), est une société d'inégalités croissantes. La méthode Descoings illustre parfaitement cette société qui s'avance masquée. Le lycée pour tous, c'est le lycée pour la masse, mais certainement pas pour les élites qui parviendront aisément à s'en extraire grâce à leurs réseaux.

Les réseaux, parlons-en : c'est un aspect d'Abus de pouvoir qui a été peu traité et pourtant, c'est le danger le plus mortel parmi ceux qui menacent notre démocratie. Oh, ce ne sont pas les réseaux qui se constituent sur la Toile qui sont dangereux. Au contraire, ceux-là, Bayrou a observé avec beaucoup de finesse que c'était au contraire la réaction de défense du système immunitaire du corps social lorsqu'on voulait lui appliquer un projet qui lui était fondamentalement étranger.

La suite .....

Bennahmias : «Je n'irai pas au gouvernement»

13-6-09  Le Figaro  (Parlons Net - France Inter)

Invité de Parlons Net, le vice-président du MoDem se dit surpris d'entendre son nom cité. Par ailleurs, selon lui, aucun eurodéputé MoDem ne votera en faveur de la reconduction de Jose Manuel Barroso à la Commission européenne.
 
Juste une mise au point. Alors que, depuis le début de la semaine, son nom est régulièrement cité comme possible nouvel entrant au gouvernement lors d'un remaniement, Jean-Luc Bennahmias dément. Il l'a dit vendredi lors de l'émission Parlons Net sur France Info, dont le figaro.fr est partenaire (avec cette semaine rue 89.com et marianne2.fr). Pour l'eurodéputé, également vice-président du MoDem, il n'est tout simplement pas question d'entrer dans l'équipe Fillon, «en aucun cas», a-t-il ajouté. «D'abord parce qu'on ne me l'a pas demandé» et parce que, explique-t-il, ce qui motive son engagement au MoDem c'est la constitution d'une «majorité alternative au gouvernement». Jean-Luc Bennahmias s'est simplement déclaré «surpris» de voir son nom cité. Il dit avoir ensuite décidé d'attendre «pour voir comment ça se passe» à l'Élysée comme dans les médias, avant de finalement mettre fin au suspense vendredi.


Parlons Net reçoit Jean-Luc Bennahmias
envoyé par FranceInfo - L'actualité du moment en vidéo.

Jean-Luc Bennahmias qui avait quitté les Verts pour le MoDem ne regrette pas son choix, même au lendemain d'élections européennes décevantes pour son parti. Il avoue d'ailleurs son pessimisme sur l'avenir électoral du rassemblement Europe Ecologie. Sur l'organisation interne au MoDem, il se dit en désaccord avec Corinne Lepage. La présidente de Cap 21, mouvement associé au MoDem, avait demandé davantage de collégialité dans le parti. Jean-Luc Bennahmias rappelle de son côté que le MoDem possède avec François Bayrou un leader naturel, capable de gagner une élection présidentielle. «Ça, ça m'intéresse», ajoute-t-il.

Revenant sur l'altercation Bayrou/Cohn-Bendit, il affirme que Daniel Cohn-Bendit a menti quand, dans Libération, il affirmait avoir été prévenu par un proche de Bayrou (Christophe Madrolle, également proche de Bennahamias, ndlr) des intentions du patron du MoDem de s'attaquer au leader d'Europe Ecologie.

Interrogé sur le positionnement du groupe libéraux-démocrates au Parlement européen vis à-vis d'une possible reconduction de Jose Manuel Barroso à la tête de la Commission, Jean-Luc Bennahmias affirme, catégorique : «Il est hors de question qu'un seul député européen du MoDem vote pour M. Barroso».

Le débat sur France 2 :François Bayrou n'est pas "ignoble", il est humain ...

12-6-09  Marie-Anne KRAFT

Je vous propose de revenir sur l’actualité de cette semaine passée.
Des sondages erratiques, des électeurs indécis, une ambiance électrique, un seul débat télévisé organisé le jeudi 4 juin 2009, 3 jours avant le vote des Elections européennes, non entre candidats mais entre responsables de partis, qui s’avère une foire d’empoigne inaudible, un combat de coqs lamentable.
Marie-Anne KRAFTMarie-Anne KRAFTAu lieu de parler d’Europe, de centrer le débat sur des thématiques (volontaire ?), l’animatrice Arlette Chabot met volontairement en face à face les concurrents visiblement pour attiser les discussions. Il aurait été intéressant de faire ressortir les convergences et les divergences entre les différents mouvements, pour les auditeurs qui n’auraient pas eu le temps de comparer les programmes, publiés très tardivement du reste par certains des partis en présence.
On aurait pu constater notamment la forte convergence du programme écologique entre le Mouvement Démocrate et les Verts, celle des valeurs humanistes et sociales entre le Mouvement Démocrate et le PS, la reprise en dernière minute dans le programme UMP de points proposés par le Mouvement Démocrate et en partie même le PS (Emprunt européen, convergence à cibler sur la protection sociale, taxe carbone).
Deu points ont été retenus de ce débat :
- François Bayrou a perdu ses nerfs, harcelé par Daniel Cohn-Bendit : il a fini par craquer en répliquant à une violente attaque de Daniel Cohn-Bendit qui après avoir répété dans ses meetings que François Bayrou avait été "touché par la Vierge", se moquant de sa foi catholique, le traita en séance de "minable", inacapable de devenir président de la République" et l’accusait de propos « ignobles » (faisant pourtant simplement allusion à une connivence entre Dany Cohn-Bendit et Nicolas Sarkozy). François Bayrou lui rétorque qu’en matière d’ignominie, il est mal placé pour les propos qu’il a écrits (NDLR : en 1975 dans un livre « Le Grand Bazar, éditions Belfond) concernant des actes sur des enfants et leur justification (seuls les initiés peuvent comprendre qu’il s’agit de propos complaisants à l’égard de la pédophilie, d’éveil des enfants aux activités sexuelles) .
- Jean-Luc Mélenchon répliquant à Arlette Chabot « Allez au diable ! ».
Les grands partis (Xavier Bertrand et Martine Aubry) concluent à l’issue du débat qu’ils sont écoeurés de la réplique de François Bayrou et la presse reprend leurs critiques, faisant de François Bayrou l’injurieux, oubliant les attaques violentes et provocantes de Daniel Cohn-Bendit, et ne s’intéressant même pas au fond de la critique émise par François Bayrou, qui porte sur un sujet grave de société touchant à l’enfance. Il semble pour la presse et les médias que ces sujets sensibles soient trop tabous pour être abordés et que leur évocation ne puisse avoir qu’un motif de récupération politicienne. On préfèrera parler longuement du crash de l’Airbus au large du Brésil et des bébés congelés, affaires probablement plus anecdotiques et plus originales que les souffrances subies par de nombreux enfants du fait d’actes de pédophiles de plus en plus assumés grâce à des théories qui justifient leurs actes ou à tout le moins les présentent avec une certaine complaisance.

Lire l'ensemble de l'article (pdf)
Pourquoi F Bayrou et le MoDem ne sont pas morts

11-6-09 Agoravox

Les élections européennes ont à nouveau modifié le paysage politique français en laissant sur le bord du chemin le parti socialiste et le Modem. Les analyses fusent. Erreur de stratégie, prises de bec, querelles stériles, sanction de l’establishment. Certains ont déjà enterré avec fleurs et couronnes le Modem et François Bayrou. Pourtant un regard plus fin montrent que ses perspectives ne sont pas jouées d’avance et que son avenir n’est pas aussi compromis comme certains commentateurs peuvent le dire.

Fort de son très bon résultat aux dernières élections présidentielles, le MoDem vient d’être rappellé aux réalités de la politique. Les analyses fusent. Mea culpa, erreur stratégique, pas assez d’écologie. Soit. L’élection est passée. L’avenir s’ouvre avec un handicap certes, mais un potentiel important.

Le Modem n’est pas le consensus mou

Jusqu’à présent François Bayrou savait ce qui avait fait sa réussite. Un positionnement nouveau sur les nouvelles technologies, un appui sur les questions vertes, une vision équilibrée de la sécurité, une approche humaniste, la référence à des valeurs constructrices pour l’individu et la société, le respect mutuel, un attachement au terroir. Cet ovni politique avait su profitant de l’effet Ségolène Royal séduire un nouvel électorat en apparaissant comme un mouvement alliant tradition et modernité avec un ancrage citoyen du politique. Un mouvement jeune, branché et citoyen avait réussi à émerger. Le succès de son dernier livre a montré notamment que le modem n’était pas le mou. En s’éloignant de son positionnement humaniste et en délaissant le terrain du politique au profit de celui du politicien lors de la fin de la campagne, le "dur" a cassé.
 
Les perspectives d’un avenir politique favorable

L’abandon du cocktail de la réussite au cours des dernières élections a fait revenir le Modem au traditionnel parti centriste, au poussiereux UDF de ses origines. L’abandon de la question verte dans sa campagne, l’oubli des nouvelles technologies, la surpolitisation des élections et le rôle surjoué du leader (qui n’a pas su être) charismatique lui ont été fatals. Pourtant ces questions restent des problématiques fondamentales d’avenir et le potentiel de ces questions est à terme sur un point de vue électoral très rentable.

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Elections Européennes 2009 08/06/2009 - 01:01
Résultats définitifs Est

Selon les chiffres définitifs fournis par le Ministère de l'Intérieur, les résultats du scrutin européen sont les suivants dans la circonscription de l'Est. L'UMP recueille 28,18 des voix et obtient quatre sièges. Avec 17,24%, le Parti socialiste remporte deux fauteuils de députés. Europe Ecologie arrive en troisième position avec 14,28% des voix, suivis du Modem (9,43%), du Front national (7,57%), qui obtiennent chacun un siège. Le NPA (5,65%), Libertas (4,1%) et le Front de Gauche (3,89%) ne peuvent prétendre à aucun siège.

Réactions aux résultats des élections européennes de François Bayrou

8-05-2009 Mt Démocrate

Dimanche 7 juin au siège du Mouvement Démocrate, François Bayrou a déclaré qu'il prenait "sa part de responsabilité" dans le résultat de son parti : "Le résultat d'aujourd'hui est une déception. Il y a eu deux bons résultats électoraux: le maintien de l'UMP et surtout le grand succès des écologistes. De ce résultat, bien entendu comme président de ce mouvement, je prends ma part de responsabilité. Dans une campagne très dure, je ne suis pas parvenu à faire passer le message auquel j'étais attaché. J'ai pensé que l'on ne pouvait pas séparer les enjeux nationaux et les enjeux européens, je n'ai pas réussi à faire partager ce sentiment. Et je me suis laissé entraîner dans une polémique excessive qui a troublé." (lire la suite)


"La vie c'est comme ça, ce sont des succès et des revers; les revers, s'il faut en tirer les leçons, je le ferai. Maintenant, les problèmes de tous les jours qui n'ont pas été abordés pendant cette campagne vont revenir. La crise, ce n'est pas en l'air, c'est dans la vie de toutes les familles. D'ici l'automne, si les choses ne se redressent pas, les conséquences seront de plus en plus dures et les Français les subiront de plus en plus directement dans leur vie. Ce qui m'a frappé aussi, c'est le regard dur que les électeurs portent sur les responsables politiques et leurs organisations. Le résultat en est à la fois une abstention très lourde et le vote écologiste dans une ambiance de grande émotion sur l'état de la planète. Il y a maintenant deux impératifs: proposer une autre vision de l'avenir et un autre chemin pour les problèmes concrets de la vie des gens et trouver une autre approche dans le comportement politique. Si cette élection européenne nous y oblige, elle n'aura pas été inutile ni pour nous ni pour les Français."

François Bayrou rencontre la presse .

5-06-2009  Mt Démocrate

François Bayrou a rencontré la presse au siège du Mouvement Démocrate . Il répond à 5 questions :

1/pourquoi j'ai voulu vous réunir ?
2/Que répondez vous à ceux qui disent que c'est à cause des sondages que vous avez réagi comme ça ?
3/Regrettez vous l'incident avec Daniel Cohn-Bendit ?
4/Qu'est-ce qui explique que vous avez lu le livre de Daniel Cohn-Bendit seulement maintenant ?
5/Est-ce que vous estimez que Daniel Cohn-bendit doit s'en expliquer ?
Voir et écouter les vidéos
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Discours de François Bayrou à Strasbourg

5-06-2009 - Europe - les Démocrates

François Bayrou a clôturé la Fête de l’Europe organisée par le Mouvement Démocrate à Strasbourg le jeudi 4 juin.

François Bayrou: MEETING STRASBOURG 04-06-09
envoyé par mouvementdemocrate. - L'actualité du moment en vidéo.

Les conventions thématiques en vidéos

3-06-2009 - Mt Démocrate

Retrouvez toutes les conventions thématiques organisées par le Mouvement Démocrate à l’occasion des élections européennes de 2009. Les grandes questions qui concernent l’avenir de l’Europe ont ainsi été abordées durant la campagne.

"La France et l’Europe face à la crise

Désenclaver les territoires, relevons le défi !

Politique agricole, politique de la mer : pour une approche nouvelle

Europe : l’urgence sociale” a eu lieu à Hérouville-Saint-Clair (14)

Développement durable : pour une Europe pionnière

L’Europe protectrice de nos libertés” a eu lieu à Metz (57)

Quelle Europe pour quel monde ?

Le modèle européen” a eu lieu à Montpellier (34)