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Villepin ou Bayrou ?

Marie Anne Kraft -31-07-2010

DDV FBDominique de Villepin vient de s'exprimer aujourd'hui sur une tribune offerte par Mediapart, dans un texte intitulé «Répondre à l'appel de la France». Je trouve très salutaire pour le pays que se forme, à l'initiative de Dominique de Villepin, un courant républicain à droite issu de l'UMP qui s'oppose à Nicolas Sarkozy, en tout cas aux dérives de sa présidence, intolérables, inadmissibles, insupportables, tant en termes de justice sociale, de démocratie, de valeurs morales.
Et après tout, une division de la droite donne moins de chance à Sarkozy pour le 1er tour en 2012, mais ce dernier pourra-t-il encore, osera-t-il encore, se présenter d'ici là ?
 
J'approuve son appel à un rassemblement républicain d'union nationale, comme l'a déjà fait François Bayrou, allant des Gaullistes républicains avec Villepin à la partie du PS plus proche du centre, ouverte au dialogue, en passant par le Mouvement Démocrate, en incitant aussi le Nouveau Centre à couper le cordon qui le lie à l'UMP.

DDV reprend beaucoup de points du discours de François Bayrou (déficit, démocratie, indépendance de la justice, valeurs républicaines, justice sociale, position sur les retraites ...). Je suis néanmoins étonnée qu'il prône plus de justice sociale sans parler de la remise en cause du bouclier fiscal. C'est sans doute parce qu'il l'a lui-même mis en place sous la présidence Chirac (à 60%) avant que Sarkozy baisse le seuil à 50% ?

J 'aimerais beaucoup qu'il nous explique les éventuels points de désaccord avec François Bayrou, ce serait plus clair pour nous citoyens. Je constate en tout cas que, même s'il n'est jamais trop tard pour bien faire, pendant qu'il était au pouvoir D. de Villepin a laissé filer le déficit, il a mis en place le bouclier fiscal, il n'a pas valorisé suffisamment les petites retraites, il n'a pas proposé à l'époque de plus taxer le capital et en général de rendre la fiscalité plus juste, il n'a pas rendu la justice vraiment indépendante, il n'a pas proposé une loi électorale juste (introduction de 50% de proportionnelle à l'Assemblée comme en Allemagne par exemple), il n'a pas franchement soutenu les PME et l'innovation ...S'ils sont maintenant d'accord sur le fond, sur les idées, en tout cas sur l'essentiel, ils devraient se mettre ensemble et il ne resterait qu'à départager deux personnalités en vue de la présidentielle ...

Concernant l'homme lui-même, qui a du panache, de l'élégance, de la classe, du verbe, de la culture, de vraies valeurs républicaines et un certain sens du sacrifice pour la France qui sied à l'homme d'Etat, plusieurs choses lui manquent néanmoins à mon avis :

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L’avenir est au Centre

31-07-2010 Agoravox

Avenir au CentrePoser le problème ainsi a le mérite d’échafauder  une réponse directe et claire. Une réponse qui ne devra laisser aucune ambiguïté. Cette réponse nous confortera dans nos idéaux et nous apportera l’assurance que nous sommes bien là où nous sommes : the right man at the right place, comme aiment à le dire les anglo-saxons. En d’autres termes : Le Centre ne s’en tirera pas en étant un additif du Sarkozysme, ou un additif de l’Aubrysme.
 

Dans une société où les mots sont usurpés par la communication politique,  nous avons le devoir de défendre une certaine forme de vérité et non pas une instrumentation de la vérité. Quitte à risquer le délien social et à déplaire. Il faut redonner un sens aux mots. Lorsqu’ils pratiquent la contre-exemplarité, les hommes politiques ne le font pas pour déplaire mais au contraire pour haranguer la foule et la séduire par d’autres artifices.

Le courage en politique est l’anti-idéologie de la réussite.  Ce n’est pas le succès qui valide le geste mais le chemin et le sens de ce chemin : qu’il y ait échec ou non.
Toute l’éthique du courage se situe là : par la revendication de nos principes, de nos valeurs et de nos convictions profondes. Même si nous devons pour cela nous écarter des critères de la réussite du spectacle ambiant.

Tocqueville affirme que la démocratie est le cercle de la raison. En traçant ce cercle, on met en évidence ceux qui sont dedans et ceux qui sont en dehors. 

Mais en défendant ce cercle, on travaille aussi à créer de la mort sociale. C’est-à-dire que tout ceux qui souhaitent penser différemment,  qui veulent s’extraire de ce conformisme ou qui veulent promouvoir quelque chose qui s’appelle l’exercice de la raison publique sont souvent cloués socialement au pilori.  Une fondation est le moyen de déconstruire ce cercle, de le  redéfinir et de l’élargir.

La méthode Centriste a de nombreux points de convergence avec la méthode érigée par Jean Monnet : C’est une méthode humaniste et européenne qui  s’oppose à la raison d’Etat et  s’interroge sur  la notion de souveraineté. Les Centristes affirment que les petits et les grands pays doivent unir leur force pour travailler ensemble pour bâtir l’Europe de demain, pour  mettre l’avantage individuel dans l’avantage commun.

On voit bien que dans les autres démocraties, qui ne sont pas marquées par l’héroïsme de la démocratie française, cela se passe plutôt bien. Ce sont des gens qui se mettent autour d’une table facilement, qui émettent des propositions pour dire ce qu’il faut faire pour leur pays, et qui le font en réduisant notamment les majorités entre elles, afin que tout le monde participe dans une saine proportionnalité.

 Notre système parlementaire est tordu. Il offre 100% du pouvoir à ceux qui représentent entre 20 et 30% des français. Ne soyez pas étonné par la suite, que lorsqu’on fait voter une Loi, la rue la refuse.

Ce qui marche en termes d’équation fondamentale est l’alliance des Libéraux et des Centristes. Ce fut la caractéristique fondamentale du giscardisme.
L’UDF n’a fonctionné que parce qu’elle a offert une large part à la doctrine sociale de l’église qui enracinait très nettement une partie importante de l’UDF dans le camp de la solidarité et de l’égalité. Même si d’autres partis revalorisaient plutôt la liberté.
Ce qui s’est passé à partir des années 90 est la dissociation de ces familles ; pour des raisons qui tiennent notamment à la guerre froide, à l’effondrement de l’Union Soviétique, à la réunification allemande. Il y eut un retour en force des identitarismes et une alliance politique dont Margaret Thatcher avait formé le modèle et dont Silvio Berlusconi offre la caricature.

On a vu se reconstituer un National-Libéralisme, fruit du Conservatisme et du libéralisme avec le largage des démocrates-chrétiens qui restaient attachés au modèle social et à l’Etat-providence.

En France, la faillite du Sarkozysme que nous voyons poindre réside dans le fait qu’il ignore une partie de la société française en partant de l’idée libérale qu’il faudrait bâtir une nouvelle société tirée de l’exemplarité des plus riches.
Notre alliance ne pourra se refonder que sur le modèle scandinave, sur un système militant avec des exigences de solidarité qui ne s’arcboutent plus sur un modèle social français complètement à la dérive.

Nous devons rebâtir une modèle  fondé dans les esprits et dans les cœurs. Un modèle où l’ensemble des français soient respectés, où les inégalités se réduisent, où le destin de chaque citoyen soit pris en compte par le pouvoir.
C’est cette analyse-là que doivent faire les gens issus du Centre, de la gauche chrétienne, du libéralisme et du radicalisme s’ils veulent construire un projet qui réponde en profondeur aux besoins des français.  Mais ce ne sera ni le projet de Martine Aubry, ni celui de Nicolas Sarkozy. Si on s’en tient à ces deux modèles de société, on voit bien ce qui nous en distingue.

Le Centre ne s’en tirera pas en étant un additif du Sarkozysme, ou un additif de l’Aubrysme.

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Les travailleurs lorrains encaisseront les mesures de crise au Luxembourg

Laurent Watrin - 29-7-2010

Laurent WatrinLa prochaine rentrée entraînera des coupes sévères dans le budget familial de plusieurs milliers de Lorrains qui travaillent au Luxembourg.
Le parlement du Grand Duché vient d'adopter un projet de loi qui supprime certains avantages fiscaux et prestations sociales destinés aux salariés.
Les Luxembourgeois sont les premiers touchés par ces mesures de crise.
Les frontaliers - près de 70.000 Lorrains sont salariés au Luxembourg - sont cependant les plus pénalisés, si l'on considère le volume d'argent que représentent ces mesures.

Jusqu'à maintenant, les bourses d'études, versées pour un enfant de plus de 18 ans, bénéficiaient à tous les employés des entreprises luxembourgeoises. Dorénavant, les parents devront résider dans le pays depuis plus de 5 ans. Cette suppression représente 6.000 euros par an et par enfant.

L'allocation de rentrée scolaire est supprimée. Même chose pour les allocations familiales à partir de 18 ans. Pour un couple avec deux enfants, cela signifie une perte d'environ 600 € par mois.

Autre coupe sombre : la réduction de moitié des frais de déplacement. Dur à supporter pour les transfrontaliers les plus lointains (certains font la route Nancy-Luxembourg tous les jours).

Les nouvelles dispositions seront encore plus rudes pour les salariés qui touchent le SMIC luxembourgeois (1800 € par mois).

Le syndicat chrétien LCGB, pro-européen, particulièrement en alerte sur les questions sociales transfrontalières, dénonce des mesures "inéquitables".

Ces mesures d'austérité et de rigueur chez nos voisins du Luxembourg doivent entrer en application en octobre 2010.

Abus de Pouvoir (Mai 2009)

29-7-2010

François Bayrou (visionnaire) répond à une longue interview en mai 2009 à propos de son livre "Abus de pouvoir". Il y dénonce notamment trois abus de pouvoir :

-la démocratie est en danger : le pouvoir est concentré entre les mains de quelques uns et notamment du président de la République.
-on veut donner à la France un modèle de société qui n'est pas le sien . Le modèle français est d'abord un modèle solidaire . Il diffère du modèle américain qui lui est de type inégalitaire
-le Régime actuel met en place des réseaux qui unissent des intérêts politiques, financiers , médiatiques , industriels............

abus de pouvoir 1 :


abus de pouvoir 2


abus de pouvoir 3


Mandats et transparence



Le financement du Nouveau Centre passe par Tahiti

Le Monde - 29-7-2010

Un examen attentif des comptes de 2008 le montre : au-delà des postures de ses membres, le Nouveau Centre est loin d'être indépendant de l'UMP, dont il dépend beaucoup financièrement. Le parti d'Hervé Morin  a reçu 200 000 euros de subventions du parti présidentiel en 2008, l'essentiel de son budget provenant en fait d'une subvention de 994 060 euros reçue de Fetia Api, parti... de Polynésie française.

Pour comprendre ce que vient faire cette petite formation tahitienne dans les comptes du Nouveau Centre, il faut remonter à 2007 et à la scission de l'UDF entre Modem de François Bayrou et Nouveau Centre d'Hervé Morin. La division se produit juste avant les élections législatives : le parti d'Hervé Morin aligne quatre-vingts candidats mais ses scores sont insuffisants pour obtenir une dotation de l'Etat, et ce malgré l'élection de dix-sept députés. Le parti échoue en effet à dépasser le seuil de 1 % des voix dans au moins cinquante circonscriptions, condition sine qua non pour avoir droit à une dotation de l'Etat – qui se compose d'un premier versement de 1,64 euro par suffrage obtenu, et d'une dotation supplémentaire de 44 394 euros par député.

L'OUTRE-MER AU SECOURS DES CENTRISTES

Le Nouveau Centre tente alors de faire modifier la loi sur le financement des partis, mais se heurte à l'opposition du PS et du Modem. Il change donc de stratégie et se tourne vers un volet méconnu de la loi, relatif à l'outre-mer. En effet, dans les TOM, il suffit de recueillir 1 % des voix sur l'ensemble des territoires pour avoir le droit à une dotation publique.

Avec ses 1 021 voix recueillies, le petit parti tahitien Fetia Api remplit cette première condition, mais, sans élu, ne peut prétendre à la deuxième dotation. Les deux formations forment donc une "joint venture", associant les voix de Fetia Api aux députés du Nouveau Centre. Un dispositif rentable pour les deux partis : il leur assure un total de 1 024 181 euros en 2008.

MONTAGE BISCORNU

Un montage légal, mais pour le moins biscornu. Au point que, comme le rappelle Rue89, le patron de Fetia Api, Philip Schyle, s'interrogait fin 2007 sur "la légalité de la procédure. Il n'y a pas de difficulté particulière, mais c'est vrai qu'au départ j'étais un peu rétif. Je trouvais bizarre qu'un parti national puisse être financé de cette manière".

Fetia Api se contente de la portion congrue : environ 30 000 euros, soit moins que les 40 000 euros donnés par le Nouveau Centre en 2008 au député du Tarn, Philippe Folliot, pour son mouvement Agir pour demain. Mais cette somme est bien supérieure aux 1 664 euros qu'il aurait reçus, sans l'alliance avec le parti centriste.

Restent donc 990 000 euros pour la formation d'Hervé Morin, auxquels s'ajoutent 75 625 euros de contributions d'adhérents, 44 178 euros de contributions d'élus et 37 815 euros de dons. Au total, le parti totalise donc 1,5 million d'euros de recettes, dont 90 % provenaient en 2008 des versements d'autres partis : Fetia Api et l'UMP.
Samuel Laurent

La nébuleuse des flux financiers à l'UMP

"Autorisation des OGM : Non mais je rêve !", par Jean-Luc Bennahmias

28-07-2010 - Mouvement Démocrate

JL Bennahmias"M. Barroso nous avait habitué à de multiples détours sur la question des organismes génétiquement modifiés mais là !

4 jours avant de partir en vacances et de fermer boutique, la Commission européenne s'offre une dernière palissade sur les OGM : Celle de trop ! Devant l'immensité des intérêts financiers de quelques uns, la Commission vient d'autoriser 6 cultures sans intérêt pour l'environnement en l'absence, dit-on, d'accord du Conseil européen ! Je crois rêver !

Pas d'accord donc un « OUI »
Très bien et pour une réglementation financière, pas d'accord donc « OUI »
Pour une politique fiscale commune, pas d'accord donc « Oui>>

Et pour une politique de défense, une politique industrielle et de recherche digne de ce nom, pas d’accord donc trois fois « OUI » !!!

On se serait bien passé d’une telle grossièreté. La question n’est pas seulement symbolique, elle est stratégique. À force d’ouvrir des fenêtres, c’est la maison agricole européenne qui risque l’ensevelissement.
Le Parlement européen peut et doit y revenir!

Car ce dont il s’agit ici, n’est ni plus ni moins, la question du modèle agricole que nous souhaitons construire. La mise sous tutelle des paysans du monde entier était en marche, nous le savions. Et en cela l’Europe, résiste ou plutôt résistait bon gré mal gré. Mais de la raison, il ne reste pas grand chose. De manière les plus insidieuses qui soit, on en fait sauter les verrous les uns après les autres. La Commission nous indique pour sa part qu’il s’agissait de sortir de l’impasse.

J’ai, en ce qui me concerne, l’étrange impression que nous y allons tout droit !"

Jean-Luc Bennahmias,
Député européen, Vice-président du Mouvement Démocrate

Les objectifs troubles des micro-partis

La Croix - 21-07-2010

Depuis la présidentielle, c’est presque exclusivement au sein de la majorité que se sont créées ces petites formations. Mise en lumière par l’affaire Woerth, la pratique controversée du financement politique via les micro-partis est revenue sur le devant de la scène à la faveur d’une collecte de fonds menée récemment à Londres par le secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez
Jean-François Copé le 11 juillet, pour la fête de Génération France, le micro-parti créé par le chef de file des députés UMP (AFP/Anne-Christine Poujoulat).

Qu’est-ce qu’un micro-parti ?

Près de 300 partis politiques sont aujourd’hui recensés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Parmi eux, environ 250 sont de petits partis avec pas ou peu d’adhérents, créés uniquement pour promouvoir l’action d’un élu local. Ces petites formations ne peuvent pas bénéficier de financements publics, mais une de leur mission est de lever des fonds auprès de personnes privées.

Cette pratique, qui n’est pas illégale, s’est développée durant la décennie 90, principalement au sein de la majorité. Porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé distingue ces micro-partis des « mouvements et partis associés » (MPA) à l’UMP, tel le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin. « Ces structures sont liées par des conventions qui peuvent prévoir des subventions, ce qui n’est absolument pas le cas des micro-partis au service d’une personnalité », précise-t-il.

Les micro-partis se distinguent aussi des « clubs de réflexion », tel le Chêne de la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie, dont le rôle est de faire vivre un courant de pensée, en l’espèce l’héritage gaulliste.

Quelles personnalités ont créé un micro-parti ?

Dans le cadre de l’affaire Bettencourt, c’est la révélation de l’existence d’une « Association de soutien à l’action d’Éric Woerth », créée en 2008, qui a fait connaître à l’opinion publique ces micro-partis. Le ministre du travail n’est pourtant ni le premier ni le seul à utiliser ce moyen pour lever des fonds.

Le site d’information Mediapart a ainsi révélé il y a quelques jours l’existence d’une « Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy » basée à Neuilly (Hauts-de-Seine). L’année précédant son élection, il avait reçu pour 272 000 € de dons, puis 136 716 € en 2007 et 7 474 € en 2008. Le micro-parti de Ségolène Royal, « Désirs d’avenir », passé depuis sous le statut d’association, avait également reçu environ 100 000 € de dons par an pour cette même période.

Mais depuis la présidentielle, c’est presque exclusivement au sein de la majorité que se sont créées ces petites formations. Plusieurs membres du gouvernement ont la leur : la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse (Changer, c’est possible), le ministre de l’industrie, Christian Estrosi (Alliance Alpes-Méditerranée), le secrétaire d’état au logement, Benoist Apparu (Association de soutien à l’action de Benoist Apparu), ou encore le secrétaire d’état à l’emploi, Laurent Wauquiez (Nouvel Oxygène)…

Mari 20 juillet, le chef du gouvernement, qui a sa propre formation (France 9), a défendu cette pratique : toute personne qui veut « créer une structure politique, engager une réflexion politique, a le droit de le faire et de se faire financer (…). L’important est que ce soit transparent, et c’est transparent », a justifié François Fillon. En revanche, à gauche, seul le maire d’Évry, Manuel Valls, a créé son propre micro-parti (à gauche, besoin d’optimisme). Le maire d’Évry veut lever des fonds en vue des primaires à la présidentielle auxquelles il est candidat.

Quelles différences avec les associations ?

Comme tous les partis politiques, les toutes petites formations sont tenues de déposer leurs comptes devant la CNCCFP. Ce qui n’est évidemment pas le cas des associations. Le Parti socialiste a pour sa part opté pour le développement de structures associatives, afin de ne pas créer de mélange des genres.

Dans ce cas, les dons privés ne sont pas plafonnés mais ils n’ouvrent pas droit à une déduction fiscale, comme c’est le cas pour les dons aux partis. Mais selon le porte-parole du PS, Benoît Hamon, la multiplication des micro-partis a surtout le défaut de cacher « une stratégie de financement de l’UMP ».

Quels sont les liens entre micro-partis et grands partis politiques ?

Selon Le Nouvel Observateur, Liliane et André Bettencourt ont remis en 2006 plusieurs chèques à l’UMP et à l’Association de soutien à Nicolas Sarkozy. Ces informations laisseraient supposer que les petites formations politiques ont pour vocation de financer la maison mère. Dominique Paillé réfute catégoriquement cette idée de micro-partis « pompes à fric » de l’UMP.

« Il suffit de consulter les comptes pour vérifier que cette vision est totalement fausse », explique le porte-parole. Selon François Logerot, président de la CNCCFP, les données mises à disposition de cette commission laissent en effet apparaître que les mouvements d’argent entre formations politiques se font dans les deux sens. « En 2008, les versements des grands partis de gouvernement vers les partis individuels ont été beaucoup plus importants que les flux inverses. »

C’est d’ailleurs la révélation du versement d’une somme de 66 000 € de l’UMP vers le parti d’Éric Woerth en 2008, alors qu’il était lui-même trésorier du parti, qui a provoqué un certain émoi au sein de la majorité.

Pourquoi les micro-partis sont-ils aujourd’hui critiqués ?

Pour assainir le financement de la vie politique, le législateur a voulu que les dons d’un particulier pour une formation soient limités à 7 500 €. Or rien n’empêche, comme cela semble être le cas avec la famille Bettencourt, de multiplier les dons au parti principal et aux petits partis qui lui sont plus ou moins liés. Autre problème, celui de la confusion des responsabilités.

Laurent Wauquiez a ainsi profité d’un déplacement officiel à Londres pour y rencontrer, hors agenda gouvernemental, des financiers. Au cours du dîner-débat, le maire du Puy-en-Velay (Haute-Loire) a sollicité des dons pour sa formation Nouvel Oxygène. Le président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie (UMP), a jugé, mardi 20 juillet, qu’il fallait mettre un terme aux micro-partis.

Le Parti socialiste va pour sa part déposer à la rentrée une proposition de loi. « Nous faisons trois propositions, parmi lesquelles le plafonnement des dons aux partis à 7 600 € par personne physique », nous explique Régis Juanico, trésorier du PS et député de la Loire. Si les micro-partis ne sont pas contraires à la loi, leur multiplication représente « un détournement de l’esprit de la loi », a affirmé hier au quotidien Les Echos François Logerot.

Les socialistes souhaitent également un plafonnement des cotisations des militants, car le montant très élevé de certaines adhésions (le « premier cercle » à l’UMP) représenterait en fait des dons déguisés.
Bernard GORCE

Financement politique : F Bayrou pointe l'existence de partis fantômes

NouvelObs - 16-07-2010

"Une seule personne peut multiplier les chèques à des structures qui sont en réalité gigognes. Et c'est une atteinte à l'égalité des citoyens devant la loi", dénonce le leader du MoDem, au sujet des dons effectués à des politiques par les Bettencourt.

Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, dénonce l'existence de "prétendus partis" comme étant des "officines", destinées à "tourner la loi" sur le financement des partis politiques, dans un entretien au Parisien à paraître vendredi 16 juillet.

"Ce qui garantit une vie politique tout simplement honnête et transparente, c'est que la loi soit respectée et qu'elle soit la même pour tous. Or ces prétendus 'partis', dont on vient de découvrir l'existence, ne sont rien d'autre que des officines de financement, destinées à tourner la loi", explique l'ex-candidat à la présidentielle

"On vient de découvrir qu'il en existe plusieurs centaines, alors que tout le monde sait bien que de l'extrême gauche à l'extrême droite, il n'y a pas plus d'une douzaine, une vingtaine au maximum, de vraies formations politiques en France", constate le leader démocrate.

 "Régulateur"

"Un parti politique, c'est justement le régulateur des financements légaux, parce qu'ils empêchent les financements en direction de personnes privées et limitent les dons à 7 500 euros par an et par donateur. C'est par l'entremise de partis politiques responsables et déclarés que la loi sur le financement public était jusqu'à présent appliquée et respectée. Ces centaines de structures opaques autorisent tous les trucages et tous les dépassements", fait-il valoir.

Pour François Bayrou, il s'agit d'"un manquement grave à la loi et à son esprit ne serait-ce, comme on le voit dans l'affaire Bettencourt, parce qu'une seule personne peut multiplier les chèques à des structures qui sont en réalité gigognes. Et c'est une atteinte à l'égalité des citoyens devant la loi"

Le président du MoDem souhaite que la commission de réflexion sur les conflits d'intérêt, annoncée lundi par Nicolas Sarkozy, "aille jusqu'au bout et qu'une loi soit proposée".

"Mais", dit-il, "il faut aussi tout mettre sur la table en matière de financements politiques pour qu'on entre ainsi, sans avoir peur de personne, dans l'assainissement de notre vie publique".

Demain l'espoir

15-07-2010  - Médiapart ( Siddh)

Peu avant le 16 juin 2010.

Le gouvernement est affaibli par l'équipe de France de football. La réforme des retraites françaises risque bien de se jouer en Afrique du Sud; la politique soumise au football... Désespoir du peuple. Coup de sifflet final. Plus aucun moyen d'être fier de son pays. Le gouvernementt est affaibli, il s'affole : le calendrier ne tient plus. Il leur fallait des buts et une victoire. Echec. Bréche béante dans la tentative d'Etat-entreprise.

Si cela se confirme, nous pourrions crier : quel échec édifiant! Echec du chef de l'Etat. Echec de la communication pure et érigée en dogme. Echec de la politique des résultats au plus court terme. Mais nous en sommes loin. L'équipe est forte. Et elle est loin d'être isolée. Elle a choisi les plus puissants comme alliés. Mais le peuple est une force incontrôlable en France. Une variable insondable dans les faits. Il accepte de travailler très dur. Mais gare à celui qui se moque de lui.

Le 16 juin 2010.

Affaire Bettencourt. Comme un glaive qui lentement perce l'armure d'un combattant hué dans l'arène. Au delà des lignes et des clivages. A gauche des Montebourg parlent fort; des Aubry se manifestent. Au centre des Bayrou crient. Et sans compter sur l'appui des rebelles ; nichés au sein même de la majorité présidentielle. Des de Villepin et des gaullistes surtout. Mais pas seulement. Des centristes encore, ou des Copé. Certains ont senti l'odeur du sang, de la guerre et donc du pouvoir qui se libère. Les plus intègres ont compris la perversion de l'esprit du peuple français. Gravé dans une Histoire indélébile. Au grand dam des fossoyeurs.

La vérité est entendue. Le peuple se réveille d'une profonde léthargie. Doucement, mais à une allure certaine. Il se souvient. Mémoire et avenir d'une France libre et résistante. Juste et solidaire. Pas sécuritaire. Libre. Pas soumise. Résistante. Loin des instincts primaires à qui l'on renvoit le peuple sans cesse. Juste et solidaire. Un idéal jamais atteint, mais un espoir vital. Né de 1789, anéanti en 2007. Date de l'avènement du positivisme panglossien déguisant le plus cynique des obscurantismes . Une tâche d'injustice. Une souillure brisant le peuple. Egoisme, concurrence déloyale, mépris, division des Hommes entre eux. Chaos organisé.

Le 14 juillet 2010.

Reste la mise en lumière et en perspective. Reste aux médias de jouer leur rôle. Affaire Bettencourt. Sans Woerth, mais avec un ministre du Travail coupable de conflits d'intérêts. Sans Woerth parce qu'il est loin d'être le seul. Sans Woerth parce qu'il y a 17 ans, Bérégovoy. Mais avec une affaire d'Etat d'une ampleur considérable. Inédite peut-être.

Car cette affaire ébranle l'élite; presque toute entière impliquée. Inédite car depuis 221 années, les Français ont évolué. Hors de question de trancher le cou de qui que ce soit. Et c'est heureux. Mais le coup est lancé, et les Français ne sont plus sensibles aux charmes naturels de l'élu d'il y a trois ans. Ils souffrent et comptent bien le faire sentir. Quand? Nul ne peut le dire. Mais nous avons tous le droit de le présentir. Et sans doute, le devoir d'agir.

Siddh

La lente remontée de Bayrou

12-07-2010  L'Hérétique

Le dernier sondage CSA donne François Bayrou à 9% en cas d'élection présidentielle. 1% de mieux qu'au mois précédent, 2% de mieux qu'il y a deux mois. Petit à petit, Bayrou retrouve des couleurs. S'il semble désormais que le troisième homme de la présidentielle sera une femme (Marine Le pen), Bayrou peut encore espérer jouer un rôle.
Ce sondage confirme ce que j'avais déjà constaté précédemment : Bayrou reste vraiment populaire chez les jeunes (les moins de trente ans pour lesquels il est à 19%). Chez les 25-19 ans, il devance même Nicolas Sarkozy et arrive en seconde position, assez loin, il est vrai, derrière Martine Aubry.
S'il a retrouvé des couleurs du côté des CSP+ (13%) il est en revanche toujours aussi peu en odeur de sainteté du côté du troisième âge (64-75 ans) où il est donné à 1% (3% chez les plus de 75 ans). Bayrou et le MoDem doivent muscler leur discours à destination de ces citoyens, et comprendre que le discours en question ne doit pas se résumer à la seule défense du pouvoir d'achat des retraités.
C'est dans ces catégories que Nicolas Sarkozy, même encore aujourd'hui, recrute le gros de ses électeurs (48% d'intentions de vote !!!).
Si François veut continuer à convaincre, il doit continuer sur la voie qu'il a choisi d'adopter et qu'il n'aurait jamais du quitter : celle de la raison et de la modération. Et ce en toutes choses. Qu'il parle avec la voix de la raison, et les gens raisonnables le suivront. C'est parce qu'il a largement tempéré son discours, fait preuve de bon sens et de retenue qu'il remonte chez les cadres supérieurs (16%, désormais !) bien qu'il demeure plus populaire dans les professions intermédiaires.
C'est parce qu'il n'a pas cherché à copier le PS ni les Verts qu'il retrouve des couleurs : par exemple, je pense que ses prises de position sur les retraites ont été appréciées de cet électorat-là.
Mais parce qu'il continue aussi de prêter beaucoup d'attention aux Français modestes, les ouvriers sont 14% à envisager de glisser un bulletin en sa faveur. Les retraités, eux, ne sont que 3%...
Enfin le sondage indique que les électeurs de Bayrou de 2012 se partageront à peu près équitablement entre Nicolas Sarkozy et Martine Aubry si ces derniers accèdent au second tour.
En termes d'alliance, le MoDem ou Bayrou n'ont rien à faire valoir ni offrir : son électorat est indépendant et fait bien ce qu'il =veut. Il est donc bien inutile de penser en termes de tactique, cela ne sert à rien. C'est sur le terrain des idées et des solutions pratiques qu'il faut faire entendre sa voix et uniquement sur ce terrain. C'est ce que semble avoir choisi François Bayrou. C'est bien. Il faut continuer en ce sens.

François Bayrou : "Il faut interdire les détournements de l'esprit de la loi"


11-07-2010 Mouvement Démocrate

Europe 1François Bayrou était l'invité ce dimanche du "Grand Rendez-Vous" d'Europe 1 animé par Jean-Pierre Elkabbach, Patrick Cohen et Thierry Borsa.

Interrogé notamment sur le financement des partis politiques via des petits partis créés pour concentrer les dons privés, François Bayrou a demandé qu'on interdise "les détournements de l'esprit de la loi".

Concernant l'affaire Woerth/Bettencourt, François Bayrou a réclamé un juge d'instruction indépendant à la place du juge Courroye et a salué l'indépendance de la presse en ligne à l'image du site Mediapart. 


François Bayrou s'est inquiété ainsi de "l'état de la France" et a fait valoir qu'il fallait "d'urgence un sursaut républicain", estimant "impossible que la France continue à s'enfoncer dans des situations aussi glauques les unes que les autres, des situations qui sont dangereuses pour l'esprit public, qui entraînent un découragement et un délitement de ce que l'esprit d'un pays doit être".

Il est "normal et urgent que le président de la République s'exprime", a-t-il ajouté.

François Bayrou a encore cité dans l'Affaire Woerth/Bettencourt : "le conflit d'intérêts entre responsables publics et intérêts privés", "la situation impensable de guerre entre un procureur (Philippe Courroye) et la présidente du tribunal (Isabelle Prévost-Desprez), tous deux à Nanterre", la "révélation de ce qu'est le bouclier fiscal avec les 30 millions d'euros reversés à Mme (Liliane) Bettencourt (...) illustration de ce que le bouclier fiscal est totalement injuste", "la liberté de la presse" et "tout ce qu'on a appris sur le financement des partis (...) avec des structures à intérêts personnels".

"Tout cela est impossible pour une démocratie bien équilibrée (...) Nous avons besoin d'un gouvernement qu'on estime et qu'on respecte et qui est à l'abri de tout soupçon", a conclu François Bayrou.

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Stop aux idées reçues à propos de Villepin : non ce n’est pas un centriste !

Pierre Braun - 10-07-2010

Pierre BraunLe 19 juin dernier, Dominique de Villepin lançait son mouvement : République Solidaire. Ce nouveau parti est une composante de l’UMP. Pourtant, depuis quelques mois, l’ancien Premier Ministre et son entourage essayent de se donner une image modérée, une image de… centriste ! Et le pire c’est que le message a l’air de s’installer dans l’inconscient collectif. Il semble donc important de faire quelques constats afin de rétablir la vérité

Non Dominique de Villepin n’a pas des idées centristes. Il est le vrai fils de la famille gaulliste et c’est une chose que je respecte. Dans la droite ligne d’un Chirac, il a cette fibre sociale particulière tout en acceptant les règles du libéralisme mondialisé. Il est de droite et c’est tout. Ce n’est pas un gros mot et justement je ne suis pas à l’aise avec les gens qui ne s’assument pas. C’est un délire de communicants (avec tout le respect que j’ai pour les communicants !) de vouloir le repeindre en centriste. C’est une posture politicienne. Évidemment, tout le monde aura compris que  c’est le seul créneau politique à occuper pour lui en ce moment, en préparation des présidentielles, mais c’est une tromperie. L’homme du CPE, celui qui était sourd aux alertes de la rue et des élus (dont il ne fait pas partie) n’est pas centriste.

Non on ne peut pas dire Villepin-Bayrou « même combat » : oui ces deux hommes ont des points communs. Ils ont tous deux démontré des qualités de combativité, une grande pugnacité. Ils partagent sans nul doute une idée de la France et de la place que notre pays doit tenir sur la scène internationale. Tous deux ambitionnent la Présidence de la République et sont des concurrents offensifs de Nicolas Sarkozy. Pourtant, de nombreuses choses les séparent, à commencer par leurs idées et leur philosophie politique. L’un est gaulliste, l’autre démocrate(-chrétien). François Bayrou veut gouverner avec toutes les forces constructives et républicaines, alors que Dominique de Villepin est l’homme d’un camp et en cas de victoire il serait aussitôt tenu par l’appareil UMP.

Non Dominique de Villepin n’est pas contre le bipartisme et pour cause : il est adhérent de l’UMP. L’UMP, c’est à dire l’incarnation du bipartisme. Ce parti est né sur les ruines du RPR, de la volonté de réduire la vie politique à l’UMP et au PS. L’ironie c’est qu’il est bloqué aujourd’hui par un bipartisme dont il aura absolument besoin s’il devient Président de la République. Il n’est donc absolument pas idéologiquement contre le bipartisme mais a juste un problème conjoncturel avec ce système.

La communication doit être au service de l’action politique. Je trouve grotesque d’aller faire le tour des fermes pour se repeindre en Chirac et de se faire passer pour un centriste parce qu’il y a un créneau à occuper. Au fond, je pense de toutes façons qu’il n’ira jamais jusqu’à une candidature à l’élection suprême, il n’en aura pas les moyens et aura atteint son objectif minimum : faire monter les enchères dans son parti pour exister de nouveau au premier plan.

Je n’ai rien contre l’homme Dominique de Villepin dont je garde l’image de celui qui a incarné les valeurs de la France lors de son discours enflammé à l’ONU à propos de la guerre en Irak. Il a ce jour là montré qu’il avait l’étoffe d’un Chef d’Etat. Néanmoins, il ne représente pas pour moi la famille centriste à laquelle je voue mon engagement et n’en a pas les idées..

Pierre BRAUN

François Bayrou : "J'ai trouvé l'intervention d'Eric Woerth un peu tragique"

7-07-2010 RTL

Le président du Mouvement Démocrate répondait aux questions de Vincent Parizot mercredi matin. François Bayrou a jugé "un peu tragique" l'intervention d'Eric Woerth la veille sur TF1 pour se défendre dans l'affaire Bettencourt, estimant qu'il y a "urgence" pour Nicolas Sarkozy à s'exprimer.


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Pour Marc Fesneau, les démissions de Christian Blanc et d'Alain Joyandet étaient "logiques et inéluctables"

6-07-2010 Mouvement Démocrate

Marc FESNEAULe Mouvement Démocrate prend acte et trouve juste la démission de Christian Blanc (Nouveau centre) et de Alain Joyandet (UMP).

Ces démissions sont logiques et étaient inéluctables au regard de ce qu'avait révélé la presse sur le comportement inadmissible de ces deux secrétaires d'Etat.

La politique, au-delà des idées, ce devrait être des comportements irréprochables, une stricte séparation des affaires, des intérêts et des dépenses privés et publics. Ces deux membres du gouvernement s'étaient manifestement affranchis de ces règles élémentaires.

Ils auraient dû quitter d'eux-mêmes le gouvernement pour des questions d'éthique et de cohérence.

Par ailleurs, au-delà des cas personnels, le Mouvement Démocrate demande à ce qu'enfin soient posées des règles claires sur les dépenses publiques liées aux fonctions des ministres et des élus. C'est à ce prix que la classe politique pourra enfin retrouver la crédibilité et la confiance qu'elle a trop souvent perdu ces derniers temps.

Marc Fesneau
Secrétaire Général du Mouvement Démocrate


Nomination de Rémy Pfimlin à France Télévisions : François Bayrou dénonce "un processus malsain"

5-07-2010  - Mouvement Démocrate

François Bayrou a estimé ce lundi que le choix "directement et personnellement" par Nicolas Sarkozy de Rémy Pflimlin pour prendre la tête de France Télévisions était "un processus profondément malsain".

"En dehors de tout jugement sur l'homme et son parcours professionnel, la nomination du président de France Télévisions directement et personnellement par le président de la République est un processus profondément malsain", a affirmé François Bayrou ajoutant que "l'audiovisuel public n'aurait pas dû accepter d'être présenté ainsi comme une filiale du pouvoir car, contrairement à ce qu'on nous raconte, il n'appartient pas à l'Etat et encore moins au pouvoir".

C'est un "retour en arrière pour la France", a-t-il encore rappelé, "c'est un abus de langage que de prétendre que l'Etat +est l'actionnaire+. En vérité, l'audiovisuel public appartient à tous les Français qui en assurent le financement par la redevance. C'est pourquoi comme dans toutes les démocraties du monde, le premier responsable de l'audiovisuel public devrait être désigné en dehors du pouvoir".

Pour François Bayrou, "la procédure mise en place par la majorité actuelle a, en réalité, affaibli le président de France Télévisions comme elle a affaibli les responsables de Radio France en exposant chacune de leur décision, fondée ou pas fondée, au soupçon de favoritisme et de complaisance".

"Il est impossible, à l'issue d'une nomination de cet ordre, de ne pas être soupçonné d'être une courroie de transmission", a-t-il ajouté, concluant que "lorsque viendra le jour d'une nouvelle époque politique en France, ce sera une des premières décisions à prendre que de rendre aux Français une télévision publique indépendante et pluraliste".

J'aime bien Bayrou en ce moment...

L'Hérétique - 1-07-2010

Tiens, je voulais l'écrire depuis un moment sur ce blogue. J'aime bien Bayrou, en ce moment. Je retrouve l'homme modéré et humaniste, bien qu'intransigeant, qu'il avait longtemps été tout au long des années 2006 et 2007. Je déplorais, en mon for intérieur, qu'il fût devenu une tribun excessif qui ne se complaisait que dans la critique univoque du pouvoir en place.

Je suis donc satisfait de le voir tenir à égale distance (enfin, à peu près...) la droite et la gauche. Mais surtout, j'apprécie des prises de position de bon sens. Ne pas condamner Woerth par avance, mais le système qui a rendu le soupçon possible. Faire preuve de responsabilité sur la question des retraites, envers et contre tout, tout en s'élevant contre les abus et l'injustice.

Reculer de deux ans l'âge de la retraite était nécessaire. Tiens, d'ailleurs, les caisses de retraite complémentaires (AGIRC, ARRCO) devraient y retrouver la santé et devenir excédentaires, du coup. Pour la caisse simple, ça va prendre plus de temps, et nous ne sommes sans doute qu'à la moitié du chemin.

J'espère que le peuple français rendra justice à Bayrou d'avoir toujours été clair depuis trois ans, sans jamais dévier de son chemin, tout en payant assez cher son indépendance.

Tous ses thèmes de campagne de 2007 sont à l'ordre du jour.


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