Les
contre-feux de Luc Châtel
L'Hérétique
29-01-2011
Luc
Châtel, en
bon DRH spécialisé en licenciements qu'il est,
excelle à
allumer de nouveaux feux chaque fois qu'il prépare de nouveaux
sales coups contre l'Éducation Nationale. Pas mal
joué, le
coup de l'anglais après les rythmes scolaires. Hop, on lance
le
débat juste au moment où les dotations parviennent
dans les
collèges partout en France. Il se trouve que j'ai quelques
remontées. Les syndicats d'enseignants sont affolés,
les
enseignants sont verts de rage et les chefs d'établissement ne
dorment plus. Les classes de 30 enfants et plus vont devenir la norme
partout. Mais notre caporal-chef a l'oeil : il a prévu de quoi
les
motiver, ses petits soldats. Les primes ! Hop, encore un
contre-feu. Bien
entendu, et contrairement aux mensonges éhontés de
Châtel, dont les collèges sont le dernier souci, les
réductions d'effectifs touchent désormais les taux
d'encadrement, sans parler des disciplines optionnelles qui vont servir
de variables d'ajustement ,langues anciennes en particulier.
Même dans les établissements autrefois prestigieux,
l'on
songe à supprimer l'enseignement du grec , ravalant toute
honte
bue ce qui fit autrefois la gloire des lieux.
Châtel
et
Sarkozy laisseront un champ de ruines à leurs successeurs.
Ceux
qui sont déjà là s'en vont, les autres ne veulent plus venir. Dans le
privé, on explose aussi...Le
collège, plus encore
que les autres degrés, est le cible prioritaire des deux
compères. C'est lui qui a vocation à s'effondrer le
premier.
Il y a eu une autre époque
où l'école se
portait mieux, où les moyens attribués
étaient en
hausse, les enseignants consultés et les familles avec une
satisfaction croissante...A cette époque là, le
Ministre de
l'Éducation Nationale était un certain
François Bayrou...
Fédération
centriste ? Oui,
mais avec quels
centres ?
26-01-2011
L'Hérétique
Un
sondage récent le met en
exergue, les Français ne sont pas hostiles à la
constitution
d'une fédération de partis centristes. J'entends
déjà les voix s'exclamer, oui ! Reconstituons l'UDF.
De
l'importance du vocabulaire...Je n'ai pas dit reconstituer, j'ai dit
constituer ! eh oui. Il n'y a jamais eu de
fédération ni
de confédération centriste,
jusqu'à ce
jour...Il me semble tout à fait approprié d'inviter
à
lire le dernier billet de Laurent de Boissieu
afin
d'échapper à la grosse intox en cours : cela fait
plusieurs
mois que l'on nous bassine de sondages et d'analyse diverses pour
demander quel parti, quel homme incarne le mieux le centre. Cette
campagne n'a qu'un objet : tenter de priver de sa
crédibilité
François Bayrou.
Ben oui, c'est vraiment
l'art de faire
avaler des couleuvres : on tente de faire passer l'idée dans
l'opinion qu'il existe d'autres centristes un peu partout dans les
partis. C'est le miracle de la multiplication des centristes, comme les
pains dans le désert au moment de l'Exode. Et ce n'est pas
grave
si les dits centristes sont au PS, à l'UMP, chez les Verts et
cetera et avalisent des politiques et des programmes qui sont tout sauf
centristes. De partis réellement centristes, il n'en existe
que
trois à l'heure actuelle : le MoDem, l'Alliance centriste et
Cap21, et, pas de chance, ils se sont séparés. Et de
personnalités adoptant une positionnement clairement
centriste,
même chose : Bayrou, Arthuis et Corine Lepage. Pas de chance,
ils
se sont fâchés. Il y a évidemment quelques
individus
isolés très proches de ce positionnement, comme
Thierry
Benoît ou Philippe Folliot, sans compter les
députés du
MoDem Jean Lassalle et Abdoulatifou Aly, mais je simplifie en citant
essentiellement les têtes de proue nationales.
Les
autres
nous font le coup de renard dans le poulailler, tentant de plumer la
volaille centriste en se déguisant en poules. Il ne faut pas
nous
prendre pour des imbéciles.
Je pense qu'il
ne faut pas
confondre centrisme et espace central. Oui, Borloo, DSK, à la
rigueur Morin e (mais c'est très discutable ) sont dans
l'espace
central. Eva Joly, aux accents révolutionnaires et aux
postures
gauchistes, certainement pas. Non, ils ne sont pas centristes. Donc,
évidemment, pour gouverner, il est évident qu'il faut
élargir le cercle du centre, mais le centre, pas
définition,
il est au milieu du cercle, ce n'est pas le cercle lui-même.
Notion élémentaire de géométrie
euclidienne
appliquée à la politique...
L'UDF
de Giscard
n'était pas une fédération centriste.
C'était une
association hétéroclite de partis dont quelques uns
étaient centristes (PSD, CDS). L'UDF de
Giscard
était un parti de droite. D'ailleurs, en Europe, il
siégeait
avec les conservateurs, non avec les libéraux et les
démocrates.
L'UDF n'est devenue centriste
qu'à partir
de 2002, avec l'essor de la Nouvelle UDF de François Bayrou.
Mais
ce n'était alors déjà plus une
fédération, le
gros de l'UDF de cette période étant
constituée des
forces de l'ex-CDS. L'une des premières choses que fit Bayrou,
à partir de 2004, c'est de quitter le PPE européen et
de
rejoindre l'ADLE, groupe central et centriste au Parlement
européen.
Le Nouveau Centre est un parti de
droite. L'une
des premières choses qu'a fait d'ailleurs Morin, en 2007,
c'est de
retourner dans le giron des conservateurs au Parlement
européen.
Le Parti Radical aussi. Le PS est un parti de gauche. Les Verts
également. Les centristes de l'UMP sont dans un parti de
droite.
Ce sont des hommes de droite. S'ils étaient des centristes,
ils
seraient à l'Alliance Centriste (centre-droit); au MoDem
(centre)
ou à Cap21 (centre-gauche) ou auraient créé
une force
alternative d'obédience centriste ; c'est ce que
prétendait
être le Nouveau Centre, mais que ce parti n'a finalement
jamais
été.
Une
fédération centriste, à
l'heure actuelle, n'est possible qu'entre le MoDem, l'Alliance
centriste et Cap21. On peut y adjoindre quelques libéraux
modérés, mais les tout-petits partis
libéraux
français n'ont vraiment pas l'air de prendre ce chemin. Ils se
dirigent clairement vers la droite, sans parler de ceux qui se
compromettent même avec la droite de la droite.
Une
fédération centriste, à l'heure actuelle,
supposerait
donc un très gros big-bang dans le paysage politique. Il
suffit
d'écouter plus de 10 secondes Morin ou Borloo pour comprendre
qu'ils ne veulent pas de ce big-bang. Ils clament haut et fort que
toute candidature centriste n'aurait pour issue que de joindre une
majorité de droite au second tour d'une élection.
CQFD.
Antoine
Le
Solleuz , candidat du Mouvement Démocrate aux
élections cantonales à Nancy-Est
23-01-2011 Est
Républicain
C'est parti avec le MoDem sur le
canton de Nancy-Est, l'un des trois renouvelables de la ville.Nous
n'imposons pas de candidatures, il faut se proposer »,
explique Marc Saint-Denis, conseiller général non
renouvelable de Vandoeuvre et administrateur du Mouvement
Démocrate 54.
Hier matin, au Foy, les
partisans de François Bayrou s'étaient en effet
réunis pour présenter Antoine Le Solleuz, mi-Lorrain,
mi-Breton comme son nom l'indique, et sa remplaçante
(ex-suppléante) s'il est élu, Sonia Sadoune.
Le
premier est enseignant chercheur à l'Ecole de
géologie, et spécialiste des ressources
énergétiques. Ce qui n'est pas plus mal à un
moment où le mouvement de François Bayrou a besoin
d'un second souffle et de recharger les accus.
Il
n'est pas non plus à toute extrémité, ce qui
permet à sa remplaçante de ne pas poursuivre en
politique, ce qu'elle fait déjà dans le civil,
urgentiste au SAMU. La jeune femme, représentante des parents
d'élèves de l'école Bonsecours est
originaire de Mont-Saint-Martin, dans le Pays Haut. Tous deux ne sont
pas novices en politique, puisqu'ils ont déjà
participé en tant que candidats à la
dernière campagne des régionales menée par
la déléguée départementale,
Danièle Noël.
Le MoDem n'oublie
pas les femmes, si les autres formations ont souvent plus de mal. Hier
matin, il y avait également Lucienne Redercher, adjointe
déléguée aux droits de l'homme de la ville
de Nancy, Sophie Wakeford, élue à
Malzéville, et les gardiens du temple centriste,
André Thomas et Gilbert Antoine, ce dernier premier adjoint
à Laxou, municipalité qui est comme la
nancéienne dans la mouvance centriste.
En
face, on ne sait pas trop qui va partir, mais la sortante est Dominique
Olivier, socialiste, tandis qu'une autre challenger se murmure droite,
Me Lévy-Jurin. Combat de dames ?
On verra.
Une chose est sûre, les deux candidats MoDem viennent de la
société civile, « On ne vit pas de la
politique. Nous avons acquis nos valeurs par notre travail ».
Leur engagement est somme toute assez récent.
Normal,
Antoine Le Solleuz n'a que 34 ans et sa colistière est tout
aussi jeune. Ils ont intégré le MoDem en 2007,
séduits par la personnalité et les idées de
François Bayrou. « Nous refusons la confrontation
partisane droite, gauche », explique le candidat. «
Il y a une troisième voie. Sur le social, ce devrait
être l'union sacrée. Il faut des emplois de
proximité et du développement durable. Et à
Nancy, nous devrions être en partenariat avec le
Département ».
Le centre a aussi un avantage
: « Nous sommes libres et indépendants ».
Guillaume
MAZEAUD
Au
Mouvement Démocrate, la
suppression des postes
d’enseignants est source d’inquiétude.
22-01-2011 - DR
webmasterDes
manifestations étaient organisées
aujourd’hui , samedi
22 janvier dans tout le pays , pour protester contre les suppressions
de postes d’enseignants à l’Education
Nationale .La
Lorraine , la Meurthe et Moselle notamment , sont
particulièrement
touchées.
La jeunesse , la réussite de nos
enfants , ne
font manifestement pas partie des priorités de ce gouvernement
!
A
Nancy , la manifestation a rassemblé plus de 500 personnes .
Le
Mouvement Démocrate 54 y était présent ,
apportant ainsi
son soutien à cette journée de mobilisation .
Télécharger
le
communiqué de presse du Mouvement Démocrate 54
«
Notre diplomatie ne va pas bien. »
19-01-2011
Danièle NOEL
Marielle
de Sarnez, députée européenne et
première vice-
présidente du
Mouvement Démocrate était de passage lundi à
Metz. A
cette occasion,
les représentants du MoDem de Meurthe-et-Moselle ont pu
échanger sur
les sujets d'actualités politiques, notamment sur les
récents
événements tunisiens.
Nous vous proposons de vous faire partager ses
commentaires au travers des propos recueillis par
Nicolas
Bastuck,
journaliste au Républicain Lorrain :
«
Que vous
inspirent les événements tunisiens ?
Marielle de Sarnez
: « Beaucoup de joie de voir tomber ce nouveau mur de Berlin,
et
en
même temps, une grande perplexité. Il est surprenant
de voir
à quel
point la France a été complaisante avec Ben Ali, et
ceci ne
date pas
d'hier.
Jusqu'au bout, la diplomatie française s'est trompée
:
en soutenant aveuglément ce régime, sans aucune
contrepartie
et durant
des années ; en pensant que le mouvement qui s'est
levé il y
a un mois
n'aboutirait pas. C'est triste de voir la France passer à
côté d'un tel
rendez-vous avec la démocratie.
On est en droit de se poser
des questions sur notre politique étrangère. A dire
vrai, je
pense que
notre diplomatie ne va pas bien.
Voyez nos relations
l'Afrique, la rupture tant attendue n'a pas eu lieu. Voyez la tentative
de création d'une Union pour la
Méditerranée, qui est en
passe
d'échouer. Notre alignement sur les Etats-Unis, depuis que
nous
avons
regagné le commandement intégré de l'OTAN,
ne nous
réussit pas.
J'espère
que ce qui vient de se produire en Tunisie va remettre à leur
place
tout ceux qui pensent que le développement économique
peut se
passer de
démocratie, que la liberté n'est pas une valeur que
l'on peut
exporter
et défendre ailleurs que chez soi. Ce discours est totalement
dépassé,
il est même dangereux. Prenons exemple sur l'Allemagne : ce
pays
fait
du business avec tous les pays du monde, à commencer par la
Chine
dont
elle est le premier partenaire économique en Europe, ce qui ne
l'empêche pas de dire, sur les droits de l'Homme, des choses
que
l'on
aimerait entendre plus souvent dans la bouche de nos dirigeants. Mme
Merkel n'a pas tourné autour du pot le jour où elle a
reçu le
Dalaï-Lama. Les grandes puissances respectent les pays qui ont
une
parole forte.
Les réseaux
sociaux ont joué un
rôle
déterminant dans le soulèvement?
Effectivement et ça,
c'est formidable. La vérité est qu'il n'y a plus de
frontières
pour la démocratie, c'est extrêmement revigorant ! Je
suis
convaincue
que cette révolution, car c'en est une, va créer un
précédent au
Maghreb, mais aussi en Egypte, en Jordanie et dans de nombreux pays. Il
s'agit vraiment d'un événement fondateur.
La
Tunisie
a-t-elle les moyens de réussir sa transition
démocratique ?
«
Je le crois, je l'espère en tout cas de toutes mes forces. On
ne
peut
qu'espérer voir les choses s'apaiser et la situation se
stabiliser. Le
pays ne manque pas d'atouts. Le peuple tunisien en est un, la jeunesse
en particulier, très bien formée et parfaitement
informée. L'armée me
semble être aussi un élément de
stabilité. La
classe politique, dans sa
grande majorité, semble prête à donner
naissance à
un gouvernement
d'union nationale.»
Danièle
Noël
Nathalie
Griesbeck
reçoit M. José-Manuel
Barroso à
Metz
18-01-2011
Si depuis son
ouverture, le Centre
Pompidou à Metz peut se féliciter d'avoir accueilli
un
très grand
nombre de visiteurs - près de 650 000 à ce jour-
venus de
Lorraine, de
la Grande région, de France, des pays frontaliers et
même
d'ailleurs,
peu de personnalités politiques européennes en ont
jusqu'à présent
franchi le seuil.
Néanmoins, grâce à l'initiative de Nathalie
Griesbeck, le Centre Pompidou peut désormais se flatter de la
présence
en ses murs de José Manuel Barroso. C'est en effet à
l'invitation de la
députée européenne et membre du bureau
exécutif du Mouvement
Démocrate que le président de la Commission
Européenne a
pu apprécier
et vivre, lundi 17 janvier, les dernières heures de
l'exposition
"Chef
d'oeuvres " dans sa formule intégrale.
Nathalie Griesbeck
était accompagnée pour l'occasion de Marielle De
Sarnez,
vice-présidente du Modem et députée
européenne.
Toutes deux ont mis un
point d'honneur, au-delà de toute considération
partisane et
querelle
politique, à faire de cette visite un
véritable symbole
du succès
des politiques culturelles territoriales.
S'il est à rappeler
que le Centre Pompidou-Metz est un établissement public de
coopération
culturelle, les membres fondateurs en sont l'État, le Centre
Pompidou,
la Région Lorraine, la Communauté
d'Agglomération de
Metz Métropole et
la Ville de Metz, l'Union européenne a pour sa part
contribué
financièrement à la naissance de ce projet
à
hauteur de plus de 2
millions d'euros par le biais du FEDER (Fonds européen de
développement
régional).
Cette visite, hautement symbolique donc, et qui se
voulait initialement privée, s'est rapidement
élargie
d'un
véritable aréopage d'élus de toutes
tendances ; une
telle présence de
membres politiques ne pouvant implicitement que féliciter
l'initiative
de la députée européenne du Mouvement
Démocrate.
Danièle
Noël
MoDem
- Le
leader
centriste croit toujours à
son destin
présidentiel
17-01-2011
Est Républicain
Bayrou
confiant pour 2012 . Malgré
les récents revers du MoDem, il croit en ses chances pour l'an
prochain.
Le
président du MoDem François Bayrou, qui doit
officialiser
à l'automne
sa candidature à l'élection présidentielle,
a
réaffirmé ses priorités
pour la France, convaincu que « le choix de
l'indépendance
» de son
parti sera payant en 2012.
« Nous allons adopter une
démarche de
conventions sur le thème d'un nouveau contrat avec les
Français » pour
dire, « sans ambiguïté, simplement et
clairement, nos
priorités pour le
pays », a-t-il annoncé. Sans attendre, le
député
des
Pyrénées-Atlantiques a tracé les grandes
lignes de son
projet en
empruntant les mots d'Henri IV, Béarnais comme lui, et auquel
il a
consacré un livre : « Éducation et
production sont les
labourage et
pâturage du XXI e siècle, un mot d'ordre pour la
nation
», a-t-il dit
jugeant fondamental de « livrer et gagner la bataille du
produire
en
France » et de « donner ou rendre à la
France la
meilleure école au
monde ».
Parmi ses autres priorités, il entend «
défendre les
générations à venir » par la
préservation de
l'environnement et en
faisant, comme en 2007, de la dette et du déficit, l'un des
thèmes
centraux de sa campagne.
Réagissant au débat sur les
35 heures,
auxquelles il était opposé, il a estimé que
«
chambouler à nouveau le
droit du travail » ne pouvait que nuire au pays « qui
a
besoin de
stabilité ».
Droite et gauche dos-à-dos
«
Les valeurs du
MoDem ne sont pas dans le matérialisme ''court-termiste'' du
marché, la
marchandisation de tous les domaines de l'activité humaine et
de
la
concurrence à tout prix ; elles ne sont pas non plus, dans les
valeurs
étatistes de l'assistance et de la prise en charge par la
collectivité
», a-t-il expliqué, renvoyant droite et gauche
dos-à-dos.
Quant
à l'extrême droite, François Bayrou a
déclaré
que « si l'extrémisme est
le symptôme des sociétés malades, jamais il
ne soigne la
maladie, au
contraire, il l'aggrave ».
Interrogé sur la
situation de son
parti, qui a connu des échecs électoraux depuis sa
création en 2007, il
s'est dit certain que « les électeurs ne se
prononcent pas de
la même
manière aux élections locales et nationales
».
«
Lorsqu'un pays
a le choix de son destin, c'est d'autres considérations qui
entrent en
jeu », a fait valoir celui qui avait récolté
18 % des
voix à la
présidentielle de 2007, se disant convaincu que le choix de
l'indépendance fait par son parti sera payant en 2012.
«
Notre
mouvement est le seul qui ne doive rien aux deux principaux partis, ni
pour ses sièges, ni pour ses finances », a-t-il
rappelé
en fustigeant
ceux qui « usurpent le mot Centre » et «
n'ont pas fait
la preuve de
leur capacité à résister à la
soumission ».
La
Tunisie, un
Etat à reconstruire
La
Croix - 16-01-2011
La
fuite du président Ben Ali laisse
un pays sans corps intermédiaires, mais fort de nombreux
atouts la
Tunisie est à reconstruire. Tour d'horizon des questions qui
se
posent
Quelle
est la situation ?
Deux jours après la fuite du
président Ben
Ali, réfugié en Arabie saoudite, les nouveaux
dirigeants
essayaient
toujours dimanche 16 janvier de reprendre le contrôle de la
situation.
Dans la petite ville de Regueb, l'armée tunisienne a
dispersé
sans
violence des manifestants. « Nous ne nous sommes pas
révoltés pour
qu'un gouvernement d'union soit formé avec une opposition de
carton-pâte », ont scandé 1 500 manifestants.
Dans
l'après-midi,
l'ex-chef de la sécurité du président
déchu, Ali
Sériati, a été arrêté
à la demande de la justice tunisienne qui l'accuse des
récentes
exactions commises contre la population. Il serait derrière
les
milices
responsables des troubles qui ont touché le pays. Au moment
où nous
bouclions, on apprenait que des échanges de tirs
s'étaient
produits
devant le siège Parti démocratique progressiste (PDP,
opposition), à
l'issue desquels plusieurs personnes ont été
arrêtées, dont deux
étrangers.
Qui gouverne en
Tunisie ?
Le
Conseil
constitutionnel a nommé le président du Parlement
Foued
Mebazaa,
président par intérim. Âgé de 78
ans, c'est un
cacique du régime issu
du parti El Destour, fondé en 1920 afin de lutter pour
l'indépendance
de la Tunisie, devenu Rassemblement constitutionnel
démocratique
(RCD)
avec l'arrivée au pouvoir de Ben Ali. « Fouad Mebazaa
est un
homme de
transition mais pour le très court terme, si la transition se
passe
bien », estime Éric Gobe (1), chercheur au CNRS
à
l'Institut de
recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (Iremam).
En
attendant, le premier ministre Mohammed Ghannouchi, a réuni
dimanche 16
janvier des représentants des partis politiques et de la
société civile
pour préparer le processus de transition jusqu'aux futures
élections.
La réunion devait décider de la mise en place de
trois
comités : l'un
chargé de proposer des personnes pour former un gouvernement
d'union
nationale, un autre pour examiner les exactions et dérives
sécuritaires
qui ont fait des dizaines de morts pendant les émeutes, et le
dernier
sur les accusations de corruption contre l'ancien régime.
Pour
l'instant, la constitution tunisienne est respectée.
D'où un
casse-tête
pour les juristes. « Car la constitution a
été
taillée sur mesure pour
Ben Ali, explique Éric Gobe. Si on applique à la
lettre la
constitution, l'élection présidentielle doit
être
organisée au bout des
60 jours. Sachant que dans la constitution, il est prévu que
le
candidat à l'élection soit parrainé par au
moins 30
députés, le but
étant que ce soit un candidat du RCD qui se présente
à
la
présidentielle. »
Selon le chercheur, les juristes
se dirigent
vers la référence à l'article 39 de la
constitution qui
prévoit qu'en
cas d'impossibilité de procéder en temps utile aux
élections pour cause
de guerre ou de péril imminent, le mandat du
président est
prorogé par
une loi jusqu'à ce qu'il soit possible de procéder
aux
élections. « Il
serait d'ailleurs plus logique, poursuit le chercheur, qu'il y ait
d'abord des élections législatives avant la
présidentielle. »
Quelles
sont les forces politiques ?
« Dans la Tunisie de
Ben Ali, il y
avait trois partis légaux indépendants »,
explique
Éric Gobe : le Parti
démocratique progressiste (PDP), qui actuellement est
dirigé
par Maya
Jéribi mais le fondateur et la figure tutélaire de ce
parti
est Ahmed
Negib Chebbi. L'Ettajdid, l'ancien parti communiste tunisien, d'Ahmed
Brahim et le FDTL (Forum démocratique pour le travail et les
libertés).
Ces partis constitués d'intellectuels, d'universitaires,
d'avocats
relèvent plus de la dissidence que de partis d'opposition. Ils
ont
très
peu de militants, n'ont aucun ancrage social ou populaire ».
Le
peu de société civile tunisienne est aussi
convié à
participer au
gouvernement, notamment la Ligue tunisienne des droits de l'homme, le
Conseil de l'ordre des avocats et l'Association des femmes
démocrates.
« L'homme de la rue ne connaît pas ces organisations
et ne
sait pas
exactement à quoi elles correspondent. C'est le cas du parti
communiste
des ouvriers de Tunisie (POCT) illégal. Le système
Ben Ali a
laminé
tous les corps intermédiaires », poursuit le
chercheur.
Le
syndicat Union générale tunisienne du travail (UGTT)
joue
également un
rôle clé dans les négociations politiques en
cours mais
nombre de ses
dirigeants préfèrent rester en retrait du futur
gouvernement.
Avec
l'armée, ce sont les deux seules organisations qui ont un peu
de
colonne vertébrale.
Y a-t-il
un risque de
dérive islamiste ?
La
suite (pdf)
Aurore
LARTIGUE, Agnès ROTIVEL et Michel WAINTROP
Bayrou,
2012
comme 2007
JDD
- 14-01-2011
Dette,
éducation, impartialité de l'Etat, François
Bayrou est
revenu vendredi,
lors de ses voeux à la presse, à ses thèmes
de
prédilection. Après une
période de relative discrétion médiatique,
le
président du Modem se
positionne en vue de la présidentielle de 2012. Sans laisser
entrevoir
une réconciliation du centre.
François
Bayrou a mal terminé
l'année 2010. Victime d'un léger malaise
le 13
décembre, le
président du Mouvement démocrate (Modem) avait
dû passer
quelques jours
à l'hôpital. Vendredi, devant les journalistes
réunis
pour ses voeux à
la presse, il est brièvement revenu sur l'incident, en
évoquant un "avertissement
sans frais" et "utile". Mais pour 2011,
l'ancien candidat à
l'élection présidentielle n'a pas l'intention de se
ménager. Expédiant
ses voeux dans les deux premières minutes de son long
discours,
François Bayrou a surtout déroulé un
programme politique
"à
l'intention des Français".
A en croire
cette première
intervention de l'année, le Bayrou 2011 aura sensiblement le
même
parfum que le millésime 2007. Regrettant que les
Français
soient "le
peuple le plus pessimiste de la planète", le leader
du Modem
a
tracé un chemin qui ressemble à s'y
méprendre à
celui emprunté il y a
quatre ans. D'abord, rejetter dos à dos droite et gauche. Le
gouvernement a conduit le pays dans une "impasse" , assure-t-il. Les
socialistes n'offrent que des "promesses intenables"
qui
conduiront à "l'isolement", "la
déconsidération"
puis finalement
"l'échec" et "la
démoralisation suprême",
tranche le
Béarnais. Quid des alliances électorales
passées
tantôt avec le PS,
tantôt avec l'UMP lors des scrutins locaux? " Les
électeurs
ne se
prononcent pas de la même manière aux
élections locales
et aux
élections nationales, justifie François Bayrou. La
vie locale
autorise
et justifie à mes yeux les alliances."
"Un
projet qui n'a
pas changé"
Autre obsession bayrouiste:
l'impartialité de
l'Etat. Le député des
Pyrénées-Atlantiques salue le
désaveu infligé à
Nicolas Sarkozy dans l'affaire du gendarme Matelly. Il dénonce l'éventuelle
nomination de
Françoise de
Panafieu comme Défenseur des droits, "pour
compenser
la
suppression d'une circonscription dans les quartiers
privilégiés de
Paris et libérer ainsi la place". Face à l'"État
partisan",
il faut, assure François Bayrou, "une nouvelle
architecture du
pouvoir judiciaire en France". Suivent l'éducation,
dont il
fut le
ministre, puis la dette, sujet sur lequel il se vante d'avoir
"contribué à ouvrir les yeux de beaucoup" il y a
quatre ans.
Le
centriste donne dans le catastrophisme: face à la charge de la
dette, "la
totalité de l'impôt sur le revenu ne suffira pas"
. Puis
il
esquisse des solutions: une "réforme fiscale"
et un
"accord de
modération État/collectivités locales". Pas
grand chose
de neuf, donc,
mais François Bayrou assume ce "projet qui n'a pas
changé
dans
ses
structures et dans ses piliers".
L'élu
béarnais rebondit
aussi sur l'actualité. Les 35 heures, brocardées
récemment par le
socialiste Manuel Valls, sont "issues d'une pensée
fausse",
mais
il ne faut pas à nouveau bouleverser le droit du travail: ce
serait
"méconnaître les entreprises, les créateurs
d'emploi,
les salariés. Un
pays tout entier a besoin de stabilité." Sur l'affaire des otages français
tués au
Niger,
il salue "la responsabilité des politiques"
mais
semble pourtant
verser dans la polémique lorsqu'il lance au gouvernement: "La
priorité dans toutes les décisions d'action, c'est la
préservation de
la vie des otages." Y a-t-il eu, alors, des erreurs de
commises
dans cet épisode? Le patron du Modem s'éclipse.
Manifestement
paré pour 2012, François Bayrou a
déjà son
calendrier. Il devrait
annoncer sa candidature "à l'automne 2011",
puis
débuter sa
campagne "en janvier 2012". En attendant, le Modem
se consacrera
à une douzaine de conventions "précédées
de
rencontres avec
les
acteurs des sujets que nous traitons". Citant volontiers
George
Orwell et Aldous Huxley pour dénoncer "le
détournement des
mots",
François Bayrou veut laisser croire que 'tout va pour
le mieux
dans
le meilleur des mondes'. Il affecte la
sérénité face
à de
possibles
candidatures au centre. Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, il
n'en
parle
pas -"je ne veux pas faire d'affaires de personnes", dit-il. Et il
assure que "les portes sont ouvertes et les bras accueillants"
à
"tous ceux qui refusent le système binaire"
UMP-PS.
Le Modem se
lancerait-il dans l'ouverture? En tout cas, "ceux qui ont
choisi
d'être ministre du gouvernement pendant des années et
des
années',
eux, ne sont pas les bienvenus. Le message aux deux rivaux centristes a
le mérite d'être clair.
Bayrou
évoque le Niger à Matignon
AFP
- 12-01-11
Le président du
MoDem, François Bayrou, a été reçu
ce midi à
Matignon par François
Fillon pour un entretien lors duquel a été
évoquée
la prise d'otage au
Niger ayant abouti à la mort de deux jeunes Français
samedi,
a constaté
un journaliste de l'AFP. Selon Matignon, ce rendez-vous d'une
demi-heure avait pour objectif d'effectuer "un tour d'horizon
général",
mais M. Bayrou a indiqué à l'AFP qu'il avait
été
motivé par la
situation au Sahel, de la même manière que le Premier
ministre avait
informé hier les responsables parlementaires de la situation.
"Il
est bon et légitime que ceux qui ont la
responsabilité de
l'exécutif
assurent ce genre de communications. (...) Cela permet de
réfléchir, et
aussi de faire passer les consignes de sécurité. Nous
devons
tous
contribuer à la circulation de l'information", a
affirmé
à sa sortie le
patron du MoDem. Concernant l'opération
franco-nigérienne
déclenchée
pour tenter de libérer les otages, François Bayrou a
jugé que,
"naturellement", cela constituait "des décisions toujours
très
difficiles à prendre".
"Mais au-delà, il y a en moi
cette idée
que la préservation de la vie des otages est un souci
prioritaire.
Elle
a toujours été la règle et il faut qu'elle
le demeure",
a-t-il souligné.
Interrogé
sur l'unité de la classe politique au lendemain du drame, M.
Bayrou a
répondu: "Tout le monde voit bien que dans ces situations il
faut
être
responsable". "Mais ça ne veut pas dire qu'il faut
être
unanimiste".
L'opération franco-nigérienne menée pour
libérer
les deux Français
enlevés vendredi en plein Niamey a échoué et
les otages
ont été
"éliminés froidement" par leurs ravisseurs samedi,
selon les
mots
employés par François Fillon.
François
Bayrou: "Le Défenseur des enfants doit
conserver son intégrité, son autorité et son
indépendance!"
10-01-11Mouvement
Démocrate
François Bayrou,
président du
Mouvement Démocrate, plaide dans une tribune à
paraître
lundi 10
janvier dans Le Figaro, pour "sauver" le Défenseur des enfants
dont un
projet de loi actuellement en discussion au Parlement prévoit
la
disparition au profit d'un Défenseur des droits.
"Il
faut garder
au Défenseur des enfants son intégrité, son
autorité pleine et son
indépendance" car "ce qui doit être pris en compte
pour un
enfant, ce
ne sont pas seulement des droits pour aujourd'hui, c'est le fragile
intérêt d'une personnalité qui se forme et
peut
être brisée", écrit-il.
Pour
François Bayrou, le futur Défenseur des droits "sera
trop
pris par
d'innombrables conflits administratifs, politiques, financiers ou de
discrimination dans l'Etat, les collectivités, les entreprises
ou
les
prisons, pour consacrer à une telle mission le temps et les
moyens
nécessaires".
Il souligne que "la plupart des
démocraties" ont
voulu un Défenseur des enfants avec "la pleine
autorité, la
légitimité
et l'indépendance qui sont les garanties de sa mission".
"Son
institution est la conséquence de plusieurs engagements
internationaux
auxquels notre pays a souscrit" et "tous les pays européens
sans
exception qui se sont dotés d'un Défenseur des droits
ont
conservé
parallèlement, ou créé, la fonction de
Défenseur
des enfants".
Le
projet de loi créant le Défenseur des droits,
déjà
adopté en première
lecture par le Sénat le 3 juin, sera examiné par les
députés à partir
de mardi. Ce Défenseur remplacera le Médiateur de la
République et
intégrera le Défenseur des enfants, la Commission
nationale
de
déontologie de la sécurité (CNDS), la Haute
autorité de lutte contre
les discriminations et pour l'égalité (Halde) et le
Contrôleur général
des lieux de privation de liberté.
Attentat
d'Alexandrie: Bayrou appelle à la solidarité
avec les chrétiens d'Orient
AFP
- 1-01-2011
Le
président du MoDem, François Bayrou, a
appelé samedi
à "manifester
concrètement la solidarité des démocraties"
avec les
chrétiens d'Orient
après "l'épouvantable attentat" devant une
église copte
d'Alexandrie
(Egypte), qui a fait 21 morts et des dizaines de blessés.
Cet
"épouvantable attentat" est "un drame de plus dans la guerre
de
religion sans fin que subissent les communautés
chrétiennes
d'Orient",
a-t-il déclaré à l'AFP.
"Le fanatisme qui prend pour
cible la
religion des autres avec pour but avoué de mettre un terme au
pluralisme religieux est une barbarie qui doit être
dénoncée et
combattue comme telle. Tous les défenseurs de la
tolérance et
de la
compréhension des hommes entre eux doivent se réunir
pour
lutter contre
horreur", a ajouté l'ancien candidat à la
présidentielle.
"Il
est du devoir de toutes les autorités, politiques,
diplomatiques
et
morales, d'être solidaires des chrétiens d'Orient,
persécutés comme en
Egypte par des extrémistes ou ailleurs parfois même
par des
Etats",
a-t-il souligné.
Selon le député des
Pyrénées-Atlantiques, "il
faut être solidaire des pays qui luttent contre ces
organisations
et il
faut manifester concrètement la solidarité des
démocraties avec les
communautés pacifiques persécutées pour leur
foi et qui
luttent pour
leur survie".
"La défense du pluralisme religieux,
la tolérance
et la compréhension mutuelle ne se divisent pas. Etre
solidaire
des
chrétiens d'Orient, c'est défendre nos valeurs, c'est
défendre le
pluralisme partout dans le monde, y compris chez nous", a-t-il encore
ajouté.
Les
voeux de
François Bayrou : unité ,
confiance et optimisme :
Mouvement
Démocrate