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Les contre-feux de Luc Châtel

L'Hérétique  29-01-2011

L'HérétiqueLuc Châtel, en bon DRH spécialisé en licenciements qu'il est, excelle à allumer de nouveaux feux chaque fois qu'il prépare de nouveaux sales coups contre l'Éducation Nationale. Pas mal joué, le coup de l'anglais après les rythmes scolaires. Hop, on lance le débat juste au moment où les dotations parviennent dans les collèges partout en France. Il se trouve que j'ai quelques remontées. Les syndicats d'enseignants sont affolés, les enseignants sont verts de rage et les chefs d'établissement ne dorment plus. Les classes de 30 enfants et plus vont devenir la norme partout. Mais notre caporal-chef a l'oeil : il a prévu de quoi les motiver, ses petits soldats. Les primes ! Hop, encore un contre-feu. Bien entendu, et contrairement aux mensonges éhontés de Châtel, dont les collèges sont le dernier souci, les réductions d'effectifs touchent désormais les taux d'encadrement, sans parler des disciplines optionnelles qui vont servir de variables d'ajustement ,langues anciennes  en particulier. Même dans les établissements autrefois prestigieux, l'on songe à supprimer l'enseignement du grec , ravalant toute honte bue ce qui fit autrefois la gloire des lieux.

Châtel et Sarkozy laisseront un champ de ruines à leurs successeurs. Ceux qui sont déjà là s'en vont, les autres ne veulent plus venir. Dans le privé, on explose aussi...Le collège, plus encore que les autres degrés, est le cible prioritaire des deux compères. C'est lui qui a vocation à s'effondrer le premier. Il y a eu une autre époque où l'école se portait mieux, où les moyens attribués étaient en hausse, les enseignants consultés et les familles avec une satisfaction croissante...A cette époque là, le Ministre de l'Éducation Nationale était un certain François Bayrou...

Fédération centriste ? Oui, mais avec quels centres ?


26-01-2011  L'Hérétique
L'Hérétique
Un sondage récent le met en exergue, les Français ne sont pas hostiles à la constitution d'une fédération de partis centristes. J'entends déjà les voix s'exclamer, oui ! Reconstituons l'UDF. De l'importance du vocabulaire...Je n'ai pas dit reconstituer, j'ai dit constituer ! eh oui. Il n'y a jamais eu de fédération ni de confédération centriste,  jusqu'à ce jour...Il me semble tout à fait approprié d'inviter à lire le dernier billet de Laurent de Boissieu afin d'échapper à la grosse intox en cours : cela fait plusieurs mois que l'on nous bassine de sondages et d'analyse diverses pour demander quel parti, quel homme incarne le mieux le centre. Cette campagne n'a qu'un objet : tenter de priver de sa crédibilité François Bayrou.

Ben oui, c'est vraiment l'art de faire avaler des couleuvres : on tente de faire passer l'idée dans l'opinion qu'il existe d'autres centristes un peu partout dans les partis. C'est le miracle de la multiplication des centristes, comme les pains dans le désert au moment de l'Exode. Et ce n'est pas grave si les dits centristes sont au PS, à l'UMP, chez les Verts et cetera et avalisent des politiques et des programmes qui sont tout sauf centristes. De partis réellement centristes, il n'en existe que trois à l'heure actuelle : le MoDem, l'Alliance centriste et Cap21, et, pas de chance, ils se sont séparés. Et de personnalités adoptant une positionnement clairement centriste, même chose : Bayrou, Arthuis et Corine Lepage. Pas de chance, ils se sont fâchés. Il y a évidemment quelques individus isolés très proches de ce positionnement, comme Thierry Benoît ou Philippe Folliot, sans compter les députés du MoDem Jean Lassalle et Abdoulatifou Aly, mais je simplifie en citant essentiellement les têtes de proue nationales.

Les autres nous font le coup de renard dans le poulailler, tentant de plumer la volaille centriste en se déguisant en poules. Il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles.

Je pense qu'il ne faut pas confondre centrisme et espace central. Oui, Borloo, DSK, à la rigueur Morin e (mais c'est très discutable ) sont dans l'espace central. Eva Joly, aux accents révolutionnaires et aux postures gauchistes, certainement pas. Non, ils ne sont pas centristes. Donc, évidemment, pour gouverner, il est évident qu'il faut élargir le cercle du centre, mais le centre, pas définition, il est au milieu du cercle, ce n'est pas le cercle lui-même. Notion élémentaire de géométrie euclidienne appliquée à la politique...

L'UDF de Giscard n'était pas une fédération centriste. C'était une association hétéroclite de partis dont quelques uns étaient centristes (PSD,  CDS).  L'UDF de Giscard était un parti de droite. D'ailleurs, en Europe, il siégeait avec les conservateurs, non avec les libéraux et les démocrates.

L'UDF n'est devenue centriste qu'à partir de 2002, avec l'essor de la Nouvelle UDF de François Bayrou. Mais ce n'était alors déjà plus une fédération, le gros de l'UDF de cette période étant constituée des forces de l'ex-CDS. L'une des premières choses que fit Bayrou, à partir de 2004, c'est de quitter le PPE européen et de rejoindre l'ADLE, groupe central et centriste au Parlement européen.

Le Nouveau Centre est un parti de droite. L'une des premières choses qu'a fait d'ailleurs Morin, en 2007, c'est de retourner dans le giron des conservateurs au Parlement européen. Le Parti Radical aussi. Le PS est un parti de gauche. Les Verts également. Les centristes de l'UMP sont dans un parti de droite. Ce sont des hommes de droite. S'ils étaient des centristes, ils seraient à l'Alliance Centriste (centre-droit); au MoDem (centre) ou à Cap21 (centre-gauche) ou auraient créé une force alternative d'obédience centriste ; c'est ce que prétendait être le Nouveau Centre, mais que ce parti n'a finalement jamais été.

Une fédération centriste, à l'heure actuelle, n'est possible qu'entre le MoDem, l'Alliance centriste et Cap21. On peut y adjoindre quelques libéraux modérés, mais les tout-petits partis libéraux français n'ont vraiment pas l'air de prendre ce chemin. Ils se dirigent clairement vers la droite, sans parler de ceux qui se compromettent même avec la droite de la droite.

Une fédération centriste, à l'heure actuelle, supposerait donc un très gros big-bang dans le paysage politique. Il suffit d'écouter plus de 10 secondes Morin ou Borloo pour comprendre qu'ils ne veulent pas de ce big-bang. Ils clament haut et fort que toute candidature centriste n'aurait pour issue que de joindre une majorité de droite au second tour d'une élection. CQFD.

Antoine Le Solleuz , candidat du Mouvement Démocrate aux élections cantonales à Nancy-Est


23-01-2011 Est Républicain
    

        C'est parti avec le MoDem sur le canton de Nancy-Est, l'un des trois renouvelables de la ville.Nous n'imposons pas de candidatures, il faut se proposer », explique Marc Saint-Denis, conseiller général non renouvelable de Vandoeuvre et administrateur du Mouvement Démocrate 54.

Hier matin, au Foy, les partisans de François Bayrou s'étaient en effet réunis pour présenter Antoine Le Solleuz, mi-Lorrain, mi-Breton comme son nom l'indique, et sa remplaçante (ex-suppléante) s'il est élu, Sonia Sadoune.

Antoine LE SOLLEUZ

Le premier est enseignant chercheur à l'Ecole de géologie, et spécialiste des ressources énergétiques. Ce qui n'est pas plus mal à un moment où le mouvement de François Bayrou a besoin d'un second souffle et de recharger les accus.
Il  n'est pas non plus à toute extrémité, ce qui permet à sa remplaçante de ne pas poursuivre en politique, ce qu'elle fait déjà dans le civil, urgentiste au SAMU. La jeune femme, représentante des parents d'élèves de l'école Bonsecours est originaire de Mont-Saint-Martin, dans le Pays Haut. Tous deux ne sont pas novices en politique, puisqu'ils ont déjà participé en tant que candidats à la dernière campagne des régionales menée par la déléguée départementale, Danièle Noël.

Le MoDem n'oublie pas les femmes, si les autres formations ont souvent plus de mal. Hier matin, il y avait également Lucienne Redercher, adjointe déléguée aux droits de l'homme de la ville de Nancy, Sophie Wakeford, élue à Malzéville, et les gardiens du temple centriste, André Thomas et Gilbert Antoine, ce dernier premier adjoint à Laxou, municipalité qui est comme la nancéienne dans la mouvance centriste.

En face, on ne sait pas trop qui va partir, mais la sortante est Dominique Olivier, socialiste, tandis qu'une autre challenger se murmure droite, Me Lévy-Jurin. Combat de dames ?

On verra. Une chose est sûre, les deux candidats MoDem viennent de la société civile, « On ne vit pas de la politique. Nous avons acquis nos valeurs par notre travail ». Leur engagement est somme toute assez récent.
Normal, Antoine Le Solleuz n'a que 34 ans et sa colistière est tout aussi jeune. Ils ont intégré le MoDem en 2007, séduits par la personnalité et les idées de François Bayrou. « Nous refusons la confrontation partisane droite, gauche », explique le candidat. « Il y a une troisième voie. Sur le social, ce devrait être l'union sacrée. Il faut des emplois de proximité et du développement durable. Et à Nancy, nous devrions être en partenariat avec le Département ».
Le centre a aussi un avantage : « Nous sommes libres et indépendants ».

Guillaume MAZEAUD


Au Mouvement Démocrate, la suppression des postes d’enseignants est source d’inquiétude.

22-01-2011 - DR webmaster


Des manifestations étaient organisées aujourd’hui , samedi 22 janvier dans tout le pays , pour protester contre les suppressions de postes d’enseignants à l’Education Nationale .La Lorraine , la Meurthe et Moselle notamment , sont particulièrement touchées.
La jeunesse , la réussite de nos enfants , ne font manifestement pas partie des priorités de ce gouvernement !
A Nancy , la manifestation a rassemblé plus de 500 personnes . Le Mouvement Démocrate 54 y était présent , apportant ainsi son soutien à cette journée de mobilisation .

Suppression postes enseignants

Télécharger le communiqué de presse du Mouvement Démocrate 54



« Notre diplomatie ne va pas bien. »


19-01-2011 Danièle NOEL


Marielle de Sarnez, députée européenne et première vice- présidente du Mouvement Démocrate était de passage lundi à Metz. A cette occasion, les représentants du MoDem de Meurthe-et-Moselle ont pu échanger sur les sujets d'actualités politiques, notamment sur les récents événements tunisiens.

Marielle de Sarnez à Metz

Nous vous proposons de vous faire partager ses commentaires au travers des propos recueillis par Nicolas Bastuck, journaliste au Républicain Lorrain :

« Que vous inspirent les événements tunisiens ?

Marielle de Sarnez
: « Beaucoup de joie de voir tomber ce nouveau mur de Berlin, et en même temps, une grande perplexité. Il est surprenant de voir à quel point la France a été complaisante avec Ben Ali, et ceci ne date pas d'hier.

Jusqu'au bout, la diplomatie française s'est trompée : en soutenant aveuglément ce régime, sans aucune contrepartie et durant des années ; en pensant que le mouvement qui s'est levé il y a un mois n'aboutirait pas. C'est triste de voir la France passer à côté d'un tel rendez-vous avec la démocratie.

On est en droit de se poser des questions sur notre politique étrangère. A dire vrai, je pense que notre diplomatie ne va pas bien.

Voyez nos relations l'Afrique, la rupture tant attendue n'a pas eu lieu. Voyez la tentative de création d'une Union pour la Méditerranée, qui est en passe d'échouer. Notre alignement sur les Etats-Unis, depuis que nous avons regagné le commandement intégré de l'OTAN, ne nous réussit pas.

J'espère que ce qui vient de se produire en Tunisie va remettre à leur place tout ceux qui pensent que le développement économique peut se passer de démocratie, que la liberté n'est pas une valeur que l'on peut exporter et défendre ailleurs que chez soi. Ce discours est totalement dépassé, il est même dangereux. Prenons exemple sur l'Allemagne : ce pays fait du business avec tous les pays du monde, à commencer par la Chine dont elle est le premier partenaire économique en Europe, ce qui ne l'empêche pas de dire, sur les droits de l'Homme, des choses que l'on aimerait entendre plus souvent dans la bouche de nos dirigeants. Mme Merkel n'a pas tourné autour du pot le jour où elle a reçu le Dalaï-Lama. Les grandes puissances respectent les pays qui ont une parole forte.

Les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans le soulèvement?

Effectivement et ça, c'est formidable. La vérité est qu'il n'y a plus de frontières pour la démocratie, c'est extrêmement revigorant ! Je suis convaincue que cette révolution, car c'en est une, va créer un précédent au Maghreb, mais aussi en Egypte, en Jordanie et dans de nombreux pays. Il s'agit vraiment d'un événement fondateur.

La Tunisie a-t-elle les moyens de réussir sa transition démocratique ?

« Je le crois, je l'espère en tout cas de toutes mes forces. On ne peut qu'espérer voir les choses s'apaiser et la situation se stabiliser. Le pays ne manque pas d'atouts. Le peuple tunisien en est un, la jeunesse en particulier, très bien formée et parfaitement informée. L'armée me semble être aussi un élément de stabilité. La classe politique, dans sa grande majorité, semble prête à donner naissance à un gouvernement d'union nationale.»

Danièle Noël



Nathalie Griesbeck reçoit M. José-Manuel Barroso à Metz
18-01-2011

JM Borroso à MetzSi depuis son ouverture, le Centre Pompidou à Metz peut se féliciter d'avoir accueilli un très grand nombre de visiteurs - près de 650 000 à ce jour- venus de Lorraine, de la Grande région, de France, des pays frontaliers et même d'ailleurs, peu de personnalités politiques européennes en ont jusqu'à présent franchi le seuil.

Néanmoins, grâce à l'initiative de Nathalie Griesbeck, le Centre Pompidou peut désormais se flatter de la présence en ses murs de José Manuel Barroso. C'est en effet à l'invitation de la députée européenne et membre du bureau exécutif  du Mouvement Démocrate que le président de la Commission Européenne a pu apprécier et vivre, lundi 17 janvier, les dernières heures de l'exposition "Chef d'oeuvres " dans sa formule intégrale.

Nathalie Griesbeck  était accompagnée pour l'occasion de Marielle De Sarnez, vice-présidente du Modem et députée européenne. Toutes deux ont mis un point d'honneur, au-delà de toute considération partisane et querelle politique,  à faire de cette visite un véritable symbole du succès des politiques culturelles territoriales.

S'il est à rappeler que le Centre Pompidou-Metz est un établissement public de coopération culturelle, les membres fondateurs en sont l'État, le Centre Pompidou, la Région Lorraine, la Communauté d'Agglomération de Metz Métropole et la Ville de Metz, l'Union européenne a pour sa part contribué financièrement à la naissance de ce projet  à hauteur de plus de 2 millions d'euros par le biais du FEDER (Fonds européen de développement régional).

Cette visite, hautement symbolique donc, et qui se voulait initialement privée,  s'est rapidement élargie d'un véritable aréopage d'élus de toutes tendances ; une telle présence de membres politiques ne pouvant implicitement que féliciter l'initiative de la députée européenne du Mouvement Démocrate. 

Danièle Noël

MoDem - Le leader centriste croit toujours à son destin présidentiel
17-01-2011 Est Républicain

F BayrouBayrou confiant pour 2012 . Malgré les récents revers du MoDem, il croit en ses chances pour l'an prochain.

Le président du MoDem François Bayrou, qui doit officialiser à l'automne sa candidature à l'élection présidentielle, a réaffirmé ses priorités pour la France, convaincu que « le choix de l'indépendance » de son parti sera payant en 2012.

« Nous allons adopter une démarche de conventions sur le thème d'un nouveau contrat avec les Français » pour dire, « sans ambiguïté, simplement et clairement, nos priorités pour le pays », a-t-il annoncé. Sans attendre, le député des Pyrénées-Atlantiques a tracé les grandes lignes de son projet en empruntant les mots d'Henri IV, Béarnais comme lui, et auquel il a consacré un livre : « Éducation et production sont les labourage et pâturage du XXI e siècle, un mot d'ordre pour la nation », a-t-il dit jugeant fondamental de « livrer et gagner la bataille du produire en France » et de « donner ou rendre à la France la meilleure école au monde ».

Parmi ses autres priorités, il entend « défendre les générations à venir » par la préservation de l'environnement et en faisant, comme en 2007, de la dette et du déficit, l'un des thèmes centraux de sa campagne.

Réagissant au débat sur les 35 heures, auxquelles il était opposé, il a estimé que « chambouler à nouveau le droit du travail » ne pouvait que nuire au pays « qui a besoin de stabilité ».
Droite et gauche dos-à-dos

« Les valeurs du MoDem ne sont pas dans le matérialisme ''court-termiste'' du marché, la marchandisation de tous les domaines de l'activité humaine et de la concurrence à tout prix ; elles ne sont pas non plus, dans les valeurs étatistes de l'assistance et de la prise en charge par la collectivité », a-t-il expliqué, renvoyant droite et gauche dos-à-dos.

Quant à l'extrême droite, François Bayrou a déclaré que « si l'extrémisme est le symptôme des sociétés malades, jamais il ne soigne la maladie, au contraire, il l'aggrave ».

Interrogé sur la situation de son parti, qui a connu des échecs électoraux depuis sa création en 2007, il s'est dit certain que « les électeurs ne se prononcent pas de la même manière aux élections locales et nationales ».

« Lorsqu'un pays a le choix de son destin, c'est d'autres considérations qui entrent en jeu », a fait valoir celui qui avait récolté 18 % des voix à la présidentielle de 2007, se disant convaincu que le choix de l'indépendance fait par son parti sera payant en 2012.

« Notre mouvement est le seul qui ne doive rien aux deux principaux partis, ni pour ses sièges, ni pour ses finances », a-t-il rappelé en fustigeant ceux qui « usurpent le mot Centre » et « n'ont pas fait la preuve de leur capacité à résister à la soumission ».

La Tunisie, un Etat à reconstruire

La Croix - 16-01-2011

TunisieLa fuite du président Ben Ali laisse un pays sans corps intermédiaires, mais fort de nombreux atouts la Tunisie est à reconstruire. Tour d'horizon des questions qui se posent

Quelle est la situation ?
Deux jours après la fuite du président Ben Ali, réfugié en Arabie saoudite, les nouveaux dirigeants essayaient toujours dimanche 16 janvier de reprendre le contrôle de la situation. Dans la petite ville de Regueb, l'armée tunisienne a dispersé sans violence des manifestants. « Nous ne nous sommes pas révoltés pour qu'un gouvernement d'union soit formé avec une opposition de carton-pâte », ont scandé 1 500 manifestants.

Dans l'après-midi, l'ex-chef de la sécurité du président déchu, Ali Sériati, a été arrêté à la demande de la justice tunisienne qui l'accuse des récentes exactions commises contre la population. Il serait derrière les milices responsables des troubles qui ont touché le pays. Au moment où nous bouclions, on apprenait que des échanges de tirs s'étaient produits devant le siège Parti démocratique progressiste (PDP, opposition), à l'issue desquels plusieurs personnes ont été arrêtées, dont deux étrangers.

Qui gouverne en Tunisie ?
Le Conseil constitutionnel a nommé le président du Parlement Foued Mebazaa, président par intérim. Âgé de 78 ans, c'est un cacique du régime issu du parti El Destour, fondé en 1920 afin de lutter pour l'indépendance de la Tunisie, devenu Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) avec l'arrivée au pouvoir de Ben Ali. « Fouad Mebazaa est un homme de transition mais pour le très court terme, si la transition se passe bien », estime Éric Gobe (1), chercheur au CNRS à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (Iremam).

En attendant, le premier ministre Mohammed Ghannouchi, a réuni dimanche 16 janvier des représentants des partis politiques et de la société civile pour préparer le processus de transition jusqu'aux futures élections. La réunion devait décider de la mise en place de trois comités : l'un chargé de proposer des personnes pour former un gouvernement d'union nationale, un autre pour examiner les exactions et dérives sécuritaires qui ont fait des dizaines de morts pendant les émeutes, et le dernier sur les accusations de corruption contre l'ancien régime.

Pour l'instant, la constitution tunisienne est respectée. D'où un casse-tête pour les juristes. « Car la constitution a été taillée sur mesure pour Ben Ali, explique Éric Gobe. Si on applique à la lettre la constitution, l'élection présidentielle doit être organisée au bout des 60 jours. Sachant que dans la constitution, il est prévu que le candidat à l'élection soit parrainé par au moins 30 députés, le but étant que ce soit un candidat du RCD qui se présente à la présidentielle. »

Selon le chercheur, les juristes se dirigent vers la référence à l'article 39 de la constitution qui prévoit qu'en cas d'impossibilité de procéder en temps utile aux élections pour cause de guerre ou de péril imminent, le mandat du président est prorogé par une loi jusqu'à ce qu'il soit possible de procéder aux élections. « Il serait d'ailleurs plus logique, poursuit le chercheur, qu'il y ait d'abord des élections législatives avant la présidentielle. »

Quelles sont les forces politiques ?
« Dans la Tunisie de Ben Ali, il y avait trois partis légaux indépendants », explique Éric Gobe : le Parti démocratique progressiste (PDP), qui actuellement est dirigé par Maya Jéribi mais le fondateur et la figure tutélaire de ce parti est Ahmed Negib Chebbi. L'Ettajdid, l'ancien parti communiste tunisien, d'Ahmed Brahim et le FDTL (Forum démocratique pour le travail et les libertés). Ces partis constitués d'intellectuels, d'universitaires, d'avocats relèvent plus de la dissidence que de partis d'opposition. Ils ont très peu de militants, n'ont aucun ancrage social ou populaire ».

Le peu de société civile tunisienne est aussi convié à participer au gouvernement, notamment la Ligue tunisienne des droits de l'homme, le Conseil de l'ordre des avocats et l'Association des femmes démocrates. « L'homme de la rue ne connaît pas ces organisations et ne sait pas exactement à quoi elles correspondent. C'est le cas du parti communiste des ouvriers de Tunisie (POCT) illégal. Le système Ben Ali a laminé tous les corps intermédiaires », poursuit le chercheur.

Le syndicat Union générale tunisienne du travail (UGTT) joue également un rôle clé dans les négociations politiques en cours mais nombre de ses dirigeants préfèrent rester en retrait du futur gouvernement. Avec l'armée, ce sont les deux seules organisations qui ont un peu de colonne vertébrale.

Y a-t-il un risque de dérive islamiste ?

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Aurore LARTIGUE, Agnès ROTIVEL et Michel WAINTROP

Bayrou, 2012 comme 2007

JDD - 14-01-2011

Dette, éducation, impartialité de l'Etat, François Bayrou est revenu vendredi, lors de ses voeux à la presse, à ses thèmes de prédilection. Après une période de relative discrétion médiatique, le président du Modem se positionne en vue de la présidentielle de 2012. Sans laisser entrevoir une réconciliation du centre.

François Bayrou a mal terminé l'année 2010. Victime d'un léger malaise le 13 décembre, le président du Mouvement démocrate (Modem) avait dû passer quelques jours à l'hôpital. Vendredi, devant les journalistes réunis pour ses voeux à la presse, il est brièvement revenu sur l'incident, en évoquant un "avertissement sans frais" et "utile". Mais pour 2011, l'ancien candidat à l'élection présidentielle n'a pas l'intention de se ménager. Expédiant ses voeux dans les deux premières minutes de son long discours, François Bayrou a surtout déroulé un programme politique "à l'intention des Français".

A en croire cette première intervention de l'année, le Bayrou 2011 aura sensiblement le même parfum que le millésime 2007. Regrettant que les Français soient "le peuple le plus pessimiste de la planète", le leader du Modem a tracé un chemin qui ressemble à s'y méprendre à celui emprunté il y a quatre ans. D'abord, rejetter dos à dos droite et gauche. Le gouvernement a conduit le pays dans une "impasse" , assure-t-il. Les socialistes n'offrent que des "promesses intenables" qui conduiront à "l'isolement", "la déconsidération" puis finalement "l'échec" et "la démoralisation suprême", tranche le Béarnais. Quid des alliances électorales passées tantôt avec le PS, tantôt avec l'UMP lors des scrutins locaux? " Les électeurs ne se prononcent pas de la même manière aux élections locales et aux élections nationales, justifie François Bayrou. La vie locale autorise et justifie à mes yeux les alliances."

"Un projet qui n'a pas changé"

Autre obsession bayrouiste: l'impartialité de l'Etat. Le député des Pyrénées-Atlantiques salue le désaveu infligé à Nicolas Sarkozy dans l'affaire du gendarme Matelly. Il dénonce l'éventuelle nomination de Françoise de Panafieu comme Défenseur des droits, "pour compenser la suppression d'une circonscription dans les quartiers privilégiés de Paris et libérer ainsi la place". Face à l'"État partisan", il faut, assure François Bayrou, "une nouvelle architecture du pouvoir judiciaire en France". Suivent l'éducation, dont il fut le ministre, puis la dette, sujet sur lequel il se vante d'avoir "contribué à ouvrir les yeux de beaucoup" il y a quatre ans. Le centriste donne dans le catastrophisme: face à la charge de la dette, "la totalité de l'impôt sur le revenu ne suffira pas" . Puis il esquisse des solutions: une "réforme fiscale" et un "accord de modération État/collectivités locales". Pas grand chose de neuf, donc, mais François Bayrou assume ce "projet qui n'a pas changé dans ses structures et dans ses piliers".

L'élu béarnais rebondit aussi sur l'actualité. Les 35 heures, brocardées récemment par le socialiste Manuel Valls, sont "issues d'une pensée fausse", mais il ne faut pas à nouveau bouleverser le droit du travail: ce serait "méconnaître les entreprises, les créateurs d'emploi, les salariés. Un pays tout entier a besoin de stabilité." Sur l'affaire des otages français tués au Niger, il salue "la responsabilité des politiques" mais semble pourtant verser dans la polémique lorsqu'il lance au gouvernement: "La priorité dans toutes les décisions d'action, c'est la préservation de la vie des otages." Y a-t-il eu, alors, des erreurs de commises dans cet épisode? Le patron du Modem s'éclipse.

Manifestement paré pour 2012, François Bayrou a déjà son calendrier. Il devrait annoncer sa candidature "à l'automne 2011", puis débuter sa campagne "en janvier 2012". En attendant, le Modem se consacrera à une douzaine de conventions "précédées de rencontres avec les acteurs des sujets que nous traitons". Citant volontiers George Orwell et Aldous Huxley pour dénoncer "le détournement des mots", François Bayrou veut laisser croire que 'tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes'. Il affecte la sérénité face à de possibles candidatures au centre. Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, il n'en parle pas -"je ne veux pas faire d'affaires de personnes", dit-il. Et il assure que "les portes sont ouvertes et les bras accueillants" à "tous ceux qui refusent le système binaire" UMP-PS. Le Modem se lancerait-il dans l'ouverture? En tout cas, "ceux qui ont choisi d'être ministre du gouvernement pendant des années et des années', eux, ne sont pas les bienvenus. Le message aux deux rivaux centristes a le mérite d'être clair.

Bayrou évoque le Niger à Matignon

AFP - 12-01-11

Le président du MoDem, François Bayrou, a été reçu ce midi à Matignon par François Fillon pour un entretien lors duquel a été évoquée la prise d'otage au Niger ayant abouti à la mort de deux jeunes Français samedi, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon Matignon, ce rendez-vous d'une demi-heure avait pour objectif d'effectuer "un tour d'horizon général", mais M. Bayrou a indiqué à l'AFP qu'il avait été motivé par la situation au Sahel, de la même manière que le Premier ministre avait informé hier les responsables parlementaires de la situation.

"Il est bon et légitime que ceux qui ont la responsabilité de l'exécutif assurent ce genre de communications. (...) Cela permet de réfléchir, et aussi de faire passer les consignes de sécurité. Nous devons tous contribuer à la circulation de l'information", a affirmé à sa sortie le patron du MoDem. Concernant l'opération franco-nigérienne déclenchée pour tenter de libérer les otages, François Bayrou a jugé que, "naturellement", cela constituait "des décisions toujours très difficiles à prendre".

"Mais au-delà, il y a en moi cette idée que la préservation de la vie des otages est un souci prioritaire. Elle a toujours été la règle et il faut qu'elle le demeure", a-t-il souligné.
Interrogé sur l'unité de la classe politique au lendemain du drame, M. Bayrou a répondu: "Tout le monde voit bien que dans ces situations il faut être responsable". "Mais ça ne veut pas dire qu'il faut être unanimiste". L'opération franco-nigérienne menée pour libérer les deux Français enlevés vendredi en plein Niamey a échoué et les otages ont été "éliminés froidement" par leurs ravisseurs samedi, selon les mots employés par François Fillon.

François Bayrou: "Le Défenseur des enfants doit conserver son intégrité, son autorité et son indépendance!"

10-01-11Mouvement Démocrate

François BayrouFrançois Bayrou, président du Mouvement Démocrate, plaide dans une tribune à paraître lundi 10 janvier dans Le Figaro, pour "sauver" le Défenseur des enfants dont un projet de loi actuellement en discussion au Parlement prévoit la disparition au profit d'un Défenseur des droits.

"Il faut garder au Défenseur des enfants son intégrité, son autorité pleine et son indépendance" car "ce qui doit être pris en compte pour un enfant, ce ne sont pas seulement des droits pour aujourd'hui, c'est le fragile intérêt d'une personnalité qui se forme et peut être brisée", écrit-il.

Pour François Bayrou, le futur Défenseur des droits "sera trop pris par d'innombrables conflits administratifs, politiques, financiers ou de discrimination dans l'Etat, les collectivités, les entreprises ou les prisons, pour consacrer à une telle mission le temps et les moyens nécessaires".

Il souligne que "la plupart des démocraties" ont voulu un Défenseur des enfants avec "la pleine autorité, la légitimité et l'indépendance qui sont les garanties de sa mission".

"Son institution est la conséquence de plusieurs engagements internationaux auxquels notre pays a souscrit" et "tous les pays européens sans exception qui se sont dotés d'un Défenseur des droits ont conservé parallèlement, ou créé, la fonction de Défenseur des enfants".

Le projet de loi créant le Défenseur des droits, déjà adopté en première lecture par le Sénat le 3 juin, sera examiné par les députés à partir de mardi. Ce Défenseur remplacera le Médiateur de la République et intégrera le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Attentat d'Alexandrie: Bayrou appelle à la solidarité avec les chrétiens d'Orient

AFP - 1-01-2011

F BayrouLe président du MoDem, François Bayrou, a appelé samedi à "manifester concrètement la solidarité des démocraties" avec les chrétiens d'Orient après "l'épouvantable attentat" devant une église copte d'Alexandrie (Egypte), qui a fait 21 morts et des dizaines de blessés.

Cet "épouvantable attentat" est "un drame de plus dans la guerre de religion sans fin que subissent les communautés chrétiennes d'Orient", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Le fanatisme qui prend pour cible la religion des autres avec pour but avoué de mettre un terme au pluralisme religieux est une barbarie qui doit être dénoncée et combattue comme telle. Tous les défenseurs de la tolérance et de la compréhension des hommes entre eux doivent se réunir pour lutter contre horreur", a ajouté l'ancien candidat à la présidentielle.

"Il est du devoir de toutes les autorités, politiques, diplomatiques et morales, d'être solidaires des chrétiens d'Orient, persécutés comme en Egypte par des extrémistes ou ailleurs parfois même par des Etats", a-t-il souligné.

Selon le député des Pyrénées-Atlantiques, "il faut être solidaire des pays qui luttent contre ces organisations et il faut manifester concrètement la solidarité des démocraties avec les communautés pacifiques persécutées pour leur foi et qui luttent pour leur survie".

"La défense du pluralisme religieux, la tolérance et la compréhension mutuelle ne se divisent pas. Etre solidaire des chrétiens d'Orient, c'est défendre nos valeurs, c'est défendre le pluralisme partout dans le monde, y compris chez nous", a-t-il encore ajouté.

Les voeux de François Bayrou : unité , confiance et optimisme :

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François Bayrou - Voeux pour l'année 2011
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