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Les propositions économiques de François Bayrou confirmées par la Cour des comptes 9-2-2012 - Danièle NOEL (communiqué de presse)
Le dernier rapport de la Cour des comptes rendu public ce mercredi est accablant pour la situation du pays. Il pointe l'entrée de notre pays en zone dangereuse. Il souligne que la dette est toujours en plein dérapage et va approcher 90% de PIB fin 2012. Les magistrats notent qu' « un tel écart, dans ce sens, n'a jamais été observé ». Un maintien à l'identique dans les prochaines années du déficit structurel de la France à son niveau de 2011 risque de conduire, dans les années qui viennent, la dette à 100% de PIB, soit à un niveau totalement incontrôlable. Ce rapport, qui appelle à un effort accru pour tenir les engagements de la France à redresser ses finances, désavoue d'une certaine manière les programmes de ceux qui annoncent des dépenses par dizaine de milliards supplémentaires, comme si tout allait bien. Le Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54), par la voix de sa présidente, Danièle NOEL, se félicite de constater que la stratégie de zéro augmentation de la dépense publique pendant deux ans proposée par François Bayrou est totalement confortée par la Cour des comptes . Pour aller plus loin Les 20 propositions concrètes et chiffrées de François Bayrou, en matière d'économie : "Contre le surendettement, tout pour l'emploi ! "http://bayrou.fr/media/PDF/Dossier.indd.pdf « Un pays uni, rien ne lui résiste » 8-2-2012 Danièle NOEL
François Bayrou a choisi ces termes d’unité et de rassemblement pour mener sa campagne présidentielle. Rassemblement citoyen évidement, mais aussi rassemblement politique de toutes celles et ceux, qui courageusement, sans rien renier de leur parcours, ou de leur histoire, transcendent les stratégies partisanes pour construire une nouvelle voie. Celui d'Alain Lambert, ministre chargé du Budget de 2002 à 2004, ancien sénateur de l'UDF : «A l'instant même de son élection, Nicolas Sarkozy a perdu le fil de son histoire et donc de la réforme. Il s'est abandonné à la satisfaction de lui-même». Et encore, celui de Jean Peyrelevade, ancien conseiller de Pierre Mauroy à Matignon qui, bien qu’ayant soutenu Manuel Valls à la primaire socialiste, participe désormais activement à la campagne, jugeant que "le discours économique de François Bayrou », lui paraît – « de tous les hommes politiques qui s'expriment sur le sujet - le plus clair et le plus adapté aux défis du pays." Le rassemblement central est en marche. Danièle Noël Pour retrouver tous ceux qui vont changer la France avec François Bayrou : F Bayrou et l'éducation: cesser les «fausses réformes» L'Hérétique - 7/01/2012 Halte à la réformite :
Télécharger les propositions au format pdf(cliquer ici) Tilt ! J'ai compris comment Bayrou efface le déficit de l'État !
J'ai compris ! Notre budget annuel est d'à peu près 1100 milliards d'euros. L'inflation en France tourne autour de 2.5% environ. 2.5% de 1100 milliards, cela donne 27.5 milliards. Donc, si on laisse en euros courants le budget de l'État à valeur constante, mécaniquement, par le jeu de l'inflation, nous économisons aux alentours de 25 milliards d'euros à chaque année qui passe. Au bout de 4 ans, les 100 milliards de déficit sont effacés. On peut alors élaborer un budget en équilibre pur, inflation comprise. Mais ensuite, on gagne tout de même de l'argent chaque année, pour une raison très simple : comme le budget comprend une part importante consacrée au remboursement de la dette, dès lors qu'on commence à la rembourser, mécaniquement, au fil du temps, la part consacré au reste du budget augmente. Et voilà comment on rentre dans un cercle vertueux. Bayrou a de surcroît fait des hypothèses de croissance très basses, en fait, celles que donnent les organismes internationaux. Pour peu que son réarmement industriel opère, la France pourrait avoir assez rapidement de bonnes surprises. Dernier point sur la TVA : Bayrou l'affecte au budget de l'État. C'est un impôt. La protection sociale, c'est financé par les cotisations sociales. Principe qui me paraît très sain. Le mépris est-il une forme de courage ?
TVA sociale donc ? Pas du tout, explique le chef de l'Etat. Interrogé hier soir par deux vedettes de la télévision, Nicolas Sarkozy a même l'audace (autre forme de courage) de dire que le terme de TVA sociale n'avait pas de sens pour lui et que, lui-même, ne l'avait jamais prononcé. Ceci est faux. N'importe quel journaliste qui a de la mémoire le sait. Nicolas Sarkozy aurait dû être repris sur ce point. Cela n'a pas été le cas. Au lendemain de l'entretien télévisé, Le Monde (entre autres) revisite l'histoire récente, heureusement. En outre, le chef de l'Etat méprise le parlement en escamotant le débat sur des questions importantes. Là-dessus, non plus, aucune question. A l'heure où le courage voudrait surtout que la vérité soit exposée, par tous les responsables politiques et médiatiques, le chef de l'Etat peut tranquillement donner l'illusion que le mépris pour les mots et les engagements passés valent courage pour le présent. Vivement la fin de ce courageux mépris. François Bayrou était au "Grand Rendez-vous" Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France/i-TELE, dimanche 29 janvier.
Ecouter l'émission :
François Bayrou était l'invité de la rédaction de Mediapart, en direct sur internet, vendredi 27 janvier. "Il faut que la page se tourne sur cette présidence et sur le mode de gouvernance actuel. Au lieu d'être la représentation de l'intérêt général, le pouvoir est la représentation d'un clan. Nicolas Sarkozy a été l'illustration et le théoricien de cette dérive de gouvernance, à laquelle le Parti socialiste contribue lui aussi. J'ai proposé en 2009 un 'Parlement de l'alternance', pour que l'opposition débatte de ses différences. Les socialistes ont refusé et sont depuis revenus dans leur enfermement classique, avec une démarche politique inadaptée. Aujourd'hui est venu le temps de la reconstruction, en rappelant à l'ordre les deux partis aujourd'hui au pouvoir. Je suis convaincu que les Français vont imposer une équation de 2nd tour différente de celles des dernières années", a d'abord souligné le candidat à la présidence de la République.
Marc Saint Denis à « La Voix est libre » sur France 3 23-1-2012- DR
Sur le plateau de France 3 sont présents Dominique Duforest et Pierre Taribo pour échanger avec Marc Saint Denis , conseiller général de Meurthe et Moselle et conseiller municipal à Vandoeuvre. L’échange porte d’abord sur l’Afghanistan où la France vient de perdre quatre de ses soldats. Marc Saint Denis rappelle qu’au total 82 soldats français sont morts depuis l’engagement de la France . Ensuite l’échange porte sur le candidat à l’élection présidentielle , François Bayrou . Dominique Duforest fait référence au meeting de Dunkerque , au cours duquel François Bayrou a lancé un << appel à la résistance ». Marc Saint Denis souligne que François Bayrou est connu pour son engagement au service des humbles . C’est quelqu’un qui connaît bien les travers de la Vème République et on peut comprendre qu’il renvoie dos à dos les deux partis dominants que sont l’UMP et le PS . Est abordée la question du deuxième tour des présidentielles : pour qui François Bayrou appellera-t-il à voter au second tour ? Marc Saint Denis refuse de « se laisser prendre au piège » , si bien que Dominique Duforest change de question: « que fera François Bayrou s’il est élu président de la République , comment se constituera une majorité pour soutenir le nouveau président ? » « Acheter français ! » , Marc Saint Denis reconnaît qu’actuellement , c’est plutôt l’imbroglio lorsque l’on veut connaître le lieu de fabrication d’une marchandise . Il faut donc améliorer le système pour que les Français soient mieux renseignés. La dette , lutter contre le déficit , cela était déjà inscrit dans le programme de 2007 . Marc Saint Denis connaît bien le sujet et les mesures préconisées par François Bayrou. Il en expose les grandes lignes. Il ne pouvait pas , par contre se prononcer sur des mesures qui ne sont pas encore arrêtées et doivent être discutées au cours des forums mis en place . Un peu de patience donc , François Bayrou devrait être plus précis dans les semaines qui viennent. Le sujet de l’éducation est abordé rapidement . Marc Saint Denis rappelle que François Bayrou ne veut plus qu’un élève entre en sixième s’il ne sait pas lire , écrire et compter . Dominique Duforest interroge Marc Saint Denis sur la suppression des postes à l’Education Nationale , ce à quoi Marc Saint Denis n’hésite pas à répondre qu’il faut en finir avec cette suppression aveugle des postes de fonctionnaires. Elections législatives : Marc Saint Denis annonce qu'il sera candidat à la candidature sur la deuxième circonscription de Meurthe et Moselle . Ce fut un échange agréable à suivre au cours duquel Marc Saint Denis s’est montré en grande forme et témoigne d’une grande connaissance du candidat François Bayrou. Accueil de Claude Guéant à Nancy : un exercice de communication politique Danièle NOEL - 20/1/2012 La visite du ministre a pu laisser la population nancéenne pantoise face à un subit déploiement de forces de l'ordre dans les plus beaux quartiers de la ville et autour de la place Stanislas. À cet égard, et face à cette démonstration de communication, le MoDem 54, par la voix de sa présidente, Danièle Noël, tient à rappeler la baisse considérable du nombre de policiers, la réduction des effectifs de CRS et d'escadrons de gendarmerie mobiles qui vont à l'encontre d'une véritable politique de sécurité. Force est de constater que cette venue s'inscrit, de fait, dans le plan de communication du futur candidat à l'élection présidentielle. Le MoDem 54 dénonce cet exercice de communication politique et prend note du soutien apporté depuis quelques jours par les élus de la ville de Nancy à la politique gouvernementale actuelle. La présidente du MoDem 54 se trouve confortée dans son choix de mettre, aux côtés de François Bayrou, la reconstruction d'une démocratie au service du citoyen et la défense des valeurs centristes comme un axe fondamental des débats et des échéances électorales à venir. En meeting à Dunkerque, François Bayrou appelle à la "résistance" AFP - 20-1-2012 Lors de son premier meeting de campagne, le candidat du MoDem à la présidentielle a appelé le peuple à "ressaisir le destin de la France" et à refuser le "choix éternel" entre le candidat de la majorité (UMP) et celui du Parti socialiste (PS). "Nous sommes là pour ressaisir le destin de la France. D'habitude, j'essaie de fuir les grands mots mais, là, je parle en père de famille, au nom de tous les pères et de toutes les mères de famille (...) au nom des jeunes qui sont là et des jeunes qui viendront: nous avons entre les mains le destin de la France", a-t-il lancé lors de son premier meeting de campagne, devant environ 1.300 personnes réunies au Kursaal, à Dunkerque (Nord). "L'enjeu de cette élection, c'est que ce que nous avions perdu", comme le "produire en France", "nous allons le retrouver", a-t-il affirmé en se référant aux "Quatre cavaliers de l'Apocalypse", qui sont aujourd'hui, selon lui, "le chômage, la chute du pouvoir d'achat, les déficits et la dette". "Nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance", a lancé le député béarnais en utilisant plus de 20 fois le mot "résister". "A l'enlisement, nous allons résister; à l'appauvrissement, nous allons résister; à la fuite des activités, nous allons résister; aux compromissions, nous allons résister; aux priviléges excessifs et indus, nous allons résister; à l'illettrisme, nous allons résister; à l'argent roi, nous allons résister; à l'affaiblissement, nous allons résister", a-t-il notamment déclaré. "Résister, cela impose qu'un peuple se reforme, prenne en main son propre destin", a ajouté l'ancien ministre centriste en employant également à de multiples reprises le mot "peuple", qui "paraît-il n'est pas à la mode". Déplorant que "l'injure suprême dans le monde politique, ce soit devenu +populiste+", M. Bayrou, qui a "grandi dans un tout petit village des Pyrénées" où "il n'y avait pas de nobles ni de bourgeois" et qui est le fils d'un homme à qui on parlait "comme à un bouseux", a revendiqué de "parler au nom" des "petits, des obscurs, des sans-grade". "J'affirme que le peuple français est le sujet de cette élection est le peuple français" qui veut "des hommes d'Etat qui lui disent la vérité" et usent de "la langue la plus éminente" en lui "parlant en grand" comme le général de Gaulle, a dit François Bayrou. Il a appelé le "peuple" à refuser de se laisser "enfermer" dans "le choix éternel" entre le candidat de l'UMP -Nicolas Sarkozy- et celui du PS -François Hollande-, affirmant qu'une "majorité de Français" ne voulaient "ni de l'un ni de l'autre". S'exprimant depuis une grande scène sur fond bleu turquoise où s'affichait son slogan de campagne "Un pays uni, rien ne lui résiste", il a plaidé pour "un choc" garantissant qu'on "tourne la page sur les dérives, les faiblesses, les affaires, les privilèges" mais pas celui "des extrêmes", à savoir le FN, dont "les solutions sont dangereuses et conduisent au malheur". En outre, a-t-il insisté, qualifier Marine Le Pen pour le second tour, c'est "garantir la victoire de l'autre candidat". Sous-entendu: si lui se qualifie pour le 6 mai, il gagnera. "Si on veut le changement, il faut que ce soit un changement républicain", a-t-il dit en plaidant pour sa paroisse et en assurant que, "la question de la majorité législative", s'il s'installe à l'Elysée, sera "toute simple". "S'il y a un nouveau président, il y aura une majorité nouvelle, ouverte, centrale".
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Nommé à la fonction de référent dans le sud du Pays-Haut, Pierre Descles a répondu ainsi à l’appel du MoDem de se structurer et de mailler le territoire meurthe-et-mosellan. C’est bien dans cette dimension que Nathalie Griesbeck, députée européenne ADLE MoDem du Grand Est a accepté d’être la marraine du Mouvement Démocrate du Jarnisy, le 13 janvier dernier. Abordant dans un premier temps un des thèmes forts de la campagne de François Bayrou « Produire », la députée européenne s’est tout d’abord rendue à Jarny pour visiter l’entreprise « Masson Polyfroid ». Une très belle illustration de réussite professionnelle qui a amenée Nathalie Griesbeck à rappeler son engagement en faveur d’une reconquête de la production française. De cette vision d’avenir, les membres du MoDem 54 ont pu en débattre lors de la réunion publique qui s’est tenue ensuite à la salle Marie-Romaine de Giraumont. Accueillis de façon cordiale et républicaine par Monsieur Jean-Claude Maffei , maire de la commune, Nathalie Griesbeck, Danièle Noël, présidente du MoDem 54, Marc Saint Denis, conseiller général de Vandoeuvre-lès-Nancy et Guy cambianica, président du MoDem 57 ont pu , tour à tour, échanger pendant près de trois heures avec les participants. Un défi que le MoDem se fait fort de relever à l’instar de Pierre Descles qui appelle d’ores et déjà les habitants du Jarnisy à se retrouver sous peu lors de soirées thématiques locales pour traiter de questions qui concernent les préoccupations de chacun, comme : l’emploi, l’agriculture, l’enseignement, la culture, la dépendance et bien d’autres encore… MoDem - Le leader double son score et passe de 7 % à 14 %, selon un dernier sondage.
Lors de la dernière présidentielle, meeting après meeting, il avait martelé son discours sur l’endettement trop élevé de la France. Les faits lui ont donné raison. Ces dernières semaines, il a réussi son entrée en campagne. <<Il se passe quelque chose » Sa priorité du « produire en France » a été reprise par les autres candidats et même par le président de la République. François Bayrou, doté d’une « vraie force d’âme », selon François Mitterrand, met en avant les sujets qui font mouche dans l’opinion. Parfois, il joint même le geste à la parole, comme lors de la campagne présidentielle de 2002, au cours de laquelle à Strasbourg, il avait giflé un gamin qui tentait de lui faire les poches. Sa traversée du désert depuis quatre ans et demi, il l’a payée au prix fort. Ses anciens soutiens l’ont lâché et ont créé le Nouveau centre, mais certains commencent à revenir au bercail. D’autres, comme Philippe Douste-Blazy, appellent à voter pour lui, tandis que Christine Boutin, si elle abandonnait la course faute des 500 signatures requises, pourrait le rejoindre, bien qu’en désaccord avec lui sur le mariage homosexuel. En 2007, l’irrésistible ascension du député pyrénéen avait débuté fin février. Cette fois-ci, il commence à grimper dans les sondages beaucoup plus tôt. Le trio de tête est devenu un quatuor et si Nicolas Sarkozy et François Hollande sont en baisse, toujours aussi discrètement, Marine Le Pen progresse encore. Mais preuve du danger, la candidate du FN et son père attaque désormais Bayrou. Hier , à Strasbourg, François Bayrou a affirmé, qu’il sentait qu’« il se passe quelque chose chez les Français », notamment un rejet du « choix obligatoire » entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. François Bayrou et le libéralisme
Cette précaution prise, que lit-on dans la pensée de l'ancien ministre de l'Education nationale ? Des convictions fortes, des projets raisonnés dans des gouvernements dits de droite, et des idées qui évoluent. Par exemple, Bayrou n'a pas toujours été favorable au scrutin proportionnel. Mais il s'est rendu compte, au fil de l'exercice de la Vè République, que ce mode électoral consolidait le régime bipolaire partisan, que le député démocrate combat depuis longtemps. L'absence de dialogue démocratique dès qu'un camp a pris le pouvoir, cela ne peut plus durer, selon François Bayrou. Le député centriste écrit avec un accent révolutionnaire :"le pouvoir est verrouillé, le peuple n'y a plus aucune place, on est revenu à l'Ancien Régime". Nous sommes en 2006, le livre s'appelle Au nom du Tiers Etat. On pourra, si on veut chercher des poux dans la tête à Bayrou, lui reprocher d'adopter une simple posture, au service de son (futur) petit parti, le Mouvement Démocrate, qui naît, en 2007, de la mort de l'UDF. L'objection pourrait - à la limite - être retenue si le Modem était un repaire d'opportunistes, hyper-structuré, bâti comme une machine à écraser les autres. Mais ce n'est pas le cas. Il y a trop de liberté là-dedans pour que ça marche comme avant et comme ailleurs. Même les anciens élus UDF restés fidèles à François Bayrou s'en plaignent parfois... Liberté, donc. "C'est un grande aventure de l'humanité que la conquête de l'identité personnelle". Cette phrase, Bayrou la couche dans un ouvrage, plus ancien encore, joliment intitulé Le Droit au Sens (Flammarion - 1996). Même un électeur dubitatif reconnaîtra que la quête de sens n'est pas le pire moteur de l'ambition politique, surtout à l'heure où les gestionnaires de tout poil ont pris la place des visions de société. La quête de sens est un axe philosophique majeur dans la pensée européenne. Mêlée aux influences religieuses multiples, nourrie des désirs historiques de République et de laïcité, cette quête de sens engendre une certaine vision de la liberté en démocratie. Il se trouve que François Bayrou, catholique pratiquant dans la vie privée, est l'un des hommes publiques français les plus attachés à l'ancrage laïque de la République. Traduction : le respect de chacun par l'Etat est plus important que l'écrasement de tous au nom de la raison d'Etat. On a beacoup critiqué le ministre François Bayrou pour sa volonté de rénover la Loi Falloux. Le texte permettait, dans le cadre de la décentralisation, de donner la possibilité aux collectivités locales de subventionner les bâtiments des établissements privés sous contrat. Il ne s'agissait donc pas de favoriser le privé au détriment de l'école publique, mais d'introduire une égalité pratique au nom de la liberté de choix en matière d'éducation. Mais François Bayrou était alors, peut-être, un peu naïf de croire à cette possibilité républicaine. La liberté est l'un des principes fondateurs de la République démocratique. Elle alimente le dynamisme de la société civile. Si je ne reconnais pas la liberté de mon concitoyen, je ne peux pas demander à l'Etat d'assurer un rôle essentiel et premier : élaborer des lois justes, qui permettront l'égalité entre des citoyens libres, respectueux de la règle de droit et de la redistribution sociale. Si je ne reconnais pas la liberté de mon concitoyen, je ne peux pas bâtir la fraternité, qui limitera les exclusions et les connivences. Si je ne reconnais pas la liberté comme fondement de la société, j'ouvre la porte aux discours extrêmes qui adorent le pire : monter les uns contre les autres. Si je ne reconnais pas la liberté comme une valeur dans le travail (le travail n'est pas une valeur en soi !), je ne peux pas garantir que la compétence professionnelle et le projet d'entreprise seront plus importants que la domination dans l'entreprise et la possession de l'outil de travail (l'artisan courageux et le salarié imaginatif savent bien ce qu'il en est). Nous sommes en crise, et nous voyons bien que notre liberté est menacée. Cette menace conforte la crise. Les personnels de la Justice, eux-mêmes, pointent les dérives des pouvoirs au plus haut niveau de l'exercice de l'Etat. Car même l'Etat n'est plus libre d'administrer correctement le pays. Le droit au sens se nourrit de liberté. Et la liberté est garantie par la loi. La crise - ou plutôt les crises - nous y sommes plognés parce que la France - et l'Europe ! - a trop vécu sous le règne des conservatismes, de gauche comme de droite, qui ont laissé la société se racornir dans des clivages mortels. Conservation des privilèges et des acquis, conservation des arrangements entre "amis", au détriment des idées, des projets, des compétences humaines. La place de l'Etat peut - et doit - être juste pour que les fonctionnaires soient réellement au service du citoyen. Un ami enseignant m'explique souvent la difficulté de son métier parce qu'on lui demande de se taire plutôt que d'instruire et d'offrir un modèle aux enfants. Au nom de la liberté, le rôle de l'argent doit être remis à sa juste place. Une de mes relations, qui travaille dans le secteur bancaire, s'étonne que les riches ne l'ont jamais autant qu'aujourd'hui ! Et pour quel résultat économique et social ? Au nom de la liberté des peuples dans l'espace européen, nous pouvons instaurer des outils de régulation commune. Et les peuples doivent pouvoir en décider librement ! C'est pourquoi François Bayrou pose la question du fédéralisme européen - il est favorable à un président de l 'Europe élu au suffrage universel - tout en prenant comme préalable que la Nation, c'est notre affaire à tous : citoyens, consommateurs, fonctionnaires, investisseurs, salariés ou patrons. Avant de donner des leçons au monde entier, il faut peut-être corriger nos propres défauts, non ? Oui, ce projet humaniste qui veut "unir le pays" est un projet libéral au sens philosophique du terme. Des millions de Français veulent recouvrer la liberté. Il semble bien que François Bayrou leur ouvre une porte. François Bayrou : Comment a t-il fait pour en arriver là ? DR - 15/1/2012 "Comment François Bayrou a t-il fait pour en arriver là ?" : c'est le titre de l'émission animée par Caroline Roux sur Planète Plus , lundi 16 janvier à 22h20 François Bayrou poursuit sa reconquête de l’opinion
La progression du candidat centriste s’explique notamment par une plus forte adhésion des sympathisants de son parti : 85 % d’entre eux déclarent qu’il propose les meilleures solutions aux problèmes quotidiens, alors qu’en décembre ils n’étaient que 62 %. Après Marine Le Pen (citée par 91 % des sympathisants FN), il s’agit de la deuxième meilleure corrélation entre proximité partisane et intention de vote. Symétriquement, la part des sympathisants du MoDem qui affirment qu’aucun postulant n’apporte de solutions aux problèmes quotidiens diminue de 32 % à 13 %. ConsolidationCette consolidation se retrouve dans les sondages d’intentions de vote également effectués par OpinionWay. Les électeurs de 2007 ayant de nouveau l’intention de voter pour François Bayrou sont en progression constante : 28 % en novembre 2011 (30 % citaient à l’époque François Hollande), 45 % en décembre 2011 et 54 % en janvier 2012. Par ailleurs, sa candidature déborde aussi bien sur sa droite que sur sa gauche : 17 % des sympathisants du PS et 16 % de ceux de l’UMP ont l’intention de voter au centre. « Chez les sympathisants de leur propre parti, Nicolas Sarkozy et François Hollande doivent encore faire œuvre d’une pédagogie qui conduise au vote, alors que François Bayrou a déjà effectué ce travail », explique Julien Goarant, directeur d’études à OpinionWay. De quoi conforter le président du MoDem qui appelle maintenant l’UMP et le PS les « PPP », c’est-à-dire les « partis provisoirement principaux ». Ce week-end, il a organisé à Paris son premier « forum de l’agenda 2012-2020 » sur le thème du « redressement urgent et durable de la France », avant de tenir jeudi 19 janvier une première grande réunion publique à Dunkerque (Nord). Sur cette terre ouvrière, entre gauche et extrême droite, on n’attend pas forcément celui qui revendique ses « racines pyrénéennes et terriennes ». Mais dès sa déclaration de candidature, le 7 décembre, le démocrate-chrétien avait promis « de voir et d’entendre ceux que personne ne voit ni n’entend (…), de leur parler pour leur rendre leur place », s’adressant autant à ceux qui « étaient ou sont paysans » qu’à ceux qui « étaient ou sont ouvriers ». Electorat constestataireAprès de longues années de tergiversations, l’attention portée à cet électorat populaire explique l’opposition de François Bayrou à la TVA sociale alors qu’il défend lui-même une « hausse modérée » de cette dernière afin de lutter contre le déficit public. Du « populisme light », dénonce son ancien lieutenant Hervé Morin, président du Nouveau Centre et lui-même candidat à la présidentielle. « Ils sont trois sur l’électorat ras-le-bol : Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou », poursuit un autre dirigeant du Nouveau Centre qui y voit des risques pour le président du MoDem « de faire fuir l’électorat modéré ». L’électorat extrémiste « est un électorat que François Bayrou ne passe pas par pertes et profits », se contente-t-on de répondre dans l’entourage de l’intéressé. Durant sa précédente campagne présidentielle il avait déjà tenté, à l’automne 2006, de s’adresser à l’électorat contestataire. Son livre intitulé Au nom du tiers état (Hachette) sonnait d’ailleurs comme un appel au peuple souverain contre les élites. Pour l’heure, souligne Julien Goarant, cet éventuel transfert ne correspond toutefois à « aucune réalité statistique, la porosité entre les deux électorats étant extrêmement faible ». Dans notre baromètre, 21 % des catégories socioprofessionnelles favorisées estiment que François Bayrou est celui qui propose les meilleures solutions à leurs préoccupations quotidiennes, contre 14 % des catégories socioprofessionnelles défavorisées. En ce qui concerne Marine Le Pen, le rapport est strictement inversé : 14 % contre 23 %. LAURENT DE BOISSIEUF Bayrou détaille sa "remise en ordre des finances publiques" François Bayrou, le 14 janvier à Paris pour son premier "forum" programmatique, consacré à l'économie.AFP/BERTRAND LANGLOIS Au lendemain de la dégradation de la note financière de la France par l'agence Standard & Poor's, François Bayrou a précisé, samedi 14 janvier, le chemin qu'il entend suivre, s'il est élu, pour rétablir l'équilibre des finances publiques. Chantre du "produire en France", le candidat centriste estime qu'"il n'y aura pas d'investissement, d'accès facile au crédit, de taux d'intérêts assez bas pour être intéressants pour les entreprises sans une remise en ordre des finances publiques".
Et de poursuivre : "Le déficit budgétaire doit être supprimé en trois exercices budgétaires par un plan sérieux et progressif, qui reposera à parts égales sur la diminution des dépenses et l'augmentation des recettes." Pour le Béarnais, "le déficit à combler est de l'ordre de 100 milliards, soit selon le principe de la réduction à parts égales des dépenses et des recettes, 50 milliards de dépenses et 50 milliards de recettes". "Un collectif budgétaire devra être voté dès l'installation de la nouvelle Assemblée nationale, permettant de mettre en place les premières mesures d'économies et de rééquilibrage", détaille M. Bayrou. Le président du MoDem dresse la liste des postes possibles de recettes. D'abord, une réduction des niches fiscales, avec la suppression, notamment, de "la défiscalisation des heures supplémentaires". "D'autres devront être réduites à due proportion, de l'ordre de 25 %", estime-t-il sans plus de précisions. Dans son entourage, certains évoquent un coup de rabot "généralisé". Par ailleurs, M. Bayrou, comme il l'a déjà affirmé à plusieurs reprises, promet une hausse de la TVA de l'ordre de 2 points et la création de deux nouvelles tranches d'impôts sur le revenu, à 45 % et à 50 %. Une hausse de la CSG, que n'a pas mentionné M. Bayrou samedi, est à l'étude. "DÉGAGER 50 MILLIARDS EN DEUX ANS" Concernant la réduction des dépenses publiques, M. Bayrou précise aussi le chemin qu'il entend suivre. "La maîtrise de la dépense en valeur, en euros courants, permet à elle seule, si l'inflation est autour de 2,5 %, de dégager l'équivalent de 25 milliards d'économies par an. Cela ferait 50 milliards en deux ans, en tout cas, en ménageant une marge de souplesse cet objectif peut être atteint en trois ans", estime-t-il. Selon le candidat centriste, "le redressement de nos comptes publics ne doit pas être vu comme un exercice sacrificiel, comme une série de soustractions qui nous appauvrirait. Il ne nous rendra pas moins riches : les avantages dont nous nous berçons aujourd'hui sont illusoires puisque financés à crédit." A quelques jours du sommet social, le 18 janvier, organisé par Nicolas Sarkozy, M. Bayrou, en outre, a assuré qu'il proposerait, s'il est élu, "que pour les entreprises de plus de 500 salariés, des représentants des salariés siègent avec droit de vote aux conseils d'administration des entreprises". Pierre Jaxel-Truer
Téléchargez l'intervention d'ouverture des travaux, par François Bayrou. Nathalie Griesbeck attendue à Giraumont 9-1-2012 - Républicain Lorrain
Pour instaurer une dynamique participative, le Mouvement démocrate du Jarnisy mise sur l’organisation de soirées débats à theme. « Emploi. agriculture. enseignement. culture. maison de retraite... voilà quelques-uns des sujets qui seront abordés au cours de ces rencontres » précise Pierre Desclés. président de la nouvelle association politique. Ces soirées seront proposées dans différents endroits de la communauté de communes du Jarnisy et à chaque fois, un spécialiste de la question à l'ordre du jour sera invité. » Le premier rendez-vous du genre est d'ores et d’ores et déjà callé. Il est fixé au vendredi 13 janvier à19h, dans la salle des fêtes de Giraumont . Au passage , le rassemblement sera synonyme de lancement officiel du mouvement local . Élue plus jeune conseiller municipal de Metz en 1983, Nathalie Griesbeck a depuis gravi les échelons institutionnels. Elle se consacre désormais à deux mandats : Conseillère générale de Moselle depuis 1988, Nathalie Griesbeck est vice-présidente de cette même assemblée départementale depuis l'an dernier. L’invitée de Pierre Descles est également députée européenne pour la circonscription interrégionale du Grand Est depuis 2004. Elle siège en tant que membre du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) Débat avec Nathalie Griesbeck vendredi 13 janvier, à partir de 19h, à la salle des fêtes de Giraumont. Entrée libre "Si nous savons produire le haut de la pyramide, nous pouvons aussi produire la masse!"
"A nos problèmes, il y a une cause et des solutions !" Voeux de Danièle Noël, Présidente du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle 2-1-2012 Danièle NOEL
En ce début d'année nouvelle, j'avais commencé à rédiger des voeux politiques très traditionnels, de ceux-là mêmes que l'on balaie d'un regard dès les premières lignes, parce que très conventionnels ou qui paraissent mille fois déjà entendus. Je ne dérogerai cependant pas à cette heureuse tradition. Et j'y mets toute ma sincérité, pour que 2012 se montre favorable, pour chacun d'entre vous, dans votre vie personnelle, et pour tous ceux qui vous sont chers. 2012 est une année importante. Elle sera celle de l'élection présidentielle et je suis convaincue que nous formons tous les mêmes voeux. Nous souhaitons proposer une nouvelle alternative politique. Nous voulons présenter aux Français un projet dans lequel ils s'y retrouvent, vraiment. Un projet qui apporte des réponses crédibles à leurs questions et des solutions concrètes à leurs préoccupations. Nous bâtissons un projet neuf, au-delà de la simple définition du Centre, que certains raillaient non sans ironie de « centre mou ». Nous nous plaçons sur un axe central fort, désormais incontournable de la vie politique française. Il nous a fallu du temps et de la ténacité pour y parvenir. C'est une question d'éthique, de volonté et de choix politique. S'il est un dernier message d'espoir que je souhaite vous apporter, c'est celui de François Bayrou, tout simplement : « Nous allons nous en sortir ! » Et puisqu' « il n'y a ni richesse ni force que d'hommes », que la vraie richesse est la force qui réside en chacun d'entre nous, je sais que je peux déjà compter sur vous. Je vous en remercie. Je vous souhaite, à toutes et à tous, en mon nom et au nom des membres du Bureau du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle, une excellente année 2012 ! Danièle Noël Présidente MoDem 54 Les voeux de F Bayrou:............ "on va s'en sortir" F Bayrou - 30/12/2011
"Le premier de (mes) voeux, c'est une certitude, il faut que nous, Français, sachions que nous allons nous en sortir. On va s'en sortir. La France va s'en sortir", a-t-il insisté dans une vidéo diffusée sur Dailymotion :
Il faut "que l'on dise la vérité aux citoyens. Je dis citoyens, ça veut dire que les citoyens ne sont pas des gogos, qu'ils sont des responsables et qu'il faut les traiter comme tels, leur dire les choses comme elles sont. Ils prendront les décisions qu'ils doivent prendre". Il faut aussi "dire ce qu'on va faire". "Il faut recommencer à produire en France, parce que c'est ça qui fait les emplois et c'est ça qui fait les richesses du pays. Il faut que nous retrouvions la meilleure éducation du monde parce que l'éducation, c'est la vraie justice, c'est ça le vrai ascenseur social".
Inscription sur les listes électorales : l'appel de François Bayrou ! F Bayrou - 30/12/2011 François Bayrou a dénoncé mardi 27 décembre un "manquement" du gouvernement par son "refus" de faire campagne en faveur de l'inscription sur les listes électorales. Il lance ce matin, jeudi 29 décembre ,un appel à l'inscription, via les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Google+ : "Urgence : Inscription sur listes électorales avant le 31 ! Le gouvernement n'en veut pas, mais 100.000 messages sur internet le peuvent ! Après, votez en liberté !" S'inscrire sur les listes électorales prend moins de cinq minutes, en mairie ou par internet. Attention : vous n'avez que jusqu'au 31 décembre ! Il existe plusieurs moyens de vous inscrire : - En vous déplaçant dans votre mairie, avec une pièce d'identité (Carte Nationale d'Identité ou Passeport) valable ou périmée depuis moins d'un an ainsi qu'un justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture de gaz, quittance de loyer par exemple). Vous avez déménagé ? La réinscription est nécessaire, même au sein d'une même ville. La démarche est gratuite et prend moins de 5 minutes. Vous allez avoir 18 ans ? Les personnes qui atteindront l'âge de 18 ans avant la veille du premier tour de l'élection seront automatiquement inscrites sur la base de l'adresse fournie lors de la journée d'appel à la défense.
Inscription sur les listes électorales 26/12/2011
S'indigner, c'est essentiel, agir s'est mieux !
Le premier, le plus simple et le plus efficace des moyens d'action c'est d'abord le bulletin de vote...
Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales en mairie, si ce n'est déjà fait, jusqu'aù 31 décembre 2011.
Autrement dit un capitaine comme lui, même si c'est déjà la troisième fois qu'il appareille pour l'Élysée. Un air de déjà-vu ? « Peut-être, mais moi j'ai toujours ciblé les sujets justes, ceux que les autres reprennent ensuite », rétorque-t-il en rappelant qu'il y a 5 ans, il avait anticipé le tsunami du déficit et de la dette publique pendant que les « autres le considéraient secondaire ». Le fil rouge allemand Le « Produire en France », son sujet du jour, il va le trouver dans une PME plantée sur le Technopôle de Forbach. L'enseigne de l'entreprise tombe à pic : « Élysée Cosmétique ». Pas un effet gag, car la boîte qui fabrique des aérosols tient la route : 106 salariés, 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et un PDG Allemand, Rolf Giesen qui « aime la France et ses bons ouvriers ». Bayrou enfile une blouse estampillée « Élysée » et file au milieu des gels douche. Dans la chaîne de fabrication, le personnel est flatté. Il ira jusqu'à applaudir le visiteur à sa sortie. Le Pyrénéen savoure et en profite pour un parallèle lucide avec l'Allemagne : « ce que le gouvernement allemand a fait en 2003-2004 est un cas d'école. À l'époque, l'Allemagne était derrière la France. Sept ans après, nous nous enfonçons alors que nos voisins réalisent des prodiges à l'exportation. Il faut reconstruire les fondamentaux de notre pays, produire et instruire », martèle-t-il, avant d'insister sur la nécessité d'instaurer « un nouveau climat social pour sortir notre pays de sa situation catastrophique ». Le volontarisme allemand sera le fil rouge de son déplacement lorrain, y compris dans le brouillard des environs de Faulquemont où une centrale photovoltaïque de 15 000 panneaux made in Germany fonctionne depuis le 12 juillet dernier sur une friche de serres horticoles. Une fois encore, l'industriel, GPE, vient de l'autre côté du Rhin. « Il a investi 6,5 millions d'euros sur le site », commente Marc Dory, le chef de projet. Bayrou l'écoute se plaindre « du manque de visibilité de la réglementation française. En Allemagne, ils savent faire des choix et ils s'y maintiennent ». Le président du MoDem prend bonne note de la doléance, un brin agacé par l'omniprésence germanique dans son tour promotionnel du made in France. « Il faut vraiment un choc de changement », confie-t-il avant son départ pour Paris, « il faut un rassembleur, arrêter le sectarisme politique. Je ne me prêterai à aucune manœuvre, à aucune entente souterraine et je serai au second tour, car je suis là pour gagner ». Patrice COSTA F Bayrou en Moselle: "Je défends un nouveau pacte social, condition absolue du redressement économique !" F Bayrou - 22/12/2011
C'est aux alentours de 10 heures que François Bayrou est arrivé à Metz, pour aborder l'un de ses thèmes de prédilection : le "Produire en France". Il s'est d'abord rendu à Petite-Rosselle, à 35 minutes de la ville-préfecture pour visiter le musée de La Mine. Cette ancienne exploitation, qui fût réaménagée en musée 20 ans après la fin de son activité, est devenue un emblème du patrimoine régional. D'ancien mineurs avaient fait le déplacement, pour dialoguer avec le candidat à la présidence de la République de reconversion industrielle, tout en lui offrant à cette occasion un piolet. Le député des Pyrénées-Atlantiques a ensuite rejoint l'entreprise "Élysée Cosmétique", située à Forbach, s'attardant auprès de la chaine de production avec les salariés. Cette usine, fondée en 1994, fabrique notamment des produits de beauté et des aérosols. Elle emploie près de 110 personnes. François Bayrou a rappelé son engagement en faveur d'une reconquête de la production française : "On doit s'inspirer du volontarisme de l'Allemagne, un pays confronté aux mêmes difficultés que le nôtre au début des années 2000 et qui, depuis, est repassé devant nous." Il précise : "Nous devons absolument soutenir notre industrie. Cela demande un effort sur la durée pour lequel j'appelle à l'union nationale !" Après un repas partagé avec l'équipe du Centre d'aide par le travail (CAT) proche de l’usine, le leader centriste a poursuivi sa journée à la centrale photovoltaïque de Tritteling - Redlach, entouré des responsables locaux d'ERDF. Alors que ceux-ci abordaient leurs conditions de travail, François Bayrou a défendu la mise en place d'un "nouveau pacte social" du travail. "Celui-ci constitue la condition absolue pour éviter la catastrophe économique. On a l'habitude de dire qu'en France, seuls marchent les rapports de force. Cette conception des rapports sociaux est un handicap et un frein pour notre pays. Il faut, au contraire, un nouveau pacte social, dans lequel les partenaires sociaux, syndicats et patronat, engagent leur responsabilité. Cette nécessité de trouver un compromis, alors que les mauvaises nouvelles s'accumulent, est vitale pour le pays", a-t-il conclu. Bayrou : « Tourner la page du PS et de l'UMP » Répulicain Lorrain - 21/12/2011 Pour le candidat du MoDem à la présidentielle, la sortie de crise passe par la référence d'un « made in France » de qualité. Interview avant son étape aujourd'hui en Moselle Est.
François BAYROU : « Il y a parfois de bonnes intentions qui brouillent le jeu sans que l'on sache si c'est voulu ou pas. Dans les circonstances actuelles, je ne vois pas ce que Mélenchon pourrait dire à Sarkozy. Dans un autre contexte j'y participerais, conformément à ma démarche d'union nationale. Mais les conditions ne me paraissent pas remplies. » Votre étape en Moselle, aujourd'hui, s'articule autour du « made in France ». C'est votre credo ? « Remettons les choses en ordre. Notre pays traverse la crise la plus grave depuis la guerre. Elle a des conséquences très lourdes pour la vie des familles. En matière d'emploi tout d'abord. Les jeunes ne parviennent plus à s'insérer dans la vie. Le pouvoir d'achat s'effondre. Le déficit et la dette nous écrasent. Or, la cause unique de cette maladie tient en un constat : on ne produit plus en France. La renaissance du « produire en France » sera la grande question des décennies futures. Il en va de la survie du modèle français. État, industriels, circuits commerciaux, banques, PME, consommateurs… Tous les acteurs doivent se mobiliser. Il faut doper le secteur de la recherche. Élaborer une stratégie européenne afin de rattraper les retards. Nous ne produisons plus dans l'UE un seul écran plat. Est-ce concevable ? Nous devons travailler sur l'image de marque de notre pays, comme les Allemands ont su le faire. Enfin, il faut enrôler le consommateur sous cette bannière parce que sa vie en dépend. Produire en France, c'est payer des impôts et des cotisations. Il faut donc présenter au consommateur français un label qui lui permette de savoir ce qu'il achète. » C'est la porte ouverte à un protectionnisme européen ? « Non, le protectionnisme est un mensonge. En revanche, il faut obtenir la loyauté dans les échanges. Nous avons un grand problème avec la Chine qui joue avec sa monnaie en n'affichant pas les vrais prix. Il faut s'en occuper. Il n'est pas normal, non plus, d'importer en Europe des produits agricoles ayant bénéficié de traitements interdits à nos agriculteurs. » Face aux perspectives de récession faut-il un troisième plan de rigueur ? « Tant que la stratégie d'ensemble ne répondra pas à la question « du produire » dans notre pays, assortie d'un nouveau climat social, les plans de rigueur seront des rustines. Je ne dis pas qu'ils sont inutiles, bien sûr, mais tout ceci résulte de décisions néfastes prises par les gouvernements de droite et de gauche depuis 15 ans. C'est pourquoi les Français vont exiger de sortir de ce cycle politique. Ils constatent que ce que je leur disais en 2007 se vérifie en 2012. » L'euro va-t-il survivre et faut-ilse soumettre au plan d'austérité de la chancelière allemande ? « Ce sont deux questions différentes. Je pense que l'euro va survivre. Sa disparition signifierait un immense malheur pour notre peuple. Les Argentins sont passés par une crise de cet ordre. Ils ont connu la misère noire. Quant à l'Allemagne, oui, elle constitue un exemple. Mais plutôt qu'un modèle sur lequel s'aligner, il faut s'en inspirer pour développer notre propre voie. » Qu'est-ce qui motive votre troisième participation à la présidentielle ? « Si vous ouvrez les yeux sur l'état du pays, et les inquiétudes qu'il engendre, une seule question se pose : les deux partis dominants – PS et UMP — ceux qui ont créé cette crise sont-ils les mieux placés pour la résoudre ? Ils se sont trompés tous les deux, accumulent les privilèges, les affaires, les scandales… Il faut tourner la page, dans le cadre républicain. » Sauf que depuis 2007, vos soutiens ont fondu. En cas de victoire, avec qui allez-vous gouverner ? « Pas du tout, aujourd'hui, la plupart de ces responsables politiques sont revenus ou reviennent. Eux aussi voient que je disais la vérité. » Vous maintenez votre intention de vous prononcer, cette fois, pour l'un des deux finalistes, en cas d'élimination ? « Je n'ai qu'une ligne. Je suis candidat à cette élection pour l'emporter. Pas pour préparer des manœuvres avec les uns ou avec les autres. Je vais tout faire pour que la France choisisse de voter pour moi. » Bayrou/Le pen, la bataille du Made in France Il fallait s'y attendre, à partir du moment où François Bayrou a amené dans la campagne le Made in France, tous ses concurrents allaient y aller de leur petite touche sur la question.
Finalement, ces mesures sont comme du souffre : en tant que tel, le produit n'est pas explosif, mais mélangez-le avec du salpêtre et ça fait boum. Ainsi, le fond de la relance économique de Marine Le pen, c'est d'abord et avant tout la barrière douanière. Bayrou l'a montré très clairement dans son État d'urgence : un tel choix est suicidaire parce que la France est une nation exportatrice, et ce, même si notre balance commerciale connaît un fort déficit. Sur la question du protectionnisme, on trouve un discours similaire chez Mélenchon et plus généralement à la gauche de la gauche, comme par exemple chez le blogueur SuperNo. Il faudra donc que FN, décroissants et Frontistes de Gauche m'expliquent ce qu'ils comptent faire des entreprises françaises qui exportent. Il y a la solution de l'autarcie, évidemment, mais les deux exemples immédiats qui me viennent en tête, la Roumanie de Ceaucescu et la Corée du Nord, ne plaident pas vraiment pour elle. Ce que l'on peut exiger, en revanche, c'est le respect de normes communes pour tout bien vendu dans l'espace européen : le MoDem plaide de longue date en ce sens, et Marielle de Sarnez fait même souvent valoir qu'il faut porter le combat jusque dans les cercles de l'OMC. La gauche pourtant modérée semble faire une fixation sur le Made in France dans lequel elle voit une dérive nationaliste. Dérive qu'elle oppose à l'Europe. Je l'ai déjà dit mais il me faut le répéter : le label Made in France paraît plus gênant à cette gauche-là que par exemple la certification AB pour l'écologie ou encore la mention fair trade Max Havelaar pour le commerce équitable ? Est-ce que des magazines comme Que Choisir ou 60 millions de consommateurs sont nationalistes quand ils demandent à savoir d'où vient tel ou tel produit ? Qu'a constaté Bayrou ? Qu'il y avait un gisement d'emplois, de croissance et de productivité dans le sentiment patriotique des Français, et qu'on pouvait même espérer rééquilibrer notre balance commerciale grâce à ce gisement-là. Est-ce mal ? Lui-même, très attentif à acheter du Made in France, a constaté que c'était un vrai labyrhinte pour parvenir à trouver une information exhaustive et transparente sur le sujet. Que souhaite François Bayrou ? Éclairer le citoyen-consommateur. Est-ce mal ? La gauche modérée peut-elle m'expliquer quelle dérive nationaliste elle voit dans cette volonté ? Elle rêve de quoi, cette gauche modérée ? d'une Cinquième Internationale sans pays ni nations ? C'est le mot France qui la gêne ? Par ailleurs, Bayrou a une idée plus large, puisqu'il envisage un tel étiquetage à l'échelle européenne, tout simplement, et cet étiquetage-là profiterait à tous les citoyens européens, et pas seulement aux citoyens français. Une version expurgée et raisonnable du localisme cher aux écologistes, en somme. Bref, entre une extrême-droite et une extrême-gauche qui ne rêvent que de barrières, une gauche bon teint qui rêve d'effacer les frontières et les pays, il me semble que la proposition de François Bayrou réalise une synthèse heureuse dans laquelle tout un chacun pourrait se reconnaître.
Danièle NOEL - 19/12/2011 Ce déplacement commencera par une visite du musée de la mine à Petite Rosselle. La journée continuera avec la visite de la Société Elysée Cosmétiques à Forbach, société qui contribue à la reconversion industrielle du secteur de la Moselle Est, puis la visite de la centrale solaire photovoltaïque à Tritteling-Redlach, avec les responsables locaux d’ERDF (Electricité Réseau Distribution France). Cette centrale inaugurée en juillet dernier constitue la plus importante centrale photovoltaïque intégrée au bâti de Lorraine.
Inscription sur les listes électorales 14/12/2011
S'indigner, c'est essentiel, agir s'est mieux !
Le premier, le plus simple et le plus efficace des moyens d'action c'est d'abord le bulletin de vote...
Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales en mairie, si ce n'est déjà fait, jusqu'aù 31 décembre 2011. Le coup d'envoi de F Bayrou à Pau : une certaine vision de la France Samedi midi, près de 1000 personnes se sont rendues au stade de la Section paloise pour participer à un banquet-garbure organisé par le Modem. François Bayrou a tapé le coup d'envoi de sa campagne devant ses supporters, dans son fief béarnais. Lorsqu'il fait son entrée au rythme de la banda, le public, âgé et bien habillé, bat des mains en coeur, et monte sur les chaises, espérant l'apercevoir. Le nouveau candidat aux élections présidentielles réussit à se frayer un chemin à travers la forêt de journalistes pour monter sur une estrade bleu-blanc-rouge marqué d'un modeste « Bayrou 2012 ». Et pour la première fois, Babeth, sa femme, le rejoint discrètement sur scène, avant de laisser l'animal politique faire le show. Jean Lassalle, le fidèle partenaire de François Bayrou à l'Assemblée nationale, manque à l'appel. L'absence du député des Pyrénées-atlantiques crée la confusion dans la salle. Mais le président du Modem désamorce facilement l'agitation en racontant l'histoire amusante d'un Jean Lassalle, héros balourd et gaffeur, arrêté par les gardes suisses lors d'une rencontre avec le pape Benoit XVI. Son absence est justifiée : il serait en train de présider l'Association des élus de montagne. En somme : faire son devoir d'élu. « Je suis pour l'unité, mais je ne suis pas Jacobin» « Lorsqu'on voit dans l'avenir, on est mal compris, c'est normal. Mais le Modem a réussi à dépasser les frontières, réunissant des gaullistes, des écolos, des centristes de gauche et de droite » . Le président du Modem, agrégé de Lettres, se pose en visionnaire, flattant les multiples identités du pays, comparant l'unité et la diversité de son équipe à celle de la France. « Je suis pour l'unité, mais je ne suis pas Jacobin. Toutes les langues de France sont des trésors nationaux. Je suis contre l'uniformisation, il faut s'enrichir des différences ! » « La foi européenne chevillée au corps » En introduction à la dernière partie de son discours, il montre du doigt l'incurie des gouvernants qui ont accumulé « une montagne de dettes », sans prévoir « les conséquences dramatiques de l'endettement de l'État au delà du raisonnable ». Copier n'est pas tricher ? « Car il faut restaurer l'État impartial ! » , lance-t-il tout à coup, déclarant la guerre au « bipolarisme absurde », tapant sur la droite affairiste et la gauche corrompue, tout en affirmant son amour pour les valeurs de droite et de gauche. Les derniers mots vont à la République et à l'idée du centre qui, selon lui, est « l'idée du siècle qui vient ».
"Regardez l'état de la France. Vous verrez qu'elle a besoin de changement!" François Bayrou était l'invité de l'émission "Des paroles et des actes", sur France 2, jeudi 8 décembre. "La guerre des deux camps est nuisible, j'ai pris mon indépendance, j'ai refusé la soumission. Je fais ce que je fais pour une seule raison : parce que j'y crois, au fond de moi-même. Le point a titré sur moi "l'emmerdeur". On a dit ça pour Mendes France, pour le Général de Gaulle... J'essaie d'avoir des modèles que l'on peut estimer. Nicolas Sarkozy doit apprendre à compter un peu plus loin que deux. Ca demande un effort, ça demande un peu d'arithmétique. Mais je ne supporte pas cet affrontement du PS et de l'UMP, qu'on nous dise que le second tour est joué d'avance. La présidentielle est la seule élection où l'on puisse changer les choses", a pointé le leader centriste. Interrogé sur son entourage, le candidat centriste a rappelé les soutiens recueillis ces dernières semaines, tout en estimant que "l'élection présidentielle est une élection commando", car "on ne change pas les choses avec une armée mexicaine". "Je n'ai jamais sacrifié ni un principe, ni un ami, j'ai choisi un cap. Si vous regardez l'état de la France, vous vous rendrez compte qu'on a besoin de changer de chemin", a analysé François Bayrou. Pour le candidat à l'élection présidentielle, "l'augmentation de la dette de l'Irlande est due à la recapitalisation des banques. Ce n'est pas notre situation. Nous, nous avons laissé aller nos dépenses publiques avec le temps. La crise actuelle n'est pas la faute des banques, elle est de la responsabilité des Etats. Les Etats se sont mis en situation de surendettement, et quand ils font des bêtises il faut les attaquer. La dépense publique en France, c'est 1050 milliards. Il nous faut une économie de 5% pour revenir à l'équilibre, c'est un objectif que l'on peut atteindre collectivement. Nous devons dire tous ensemble que ces efforts il va falloir les faire, quel que soit le président élu. Dire aux Français qu'on peut éviter de faire des économies, c'est leur mentir ! Nous n'arrivons pas à retrouver l'équilibre, nous nous retrouverons dans une situation explosive, avec une montagne de taux d'intérêts qui nous ettoufera. Et je refuse de signer le constat qu'on ne peut rien faire", a-t-il insisté avec conviction. "Le seul chemin pour s'en sortir, pour résoudre nos problèmes : produire davantage en France ! Cela doit être un sujet de mobilisation nationale. Comment justifier qu'on ne fabrique plus en France d'écran plat ? On en est pourtant capable. Nous n'avons plus de stratégie du consommateur. Je souhaite que l'on inscrive sur chaque produit la part qui est issue de notre sol. Si on affichait ce pourcentage, Renault réfléchirait par deux fois avant de délocaliser en Slovénie. Si nous considérons que nous sommes en train de mourir, alors il faut faire quelque chose", a-t-il poursuivi. "Dès 2002 j'ai défendu la règle d'Or, pour interdire les déficits de fonctionnement, sauf en période de récession. Je propose 50 milliards de ressources supplémentaires et 50 milliards d'économies. Je défends aussi 10% de baisse des salaires des ministres et du président, c'est un symbole mais les symboles sont aussi importants. Ce n'est en revanche pas sur les entreprises qu'il faut aller frapper, car nous avons besoin d'elles en matière d'emploi", a-t-il conclu.
La déclaration de candidature de François Bayrou à la présidence de la République Danièle NOEL 8-12-2011
Et c'est dans un discours empreint de gravité qu'il a réaffirmé sa volonté de se poser en rassembleur, qu'il a rappelé ses engagements envers les Français dans le contexte particulier de crise que traversent notre pays et l'Europe. Déclarant qu'il ne concédera rien aux candidats qui se croient favoris, François Bayrou a rappelé qu'il n'opposera pas les Français les uns aux autres et qu'il défendra la démocratie et le pluralisme. Il a ainsi évoqué la nécessité d'un « esprit d'union nationale » et la création d'une nouvelle majorité centrale forte de toutes les bonnes volontés du pays. Il est impératif, et à ses yeux d'ailleurs inéluctable, que, « pour redresser la France se forme, ouverte à tous les réformistes, d'où qu'ils viennent, une majorité du courage ». François Bayrou a proposé une véritable vision d'avenir pour la France au travers d'un Agenda 2012- 2020, dans lequel il décline ses 3 axes pour redresser la France : Produire, Instruire et Construire Les maîtres mots de son discours ont donc été ceux de la vérité, de la lucidité, du rassemblement et de la construction. Des mots que François Bayrou en homme libre et indépendant, qui n'est pas prisonnier d'un parti et de ses alliances, qui n'est pas obligé de faire les yeux doux aux extrêmes pour monter dans les sondages, partage avec une équipe solide et élargie qui le soutient dans cette volonté de construire un changement profond des habitudes et un nouvel élan politique. Danièle NOEL Le texte de la déclaration de candidature (pdf) Déclaration de candidature à l'élection présidentielle - 7 décembre 2011 par F Bayrou
François Bayrou officiellement candidat pour "dire la vérité" Le député des Pyrénées-Atlantiques s'est officiellement porté candidat à la présidence de la république. Il veut faire du "produire en France" son credo. Copyright Reuters Copyright Reuters Copyright Reuters C'est fait ! A près avoir ménagé un vrai-faux suspens, François Bayrou a annoncé officiellement mercredi sa candidature à la présidentielle en s'adressant aux Français auxquels il a promis la "vérité". Le troisième homme de 2007, fidèle à sa posture d'homme providentiel sûr de son destin, a appelé à un sursaut : "la France va mal depuis des années. Il faut un choc salutaire (…) Il faut qu'après cette élection, ce ne soit plus comme avant". Ajoutant que la France ne connaissait "pas une crise mais un affaiblissement continue, une anémie toujours plus grave que les dirigeants successifs n'ont pas prévu". Le président du MoDem a ensuite esquissé les quelques lignes de force de sa campagne. Produire en France Sur le plan économique, il a réitéré son appel à un "pacte national pour produire français". Une idée que le Béarnais avait largement développée dans son entretien à La Tribune (notre édition du 1er décembre) où il expliquait que la ré-industrialisation du pays était la première des priorité pour résorber nos déficits et réduire le chômage. François Bayrou a aussi abordé un autre thème qui lui est cher, celui de l'éducation ; estimant qu'une élévation du niveau de qualification des Français permettra de retrouver un niveau de compétitivité suffisant. Il s'est également d'emblé déclaré favorable à l'introduction du principe de la règle d'or budgétaire dans la Constitution. En outre, s'il adhère au fait que "la France et l'Allemagne soit au cœur de la construction européenne", il a tout de même ajouté que l'idée "que L'Europe se dirige exclusivement à deux n'est pas durable ni bonne dans son principe". Plaidant, à l'inverse, pour "réaffirmer le rôle d'une vraie Commission européenne". Actuellement, selon les sondages, François Bayrou est crédité de 7 à 9% des intentions de vote. Il a rallié autour de lui des personnalités comme Jean Arthuis, Anne-Marie Idrac ou encore Jean-François Kahn qui était déjà la en 2007. Année où le candidat centriste était arrivé à la troisième place du premier tour avec 18,57% des voix. Un score qu'il se dit persuadé de réitérer, voire de dépasser… Jean-Christophe Chanut Le texte de la déclaration de candidature (pdf) F Bayrou fait son entrée dans la campagne présidentielle 7/12/2011 - DR
François Bayrou fait son entrée officielle dans la campagne présidentielle mercredi, par une "déclaration solennelle" aux Français, réaffirmant son ambition de construire autour de lui une majorité nouvelle face à la crise, au-delà de l'affrontement gauche-droite. Il doit prononcer un discours ce mercredi 7 décembre à 16h30 à la Maison de la Chimie à Paris. Pour sa troisième candidature à l'élection suprême, le président du MoDem se dit "grave, heureux" et confiant. Nous vous invitons à la suivre en direct en vidéo, Ce "message aux Français" sera suivi, à 17h30, d'une heure d'interview sur le réseau social Twitter. Posez toutes vos questions et suivez les échanges sur le site www.bayrou.fr. Rendre l'Europe au peuple
En réalité, une partie de la droite française et une partie des conservateurs allemands tentent de faire croire qu’ils forment un duo pour serrer les rangs de l’Union européenne. Mais ce duo sert uniquement le rang qu’il occupe : son pouvoir du moment. Ces dirigeants ne cachent même plus leur intention : « agir à marche forcée » pour stabiliser la zone euro. Après avoir étalé leur désaccord publiquement ces derniers mois, Merkel et Sarkozy voudraient nous faire avaler une potion magique institutionnelle. Quand ? Un texte en mars et un « processus d’adoption » après les élections françaises. Le temps de remiser la confiance au dictionnaire contemporain des mots creux. Car un traité pour plus tard, sans vision, cela ne fait pas une politique européenne ni pour l’urgence, ni pour demain. Un traité, d’abord, n’est pas fait pour régler des problèmes de dette. Ensuite, un traité, ça ne se décrète pas à deux pour l’ensemble de l’Union européenne. Et puis, un traité, ça s’élabore avec méthode pour les générations à venir. Enfin, un traité pour l’Europe, cela doit être soumis aux citoyens européens !… hélas, on a vu les résultats précédents : voix populaire oubliée et bafouée. La vérité, c’est que les Traités actuels de l’Union cadrent déjà des politiques budgétaires rigoureuses des Etats et permettent, par ailleurs, d’instaurer un gouvernement économique, tout de suite. Cette option de confiance réelle n’est même pas évoquée. Le peuple ne peut donc pas s’en saisir pour retrouver espoir - ou du moins se choisir un avenir. La question clé, aujourd'hui, est celle de la place de nos Nations dans le Monde. Une majorité des citoyens croit encore à la démocratie et peut donc entendre une option claire : « sans Europe fédérale, il n’y aura ni gouvernance économique, ni confiance monétaire ». Cela peut passer par deux actes forts : l’élection au suffrage universel d’un président de l’Union et l’initiative de lois communes par le parlement européen. On peut ne pas être d’accord. Mais le peuple a le droit de pouvoir en débattre. En attendant, les mauvais choix continuent, dans les cacophonies nationales. Et les annonces vaines vident de sa substance la citoyenneté européenne. Le Conseil européen de ce jeudi 8 décembre risque de précipiter la chute. Mais "Quand le peuple cesse d’estimer, il cesse d’obéir » ; la phrase de Beaumarchais s’incarne peu à peu. "Acheter français, ce n'est pas un gros mot, c'est une démarche civique ! François Bayrou était l'invité de l'émission Le Grand Jury, sur RTL et LCI en partenariat avec Le Figaro, dimanche 4 décembre. Il a défendu "la reconquête de la production française" et prôné "un label qui indique la part du produit provenant de notre sol". "Il n'y a pas une crise, mais deux. On se trouve à leur épicentre. D'une part une crise française, car nous ne produisons plus suffisamment, d'autre part une crise de la zone euro. Cette dernière n'est pas celle de la monnaie, mais de la dette accumulée par les Etats. Le secteur privé n'est pas en cause, les responsables sont les gouvernants. Le monde s'est aperçu que les Etats européens ne pouvaient pas rembourser leur dette et qu'un pays en difficulté n'était pas protégé, alors le doute s'est installé", a d'abord analysé le député des Pyrénées-Atlantiques. "Dans cette situation explosive, c'est une erreur de penser que l'Europe peut se conduire à deux. On ne peut pas avoir deux pays qui s'instituent en patrons, de manière condescendante. Nous avons tous vu les images de ces conférences de presse franco-allemandes qui n'aboutissent à rien. Le couple franco-allemand doit être un ferment, un entraineur, mais pas se placer en commandant. Dans les circonstances actuelles, il faut défendre le modèle communautaire. Ce modèle, c'est la méthode coopérative que nous connaissons bien dans le monde agricole. Elle permet de conserver la liberté de chacun tout en construisant un outil commun", a-t-il défendu. "J'ai été humilié lorsque l'Europe a demandé l'aide de la Chine. On a besoin d'un sursaut de fierté et d'indépendance. C'est de nos seules forces qu'on s'en tirera. L'Europe est le premier marché et la première démocratie au monde", a poursuivi François Bayrou. "Il faut des mesures européennes fortes. D'abord, sécuriser la dette des Etats de la zone euro, puis permettre aux Etats en difficulté de se refinancer à des taux acceptables, pour qu'ils puissent se reconstruire. Si les taux d'intérêts augmentent, nous ne pourrons plus en assumer la charge. En échange de ces taux abordables, il doit y avoir un dialogue exigeant entre les prêteurs et les Etats en difficulté. Je prône notamment une Cour des comptes européennes, qui vérifie la véracité des chiffres fournis par les États", a proposé le candidat centriste. "La France est vis-à-vis de ses voisins dans une situation au bas du tableau, elle décroche, car elle ne produit plus suffisamment. Nous devons rééquilibrer nos comptes et retrouver l'élan de notre production. En ce sens, le programme de François Hollande est insoutenable, il ne sera pas appliqué car il n'est pas applicable, il sera ruiné par la réalité", a pointé le président du Mouvement Démocrate. "Pour ma part, je ne propose pas du sang et des larmes, bien au contraire, je propose le seul chemin vers l'optimisme. Trois axes sont pour moi essentiels : baisser les dépenses publiques raisonnablement, augmenter les impôts raisonnablement, donner un élan fort à notre production. La France dépense 1050 milliards d'euros par an, elle doit économiser 50 milliards pour revenir à l'équilibre, c'est un but qu'il est possible d'atteindre. Je soutiens le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, mais pas de manière aveugle. La réforme de l'État ne peut pas se faire à périmètre constant, l'Éducation notamment doit être sanctuarisée. L'éducation est vitale pour le pays, je ne la mets pas au même rang que les autres administrations du pays", a-t-il insisté. "Le gaspillage de l'argent public doit être combattu au niveau de l'État, des ministères, du Parlement, des collectivités. Les deux grands partis ont toutes les collectivités locales, presque tout le Parlement, ils se sentent intouchables dans leurs gaspillages. En matière de réforme des collectivités locales, j'ai été le premier à proposer une rencontre entre les départements et régions. Les régions doivent devenir des fédérations de départements, aujourd'hui la région est trop loin des citoyens", a soutenu François Bayrou. "Nous devons également aller à la reconquête de notre production. Ce n'est pas normal que la France ait une image de marque inférieure à celle de l'Allemagne. Nous avons des atouts, notamment dans le secteur culturel. Les films d'animation, les jeux vidéos, les programmes numériques, c'est aussi ça la production française. Nous devons recréer de l'attractivité pour une production française positionnée sur le haut de gamme. Il n'est pas normal que les produits français est une image de qualité inférieure à celle des produits allemands. Les citoyens doivent être acteurs de cette reconquête. Il faut comprendre que acheter Français, ce n'est pas un gros mot, c'est une démarche civique ! Je défends pour cela la transparence, au travers d'un label que je détaille dans mon livre 2012, état d'urgence. On a fait un label Bio, un label Commerce équitable. Je souhaite un label Produit en France qui indiquerait la part du produit provenant de notre sol", a-t-il conclu. Ecouter l'émission : François BAYROU : le bon plan François Bayrou a dévoilé mercredi les grands axes de son programme présidentiel. Le leader centriste veut notamment relancer la planification industrielle. Back in the USSR, comme le chantaient les Beatles ? Pas forcément. Le Lab vous explique pourquoi il faut un Plan pour relancer l'économie française. Un sujet réalisé avec l’aide de Bruno Jérôme, maître de conférence en économie à Paris II. | |||||||||||||||||
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