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Bayrou doute qu'un remaniement puisse améliorer la situation en France

(AFP) – 28-2-2011

Le président du MoDem, François Bayrou, a expliqué jeudi ne pas croire qu'un remaniement puisse arranger la situation en France car, a-t-il expliqué, il ne s'agit pas d'"une affaire de personnes" mais de la manière dont le président Sarkozy "exerce le pouvoir".

"La question posée est: +est-ce-que ce remaniement peut arranger la situation en France et la situation de la France. Je ne le crois pas", a-t-il résumé sur BFM, en rappelant que Nicolas Sarkozy a déjà procédé à un remaniement il y a à peine trois mois.

"Sur le fond, si l'image de la France dans le monde est aujourd'hui profondément atteinte, ce n'est pas en raison des personnes mais de la complaisance qui a été celle du gouvernement français avec tous ceux que les peuples sont en train de chasser aujourd'hui", a-t-il estimé.

Interrogé sur la personnalité d'Alain Juppé, nommé pour remplacer Michèle Alliot-Marie aux Affaires étrangères, le président du MoDem a insisté: "Je ne crois pas que ce soit une affaire de personnes. Cela tient à la manière dont on exerce le pouvoir en France".

"Si tout cela s'est produit, si ces affaires à répétition viennent à ce point perturber l'opinion française et les citoyens", c'est parce qu'il y a en France "un pouvoir entièrement entre les mains du président de la République et de son cercle proche", a ajouté M. Bayrou.

"Les règles et les principes qui font que dans le monde, on évite de faire des bêtises lorsque les gens sont mal inspirés, les règles de séparation des pouvoirs avec un vrai parlement, une justice indépendante, des médias garantis dans leur indépendance... toutes ces règles en France ont été oubliées depuis longtemps", a-t-il regretté.

"Tant que l'on ne reconstruira pas cela, on n'aura pas la réponse aux questions posées", a-t-il lancé, en disant ne pas croire à l'autonomie d'Alain Juppé vis-à-vis des conseillers de l'Elysée dans ses nouvelles fonctions.

"Quand je le verrai, je le croirai. Mais toutes les expériences passées ont prouvé que le système de fonctionnement du pouvoir s'opposait à cet équilibre", a-t-il conclu.


Cantonales 20 et 27 mars 2011 en Meurthe et Moselle


26-2-2011 - DR


Antoine LE SOLLEUZLe Mouvement Démocrate 54 a un candidat sur le canton de Nancy-est : Antoine LE SOLLEUZ .Universitaire , agé de 34 ans, il est enseignant-chercheur  en ressources énergétiques à Nancy-Université .Politiquement, engagé depuis 2007 , il est séduit par le discours de François Bayrou au moment de la création du Modem, et rejoint ce mouvement avec coeur. Depuis septembre 2010, il est membre éxécutif du bureau départemental du Modem de Meurthe-et-Moselle aux cotés de Danièle Noël , déléguée départementale, et de Marc Saint Denis , administrateur .
Sonia SADOUNE , sa remplaçante , est médecin urgentiste au CHU. Elle veut s'investir en politique pour agir avec ceux et celles qui partagent ses valeurs .
Antoine LE SOLLEUZ et Sonia SADOUNE ne vivent pas de la politique . Leurs valeurs ,ils  les ont  acquises par la famille, le travail et leur engagement citoyen.
Ils adhèrent tous deux à la charte des valeurs du Mouvement Démocrate dans laquelle les priorités ne sont pas accordées à la recherche du profit individuel, mais au respect de l’être humain, à la justice et à la réduction des inégalités, à l’éducation, à la préservation de la planète et des espèces dont l’homme fait partie et à la diversité culturelle.

S Nantz O Hedin

Le Mouvement Démocrate apporte son soutien à deux autres candidats , sans étiquette : Olivier HEDIN sur le canton de Nomeny et Sébastien NANTZ sur le canton de Saint Nicolas-de-Port .
Sébastien NANTZ  se qualifie de "Gauliste social" .Ce "gaulisme social" doit être considéré comme  une force centrale qui dépasse les clivages et  l'homme est au coeur des projets .
Olivier HEDIN , qui fut coordonateur au sein du Mouvement Démocrate , partage également ces valeurs humanistes telles qu'elles sont définies dans la charte des valeurs du Mouvement Démocrate .



Les enjeux de l’élection cantonale

Antoine LE SOLLEUZ - 25-02-2011

Antoine LE SOLLEUZChaque jour, je vais à la rencontre des électeurs.

Chaque jour, j’entends les critiques sur la classe politique nationale, les méfiances exprimées à l’égard des élus locaux, les insatisfactions qui s’expriment dans les familles, chez les jeunes, les artisans, les commerçants. Il faut dire qu’à l’échelle de la Meurthe-et-Moselle et surtout sur Nancy, nous sommes bien servis…

 Du côté du PS on veut nous fait croire à une élection par scrutin de liste de peur que l’on se rende compte du peu d’efficacité de certaines conseillères générales sortantes, invisibles depuis 2004, que l’on nous ressort du chapeau deux mois avant les élections. Leur seul programme est d’en découdre avec Nicolas Sarkozy (oui ! il est candidat sur Nancy Est).

 Du côté UMP, notre « bon » maire de Nancy (depuis 1983 quand même !) envoie ses soldats en voulant nous faire croire que conseiller général rime avec maire-adjoint de quartier. Quand on voit le peu de proximité qu’entretiennent certaines adjointes avec leurs habitants, le peu de programme politique entraperçu jusqu’à présent, on peut se poser des questions sur la crédibilité de ces candidatures et sur la grossière tactique orchestrée.

 Vous l’aurez compris, l’intérêt du citoyen dans cette élection est le cadet de leurs soucis. Ici se prépare une guerre droite contre gauche.

Chaque jour, je constate que les clivages politiques ont particulièrement desservi les intérêts des citoyens. Les tiraillements entre la ville de Nancy et le Conseil général nuisent au projet de vie de notre département, souvent du simple fait d’un esprit partisan qui veut que quand l’un dit « blanc », l’autre dit « noir ». C’est le jeu des étiquettes politiques qui s’affrontent.

Les rapports sont faussés. L’intérêt des citoyens s’efface au détriment des rapports de force entre élus locaux.

Face à ce constat, il est temps de reprendre en main notre futur comme nous l’entendons, sur des rapports francs, honnêtes et loyaux. Nous ne pouvons pas baisser les bras !

Le Conseil Général  peut et doit cependant contribuer à l’amélioration de la vie des plus jeunes, des familles, des personnes âgées et des personnes en difficultés. Et ce , en bonne intelligence avec la ville sur l’aménagement de l’espace, sur l’éducation avec les collèges, la culture, le patrimoine, mais aussi la voirie départementale ou le logement , le soutien aux initiatives associatives, communales et intercommunales.

C’est dire toute l’importance de l’élection de votre Conseiller général !

Nous devons donc définir nous-mêmes nos projets, dans l’intérêt de tous et de chacun. Le département doit être un catalyseur, il doit favoriser l’innovation, l’expérimentation, favoriser les initiatives des individus.

Ma candidature aux élections cantonales s’inscrit dans cet engagement. Elle se veut résolument pragmatique, citoyenne, responsable et transpartisane.

A ce titre, seul représentant du Centre indépendant lors de ce scrutin, si je suis élu, je siégerai au sein du groupe des Elus Indépendants et Démocrates, afin de conserver ma totale liberté de parole et dans le seul but de servir au mieux les intérêts des citoyens de Meurthe-et-Moselle.


Libye: "La France doit assurer son soutien aux défenseurs de la liberté", déclare François Bayrou

Mouvement Démocrate - 23-02-2011

François BayrouFrançois Bayrou a réagi vivement mardi 22 février à la répression sanglante contre les manifestants en Libye.

"C'est un massacre qui vient d'être perpétré. Un massacre planifié, pensé comme une réponse aux manifestants qui ne réclament rien d'autre que la liberté et la fin de la corruption", a-t-il estimé.

"Après tant d'années de complaisance et de jeux dangereux, le temps est venu pour la France d'être enfin intransigeante dans la défense de ceux qui essayent de faire bouger les choses dans leur pays", a-t-il ajouté, depuis New Dehli où il est actuellement en voyage d'étude.

Pour le président du Mouvement Démocrate, "la France doit être à la tête de l'Union européenne pour garantir la sécurité de nos concitoyens, la solidarité de nos peuples envers les défenseurs de liberté et assurer notre soutien au nouvel ordre démocratique qui devra se mettre en place".

"Nous devons user de tout notre poids auprès des dictateurs pour qu'ils sachent qu'aucune indulgence ne pourra leur être accordée après les horreurs dont ils se rendent coupables", a-t-il conclu.


François Bayrou déplore les errements de la diplomatie française et stigmatise « l'affaiblissement de la fonction présidentielle ».
Il redoute aussi les conséquences du débat sur l'Islam que veut lancer la majorité.

Le Parisien - 21-02-2011

Le Parisien: Le printemps arabe peut-il accoucher de démocraties?

François Bayrou: Ce mouvement est vital pour les peuples qui se libèrent et vital pour nous. Je me suis toujours battu contre les gens qui prétendaient que la démocratie était le luxe des riches. Elle est le droit de tous, et d'abord le droit des pauvres. En réalité, ce n'est pas le développement qui conduit à la démocratie, c'est la démocratie qui conduit au développement ! Elle porte en elle la circulation des idées, la liberté d'invention, la lutte contre la corruption, qui sont les conditions mêmes du progrès pour les peuples.

Le Parisien: Les politiques français, gauche et droite confondues, étaient-ils pro-Ben Ali jusqu'au 14 janvier?

François Bayrou: Gauche et droite confondues, Ben-Ali bénéficiait d'une indulgence et d'une connivence générales. Beaucoup n'hésitaient pas à profiter des avantages discrets du régime, de celui-là et de quelques autres.

Le Parisien: Avez-vous été approché par les amis de Ben Ali?

François Bayrou: Je n'ai jamais été « approchable ». Je tiens trop à ma liberté.

Le Parisien: Michèle Alliot-Marie doit-elle démissionner?

François Bayrou: L'image de la France souffre terriblement. Songez que les Tunisiens ont chassé leur nouveau ministre des Affaires étrangères parce qu'il avait flatté son homologue français. Le plus grave est que, dans cette situation, les gouvernants ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes, se croisent dans leur bon droit et crient au complot. La cause en est que le pouvoir comme on l'exerce en France isole de la réalité et fait perdre le sens commun. C'est une question d'importance nationale que de réformer l'exercice du pouvoir.

Le Parisien: Mais les Français semblent accepter ces dérives...

François Bayrou: C'est vrai. Tous les jours ont entend, sous forme d'excuse, « ça s'est toujours fait ». Le « ça s'est toujours fait » est insupportable. De Gaulle n'a jamais été soupçonné. L'Allemagne n'a pas ces faiblesses. Son ministre de la Défense a du démissionner parce qu'il avait utilisé un avion de l'armée pour gagner son lieu de vacances. Ce ne sont pourtant pas des démocraties de saints!

Le Parisien: Dans l'affaire Florence Cassez, y a-t-il eu faute de la France?

François Bayrou: Les propos violents et humiliants tenus contre le Mexique risquent de faire deux victimes: les relations entre la France et le Mexique, pays qui était, parmi les puissances du G20, un des plus proches de nous. Et surtout Florence Cassez elle-même, qui risque de se trouver verrouillée dans son enfermement. Le mécanisme actuel, fait divers-prise de position sensationnelle, est dangereux, il faut s'en écarter.

Le Parisien: Dans ce dossier, comme dans l'affaire Laëtitia, le président de la République apparait comme le recours de première instance pour les familles...

François Bayrou: La compassion, le soutien, c'est bien et c'est juste. Mais se servir de tels drames pour en faire toujours le même scénario de communication: un drame, une émotion, un coupable, c'est affaiblir la fonction présidentielle.

Le Parisien: Le président de la République et certains de ses amis souhaitent supprimer l'Impôt sur la fortune. Est-ce une bonne idée?

François Bayrou: Non. Soutenir devant les Français que la priorité, dans la crise que nous vivons, est d'alléger encore la charge sur les plus favorisés, alors que les finances publiques sont à la rue et que tant de Français, y compris dans les classes moyennes, ont tellement de difficultés, cela pose une question: dans quel monde vivent-ils?

Le Parisien: Le pouvoir s'apprête à lancer un débat sur l'Islam...

François Bayrou: Le pouvoir et son parti croient pouvoir trouver un bénéfice électoral et se refaire en surfant sur cette mauvaise vague...

Le Parisien: Quelle vague?

François Bayrou: La peur de l'Islam, le rejet des musulmans. Ils veulent exciter les uns contre les autres pour obtenir des voix. Ils oublient que les guerres de religion sont mortelles. Tous ceux qui poussent à la division de la France, en ciblant les musulmans, veulent plaire à une partie de l'opinion, mais ils font prendre au pays un risque immense. Dans cette flambée, nous allons perdre le plus précieux: l'unité du pays, l'union de ses forces. Il faut donc parler au pays un autre langage, sans concession, et lui dire, les yeux dans les yeux, ceci: « Nous allons vivre ensemble! Nos enfants vivront ensemble, ils s'en sortiront ensemble, et seulement ensemble.» Si on les dresse les uns contre les autres, ils souffriront tous. Et nous avons l'arme la plus efficace et la plus rodée pour régler tous les problèmes qui se posent: la loi de 1905 sur la laïcité! Tout est dans la loi, y compris l'interdiction des prières dans l'espace public. Il suffit de l'appliquer sereinement.

Le Parisien: Dominique Strauss-Kahn est de passage à Paris ce week-end, ce qui provoque une étonnante effervescence...

François Bayrou: Cette agitation est ridicule. Politiques et médias, au lieu de se laisser manipuler par les agences de communication, devraient avoir un peu de sagesse et d'humour. Quand Dominique Strauss-Kahn parlera autrement que par formules sybillines, j'imagine que ça viendra un jour, un débat s'ouvrira. En attendant, ce sont de vains bruits que certains font avec leur bouche...

Le Parisien: Les propos de Christian Jacob sur DSK, qui n'incarnerait pas «l'image de la France des terroirs», ont été très critiqués...
François Bayrou: Disons qu'ils étaient au moins ambigüs. Pour moi je ne connais ni « vrai » ni « fausse » France. Je ne pense mon pays que comme une unité.

Le Parisien: On nous annonce la naissance prochaine d'une «confédération des centres», à l'initiative d'Hervé Morin, Jean Arthuis, Jean-Louis Borloo, dont la porte vous serait ouverte?
François Bayrou: Mettez vous bien ceci dans la tête: je ne participerai à aucun faux semblant. Vous le voyez bien: sur tous les sujets que nous abordons dans cette interview, il existe une autre politique, une autre pratique, un autre choix, un changement possible et nécessaire. C'est ce changement que je sers, pas les faux nez du pouvoir en place et les manipulations.

Le Parisien: Qu'allez-vous faire en Inde cette semaine?
François Bayrou: L'Inde sera bientôt le pays le plus peuplé au monde, avec des diplômés par dizaines de millions, des chercheurs par millions, et en même temps les pauvres les plus désespérément pauvres de la planète. Et ce pays de plus d'un milliard d'habitants est une démocratie, un pays libre. Comment pourront-ils se nourrir eux-mêmes, comment lutter contre l'effroyable inégalité et la corruption, comment éviter le terrorisme? Ce n'est pas seulement une question pour eux, c'est une question pour toute l'humanité. J'ai été un jeune homme fasciné par l'aura de Gandhi: aujourd'hui, la question du monde, c'est de mettre la démocratie au service du développement.

Bayrou: Un "seul" candidat du centre en 2012

14-02-2011  LCI - TF1

Le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou a affirmé dimanche qu'il n'y aurait qu'un seul candidat du centre à l'élection présidentielle de 2012, laissant entendre qu'il s'agirait de lui-même. "Nous voyons aujourd'hui les accidents, et les dérives, et les faiblesse du quinquennat", a-t-il dit à l'émission Dimanche soir politique de France Inter/Le Monde/I télé/Daily Motion. "Les Français ne se trompent pas quand il s'agit de désigner le candidat qui défend ces valeurs", a poursuivi M. Bayrou, estimant qu'"il ne s'agit pas d'une question d'étiquette, mais une question de valeur". Jean-Louis Borloo ou Hervé Morin "étaient au gouvernement il y a encore deux mois et ils n'avaient qu'une envie, c'était d'y rester", a-t-il relevé. Pour M. Bayrou, "il y a le choix de ceux qui veulent qu'on continue avec les mêmes, et il y a ceux qui pensent que les choses sont tellement dégradées qu'il faut à tout prix imposer un changement". "Ma vision a mûri", a ajouté le président du MoDem. Certains "imaginent le pays comme l'affrontement perpétuel entre deux courants d'opinion. Je vois le pays comme une unité, et je pense que dans cette unité le pluralisme peut s'exprimer", a-t-il dit. "La France ne s'en sortira que si on la convainc que l'unité est son chemin".


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Bayrou : que Sarkozy "quitte la com’" et "dise la vérité" aux Français !

LCP - 11/2/2011

F BayrouLe président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou a souhaité que Nicolas Sarkozy "quitte la com’" et "dise la vérité" aux Français "sur la situation du pays" lors de sa prestation télévisée de jeudi soir.

"Ce dont, je crois, tout le monde a envie, c’est qu’on quitte la com’, la communication artificielle", a déclaré M. Bayrou sur i-TELE et Radio Classique.

Il faut que Nicolas Sarkozy "entre dans ce qui devrait être le dialogue d’un président de la République avec le pays" et "ose lui dire la vérité y compris sur son moral", a-t-il ajouté, alors que le chef de l’Etat sera confronté sur TF1 à un panel de neuf Français.

Le leader centriste a rappelé que "lors de la précédente émission réalisée dans les mêmes conditions devant un groupe de Français" il y a un an, Nicolas Sarkozy avait promis que "le chômage allait baisser en 2010" et "à la sortie on a vu décembre", où les chiffres étaient en forte hausse.

"Il faut que Nicolas Sarkozy mesure la profondeur de l’inquiétude et de la démoralisation du pays et notamment de ceux dont il a en premier la charge" au service de l’Etat, a poursuivi le député des Pyrénées-Atlantiques, citant notamment la justice.

"Cette démoralisation se produit sur un fond d’effrondrement, pour les Français, de la morale publique", a-t-il souligné. "Ils ont l’impression qu’il y a un monde pour les dirigeants et un monde pour les citoyens" et que "les règles qui y sont exigées ne sont pas les mêmes", a expliqué M. Bayrou.

"Ce qu’on demande aux ministres, ce n’est pas de leur assigner une résidence pour leurs vacances", mais "que comme tout le monde ils paient leurs vacances", a-t-il estimé à propos de la polémique sur les séjours à l’étranger des dirigeants de l’Etat.

"Je me suis opposé à Nicolas Sarkozy depuis le début sur l’idée que l’argent était une valeur", a aussi rappelé M. Bayrou, dénonçant le fait que le président de la République ait "recommencé à recevoir les donateurs du Premier cercle" de son parti, l’UMP.


Sarkozy, "mortellement ennuyeux"
envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct.
Autoroutes : Bayrou avait raison

Mediapoart - 2/02/2011 (Henry Moreigne)

MediapartC’est le tube de l’année : augmentation générale des prix et stagnation des salaires. L’annonce d’une hausse moyenne de 2,24 % des péages sur les autoroutes françaises à compter du 1er février s’inscrit dans cette veine. Privatisées sous Dominique de Villepin pour officiellement renflouer des caisses de l’Etat déjà vides, la cession au privé des autoroutes constitue un joli cadeau aux grands groupes du BTP et un scandale d’Etat dénoncé avec vigueur mais dans le désert à l’époque par François Bayrou.

Du côté des concessionnaires on explique qu’il faut déduire de la hausse la taxe de 0,32 % destinée au financement des services des lignes ferroviaires déficitaires. A peine en fait 35 millions d’euros très difficilement lâchés par les propriétaires de ces nouvelles poules aux œufs d’or.

Le premier scandale c’est la hausse réelle que vont supporter les automobilistes. Le montant moyen des + 2,24 % cache des augmentations de tarifs localement beaucoup plus élevées notamment sur les tronçons les plus fréquentés. Autant dire que les Français sont loin d’être égaux devant les tarifs autoroutiers.

Au regard des bénéfices enregistrés par les sociétés d’autoroutes, plus de 1 milliard d’euros de profit en 2010, l’augmentation des tarifs en 2011 n’est justifiée ni par l’amélioration des services ni par le développement des infrastructures. Au contraire les privatisations se sont traduites par une course aux économies souvent synonyme de réduction de personnels et dégradation de la qualité du service.

Sans être devin, François Bayrou avait prévenu en 2005 à quelle sauce les automobilistes allaient être mangés. Après avoir pointé une privatisation des sociétés concessionnaires faite “en catimini“, l’élu Béarnais avait dénoncé à l’Assemblée le sacrifice par le gouvernement de l’avenir au présent en rappelant que : “Les sociétés d’autoroutes sont le bien de l’Etat qui rapporte le plus“.

Les15,5 milliards glanés en 2005 par la privatisation doivent notamment être comparés aux 40 milliards de bénéfices qui seront engrangés par les sociétés attributaires d’ici 2032, durée de leur concession. Fort de ce constat le président du Modem était allé jusqu’à contester la légalité d’une privatisation à ses yeux contraire à l’intérêt général et illégale car menée sans autorisation du parlement.

En 2007, la Cour des Comptes sous l’égide de son président Philippe Séguin publiait un rapport au vitriol sur le réseau ASF, filiale de Vinci : “L’équilibre de la concession n’est interprétée qu’à sens unique, en faveur du concessionnaire (…)Le risque d’un déséquilibre en sens contraire, c’est-à-dire de profits excessifs dans l’exercice d’une mission de service public , n’est pas pris en compte“.

L’affaire en restera là car à droite comme à gauche on a trop besoin des grands groupes du bâtiment et il serait suicidaire de se les mettre à dos.

L’appétit indécent des sociétés d’autoroutes françaises s’expliquerait selon certaines sources par leur volonté de dégager suffisamment de cash en France pour pouvoir à l’aide du pactole accumulé faire main basse sur les réseaux routiers étrangers. Une logique qui n’est pas sans rappeler celle d’EDF avec en acteurs centraux des clients captifs.

Cerise sur le gâteau pour les actionnaires, Marianne révélait il y a juste un an que cinq des six sociétés concessionnaires ont obtenu du gouvernement Fillon la prolongation d’un an de leur concession soit l’équivalent d’un cadeau de 2 milliards d’euros.

Puisque décidément le gouvernement Français démontre jour après jours ses qualités de piètre gestionnaire et sa trop grande proximité des grands groupes, une solution contre les tentations serait peut être de transférer la question des infrastructures autoroutières vers l’Union Européenne avec la constitution d’un réseau continental homogène, financé par un impôt européen.

"Pour une vraie politique éducative plutôt qu'un écran de fumée", plaide Yann Wehrling

   
Yann Wehrling - Mouvement Democrate  1/2/2011

Yann WehrlingYann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate, a dénoncé mardi 1er février "l'écran de fumée" des mesures pour le collège annoncées par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel."Ces annonces témoignent de son inventivité quand il s'agit de dissimuler la réalité des coupes budgétaires", a-t-il estimé.

Le porte-parole du MoDem Yann Wehrling a dénoncé mardi "l'écran de fumée" des mesures pour le collège annoncées par le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel estimant que "ces annonces" visaient à dissimuler la réalité des "coupes budgétaires".

"Ce ministre est très inventif. Il nous annonce des mesures qui peuvent être intéressantes, comme l'apprentissage de l'anglais dès le plus jeune âge ou celles visant à la cohérence des matières scientifiques...", a constaté M. Wehrling lors du point presse hebdomadaire du MoDem. "Mais, a-t-il relativisé, il y a aussi le contexte dans lequel s'inscrivent ces mesures, celui de la réduction des postes". "Il y aura quand même, à la rentrée 2011, près de 8.967 postes en moins", a-t-il constaté.

"Nous soupçonnons M. Chatel de créer un écran de fumée pour cacher cette réalité de coupes budgétaires qui aboutira immanquablement à un recul de l'école en France", a expliqué le porte-parole du parti de l'ex-ministre de l'Éducation nationale François Bayrou.

"Moins d'enseignants, c'est une plus mauvaise Éducation nationale, alors que l'on constate un recul de la maîtrise du français lui-même", a-t-il ajouté. "Nous ne voulons pas être dupes de ces annonces qui enrobent et dissimulent cette logique de coupes budgétaires qui remplace toute réflexion sur l'Éducation nationale", a insisté Yann Wehrling.

Luc Chatel a détaillé lundi son "plan sciences" pour les collèges présenté comme la réponse à la publication le 7 décembre du classement "Pisa" de l'OCDE, où les élèves français de 15 ans se classaient 27e sur 65 pour la culture scientifique, et 22e pour les mathématiques.