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François Bayrou : la réforme de la taxe carbone était "partiale et injuste"
31-12-2009 Mouvement Démocrate

François Bayrou a estimé mercredi que la réforme de la taxe carbone, "censurée" par le Conseil constitutionnel "parce qu'elle était partiale et injuste", est une "parfaite illustration de la méthode" de gouvernement de Nicolas Sarkozy.

"Partiale puisqu'elle épargnait complètement la consommation d'électricité, même lorsqu'elle était produite par des centrales thermiques, à partir du gaz aux heures de pointe" et "injuste puisqu'elle était presque exclusivement dirigée vers les ménages et qu'elle épargnait les plus gros pollueurs", a-t-il détaillé.

Elle était également injuste "puisqu'on prétendait la rembourser de manière identique aux plus pauvres et aux plus aisés, sans même regarder s'ils étaient obligés, par exemple par leur travail ou leur domicile, de consommer du carburant", a-t-il ajouté.

Pour François Bayrou, cette réforme "est une parfaite illustration de la méthode de Nicolas Sarkozy". "On gouverne par effets d'annonce, sans réfléchir, de manière désordonnée, sans prendre en compte les conséquences, ni même le droit. Et donc, en définitive, on ne conduit aucune réforme en profondeur et à son terme", a-t-il expliqué.
Il s'est également dit convaincu que l'idée de la taxe carbone "s'imposera", mais à condition "qu'elle soit générale, en frappant les gros consommateurs et pas seulement les plus petits, et qu'elle soit juste, en affirmant le principe que s'il doit y avoir compensation, cette compensation soit dirigée vers ceux qui en ont le plus besoin pour vivre".

Pourquoi les Sages ont-ils annulé la taxe carbone ? (pdf)

F Bayrou : le débat sur l’identité nationale est une "diversion"

24-12-2009 Europe 1

"Il n’y a rien de plus facile que de faire se battre une partie du pays contre l’autre", s’est inquiété sur Europe 1 le chef de file du MoDem.

Le débat sur l’identité nationale, c’est "comme la muleta, le chiffon rouge, sous le nez du taureau", a commenté mercredi, sur Europe 1, François Bayrou. "C’est très précieux l’identité d’un peuple mais on ne doit pas faire flamber ça", a mis en garde le président du MoDem. "C’est très fragile un pays, il n’y a rien de plus facile que de faire se battre une partie du pays contre l’autre", s’est-il encore inquiété.

"Bien entendu, je sais pourquoi ce débat est lancé : parce qu’on imagine qu’il y a là un gisement de voix qui ne demandent qu’à se mobiliser pourvu qu’on les excite", a dénoncé François Bayrou. Dénonçant un débat "électoraliste", il a ajouté : "il y a là une exploitation qui est une diversion". François Bayrou a cité notamment un fait, qui devrait être considéré avec plus d’importance que le débat sur l’identité nationale : il y a tous les jours 1.000 chômeurs de plus.

François Bayrou est aussi revenu sur les propos du député Pascal Clément qui a affirmé mardi : "Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France". "S’il y a des dérapages au sein d’un groupe parlementaire de l’Assemblée nationale normalement très policé, habitué au débat, imaginez ce que c’est dans les conversations de voisinage", a estimé le centriste.

Le président du MoDem a cependant indiqué qu’il participerait au débat sur l’identité nationale, notamment dans un document écrit. "Il faut évoquer la place de l’islam, l’immigration, l’intégration. Mais ces questions doivent être évoquées sur un ton, avec des références, avec une manière d’être qui donne le sentiment au pays qu’on le conduit, on l’élève et on le rassemble", a-t-il insisté.

François Bayrou s’est également agacé du rôle joué par Nicolas Sarkozy dans la campagne pour les élections régionales du mois de mars prochain. "Le président de la République devrait être en France au-dessus des partis, au-dessus des batailles électorales. Les élections régionales devraient être... des élections régionales. Et ça ne devrait pas être un plébiscite ou un référendum pour ou contre le pouvoir", a réagi le président du MoDem.


Bayrou ne veut pas de régionales "plébiscite"
envoyé par Europe1fr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.



Régionales :Le MoDem s’invite au bal des prétendants

22-12-2009  Le Républicain Lorrain

Ni gauche ni droite, bien au contraire… Nathalie Griesbeck s’efface devant le Mosellan Claude Bellei qui conduira la liste régionale.

Que l’on ne s’y trompe pas : nous allons faire de la politique !» Claude Bellei, ancien rédacteur en chef à Europe 1, a beau se définir lui-même comme un primo-adhérent, encarté au MoDem en pleine déroute des européennes, il n’en a pas moins l’intention d’occuper le terrain. Et pour cause, le parti bayrouiste vient de retenir sa candidature pour piloter la liste en Lorraine. Maire de Vantoux et 8e vice-président de Metz-Métropole, le Mosellan est parvenu à décrocher les faveurs des adhérents après que Nathalie Griesbeck a jeté l’éponge. Laquelle a longuement pesé la règle du non-cumul, à la lumière de ses deux mandats de député européen et conseiller général. Pour les régionales de mars, elle fermera tout de même la liste qui devra, in fine, comporter 81 candidats dans les quatre départements lorrains (33 en Moselle ; 24 en Meurthe-et-Moselle ; 15 dans les Vosges et 9 dans la Meuse).

Danièle Noël, tête de liste pour la section de Meurthe-et-Moselle, trépigne à l’idée de «ce baptême du feu électoral». Jean-Marie Cousin et Nathalie Mercier, ses homologues en Meuse et dans les Vosges, également dans les starting-blocks, s’impatientent eux aussi. Mais motus sur la stratégie. «Chaque chose en son temps», temporise le chef Claude Bellei, conscient que la partie reste à jouer. Quelle alliance pour le second tour ? «Trop tôt pour le dire, les cartes sont difficiles à battre», évacue-t-il, soucieux de ne se fermer aucune porte. Et puis d’ici là, François Bayrou donnera ses consignes. «Il arrêtera une position nationale», claironne Bellei sans pourtant rejeter l’hypothèse d’un mot d’ordre à géométrie variable. Fan, mais lucide.

D’ici là, le Mosellan entend bien servir un bilan critique de la mandature Masseret : «On n’a vraiment pas l’impression qu’ils aient manifesté un grand dessein pour la Lorraine», grince-t-il à l’adresse de la majorité de gauche sortante. Plutôt qu’une gare d’interconnexion à Vandières, le MoDem défend l’idée «d’un nouveau réseau rapide régional», via Louvigny et l’aéroport de Lorraine. «Il s’agirait d’un axe ferroviaire de Luxembourg à Epinal/Remiremont», explicite Claude Bellei, en chiffrant le coût d’une telle réalisation à 800 M€. Reste à capter les subsides du grand emprunt et ceux de l’Union européenne, comme le préconise l’intéressé. La Thionvilloise Catherine Baillot, qui assurera la deuxième place pour la section mosellane, s’en prend, elle, au Nouveau Centre. Les dernières piques de Nathalie Colin-Oesterlé lui sont restées en travers de la gorge : «Trouver que Le Nouveau Centre soit plus lisible que nous est un comble : s’inscrire dans un attelage comprenant à l’UMP des gens comme Philippe de Villiers et Frédéric Nihous serait donc plus lisible…» Au MoDem, on s’en étoufferait presque.

CLAUDE BELLEI, chef de file proposé par le Bureau exécutif du Mouvement Démocrate, approuvé par les adhérents après la consultation qui s'est déroulée du 17 au 19 décembre.

20-12-2009

Claude BELLEIRésultat de la consultation:

J'approuve: 70.11%
Je n'approuve pas: 19.02%
Je vote blanc: 10.87%

Le taux de participation des adhérents n'est pas communiqué .

 Ancien rédacteur en chef d’Europe 1 et de RMC, Claude Bellei est revenu au pays il y a quelques années et s’est fait élire maire de Vantoux (Moselle) lors des dernières municipales. Il est également vice-président de la communauté d'agglomération Metz-Métropole .

Claude BELLEI défendra par conséquent les couleurs du Mouvement Démocrate lorain aux prochaines  élections régionales de mars 2010.


Régionales 2010: Présentation de Claude Bellei
envoyé par mouvementdemocrate. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Marielle de Sarnez : le Sommet de Copenhague, un "gâchis" qui laisse l'Europe plus marginalisée que jamais

Mouvement Democrate  20-12-2009

"Après de longues années de travail préparatoire, l'échec de Copenhague est un immense gâchis.

Sans engagements contraignants pour les pays industrialisés, sans garanties de ces mêmes pays à l'égard des pays les plus pauvres qui sont ceux qui subissent en première ligne le réchauffement climatique, et sans système fiable de mesure des efforts entrepris, le texte adopté par certains à Copenhague apparaît plus que jamais comme un accord a minima, largement insuffisant, et de surcroît non légitime et non consensuel.

Les ONG ont été laissées de côté, ignorées. Or, rien ne peut se faire de durable sans mobilisation citoyenne. (Lire la suite)


Et l’Europe apparaît comme plus marginalisée que jamais. L’absence totale de l’Union européenne dans la dernière ligne droite, laissant en tête à tête la Chine et les Etats-Unis, aura pesé lourd. Les chefs d’États et de gouvernement européens ont dans cet échec une part de responsabilité. A force de jouer chacun pour soi, au lieu de jouer collectif, l’Europe a été dramatiquement absente, incapable de s’exprimer d’une seule voix, de peser, et donc de changer le cours des choses.

Malgré toutes les bonnes intentions affichées, malgré toutes les mesures que peut prendre l’Union, et j’espère qu’en tout état de cause  elle s’engagera clairement pour une réduction de ses émissions de gaz à effets de serre de 30% et non de 20% comme elle l’avait prématurément indiqué, politiquement l’Europe ne s’est pas révélé un acteur majeur.

Je forme le vœu que de cet échec surgisse enfin une volonté européenne, seule à même de faire contrepoids dans l’avenir aux deux grandes puissances que sont les USA et la Chine, et seule à même, je l’espère, de se montrer exigeante et exemplaire quand l’avenir des générations futures est en jeu."

Marielle de Sarnez

Elections régionales - Consultation des adhérents.

17-12-2009

L'Union Régionale de Lorraine a décidé d'organiser le vote des adhérents par Internet concernant le choix du  chef de file aux élections régionales du:

Jeudi 17 au samedi 19 décembre

Conformément aux statuts du Mouvement Démocrate, ce vote est une consultation militante pour avaliser le choix des instances nationales.

Le Bureau exécutif national propose la candidature de Claude BELLEI comme chef de file de la liste du  Mouvement Démocrate pour  la Région Lorraine.

Tous les adhérents ont reçu la profession de foi de Claude BELLEI.

Les adhérents qui ne disposent pas de moyens Internet pour voter sont invités à se rapprocher d'autres adhérents qui sont équipés. Si besoin est , il est toujours possible de s'adresser aux responsables du Mouvement Démocrate 54 par courriel (cliquer ici)


Luc Binsinger - Président du Mouvement Démocrate 54
Danièle NOEL - Vice-Présidente et coordinatrice de la campagne Modem 54

Le MoDem écrit son petit livre orange

Ouest France 7-12-2009

Pour créer un « arc central », François Bayrou et ses militants écrivent un vrai programme et invitent leurs partenaires potentiels à en débattre et à se positionner.

« Personne ne pourra gagner tout seul. Le nombre des forces qui peuvent proposer l'alternance n'est pas encore limité. Ce qu'elles ont en commun doit être plus important que ce qui les sépare. » Après l'échec des Européennes et avant l'inconnue des Régionales, François Bayrou espère toujours être le pivot d'un « arc central », qui irait « de la gauche républicaine à un certain nombre d'hommes et de femmes de la droite sociale, en passant par le centre et les écologistes ».

Pour engager le débat et vérifier les convergences, 1 500 délégués du MoDem discutent, ce week-end à Arras, des propositions préparées par les militants et synthétisées par Robert Rochefort pour constituer le « petit livre orange » du MoDem.

Sur la forme : on peut gloser indéfiniment sur la stratégie, gagnante ou perdante, de Bayrou. Le fait est que ses troupes y croient. En dépit de tensions avec le mouvement Cap 21 de Corinne Lepage, on note, à Arras, un vrai plaisir à travailler ensemble. Très différent de son frère jumeau et honni, le Nouveau Centre, parti dominé par les professionnels de la politique, le MoDem tire sa force de 40 000 militants très divers, animés d'une vraie passion et de valeurs humanistes partagées. Critiqué pour son autocratie, François Bayrou a su désamorcer la fronde en organisant une démarche participative, avec vote sur chaque proposition. Cette plateforme sera sur la table des rencontres, prévues dans les semaines qui viennent, avec les alliés électoraux potentiels.

Sur le fond : cet « espoir crédible » - coûteux tout de même - repose sur une politique fiscale au service de l'emploi, en particulier dans la petite entreprise ; une démocratie sociale renforcée ; une remise en cause du bouclier fiscal et des niches.

Le MoDem insiste beaucoup sur l'économie sociale et solidaire, sur la mise en place de filières de nature à mieux rémunérer l'agriculteur ou le pêcheur du monde. Un gros chapitre concerne la démocratie sociale et politique, l'indépendance de la justice et des médias publics, l'école et la culture. De nombreuses propositions visent à irriguer les banlieues et les Régions de moyens au service de l'aménagement du territoire. Le MoDem, enfin, rêve d'une Europe plus démocratique et dotée de compétences accrues.

Au total, 216 propositions, sur lesquelles François Bayrou attend que ses partenaires potentiels se prononcent.

A télécharger

Saint Nicolas bien fêté à Saint Nicolas de Port

7-12-2009

Une saint Nicolas partagée!

Saint Nicolas

Beaucoup de préparation, beaucoup d'énergie, beaucoup d'anxiété, beaucoup de travail...mais que cette saint Nicolas fut magique! Une météo courtoise, une foule venue en masse (40 000 personnes selon certains médias), des animations traditionelles et hautes en couleurs, 120 techniciens à pied d'oeuvre, un salut unanime des personnalités, des messages de félicitations qui affluent...et surtout des enfants ravis d'accueillir cette année encore saint Nicolas!

En images

Les Nordistes au coeur du sommet du MoDem

Nord-Eclair - ERWAN GUÉHO -6-12-2009


« Il y a un monde fou. Ceux qui pronostiquaient la mort des centristes en sont pour leurs frais. » Arnaud Verspieren a le sourire des grands jours. Le Roubaisien assure qu'il retrouve lors de ce congrès « l'esprit d'écoute et de propositions qui caractérise les centristes ». « C'est comme à Roubaix, on travaille autour de propositions », explique l'élu.
Frédéric Lefebvre est, lui aussi, radieux. Le jeune responsable tourquennois se prépare pour la campagne des régionales et travaille « avec enthousiasme » sur le projet. « J'ai découvert François Bayrou à l'occasion du meeting qu'il avait fait à Lille Grand Palais lors de la présidentielle et j'ai été aussitôt séduit. Ce soir-là, j'ai aussi fait la connaissance du Tourquennois Michel Van Tichelen. Je me suis tout de suite senti bien dans ce parti alors que jusque-là je ne m'étais pas investi en politique. On partait d'une page blanche. Il y avait tout à construire. Aujourd'hui, rien qu'à Tourcoing, nous sommes 70 à militer au MoDem ».

« Rassemblement »
Le Béthunois Hakim Elazouzi a, lui aussi, le sentiment de vivre un moment important, lors de ce congrès d'Arras. « J'étais lycéen lorsque le FN est arrivé au 2e tour de la présidentielle en 2002. Soit je continuais à regarder, soit je m'engageais. J'ai alors choisi d'adhérer à l'UDF avec l'espoir que centre droit et centre gauche réussissent un jour à travailler ensemble. Cette ambition, nous sommes en train de la concrétiser » , explique le responsable régional des Jeunes démocrates.
Dans les travées du congrès, seul le passage de Corinne Lepage hier matin a contrasté avec l'optimisme ambiant. L'euro-députée a estimé que François Bayrou ne pouvait pas prétendre rassembler d'autres forces politiques dans un « arc central » avant d'avoir rassemblé les membres de sa propre famille pour éviter qu'ils s'en aillent.
La réponse de François Bayrou n'a pas tardé : « On a le droit d'être de mauvaise humeur », a-t-il répliqué. Mais ici « il y a 1 500 personnes venues de toute la France et il n'y a pas une fausse note : c'est la preuve de notre rassemblement ».
« Un projet post-crise » Thibaut Lanoy, 28 ans, est militant à Roubaix et, lui aussi, croit à un rassemblement large. « L'avenir d'un grand courant démocrate se fera dans le rassemblement des réformistes. On est dans des enjeux de société, pas uniquement dans celui de l'avenir d'un parti ». Olivier Henno, qui sera tête de liste MoDem pour les régionales, voit, lui aussi, dans ce congrès « un bel exercice de démocratie. Avec le droit d'amendement ouvert à tous les militants, on aboutit à un projet vérité qui porte un regard post-crise », assure le maire de Saint-André. Un projet qui sera mis au vote ce matin à Arras avant le discours de clôture de François Bayrou.w

Les principales propositions soumises au vote

MoDem: Bayrou appelle à la création d'un "arc central" pour l'alternance

Le Monde - 5-12-09

François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem) qui tient un congrès programmatique ce week-end à Arras, a appelé vendredi à la création d'un "arc central" allant de la gauche républicaine à la droite sociale, pour préparer l'alternance.

"Le socle de cette alternance, c'est ce que j'appelle l'arc central. Cela va de la gauche républicaine à un certain nombre d'hommes et de femmes de la droite sociale en passant par le centre et les écologistes. C'est cela qui demain fera le pilier de l'alternance et de la politique à suivre", a expliqué M. Bayrou devant la presse, lors de son arrivée au parc des expositions près d'Arras (Pas-de-Calais), où se tient jusqu'à dimanche un congrès destiné à valider le projet politique du MoDem.

Pour le patron du MoDem, il est "impossible d'imaginer une alternance si tout le monde n'y est pas associé: "ceux qui dise, on ne parlera jamais à des gens de gauche, et ceux qui disent on ne parlera jamais à des gens du centre ou de la droite, cela disent en réalité: on ne veut pas d'une alternance", a-t-il estimé.

"Alors je leur dis: +arrêtez de vous disputer, il n'est plus temps de se disputer, c'est le temps de songer à parler et à travailler ensemble+", a-t-il lancé à ces éventuels partenaires.

"Les Français ont besoin d'une chose essentielle: l'espoir que quelque chose se passe, qu'on leur fasse des propositions concrètes pour qu'ils recommencent à y croire. Ce congrès sert à cela", a expliqué l'ancien candidat à la présidentielle de 2007.

"Il sert à dire, voila des propositions précises et voilà un esprit et cet esprit va vous permettre de vous dire, à nouveau, que vous n'êtes pas condamné à subir", a-t-il ajouté.

"Et donc pour moi, je dis que tous ceux qui sentent que la France mérite autre chose que ce qu'on lui fait vivre en ce moment, tous ceux-là ont quelque chose à partager en commun", a-t-il martelé.

"Notre projet, c'est une proposition que nous mettons sur la table", a poursuivi le leader centriste.

"Autour de cette proposition, en dialogue avec elle, puisque nous ne croyons pas avoir raison sur tout, des familles ou des sensibilités différentes peuvent se regrouper", a-t-il fait valoir.

"Ce travail de propositions, nous croyons que tout le monde va devoir le faire. Alors, nous sommes les premiers à mettre sur la table un projet précis avec des propositions précises, discutables qui peuvent donner à espérer. Et c'est ce pas vers un espoir crédible que nous voulons faire à Arras, lors de ce congrès", a-t-il conclu.

La capitulation fiscale du gouvernement


Guillaume Bagard - MD54 - 4-12-2009

Guillaume Bagard« Jamais je ne reviendrai sur la baisse de la TVA dans la restauration ». Sarkozy est formel, les jérémiades du sénat n’y changeront rien, pas touche à sa baisse de la TVA.

Cette bataille sur la baisse de la TVA de 19,6 à 5,5 sans aucune contrepartie, captive les Français.
Toutes les études vont dans le même sens, la baisse n’a pas été répercutée aux clients, pire elle n’a pas créé de nouveaux emplois, bref un fiasco complet.

Même dans la majorité, on grince des dents, les sénateurs de droite avaient ainsi menacé de revenir sur la baisse si les restaurateurs ne respectaient pas leurs engagements. Le président les a rassurés et les sénateurs sont très docilement rentrés dans le rang.

Et  cette formule en rappelle étrangement une autre. Souvenez-vous en octobre, alors que des députés de la majorité demandaient plus de justice sociale : « Je ne toucherai pas au bouclier fiscal » avait rétorqué Sarkozy.

Il est vrai qu’en quatorze mois, pas moins de 13 nouvelles taxes ont été votées. Alors, le « président du pouvoir d’achat » peut bien répéter, comme une incantation, qu’il «n’a pas été élu pour augmenter les impôts » les taxes et autres types de prélèvement pleuvent depuis son entrée à l’Elysée.

Avec l’institution du bouclier fiscal exonérant les plus privilégiés de toutes contributions à partir de 50% de leurs revenus, la classe moyenne est devenue l’éponge de ces charges d’un genre nouveau, à l’instar du RSA ou de la taxe carbone.

La pire des ruptures, c’est celle avec le principe de progressivité de l’impôt qui a bâtit notre République, l’idée même, que chacun doit donner à l’état, une participation en fonction de ses moyens, bref l’idée même de solidarité.

Petits rappels des chiffres, la baisse de la TVA correspond à une perte sèche de 3 milliards d’euro par an, le bouclier fiscal a 241 millions d’euros, la suppression de la taxe professionnelle pourrait quant à elle coûter près de 28 milliards, si elle est intégralement compensée…  En revanche pas touche aux 20 milliards de niches fiscales.

Alors que le parlement prévoit un déficit de plus de 116 milliards au budget 2010, Sarkozy lance un grand emprunt de trente cinq milliards qui s’ajoutera à notre dette de 1 254 milliards d'euros.
La seule cohérence de la politique du gouvernement est une capitulation fiscale systématique de Sarkozy, vis à vis du MEDEF.
Pourtant, la Majorité Présidentielle a foi en son chef, et en son infaillibilité, toute pontificale… Aucune velléité d’indépendance des satellites de la majorité, la victoire passe par Sarkozy, la raison aussi .

Réagissez sur le blog MoDem54

Robert Rochefort : "Dans cette société marquée par la crise la plus importante que nous connaissons, il est possible de bâtir un autre projet"

Mouvement Démocrate 3-12-09

À la veille de l'ouverture du Congrès d'Arras, Robert Rochefort a présenté sur RFI, jeudi 3 décembre, les quelques grandes lignes du projet programmatique qui sera soumis aux adhérents du Mouvement Démocrate.

Il a affirmé entre autre : "Dans cette société marquée par la crise la plus importante que nous connaissons depuis la Seconde Guerre mondiale, il est possible de bâtir un autre projet. Nous pensons porter cet autre projet. Nous ne sommes ni dans l'ultralibéralisme, ni dans une idéologie archaïque."


Robert Rochefort, le congrès du MoDem
envoyé par rfi. - L'info video en direct.


Ce que change le traité de Lisbonne

La Croix 1-12-2009

Le nouveau traité européen entre en vigueur ce mardi 1er décembre. Il dote l’Union européenne de figures inédites, comme le président stable du Conseil européen et le haut représentant aux affaires étrangères. Tour d’horizon des réformes, qui touchent aussi élus nationaux et citoyens européens

A partir de ce mardi 1er décembre le nouveau traité réformant le fonctionnement des institutions européennes entre en vigueur. Une brève cérémonie est organisée mardi soir dans la capitale portugaise, à la Tour de Belém.

À la différence du traité de Rome de 1957, qui créait le « Marché commun » ou du traité de Maastricht de 1992 instaurant la monnaie unique, le traité de Lisbonne n’introduit pas de mesure phare faisant avancer la construction européenne. Mais il en renforce la visibilité extérieure (président permanent du Conseil européen et haut représentant avec un service diplomatique propre). Et, aspect moins connu, il en rénove aussi toute l’architecture intérieure. De quoi donner à l’Union une tournure plus parlementaire.

Quels sont les nouveaux pouvoirs des députés européens ?
Avec le traité de Lisbonne, le nombre d’eurodéputés va passer de 736 actuellement à 754 plus tard. Mais, surtout, ce qu’augmente le traité européen dans l’immédiat est le nombre de domaines dans lesquels ces élus vont pouvoir légiférer. Leur champ couvre dorénavant, en particulier, les questions de justice et d’affaires intérieures (visas, asile, immigration, création d’un parquet européen). Des pans entiers du budget européen, comme les volumineuses dépenses agricoles (la PAC), ne leur échapperont plus.

En résumé, le Parlement européen obtient le rang de colégislateur à part entière, au même titre que les 27 États membres réunis au Conseil de l’UE, formant une sorte de régime bicaméral.

Comment les États dégageront-ils une majorité ?
La majorité parmi les Vingt-Sept, au Conseil de l’UE, va obéir à une tout autre logique que celle actuelle fondée sur une pondération des voix entre pays. Jusqu’à maintenant, et depuis les premières heures de la construction européenne, France et Allemagne siègent sur un pied d’égalité, disposant du même nombre de voix lorsque votent les ministres européens. Mais cette parité franco-allemande n’était déjà plus jugée tenable depuis la réunification de l’Allemagne donnant un nouveau poids démographique à ce pays.

De plus, les élargissements successifs de l’UE obligeaient, à chaque vague d’adhésion, de repondérer les voix. Le traité de Lisbonne introduit un système durable, dit à « double majorité » reposant sur le nombre d’états et sur le nombre d’habitants. Toutefois, la Pologne, qui y perdra de l’influence au regard du régime actuel, s’est employée à en retarder l’entrée en vigueur à fin 2014.

Que reste-t-il du droit de veto d’un État ?
L’unanimité reste de mise dans les matières les plus sensibles comme la fiscalité. Mais le vote entre les Vingt-Sept à la majorité qualifiée prévaut désormais dans 44 cas (affaires intérieures, propriété intellectuelle, protection civile, certains services publics…).

Dans la nouvelle procédure législative ordinaire, pour le vote d’une directive ou d’un règlement européen, il n’y a pas de droit de veto possible d’un des Vingt-Sept, source récurrente de blocage. C’est pour compenser la perte de leur veto national que le Royaume-Uni et l’Irlande ont négocié, dans le traité, une dérogation à leur participation aux politiques européennes en matière de justice, liberté et sécurité, sans que cet opt-out n’empêche le reste de l’UE d’agir en commun. À l’extrême, un pays pourra choisir de sortir de l’Union.

Quel droit de regard vont avoir les Parlements nationaux ?
L’Assemblée nationale et le Sénat en France, comme les chambres homologues dans les autres pays, vont jouer désormais un rôle d’alerte si l’UE sort du cadre de ses attributions. Concrètement, tout Parlement national pourra, dans les huit semaines qui suivent une proposition législative de la Commission européenne, adresser un avis expliquant pourquoi cette proposition ne respecte pas, selon lui, la répartition des compétences entre échelons national et européen. Si cet avis recueille le soutien d’un tiers des 27 Parlements nationaux à travers l’UE – chaque Parlement disposant de deux voix –, la Commission devra revoir son texte.

En plus de cette « alerte précoce », les Parlements nationaux peuvent engager un autre mécanisme, pendant l’examen d’une législation européenne, qui peut conduire jusqu’à obliger la Commission à retirer une proposition.

Comment peut participer le citoyen ?
La Commission garde le monopole de proposer des lois européennes. Mais les citoyens pourront dorénavant l’inviter à user de ce monopole d’initiative s’ils estiment qu’elle n’agit pas. Le traité de Lisbonne indique seulement que cette initiative doit émaner d’au moins un million de citoyens et « qui sont ressortissants d’un nombre significatif d’États membres », dont le seuil sera précisé. La Commission ne sera pas tenue d’y donner suite, surtout s’il s’agissait d’une demande sortant de son champ de compétence, mais politiquement le nouvel instrument peut faire effet.

Par ailleurs, à côté de ce droit de pétition, le citoyen européen peut aussi dorénavant suivre les délibérations entre ministres européens – comme ceux de la justice aujourd’hui réunis à Bruxelles –, qui se tenaient jusqu’alors à huis clos.

Quel rôle pour les Églises ?
Le traité de Lisbonne rend obligatoire une pratique déjà en cours, celle d’un « dialogue ouvert, transparent et régulier » entre les Églises et les institutions européennes. Le nouveau traité reconnaît aux Églises « leur identité et contribution spécifique ».

En pratique, une rencontre annuelle à haut niveau se tient entre dignitaires religieux et les dirigeants des institutions de l’UE (Commission, Parlement, Conseil) ainsi que de nombreuses réunions à thème entre experts. Les évêques catholiques européens (Comece) voudraient aussi instaurer ce dialogue avec le futur service diplomatique européen.
Sébastien MAILLARD (à Bruxelles)

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