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TGV Est Accord en vue le 1 er septembre

31-08-09 - Boursorama

Remise à plusieurs reprises, la réunion pour la signature de la convention de financement de la seconde phase du TGV Est entre l’État et les collectivités est programmée mardi 1 er septembre, au ministère de l’Écologie à Paris. Ce temps supplémentaire aura permis d’aplanir les dernières difficultés entre le conseil régional de Lorraine et le conseil général de Moselle, se félicite le sénateur Hubert Haenel, vice-président du conseil régional d’Alsace en charge des transports, qui avait pris des contacts avec les deux présidents.

La question de la gare TGV Lorraine, qui empêchait tout accord, a été débloquée la semaine passée : l’État a pris la semaine dernière un arrêté de mise à l’enquête publique concernant la construction d’une gare d’interconnexion TGV-TER à Vandières. Le président Jean-Pierre Masseret (PS), qui avait mis son poids dans la balance en faveur de cette gare, alors qu’une autre avait été construite à Louvigny, à 7 km de l’aéroport de Lorraine, a annoncé concomitamment un accord de participation de l’État de 30 millions d’euros qui serviront, en cas de décision favorable, à la construction de la gare. Et, dans le cas contraire, ils seraient injectés dans des études de nature à améliorer les infrastructures ferroviaires en Lorraine. Le président Masseret a précisé que cette gare pourrait ouvrir « au mieux en 2014 ».

Depuis le décès d’Adrien Zeller, qui présidait le conseil régional d’Alsace, les entreprises du BTP, intéressées par les marchés publics liés à la poursuite du TGV, avaient craint que la signature de la convention ne puisse avoir lieu avant l’élection du nouveau président. À tort, puisqu’aussi bien le président par intérim Bernard Stoessel que le vice-président Hubert Haenel disposent d’une délégation de signature leur permettant d’engager la parole de la Région Alsace.

Lire l'article de Nathalie Griesbeck du 22/7/09

Marielle de Sarnez : "Je crois à l'élection de François Bayrou en 2012"

30-8-09 Le Parisien

Mariellle de SarnezDéputée européenne et vice-présidente du MoDem, l’ex-giscardienne Marielle de Sarnez a été de tous les combats de François Bayrou. Et, malgré son score décevant aux européennes, elle continue de croire à ses chances d’accéder un jour à l’Elysée.

Félicitez-vous Nicolas Sarkozy d’avoir, mardi dernier, rappelé à l’ordre les banquiers ?

Marielle de Sarnez. Les recommandations verbales qui ne sont accompagnées d’aucun texte de loi ni d’aucune sanction sont rarement suivies d’effets ! Une question mérite d’être posée : l’activité des banques, telle qu’elle est pratiquée maintenant, est-elle réellement au service des entreprises, des familles, des épargnants, des investisseurs, ou bien la pratique de la spéculation financière l’a-t-elle emporté, multipliant les risques déraisonnables, qui plus est avec l’argent des autres ? Il est urgent de cantonner les activités spéculatives des banques pour mieux protéger les acteurs de l’économie réelle.

Approuvez-vous l’idée chère à Nicolas Sarkozy d’un grand emprunt national, sur laquelle Alain Juppé et Michel Rocard sont invités à plancher ?

Savez-vous que la France emprunte chaque jour 1 milliard d’euros ? La totalité de notre impôt sur le revenu ne suffit plus à payer la charge de la dette ! Dans quelques années, la dette représentera 100 % de notre PIB (NDLR : produit intérieur brut)! Alors, rajouter de la dette à la dette, c’est prendre le risque de supprimer toute marge de manoeuvre. Et si emprunt on devait envisager, je l’aurais voulu dans le cadre européen. Pour soutenir les PME et investir ensemble, solidairement, dans les infrastructures d’avenir.

La taxe carbone, n’est-ce pas, au nom des grands sentiments écologiques, un impôt de plus, que seuls les Français, dit Claude Allègre, auront à payer ?

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Université du Mouvement Démocrate : Prix spécial
27-8-09

Début août les Jeunes Démocrates ont mis en place des bus pour permettre aux jeunes adhérents de venir aux universités de rentrée à prix modique et dans une ambiance conviviale.
 L'aller-retour coûte de 40 à 50 euros selon la ville de départ.

Nous avons décidé d'ouvrir l'accès à ces bus aux ainés.
 Vous trouverez tous les détails dans le fichier pdf en cliquant ici.

Avec mes sincères salutations.
Franck Faveur -  Président des Jeunes Démocrates

Ce à quoi les Français tiennent

La Croix  (14/8/09)

La dernière enquête sur les valeurs des Français dessine un pays soucieux de liberté dans la sphère privée et d’égalité dans le domaine social. La famille reste de loin la valeur phare
La famille reste la valeur phare des Français

«Dis-moi quelles sont tes valeurs, je te dirai qui tu es. » Pour qui croit la maxime légitime, la lecture de l’enquête sur les valeurs des Français – version 2008 – se révélera indispensable. Réalisée à l’échelle européenne depuis 1981 tous les neuf ans, cette étude offre en particulier une radioscopie unique de l’univers des valeurs et croyances des Français . Au fil des pages, elle permet de dessiner le socle de leurs références communes, le fil qui les tient ensemble, tout en autorisant des comparaisons sur la durée.
En tête du palmarès 2008, la famille reste la valeur phare des Français, qui la considèrent « très importante » (87 % des personnes interrogées), assez loin devant le travail (68 %) et « les amis et les relations » (50 %). Cette préférence n’est pas une surprise : la famille garde la place de tête qu’elle occupait déjà lors des précédentes enquêtes analogues, et le tiercé gagnant ne s’est pas modifié au fil des ans.

Le coup de sonde donné du côté de l’éducation est tout aussi instructif. Interrogés sur les qualités à valoriser dans l’éducation des enfants, les Français donnent la priorité à « la tolérance et (au) respect des autres », considérés par plus de huit Français sur dix comme des qualités particulièrement importantes.
Là encore, la continuité : « De tous les choix possibles, la tolérance constitue, quelle que soit l’année, la valeur ou qualité la plus souvent choisie par les enquêtés, commente Guillaume Roux, chargé de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques. Elle apparaît ainsi comme une valeur centrale et même prioritaire. »

La mise en avant des "bonnes manières"
 En deuxième position, les Français font figurer « les bonnes manières » (retenues par plus de sept Français sur dix), puis « le sens des responsabilités » (plus de six Français sur dix). Évoluant du sixième rang en 1981 au deuxième en 2008, les « bonnes manières » ont le vent en poupe.
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La valorisation de la solidarité
 De même, la valorisation de la solidarité, qui reste moyenne dans l’opinion, n’empêche pas la France d’être « une société de défiance » où seul un petit quart des personnes interrogées se déclarent prêtes à accorder spontanément leur confiance à autrui.
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L'égalité passe devant la liberté
 Du côté de la vie collective, justement, l’enquête 2008 apporte également son lot d’enseignements et de nouveautés. Invités à choisir entre les valeurs de liberté et d’égalité, les Français font passer la seconde devant la première (57 % contre 40 %), pour la première fois depuis quarante ans ! C’est le résultat d’une tendance de fond, qui s’affirme depuis le début des années 1980, venant contredire l’opinion commune selon laquelle la société française serait toujours plus sensible aux sirènes du libéralisme.
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"La montée des valeurs humanistes"
 Ce besoin se conjugue à un sentiment national en progression et une « fierté d’être Français » très largement partagée. Il ne s’agit pas pour autant d’un retour à une identité nationale cocardière et frileuse : au contraire, l’enquête fait apparaître une baisse sensible de la xénophobie et d’une « préférence nationale » à l’emploi.
« La montée des valeurs humanistes est une réalité qui se poursuit et s’affirme, concluent Pierre Bréchon et Jean-François Tchernia, coordinateurs du volet français de cette enquête européenne. Les valeurs de tolérance sont en nette progression et la xénophobie est en baisse sensible. » À lire les résultats de l’enquête, toutes les valeurs associées à l’ouverture sont au beau fixe, mais c’est bien l’individu qui fixe le cap, avec une indépendance jalouse. Liberté privée, ordre public : telle est l’équation fétiche des Français.

Elodie Maurot

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Sondages - François Bayrou avait raison

7 - 8 -09  France Démocrate

La vérité finit toujours par sortir ...
Ainsi ce scandale des sondages de l’Elysée, que vient de révéler le rapport de la Cour des Comptes.
Quels médias en parlent ? Les seuls encore non corrompus, indépendants, rebelles et vigilants : Marianne, Mediapart et le Canard Enchaîné.

Alors que le sujet est très grave pour notre démocratie.

Le PS et le MoDem ont réagi.
Quelques billets de blog le dénoncent comme celui-ci et celui-là.

Qui avait prévenu et avait déjà dénoncé des manipulations, dans son discours du 3 juin et sur France Inter le 4 juin ? Qui s’est fait tacler pour cette dénonciation, voire traiter de parano ? François Bayrou. La bête noire des politiques au pouvoir et des opposants en perte de vitesse, qui se sont empressés d’arroser l’arroseur ...

J’aimerais bien que la presse, au lieu de lui attribuer un "anti-sarkozysme primaire", s’intéresse au fond de ce qu’il dénonce, notamment dans son livre "Abus de pouvoir", reprenne aussi les sujets sur lesquels il s’était fait moquer ou tacler et qui lui ont donné raison ensuite, lui attribue les idées qui ont été reprises ensuite par ses propres détracteurs, du gouvernement comme de l’opposition … Dénonciation de la financiarisation de l’économie et de ses dérives avant même que n’éclate cette crise financière, mise en cause des inégalités croissantes et des rémunérations indécentes des grands patrons, politique d’ouverture, Small Business Act pour soutenir les PME, taxe carbone proposée dès 2005, idée des retraites à points qui fait son chemin, et bien d’autres encore ...

Cette histoire de sondages, ainsi que l’incroyable renversement du scrutin des dernières élections européennes me conduisent à la conclusion suivante : la COMMUNICATION et les MEDIAS ont un rôle bien plus important que le fond. Les électeurs votent bien plus sur des impressions de dernière minute, sur l’émotion d’une émission (le débat avec cette altercation entre Cohn-Bendit et Bayrou, le film Home), plutôt que sur le fond des programmes qu’ils n’ont même pas lu.
Contrairement à ce qui est colporté par ses partis concurrents et la presse, le MoDem a fait une campagne complètement de fond, sur le programme européen, que ce soit par ses documents de campagne, internet, ses meetings, les diverses interventions de presse et medias des candidats.

Mais à force de marteler dans la presse grand public ou télévision (glosant sur le succès du livre "Abus de pouvoir") que Bayrou ne parlait pas d’Europe, que le MoDem n’avait pas de programme européen, l’opinion s’est laissée prendre.

CONCLUSION :

- Est-ce que le MoDem doit entrer dans ce jeu et "faire de la com" ?
- Ou est-ce que le MoDem doit faire prendre conscience aux citoyens qu’ils sont vraiment manipulés, pour qu’ils se réveillent, qu’ils exercent leur conscience et leur responsabilité, qu’ils boycottent les médias manipulés et aillent chercher leur information plutôt sur internet, qu’ils s’intéressent vraiment aux sujets de fond et non à l’apparence, aux mensonges et aux fausses promesses, et qu’ils s’intéressent plutôt à l’honnêteté et à la crédibilité des hommes politiques, et qu’ils fassent ainsi leur choix en toute conscience.
La 2ème option est sans doute la plus difficile, mais c’est pour moi la voie la plus saine.

L’opposition cherche à se reconstruire pour 2012

7-8-09  La Croix

Deux mois après leur défaite aux européennes, PS et MoDem ont lancé, chacun, une réflexion pour bâtir une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy. Alors que les socialistes planchent sur un nouveau modèle de développement qui ne se contente plus de réparer les dégâts de la mondialisation, mais tienne compte à la fois des préoccupations écologiques et sociales, François Bayrou, lui, a accepté de se « remettre en question » et prépare activement le congrès programmatique de son mouvement à l’automne. Le leader du MoDem a accepté de rompre le silence qu’il s’imposait depuis deux mois pour expliquer à « La Croix » sa stratégie

Il n’a pas dit un mot, ou presque, depuis l’échec cuisant du MoDem aux élections européennes de juin. Une cure de silence nécessaire pour digérer la défaite, en tirer les leçons et préparer la suite. Mercredi 5 aoûr au matin, dans son bureau parisien, c’est un François Bayrou détendu et serein qui prend acte des difficultés actuelles : un score catastrophique aux européennes (8,5 %), suivi d’une pluie de critiques sur ses méthodes de management, sa stratégie anti-sarkozyste, l’hyper-personnalisation du mouvement et le manque de projet véritable. « Ce ne fut pas un moment agréable, admet le président du MoDem. Quand c’est l’engagement d’une vie, vous vivez les accidents durement. »

L’occasion pour François Bayrou de se remettre en question : « Il faut que l’accident soit utile, poursuit-il. J’en ai tiré les enseignements. J’ai trop été dans l’affrontement, les Français n’aiment pas cela, et ils ont raison. Le combat de fond mérite mieux que la bagarre. Je veux changer de style. Mon indignation m’a entraîné dans la mêlée, alors qu’elle aurait dû me mettre à distance. »

Objectif : être prêt pour le grand congrès du MoDem

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TGV EST : Vandières ou Louvigny, il faut choisir

2- 08- 2009  blogerslorrainsengages

Alors que les divergences politiciennes lorraines n’en finissent plus de freiner les projets d’intérêt généraux, comme celui de la seconde phase du TGV Est Européen, à l’instar de tants d’autres, il est urgent pour l’avenir de la Lorraine de trancher définitivement la question des gares de Vandières et de Louvigny. En effet, s’il apparaît certes nécessaire de poser des conditions afin que le TGV Est profite réellement à toute notre belle province, il convient au contraire d’en finir une fois pour toutes avec tous ces atermoiements politiciens et ces querelles autodestructrices. Car, en attendant la fin des stupidités de nos (ir)responsables, la SNCF a dernièrement rappelé que la liaison gare Lorraine TGV-Francfort ne sera pas maintenue et qu’elle n’était guère emballée par un arrêt à Louvigny du TGV de Zurich, préférant ainsi passer par l’axe Rhin-Rhône. Voilà donc où tout cela nous conduit. Quelle bêtise ! Car même dans la perspective d’une ligne TGV complète jusqu’à Strasbourg, les Lorrains se contenteraient de regarder passer les trains devant leurs yeux comme des vaches. Or, il apparaît évident que de tels arrêts internationaux sont vitaux pour notre belle province. Dans le cas contraire, l’intérêt de la deuxième phase serait proche du néant.

Pour revenir à cette querelle de clochers vieille comme le monde, Jean-Pierre Masseret a récemment exigé comme condition incontournable à la signature du protocole d’accord financier sur le second tronçon de la ligne à grande vitesse une reconnaissance de la part de l’Etat français de la nécessité de construire la gare d’interconnexion de Vandières. Celle-ci serait ainsi raccordée au réseau TER, notamment sur la ligne Metz-Nancy, et remplacerait la gare intérimaire de Louvigny, accessible uniquement par la route. Une précédente étude avait permis de démontrer la faisabilité technique et le bien fondé d’une telle structure pour l’aménagent du territoire, dans l’optique d’assurer dans de bonnes conditions une correspondance TGV-TER. S’il apparait à nos yeux que la gare de Vandières doit se faire, nous n’arrivons toujours pas à comprendre pourquoi elle n’a pas été faite tout-de-suite. Cela aurait ainsi permis aux Lorrains d’économiser les 27 millions d’euros nécessaires à la construction de la gare de Louvigny. Quelle gestion désastreuse et scandaleuse de l’argent public ! Un cas unique. Franchement chapeau. De même, ce qui nous paraît étrange dans cette bien triste histoire politicienne, ce sont les 100 millions d’euros nécessaires pour bâtir la gare de Vandières, soit plus de trois fois le montant de celle de Louvigny, autant que pour celui de la mise à 2X3 voies de l’A 31 et plus encore que pour celui du Centre-Pompidou Metz ! Elle sera taillée dans le marbre ou quoi cette gare ? C’est tout bonnement incroyable !

Exprimez vous sur le blog MoDem 54

La taxe carbone sera-t-elle juste et efficace ?

1-8-2009  blogdudemocrate

Ce sont les deux questions que l’on peut se poser. L’éditorial du Monde consacré à ce sujet avait aussi ajouté la question de la simplicité de la taxe : sur ce plan, avec Michel Rocard à la manœuvre, sans mauvais jeu de mots, on n’échappera sans doute pas à l’usine à gaz – il n’y à qu’à penser à la CSG et sa fameuse part non déductible…

Un mot sur le cadre de ce débat : cette proposition de taxe carbone, pour laquelle la loi Grenelle I de l’environnement prévoit seulement qu’elle soit étudiée, a été introduite dans le débat français par le Pacte écologique de Nicolas Hulot. C’était la proposition n°2 sur laquelle l’agitateur médiatique demandait aux présidentiables de s’engager. Dans son livre programme, la proposition était détaillée en s’appuyant sur les analyses de ses promoteurs scientifiques Alain Grandjean et Jean Marc Jancovici. Schématiquement l’idée de la taxe est d’inciter à une diminution des émissions de gaz à effet de serre dans les domaines du bâtiment et des transports – puisque le troisième volet, les émissions industrielles est déjà réglementé par l’Union européenne avec les quotas d’émissions. Il s’agirait donc d’introduire une taxe qui viendrait renchérir le prix des combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole et dérivés). Il est prévu que le taux de la taxe augmente progressivement pour la rendre de plus en plus incitative.

La taxe sera-t-elle juste ? En tous cas il faudrait y veiller, c’est un minimum, dans ce contexte de crise. C’est franchement le point qui m’apparaît le plus problématique. Les gens modestes sont souvent ceux qui ont les véhicules les plus consommateurs car les plus anciens, et lorsqu’ils sont propriétaires ils n’ont pas nécessairement les moyens de faire des travaux d’isolation. C’est pour cette raison que N. Hulot a toujours proposé qu’en accompagnement de la taxe il y ait une redistribution forfaitaire vers les plus modestes, et cela me paraît une condition nécessaire.

Un autre facteur d’inégalité devant la taxe sera le lieu d’habitation des gens, et là je ne vois pas bien comment cela pourra être compensé. C’est ainsi, les gens qui habitent en milieu rural dépensent plus de carburant car en campagne sans voiture il est quasiment impossible de se déplacer. Mais ont-t-ils choisi ?

La taxe sera-t-elle efficace ? Sur un plan macro-économique, sur plusieurs années, nécessairement. Mais pas forcément autant qu’on le croit, car les gens taxés n’ont pas toujours la possibilité de faire d’autres choix de consommation énergétique. L’habitant de grande banlieue, s’il n’a pas les transports à proximité, est bien obligé de prendre sa voiture pour se rendre au travail ou faire ses courses. Et dans ce cas, outre le caractère inéquitable, la taxe est inefficace car quelque soit son montant ou presque, nous n’observerons pas d’évolution majeure. Tout au mieux, à partir d’un certain niveau de taxe, la personne en question trouvera peut être intérêt à acheter un véhicule moins consommateur.

J’ai retrouvé la réponse que François Bayrou avait faite à la proposition de Nicolas Hulot. Je vous la livre ici « Je suis favorable à une taxe sur l’énergie fossile afin de pousser chacun à développer des stratégies personnelles d’économie d’énergie et de ressources alternatives. Cette mesure doit être envisagée dans une optique de long terme, avec progressivité, annoncée à l’avance et promue dans un cadre européen pour éviter tout effet de dumping fiscal». 
Je trouve que François Bayrou nous avait livré là une bonne clé pour que la taxe soit le plus efficace possible : il ne faut pas l’appliquer dès 2010, mais l’annoncer par exemple pour 2012 avec un taux significatif d’entrée. Ainsi tous les acteurs auront le temps de s’y préparer et les gens qui ont des décisions structurelles à prendre dans la période comme l’achat d’un véhicule ou le choix d’un logement (plus ou moins loin des transports) peuvent intégrer ce facteur au lieu d’en être directement prisonnier. En outre, on peut espérer ainsi que la taxe interviendrait à un moment où la crise sera estompée.