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Les jeunes de « l’été nomade » poursuivent leur tour de France
1-09-2011 DR
Ces derniers jours , ils étaient en Champagne à la rencontre de jeunes viticulteurs et saisonniers en période de vendanges pour évoquer leurs préoccupations et problématiques.
Rappelons nous , le dimanche 21 août dernier , ils étaient parmi nous à Nancy .Vincent CATALDO ,délégué fédéral des Jeunes Démocrates de Meurthe-et-Moselle nous propose une compte-rendu assez détaillé de cette belle journée , même si elle fut un peu pluvieuse , passée « chez nous » :
C’est sous un ciel chargé que nous attendons avec impatience l’arrivée d’Antoine Carette, président des Jeunes Démocrates du Val de Marne dans la Région Ile-de-France. Avec un groupe de militants Jeunes Démocrates, il est à l’initiative de l’opération baptisée « été nomade » qui le mènera durant toute la saison estivale à sillonner les routes de France à la rencontre des jeunes pour recueillir leur ressenti sur un sujet qui les préoccupent tous : l’emploi. Population particulièrement vulnérable, les jeunes sont particulièrement confrontés à des difficultés sur le marché du travail qui plus est en ces temps de crise économique.
Au cours de ses pérégrinations, Antoine recueillera les témoignages, consignés bien soigneusement, qui feront l’objet d’un livre blanc lequel sera présenté lors des prochaines universités d’été du MoDem qui auront lieu les 16, 17 et 18 septembre prochains sur la presqu’île de GIENS dans le Var. Après la Bretagne, Antoine est de passage en Lorraine où il a décidé de nous rendre visite. Rendez-vous est donc naturellement pris pour ce week-end.
Les journalistes que nous avions invité à couvrir l’évènement ont répondu présent ; France 3 Région pour la télévision et l’Est Républicain pour la presse écrite. Thomas FRIANG, président des jeunes Démocrates de Moselle que nous avions rejoint sur Metz la veille, lors du passage d’Antoine Carette dans la capitale lorraine, nous a fait l’amitié de sa venue.
A 10h30 précise, Antoine arrive place Carrière au volant de sa 4 L orange qu’il stationne quelques minutes plus tard devant les marches du Palais du Gouverneur. La scène a quelque chose d’insolite. C’est qu’elle détonne dans ce cadre, la petite cylindrée avec sa couleur chatoyante! Impossible de passer inaperçue ; c’est elle la véritable star de la matinée. A peine arrivée, des curieux dévisagent déjà la carrosserie flamboyante. Il est évident qu’elle exerce un certain magnétisme et attire spontanément les regards. Les militants du Modem qui m’accompagnent se pressent autour de la voiture pour accueillir Antoine.
Une averse se déclare. Qu’importe nous nous abritons tous sur le parvis couvert du palais du gouverneur. Antoine, Danièle NOEL, Présidente de la Fédération du MoDem de Meurthe-et-Moselle et moi-même nous prêtons aux questions des journalistes et posons pour les photographes près de la 4 L. La séance terminée nous nous dirigeons vers le marché proche où nous espérons rencontrer des jeunes prêts à nous faire part de leur impression et de leur expérience. Au cours de notre progression à travers les allées, nous abordons les passants et les interviewons. Nous faisons notamment la connaissance d’un couple d’entrepreneurs dans le commerce de fruits et légumes, établi à la frontière franco-luxembourgeoise. Ils nous font part de leur difficulté à recruter parmi les jeunes et évoque une pression fiscale des entreprises trop élevée par rapport aux pays limitrophes. Pour un travail de 24 h semaine payé au tarif d’un SMIG de 35 h, sans compter les primes et les frais de déplacements, les postes de vendeurs qu’ils ont à pourvoir ne trouvent malheureusement pas preneurs.
Face à toutes ces contingences, ils nous confient qu’ils aspirent, un jour peut-être, à quitter l’hexagone et rêvent d’ailleurs plus propices…
Nous avons ensuite rendez-vous, place Saint-Epvre, avec Xavier CELLI, jeune masseur-kinésithérapeute de 28 ans pour nous entretenir avec lui afin de connaître son parcours et les difficultés qu'il a pu connaître. Après ses années d’études passées en Belgique, où l’absence de « numérus clausus » et la préparation à un diplôme européen calqué sur le système LMD (en France il s’agit encore d’un diplôme d’état) attirent chaque année de nombreux étudiants français, et une expérience professionnelle au Luxembourg, il a choisi de s’installer à Nancy, dans sa région natale, pour ouvrir son propre cabinet et exercer sa profession. Son retour en France ne s’est pas fait sans se poser de questions, bien au contraire. Au cours d’un long entretien il nous fait part des difficultés auxquelles il est confronté en France dans l’exercice de son travail : la non-reconnaissance par l’Etat de la profession de kinésithérapeute au niveau bac+3 (formation d’un an de médecine suivi de 3 ans d’école de kinésithérapie), à l’égal des infirmiers, des honoraires moins élevées (un jeune praticien français en début de carrière gagne environ 1600 euros nets par mois en France) et des charges sociales plus élevées que dans les pays limitrophes, une retraite peu avantageuse à mettre en relation avec le statut de profession libérale sont quelques exemples. Une semaine type, pour ce jeune professionnel compte 45 heures de travail en moyenne.
Xavier est également membre du Conseil d’administration du syndicat des kinésithérapeutes de Meurthe-et-Moselle depuis plus d’un an où il lutte notamment contre les restrictions règlementaires qu’impose l’Etat à la pratique de son métier ainsi pour que la revalorisation financière des actes. En effet, depuis 10 ans, les actes de kinésithérapie n’ont pas été revalorisés ; une séance d’une demi-heure revient actuellement à 15 à 20 euros selon la nature de l’acte. On peut par ailleurs déplorer qu’il n’existe pas au sein de la Grande Région (Sarre(D), Rhénanie-Palatinat (D), Lorraine (F), Luxembourg, Wallonie (B)) de volonté de fédérer les syndicats des professionnels de la kinésithérapie.
L’après-midi se passe dans une atmosphère des plus conviviales. Nous nous quittons quelques heures plus tard non sans s’être promis au préalable de se retrouver tous bientôt.