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L'argent ,la crise ,la dette , les banques ...
Comment cela fonctionne t-il ?

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D'ou vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE. S'il n'y avait PAS DE DETTE
Il n'y aurait PAS D'ARGENT

Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.

Ce long métrage d'animation,ci-dessous , dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


L'Argent Dette de Paul Grignon (FR intégral)
envoyé par bankster2008

FauxMonnayeurs.org: Depuis 1973 et entériné par l'article 104 de Maastricht et transposé dans l'article 123 de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur une montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre.
Commission Justice - Mouvement Démocrate

Julien MARTIN , adhérent et militant MoDem , qui participe à la commission justice du MoDem nous fait part de ses inquiétudes.
Il nous explique dans une vidéo qu'il y a de quoi s'inquiéter du  manque de confiance grandissant dans l'opinion à l'égard de l'institution judiciaire . Ce manque de confiance est alimenté non seulement par les médias , mais aussi par le pouvoir politique .Pour le pouvoir politique, c'est pour mieux asseoir la politique sécuritaire .<<Il faut se méfier de cette méfiance>> nous dit-il .

Le Mouvement Démocrate devrait avoir un rôle important à jouer pour lutter contre cette méfiance :
- en initialisant une meilleure vulgarisation de ce qu'est la justice pour le citoyen .
- en travaillant sur la responsabilité des magistrats : qu'est-ce que juger ?

<<La principale menace pour nos libertés vient de celui qui veut nous gouverner >>



F Bayrou, meilleur ouvrier de France

Agoravox

Entre l’univers cacophonique de la gauche et l’unité quasi stalinienne de la droite, le chef du Mouvement Démocrate a su s’imposer en leader de l’opposition. Les médias, et non plus seulement les sondages et l’électorat des présidentielles de 2007, commencent à reconnaître le rôle constructeur de François Bayrou dont les positions se sont affermies et clarifiées dans le travail d’opposition au règne de Nicolas Sarkozy et de l’argent.

Il n’y a plus d’opposition de gauche. François Bayrou, artisan de la reconstruction de l’opposition prend le temps de traverser plusieurs fois la chaussée avant que n’arrive le convoi lent des socialistes qui tirent à hue et à dia. Il a le temps d’apporter ses matériaux et ses outils pour porter des coups sévères au clan des profiteurs qui s’est installé au pouvoir par la démagogie et à grands coups de millions d’euros de propagande. Affaire Tapie, affaire corse, financement du RSA, Bayrou est sur tous les fronts. Ses attaques se succèdent dans une accélération qui laisse sur place les gens de gauche, avec l’esprit d’à-propos et la cohérence qui font cruellement défaut à ces derniers.

D’ailleurs peut-on encore parler de "gens de gauche" quand de prétendus opposants cèdent si aisément à la fascination du sarkozisme ou entretiennent un silence complice sur l’affaire Tapie ? Certains vont même jusqu’à ériger une stèle à cet individu, ancien taulard, délinquant multi-récidiviste, menteur de foire, qui part dépenser en Suisse les 50 millions qui lui resteront de l’énorme pactole que les contribuables français lui accordent contre leur gré et contre la décision de la justice suprême. C’est le cas de deux rédacteurs d’Agoravox (La vengeance contre Tapie, Bayrou au Tapie). Le premier affirme d’entrée son parti pris pour la thèse qu’il s’est choisie en écartant les autres hypothèses. Pour lui, Tapie est une victime et sa parole vaut bien plus que toutes les autres ! Le second rédacteur se déchaîne dans un moment de haine dirigée contre la personne de Bayrou, action vengeresse pour laquelle tous les coups sont autorisés, y compris de glorifier Bernard Tapie comme un héros de la République.

Mais, comme dit le proverbe, les chiens aboient et la caravane passe. Et ce n’est pas la caravane l’UMP avec ses recruteurs de militants, ces camelots qui distribuent la bonne parole en même temps que des paires de tongs imprimant le sable mouillé de la marque éphémère de l’UMP. Ce n’est pas non plus la caravane des éléphants énarques à la lourde démarche dogmatique. Encore moins la mini-caravane pliante convertible du Nouveau Centre, ce parti sans militants. Non, c’est la caravane de la démocratie en marche, des citoyens regroupés par milliers, responsables et acteurs du changement que la France attend, que la France mérite.

Car notre pays mérite mieux que la politique menée actuellement, faite de sacrifices des classes inférieures pour le plus grand profit des familles les plus riches de France. Douze taxes nouvelles et plusieurs autres taxes déjà annoncées, voilà le visage de la "France d’après" qui s’avère être en réalité une République des amis, une République des connivences et du règne des grandes fortunes.

François Bayrou, en bon artisan, prépare l’échéance de 2012 avec le soin le plus méticuleux. Ses positions tranchées sur la réforme des institutions, sur la nécessaire séparation des pouvoirs et l’indépendance de la presse, ses rappels à l’ordre sur la conception du rôle qui échoit au président de la République ou sur la laïcité, sont autant d’arguments qui font mouche parce qu’ils sont justes, cohérents, raisonnables et perçus comme tels par la majorité de la population attachée aux grandes valeurs de notre pays.

C’est l’attachement à ces grandes valeurs qui est le moteur de l’ouvrier Bayrou qui a su affûter ses outils, apporter le matériau et poser les fondations d’un nouveau mouvement constructeur de la République future. Cet attachement aux grandes valeurs est le gage d’une rupture prochaine avec un épisode politique, néfaste et transitoire, qui prend la France à rebrousse-poil, dénature l’âme profonde de notre nation. Marianne, en bonne fille, s’est laissé éblouir par un prince, un "petit garçon" qui sait faire de bons tours de magie, mais elle se réveillera bientôt et son réveil est à redouter par tous ceux qui pensent qu’ils peuvent conduire par le bout du nez la dame au bonnet phrygien. Car la France, dans sa réalité historique et culturelle, est à cent mille lieues de cette politique de rétablissement des privilèges et des gens de cour. Elle aspire à tout autre chose. Du changement, elle en veut certes, mais pas de celui-là ni de celui des veilles lunes gauchisées.

La France républicaine, laïque et sociale, est désormais avertie ; elle veille ; elle œuvre déjà... Le moment venu, il se peut qu’elle reconnaisse le travail accompli par l’ouvrier Bayrou, et qu’elle lui apporte son soutien, mûr, réfléchi, indéfectible, un soutien qui ne sera pas aveugle ni sans contrôle.
Faire aimer l'Europe

La Croix

La France prend, mardi 1er juillet, la tête de l'Union européenne pour six mois, avec l'objectif de rapprocher les citoyens des institutions. Les jeunes sont particulièrement concernés : la très europhile "génération Erasmus", souvent mise en avant, ne représente que 2% des étudiants européens

Alors que la France prend, mardi 1er juillet, la tête de l’Union européenne pour six mois, le fossé entre les Européens et les institutions de Bruxelles semble difficile à combler.
Deux semaines après le non irlandais au traité de Lisbonne, ce désamour est encore plus tangible du côté des jeunes : 65 % des Irlandais de 18 à 24 ans ont voté non le 12 juin, tandis que la majorité des jeunes Français avait également rejeté le traité constitutionnel en 2005.
Ces dernières années, les défenseurs de l’idée européenne ont souvent mis en avant, pour s’en réjouir, la « génération Erasmus » qui a bénéficié d’une incroyable visibilité avec le fameux film de Cédric Klapish, L’Auberge espagnole, au succès retentissant lors de sa sortie en 2002.
On en avait presque oublié que le programme d’échanges universitaires Erasmus ne concernait que 2 % des étudiants européens, généralement issus des milieux les plus favorisés. Une goutte d’eau dans un océan de tenace indifférence face à l’Union européenne et de méconnaissance de son fonctionnement.

Les étudiants plus europhiles que les jeunes de banlieue
« Il y a jeunes et jeunes », rappelle Adriano Farano, le directeur de la publication du site Internet européen Cafebabel, qui a fait de la « génération Erasmus » son credo. Sur les questions européennes, le fossé est en effet autant social que générationnel.

Le million et demi de jeunes Européens qui ont bénéficié du programme d’échanges depuis sa création en 1987 sont en général des europhiles convaincus, tandis que le scepticisme face aux bienfaits de l’Union européenne est plus souvent du côté des jeunes actifs ou chômeurs.
L’Europe reste l’affaire des élites, quel que soit l’âge. « Un jeune qui a fait un séjour Erasmus a plus de choses en commun avec un retraité allemand installé en Espagne qu’avec un jeune de banlieue », estime Adriano Farano. En 2005, 54 % des étudiants avaient ainsi voté en faveur du traité constitutionnel en France, à l’inverse de la majorité des 18-25 ans.
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Source : La Croix


Edwy PLENEL - 8 mars 2007 : un prophète pour aujourd'hui ? il nous parle de Nicolas SARKOZY ....

Vous ne voterez pas pour N Sarkozy en 2007 ?

……………L'électrion de Nicolas SARKOZY à la présidence de la République aggraverait  toutes les crises dont souffre notre pays :
- la crise sociale parce qu'il veut donner beaucoup plus à ceux qui ont déjà trop….
- la  crise politique parce qu'il veut accentuer un présidentialisme institutionnel qui étouffe à petit feu notre vie démocratique.
- la crise internationale car il a une vision religieuse de la société , celle-là même qui nourrit l'affrontement des cultures et la guerre des civilisations .
Pour toutes ces raisons , NS ne serait pas la solution à nos problèmes . Il serait leur aggravation , plus de pouvoir personnel , plus d'inégalités sociales ………….

Quel danger représente selon vous Nicolas SARKOZY ?

……….Son principal ennemi , c'est lui-même ………NS a une vision guerrière et égocentrique de la politique, on est avec lui ou contre lui ……….il hystérise la politique …… Nous savons surtout que l'Elysée est un bunker . Une fois qu'on est élu on est indéboulonnable ………

Que dire à ceux qui hésitent encore à voter Nicolas SARKOZY ?

……….Je peux témoigner du fait que NS n'a pas une vision très pluraliste de la vie médiatique . ………la normalisation , l'uniformisation du paysage médiatique étaient pour lui un enjeu avant cette campagne électorale . ……….toute sa politique sert à imposer un agenda en réduisant l'indépendance des journalistes

Edwy Plenel s'engage contre Sarkozy

Ce qui rend une société plus humaine : le sens

Agoravox

Ce qui rend une société plus humaine, c’est la justice, mais c’est avant tout le sens. La justice, on y viendra, c’est le sens de la justice. Avec le crise financière que nous connaissons, l’absurdité d’un système éclate aux yeux de tous. Or, l’absurdité, c’est l’opposé du sens, c’est le facteur des sociétés inhumaines, les écrivains de l’Absurde l’ont brillamment démontré.

Jean-François Kahn était l’invité des Quatre vérités sur France 2 ce lundi pour parler de la crise. Il commença par un "coup de gueule" contre l’aveuglement de nos gouvernants qui n’avaient pas su voir les vices du système qui ont entraîné l’économie dans le gouffre actuel, des risques tellement voyants que le quidam doté de bon sens avait pu les remarquer depuis longtemps. Il a lui-même dénoncé il y a quelques années ces vices que les dirigeants politiques et économiques n’admettent qu’aujourd’hui et seulement pour justifier le recours massif à l’argent public. L’une des absurdités dénoncées, c’est le volume des transactions consacrées à l’économie réelle qui ne représente environ que 2 % de la totalité des échanges monétaires. L’argent devenu une fin en soi (les sommes folles que s’attribuent les traders) oubliant qu’il n’est qu’un outil au service du financement de l’économie.

Jean-François Kahn présentait aussi son dernier livre dont le titre est en forme de provocation : Pourquoi il faut dissoudre le PS. "A quoi sert encore le PS, déchiré par autant de clans que de chefs, dont le congrès en novembre s’annonce comme une énième Nuit des petits couteaux, enfermé dans un monde d’hier, utilisant un discours d’avant-hier comme alibi à sa soumission aux pires dérives du monde d’aujourd’hui, incapable qu’il est devenu de préparer, de penser et d’anticiper le monde de demain ? A rien." A l’heure où des militants et des leaders du PS s’interrogent tout haut sur l’opportunité de reporter le congrès, J.-F. K., lui, est clair : le PS n’a pas d’avenir et si l’on veut offrir aux Français une alternative fondée sur l’humanisme, avec l’humain au centre du projet, c’est vers le MoDem qu’il faut se tourner aujourd’hui. Hier, le PS était peut-être le parti qui répondait le mieux à ces aspirations profondes, aujourd’hui ce n’est plus le cas et pour un long moment !

C’est tout naturellement donc que J.-F. K. se propose d’être candidat aux élections européennes au nom du MoDem. S’il est accepté a-t-il précisé. Ce n’est pas un choix d’opportuniste : J.-F. K. a brièvement rappelé son militantisme journalistique qui rejoint depuis longtemps les idées de Bayrou.

Il y a du sens au Mouvement démocrate même si l’option qui domine n’est pas de faire dans l’hyper communication ni d’annoncer des réformes chaque matin de manière tonitruante. L’hyper communication, on voit où cela mène... A des déclarations qui seront contredites par d’autres déclarations opposées peu après. Il n’est que de comparer les promesses du candidat Sarkozy à ses actes d’aujourd’hui ou de citer quelques exemples de déclarations très imprudentes. Ainsi, lorsque Sarkozy critiquait la frilosité des Français qui, selon lui, épargnent trop et hésitent trop à se lancer dans les crédits hypothécaires, ne faisant pas autant confiance en leur économie que les Américains qui n’ont pas hésité à recourir aux "subprimes".

Le "tournis" dont parlait François Bayrou, à propos de la politique très agitée du président, fait perdre le sens de toute chose. Les valeurs elles-mêmes se noient et passent au second plan des seules valeurs financières sur lesquelles on braque les projecteurs. Donc, garder le sens est le gage d’une société qui restera humaine dans l’avenir. Dénoncer les abus du capitalisme - financier notamment -, vouloir construire l’Europe avec les gens et non contre eux (le référendum écarté pour imposer la réforme porte un message négatif), lutter lorsque cela vaut la peine sans compromission, voilà ce qui peut sauver le sens. Tout dernièrement, une victoire a été remportée contre le fichier Edvige, même si Corinne Lepage alerte sur le fait qu’il faut continuer le combat car le décret n’est pas abrogé et s’applique donc.

Dernier combat en date du président du MoDem, le dépôt de deux recours devant le tribunal administratif de Paris contre la décision d’un tribunal arbitral condamnant le Consortium de réalisation (CDR), héritier du Crédit lyonnais, à verser une indemnité de 285 millions d’euros (près de 400 millions avec les intérêts) à Bernard Tapie. Au total, cinq recours ont été déposés ou sont en cours de dépôt contre la décision du CDR, selon le site d’information Mediapart ; ceux de Bayrou, celui de Charles de Courson, député Nouveau Centre, celui du groupe socialiste à l’Assemblée nationale ainsi que celui de l’association Contribuables.

La victoire remportée contre le fichier Edvige, mais aussi dans le passé contre le CPE (l’UDF de l’époque s’opposa avec fermeté à ce contrat inique), montre qu’il ne faut pas capituler et continuer de combattre quand le sens est de son côté. Le sens n’est pas seulement l’avenir de l’homme, c’est le moyen de sauver son présent. 
Luc BINSINGER élu président du Mouvement Démocrate 54

Ont été élus à la présidence collégiale

Luc BINSINGER 
Isabelle KARLESKIND
Marc SAINT DENIS
Sabine ASSFELD-LEMAIRE
Danièle NOEL

Félicittations aux  nouveaux élus

presidence

RESULTATS 

Dans la Presse  (Est Republicain du 13/10/08)  - Extraits

L Binsinger président
 
D'escarmouches fratricides en recentrage au centre gauche, de duels nationaux en mises au point locales, le MoDem semble sortir de l'ornière politique.
C'est le cas en Meurthe-et-Moselle où Luc Binsinger, 38 ans, maire hyperactif de Saint-Nicolas-de-Port, a pris la tête du mouvement de François Bayrou.
.... L. Binsinger :« Il y avait quatre listes au premier tour il y a quinze jours. Le jeu était ouvert puisqu'il restait trois listes de cinq noms. La mienne a obtenu 45 % des voix, dans une ambiance respectueuse des uns et des autres et dans la sérénité » explique Luc Binsinger, qui ne conteste pas qu'il y ait « des clans, des courants. Mais personne n'est parti en claquant la porte.On a deux mois pour bâtir une équipe sans renier ceux qui m'ont aidé et en tendant la main à tout le monde. On va rassembler et gagner. Les européennes doivent nous permettre de mieux nous connaître ».
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« Nous sommes un mouvement jeune, qui malgré ses 600 cartes en Meurthe-et-Moselle, a besoin de se refaire une trésorerie et de trouver des soutiens financiers »..............
PS
Jean-François Kahn en phase avec le MoDem, selon le MoDem 42       

Forez info

Jean-François Kahn, en habitué de la Fête du livre, était ce week-end dans notre bonne ville de Saint-Etienne. L’ancien directeur de « Marianne » devrait mener la liste Modem aux Européennes du printemps 2009 dans le Grand Est. Il a rencontré les militants et sympathisants du MoDem 42, Gilles Artigues et Lionel Boucher en tête (lire). Voici le texte que nous communique à ce propos le nouveau président stéphanois:

Jean-François Kahn " a bien évidemment affirmé que l’Europe avait une lourde responsabilité et un message fort à adresser au monde. Pour cela, il faut qu’elle soit unie et ne parle que d’une seule voix, ce qui n’est pas simple dans une Union à 27 au sein de laquelle cohabitent des nations plus ou moins sous influence des Etats Unis : « l’idée de plusieurs cercles est peut-être à réactiver pour plus d’efficacité et de cohérence ! », a affirmé Jean-François Kahn.

Ce dernier n’a pas l’impression d’ « entrer en politique » mais en fait de poursuivre l’engagement qui a toujours été le sien pour des valeurs auxquelles il croit . Parmi ses convictions de toujours, se trouve le refus du bipartisme ; cet affrontement entre la droite et la gauche est devenu totalement stérile : « J’ai rejoint François BAYROU, depuis longtemps dans ses analyses ».

En conclusion de l’échange riche avec la salle, Lionel Boucher posa à Jean-François Kahn, la question que tout le monde avait sur les lèvres : « Comment pouvons-nous être sûrs qu’une fois élu,  avec l’étiquette MoDem, vous ne rejoindrez pas l’UMP comme plusieurs de nos anciens amis et particulièrement un de vos confrères journalistes ? ».

Jean-François Khan a répondu, très sincèrement, qu’il avait proposé à François Bayrou de faire signer «  un engagement aux candidats éligibles dans lequel figurerait l’obligation de démissionner de leur fonction de député européen, dans l’hypothèse d’un désaccord survenu, en cours de mandat ».
François Bayrou, hypermotivé, passe à l’hypermarché Européennes. Le chef du Modem amorce un tour de France sur le thème du social.

CHRISTOPHE FORCARI - Liberation

F Bayrou - AuchanAvant même les résultats des prochaines échéances électorales, François Bayrou est passé à la caisse. Mais uniquement pour saluer les caissières de l’hypermarché Auchan dans la banlieue lilloise. Un sourire pour chacune, une poignée de mains, le président du Modem s’enquiert de leurs horaires de travail, de la durée de leur trajet et de leur vie de famille. Le candidat de la défunte UDF inaugurait mercredi et hier le premier de ses déplacements avant les élections européennes dans une région où il avait recueilli près de 15 % des voix à la présidentielle de 2007. L’occasion pour François Bayrou de tester ses prochains thèmes de campagne et de prendre le pouls des électeurs dans la perspective de la présidentielle de 2012. Genre galop d’essai.

Viandes. Le député des Pyrénées-Atlantiques veut «aller partout avec les gens qui vivent la crise, avec les gens qui font le peuple». «Nous voulons rester dans l’esprit de la dernière campagne présidentielle et nous mettre en immersion avec les Français», confirme un collaborateur du leader centriste. Et François Bayrou ne rechigne pas à «aller au charbon», rencontrer «ceux qui travaillent». Même quand il faut se présenter à 7 heures tapantes devant les portes de la grande surface pour une visite à l’atelier de découpe de viandes puis à celle de la boulangerie. «Je me lève à 3 h 30 pour embaucher à 5 heures», lui explique Catherine, mère d’une fillette de 4 ans et demie, sans interrompre l’empaquetage de la viande dans les barquettes..........

Jachère. Face au silence des socialistes englués dans leurs querelles intestines de précongrès, le patron du Modem laboure sans difficulté le terrain social laissé en jachère par ses concurrents. «C’est vrai que le PS nous facilite grandement la vie», s’amuse Eric Azière, responsable des fédérations du parti centriste.....................

Est-ce que nous voulons transmettre à nos enfants un monde où toutes les heures de tous les jours seront marchandes ? Il faut leur montrer que la consommation n’est pas le seul repère». Pour lui, «la crise révèle la ruine du modèle de société» à l’américaine défendu par le chef de l’Etat. «Nicolas Sarkozy assume le capitalisme mais moi je pense que ce n’est pas un modèle de société pour la France. Je ne crois pas dans la distinction entre un capitalisme financier mauvais et un capitalisme industriel vertueux. Mon modèle est humaniste. Tout ne se résume pas à la production et à la consommation», poursuit le patron du Modem, laudateur des vertus de la régulation européenne. Raison pour laquelle il a d’ailleurs approuvé le plan de sauvetage des banques. «Dans ce domaine, le chacun pour soi, c’est le zéro pour tous», estime l’opposant irréductible à Nicolas Sarkozy........

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Marc SAINT DENIS , au Conseil Général :<< Le seul souci qui guide mon choix :le bien de la collectivité >>

Est Républicain

COUP DE MAÎTRE
Pas toujours simple d'être seul maître à bord. Marc Saint-Denis unique  élu du Modem  à  siéger  au conseil général s'accommode de la situation. A plusieurs reprises, il a affiché des votes en totale contradiction avec le groupe des élus de droite dans lequel il siégeait naguère. « Je vote en mon âme et conscience. Le seul souci qui guide mon choix , c'est le bien de la collectivité ». Seul mais libre.
François BAYROU félicite les nouveaux élus des Mouvements Départementaux

Luc Binsinger, Danièle Noël et Marc Saint Denis, respectivement président et vice-présidents du MoDem 54 ont assisté samedi 25 octobre à la réunion des présidences collégiales et dimanche 26 octobre à la conférence nationale
François Bayrou a tenu à féliciter les présidents et présidentes nouvellement élus et a lancé un message fort à l’égard des mouvements départementaux :
« La mise en place de nos présidences départementales a été conçue de manière collégiale pour que toutes les sensibilités puissent y être représentées (…)
Nous sommes un commando de transformation de la société politique française.
Et comme nous sommes un commando de transformation, nous sommes contraints, obligés, soumis à l’exigence d’unité et de solidarité entre nous.
On a le devoir d’unité et le devoir de solidarité et je vous demande de l’assurer. »

Discours d'ouverture de François Bayrou lors de la Conférence nationale
Comptes rendus    (Jérôme Charré)
Discours de clôture de F Bayrou (pdf)

François Bayrou renvoie dos à dos le capitalisme et le socialisme

Le Monde - Patrick Roger

C'est Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), qui a exhumé la proposition du candidat Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de "faire de chaque Français le propriétaire de son logement". "Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe", regrettait-il alors, plaidant pour "changer les règles prudentielles imposées aux banques et développer le crédit hypothécaire" sur le modèle américain. "Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué", ajoutait-il.

François Bayrou ne pouvait trouver meilleure illustration du peu de crédit que lui-même accorde aux déclarations récentes de M. Sarkozy appelant à "refonder le capitalisme". Devant la première conférence nationale du MoDem, qui a réuni près de 2 000 personnes, dimanche 26 octobre à Paris, il a une nouvelle fois durement critiqué les choix du chef de l'Etat. Face à une crise "d'ampleur séculaire", M. Bayrou s'est dit "fier" d'avoir fait "de cette question du modèle américain un point de séparation et de confrontation avec Nicolas Sarkozy". "C'est ce modèle que l'on voulait nous imposer en France et c'est cela que nous avons eu bien raison de refuser", a-t-il insisté.

Moquant la "conversion socialiste" de M. Sarkozy - "ce qui doit bien faire rigoler du côté du Fouquet's" -, le président du MoDem s'est attaché à démontrer que les actes politiques de son gouvernement vont à rebours de ses discours. S'il se réserve "la liberté d'approuver ce qui va dans le bon sens", le député des Pyrénées-Atlantiques n'entend pas s'écarter du sillon qu'il laboure inlassablement depuis l'élection présidentielle : celui de l'opposant numéro un à la politique de M. Sarkozy.

Ainsi a-t-il balayé sans ménagement "la tentative un peu burlesque de redorer le blason du capitalisme". "Il n'y a pas beaucoup de chances que ça marche", a jugé M. Bayrou. "Je regrette d'avoir à le dire à l'actuel président de la République, a-t-il poursuivi, mais l'adhésion au capitalisme comme modèle de société est à peu près le contraire de ce que nous pensons, de ce que nous voulons, de ce que nous espérons."

L'ancien candidat à l'élection présidentielle, qui dit "ne pas croire plus à la refondation du capitalisme qu'à celle du socialisme", veut s'efforcer de faire émerger "un projet humaniste". Il entend repousser ce qui, à ses yeux, ressort d'"un modèle de société inégalitaire et consumériste". "Le bouclier fiscal et la loi TEPA, ce n'est pas autre chose que cela", a-t-il réaffirmé. S'emportant contre la volonté de "tout livrer à l'univers marchand", il s'est élevé contre l'extension du travail du dimanche, s'est dit en désaccord avec la privatisation de La Poste, s'est inquiété d'une réforme du lycée qui le ferait entrer dans la "culture du zapping" et a vivement dénoncé la prochaine réforme de l'audiovisuel public.

Un ton et un discours qui ne déparaient pas dans cette salle de la Mutualité où les ténors de la gauche, de toutes les gauches, ont connu leurs heures de gloire. Le président du MoDem s'efforce, précisément, de profiter d'une période où la gauche apparaît atone - à l'exception de son aile radicale conduite par Olivier Besancenot -, ou accaparée par ses querelles intestines, pour marquer des points dans cet électorat.
PR