Report de l'élection de Barroso: "La présidence se range au principe de réalité" déclare Marielle de Sarnez .
4-07-2009 Mouvement Démocrate Commentant les déclarations du Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt sur le report
de la réélection du président de la Commission européenne José Manuel
Barroso par le Parlement européen, Marielle de Sarnez, députée
européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a déclaré :
"En
reconnaissant qu'aucune décision ne pourrait être prise en juillet
quant à la succession de José Manuel Barroso à la tête de la Commission
européenne, la présidence suédoise du Conseil de l'UE s'est rangée au
principe de réalité. C'est le Parlement qui fixe son agenda, pas les
chefs d'Etat et de gouvernement.
En outre comme l'a
rappelé cette semaine le groupe de l'Alliance des démocrates et des
libéraux pour l'Europe et son président Guy Verhofstadt, nous ne sommes
saisis d'aucune demande formelle concernant l'éventuelle succession de
M. Barroso par lui-même.
Le jeu est donc toujours ouvert et le
Parlement doit profiter de cette période pour fixer ses priorités au
moment où il y a une forte attente d'Europe de la part de nos
concitoyens pour répondre à la crise et préparer l'émergence d'un
nouveau modèle de développement économique et social, plus sobre, plus
juste et plus durable". Pour gagner, s’appuyer sur le “ticket” Bayrou-Lepage”.
Après
la frustration d’être passé à côté d’un bon score aux élections
européennes et surtout de s’affirmer comme force politique
d’alternative à l’UMP, comme beaucoup, je cherche dans l’analyse des
pistes de travail pour nous améliorer. Mais quels sont les
fondamentaux qui nous ont réuni au Modem ?
- Remettre en
cause le système bi-polaire et assoir un centre autonome et indépendant
aspirant à devenir la force majeure dans le pays,
- Porter le projet d’une société humaniste, démocratique et écologique, un projet qui a du sens pour l’avenir,
- Faire de la politique autrement.
Nous
seul avons le projet alternatif à la société centrée sur le projet,
nous avons ce projet, ce ” centrisme révolutionnaire” théorisé par
Jean-François Kahn, une société humaniste ou l’homme sera la finalité
de nos décisions. Nous avons la richesse humaine, la qualité des
commissions thématiques pour les européennes en sont la preuves.
Il
s’agit maintenant de le faire savoir, de l’expliquer, de provoquer des
révolutions intellectuelles, et donc, comment dans un système
médiatique verrouillé, dans une société du spectacle, du people et de
l’immédiateté, comment parler à concrètement à nos concitoyens ?
Optimiser notre communication nationale et locale
: discours cohérent, discours radical, discours mêlant la “pensée
globale et l’action locale”, un discours exposant tout autant nos
projets économiques, écologiques et démocratiques, traduire
concrètement notre idéal de société… Montrer et prouver notre
volonté de faire de la politique autrement, sans demi-mesure et sans
ambiguïté : non cumul des mandats, pluralisme indispensable par
la proportionnelle, transparence des débats, collégialité des centres
de décisions, séparation effective des pouvoirs, charte de l’élu Modem…
Dans cette perspective, l’acte fort montrant notre volonté de
collégialité, de discours global et équilibré pour une société
humaniste - démocratique et écologique passe par la force du binome F.
Bayrou - C.Lepage…”coaché” par JF Kahn et consort pour débuter en 2012
la révolution centriste et vivre autrement.
Nous devons
confronter les projets : Le projet de société UMP (dont la finalité est
le profit au bénéfice d’un système concentré ) face à notre projet de
société humaniste. Nous devons face à l’omni-présidence d’un
seul, offrir la force et la richesse d’une équipe ; une équipe avec un
binome leader, François Bayrou et Corinne Lepage. Pour retrouver nos ambitions créatrices, pour gagner en efficacité et en réactivité, j’ai signé la pétition du groupe “Les Promoteurs”, Gadin du Mouvement Démodrate aux européennes : Home n'y est pour rien !!
Allez,
rendons un service à mon mouvement afin qu'il ne s'égare pas. J'entends
sur la Toile, mais aussi dans les propos de plusieurs responsables du
MoDem, en particulier de Bayrou, que le film Home serait l'un des
principaux responsables de notre revers.
Désolé, mais c'est
faux. J'ai lu un petit entrefilet il y a deux semaines, dans le Canard
Enchaîné, qui observait qu'un sondage Ipsos nous donnant à 10% à peine
avait été réalisé le vendredi soir : un première partie de
l'échantillon avait été testée AVANT la projection du film, et la
seconde partie, APRES la projection. Résulats des courses ? Sondages
IDENTIQUES, avant, et après...
Les Français ne se sont donc pas
décidés sur la seule foi d'un film. En revanche, si nous avions mis en
avant nos têtes de liste vertes ainsi que notre programme dont l'une
des pierres angulaires est le développement durable, nous aurions
certainement convaincu davantage. Corollairement à ce que je viens de
dire, le film n'a pas décidé davantage les électeurs des Verts à voter
pour eux.
J'avais observé, plus de trois semaines avant le
scrutin, que 50% de nos deux électorats n'était pas sûr de son choix et
invité alors à la prudence. Nous étions sur un toboggan. Il fallait y
prendre garde.
Si on veut travailler sérieusement, il faut
repartir sur des bases fiables et cesser de trouver des bouc-émissaires
toujours à l'extérieur. Barroso II : le double-jeu socialiste
Décidément,
les socialistes européens porteront une responsabilité historique dans
la probable reconduction de José Manuel Durao Barroso à la tête de la
Commission européenne pour un nouveau mandat de cinq ans. Incapables de
se mettre d’accord sur un challenger avant les élections européennes,
laissant ainsi le champ libre au candidat conservateur, ils s’apprêtent
à voter en majorité pour sa reconduction. Certes, pour sauver
l’honneur, ils vont s’opposer à ce qu’il soit investi dès le 15 juillet
comme le président sortant le souhaite, mais ils se rallieront sans
doute à sa candidature en octobre prochain.
L’Allemand Martin
Schulz (photos), qui vient d’être réélu à la tête du groupe socialiste
(désormais « Alliance progressiste des socialistes et des démocrates
»), n’a jamais caché que, pour lui, la présidence de la Commission
était un combat perdu d’avance, vu le rapport de force politique dans
l’Union (21 gouvernements dirigés par la droite et les conservateurs et
libéraux ont gagné les Européennes). Il estime plus important,
notamment pour sa carrière personnelle, d’aboutir à un accord technique
avec le PPE (démocrate-chrétien) afin de se répartir les postes au sein
du Parlement européen.
En particulier, il veut sécuriser pour
lui-même la présidence de l’Assemblée qui lui reviendrait pour
deux ans et demi, en alternance avec le candidat du PPE, le Polonais
Jerzy Buzek. Jeudi, lors d’une conférence de presse, il a lâché le
morceau : « la logique parle pour que je dise « niet ». Mais je dois me
demander si je ne pourrais mettre en place une meilleure politique
sociale-démocrate en posant des conditions auxquelles Barroso devrait
se plier ». Il a reconnu que « savoir si nous voterons pour lui (à
l’automne) est une question ouverte ». Il sait qu’un vote contre
Barroso ferait échouer l’accord technique avec le PPE ce qui le
priverait sans doute de la présidence du Parlement. Ce calcul est
largement partagé par l'ensemble des délégations nationales, seuls les
Français campant dans une opposition résolue. Mais avec 14 élus, ils ne
pèsent pas grand chose...
On ne peut qu’être sidéré devant une
telle logique : imagine-t-on la même « logique » appliquée aux
élections internes ? Pourquoi Martin Schulz ne plaide-t-il pas pour
qu’Angela Merkel fasse siennes certaines des propositions du SPD avant
les élections de septembre prochain ? Ne serait-ce pas aussi un bon
moyen « de mettre en place une meilleure politique sociale-démocrate »
au lieu de s’épuiser en de vaines élections, la CDU-CSU étant donnée
largement gagnante ?
Le SPD sait qu'il joue avec le feu en
soutenant un candidat conservateur à la tête de la Commission. A la
veille des élections législatives de septembre, cela ferait désordre...
C'est aussi pour cela que Schulz ne veut pas élire Barroso dès le mois
de juillet. C'est aussi pour cette raison que l'investiture n'aura pas
lieu en septembre, mais plus probablement en octobre, au lendemain des
élections allemandes... On n'est jamais trop prudent. Nouveau gouvernement :les remerciés (et ce qui leur est reproché) .
Christine Albanel
est dépossédée de son ministère de la Culture au profit de Frédéric
Mitterrand. Elle paie sans aucun doute le retoquage par le Conseil
constitutionnel d'une partie essentielle de sa loi Hadopi sur le
téléchargement.
Roger Karoutchi, qui était chargé des
relations avec le Parlement, a tout perdu. Fragilisé par sa défaite
lors des primaires UMP face à Valérie Pécresse pour la tête de liste de
majorité aux élections régionales de 2010 en Ile-de-France, il paie
aussi les tiraillements entre le groupe parlementaire UMP et le
gouvernement. Ce qui était son job et sa feuille de route.
André Santini
était secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Toujours mis en examen,
il va être convoqué en septembre par la justice comme témoin dans une
affaire de prise illégale d'intérêt. Ce qui, de fait, ne plaide pas en
sa faveur.
Yves Jégo n'aura pas survécu au cyclone social
qui a secoué les Antilles en début d'année. Il lui avait été reproché
d'avoir mis trop de temps à prendre conscience de l'importance de la
contestation guadeloupéenne. C'est clairement sa gestion de cette crise
qui est sanctionnée.
Bernard Laporte, l'ancien entraîneur
de l'équipe de France de rugby, perd son secrétariat d'Etat aux Sports.
Empêtré dans des affaires judiciaires liées à des dossiers immobiliers,
le pourtant proche de Nicolas sarkozy avait moins les faveurs de
l'Elysée depuis quelque temps. Il est remplacé par Rama Yade (ex-droits
de l'Homme) dont on ne connaissait pas l'intérêt pour la chose sportive.
Christine Boutin,
l'ex-ministre du Logement, n'a pas convaincu à son poste. Elle paye
cash les conflits interminables avec les associations Droit au logement
et les Enfants de Don Quichotte, dans lesquels elle n'a pas brillé. La
loi Dalo (Droit au logement opposable) qui en est le résultat reste peu
populaire en raison de son manque d'efficacité. Christine Boutin est
remplacée à son ministère par Benoist Apparu.
Michel Barnier
(ex-Agriculture) et Rachida Dati (ex-Justice) ont été élus tout
récemment députés européens. Ils quittent donc leur ministère respectif
pour siéger à Strasbourg. Michel Barnier est remplacé par Bruno Lemaire
Rachida Dati passe les Sceaux à Michèle Alliot-Marie (ex-Intérieur). Dette :les prophéties de François BAYROU
Si
Troie avait écouté Cassandre, le sort de l'Europe s'en fût trouvé
changé, et par là, l'histoire du monde. Cassandre, c'est une fille de
Priam et surtout une prêtresse d'Apollon qui passa son existence à
mettre en garde les Troyens contre les dangers qui les menaçaient. En
vain. Troie ne l'écouta pas et s'effondra. Cette défaite sanctionna
l'aveuglement des Troyens et permit aux Grecs d'asseoir leur domination
sur l'Asie mineure.
Il n'aura pas échappé aux lecteurs attentifs
de ce blog qu'il y figure sur le côté en haut à droite une listes de
liens aux noms aussi ésotériques que mystiques. On en compte un,
notamment, qui répond au doux nom de "Prophéties".
Il renvoie en fait vers le site de campagne de François Bayrou, lors
des élections présidentielles, et, très précisément sur ses
propositions pour la France.
C'est impressionnant de voir
comment en deux ans, tous les thèmes et les problèmes soulevés par
François Bayrou lors de cette campagne reviennent les uns après les
autres au premier plan.
Au hasard, par exemple : la dette. ô
surprise, on en reparle. Entre-temps, les choses se sont juste
considérablement dégradées, et pas qu'à cause de la crise,
contrairement à ce qu'essaient de faire croire le gouvernement et
Nicolas Sarkozy.
C'est édifiant : nous sommes passés de 3-3.5% à
7-7.5%. Cela signifie que les déficits ont plus que doublé en deux ans.
Moi j'invite à relire ce que disait François Bayrou fin 2006 et début 2007 et à comparer avec notre situation actuelle. Bayrou est le seul, d'ailleurs, à continuer à évoquer régulièrement ce danger.
Pour
Nicolas Sarkozy, c'est la vie à crédit : si on l'avait écouté, on
aurait introduit il y a trois ans les subprimes en France. Résultats,
nous aurions alors non seulement un état hyper-endetté mais également
des foyers croulant sous un monceau de dettes.
Est-ce qu'il faut
passer en revue toutes les exemptions et décisions qui coûtent cher à
la France, ces dernières années ? En fait, je pourrais faire la
comptabilité des années Jospin jusqu'à nos jours. De la décision
imbécile de supprimer la vignette sur les automobiles, de privatiser
les autoroutes au moment où elles commencent à avoir un bon rapport
jusqu'à celle de priver la télévision publique de recettes
publicitaires, elles sont nombreuses ces mesures qui tôt ou tard
finiront par se payer, et pas d'une manière que nous aurons choisie.
Bayrou
observait sur son site : Depuis vingt-cinq ans, tous les gouvernements
ont été coupables de ce laisser-aller. Tous les jours, l'État dépense
20 % de plus que ce qui rentre dans ses caisses. Malgré ce constat, que
tout le monde fait, les candidats du PS et de l'UMP promettent plus de
soixante milliards d’euros de dépenses nouvelles. Cette attitude
est irresponsable. C'est pourquoi je ne prendrai aucun engagement qui
ne soit financé par une économie correspondante.
Nous ne
pouvons plus augmenter notre dette. Il faut remettre à plat toute notre
fiscalité et toutes nos dépenses afin de définir ce que nous pouvons ou
devons garder à la charge de l'État et ce qui doit rester à la charge
du citoyen.
En pleine crise économique, avec des déficits aussi
lourds, ce n'est vraiment pas le moment de parler de gratuité par ci ou
par là. L'argent doit rentrer dans les caisses de l'État sans
casser la machine économique. Et l'État doit restreindre ses dépenses
sans sacrifier l'avenir.
Je ne suis pas le seul à m'inquiéter des déficits colossaux
que nous continuons à accumuler. Nous allons devoir tôt ou tard payer
notre protection sociale si nous voulons la conserver. Et au prix fort.
En fait, l'équation est très simple : soit on la paie (hausse d'impôts)
soit on y renonce. Au choix. Je pense que les Français peuvent accepter
de payer, mais l'effort doit être équitable et les concerner tous sans
exception. Les plus riches, les plus puissants, les mieux en cour ne
doivent pas pouvoir y échapper. Seul l'argent qui génère du travail me
semble devoir être protégé, dès lors qu'il ne coûte pas d'argent à
l'État.
Il y a solution complémentaire, et je crois qu'on ne
peut plus l'esquiver désormais, c'est la TVA sociale. Comme
l'expliquait Jean Arthuis en 2006 elle offre quelques avantages : pas
d'impact sur nos exportations, rééquilibrage des coûts pour ceux chez
qui nous importons et qui font du dumping social, effet relativement
limité sur les entreprises si l'on ne taxe que les services. Cela me
semblerait d'ailleurs pertinent.
Toutefois, cette mesure ne
devrait pas servir de bouée de sauvetage, parce que ce n'est pas la
réforme socialement la plus juste (encore que : in fine, qui consomme
le plus est taxé le plus, et qui est le plus riche consomme forcément
le plus...). Elle doit venir avec toute une série d'autres mesures qui
rétablissent justice fiscale et sociale. Notamment, il doit être hors
de question de financer les cadeaux du chef de l'État de cette manière
(certaines mesures de la loi TEPA, fin des recettes publicitaires sur
les chaînes publiques, gratuité des musées).
Une loi-cadre
devrait établir sans aucune possibilité de dérogation que les recettes
de cette TVA seraient affectées exclusivement aux comptes sociaux et à
rien d'autre. Cela suppose donc de revenir sur certaines mesures déjà
prises. Rien ne se fera sans équité. Enfin, il ne saurait être question
d'un transfert total de notre protection sociale sur une TVA sociale. François Bayrou s'était montré très réservé sur une telle option. Il s'agirait plutôt d'un complément destiné à éponger les déficits de nos comptes sociaux. François Bayrou prêt pour le come back
Au moment où une lettre ouverte secoue le Modem, le leader du Modem se prépare au rebond qu'il peut réussir. Ceux qui concluent actuellement à la "disparition" de François Bayrou confondent rapidement souhait et réalité.
La
réalité, c'est que l'opinion est aujourd'hui fluctuante. Elle bouge
vite et beaucoup. Le scrutin Européen est un vote ponctuel dont les
analyses à moyen terme doivent être tirées avec deux réserves majeures
liées d'une part au pourcentage très élevé d'abstentions mais surtout à
l'impact des deux dernières émissions TV qu'ont été Home et les
cérémonies du 6 juin.
Si les passages TV n'avaient aucune
influence sur les téléspectateurs, pourquoi les entreprises
depenseraient-elles autant d'argent dans des publicités TV ?
Ce
précédent va limiter la marge de manoeuvre pour de telles opérations
pour les prochaines échéances électorales. C'est un "one shot". François Bayrou s'inscrit dans un courant sociologique constant qui oscille entre 8 et 18 % de l'opinion sur le plan national. Dans
la logique de démocratie d'opinion qu'il gère, ce leader doit
simplement désormais retrouver davantage que la "force des sondages". Il
est manifeste qu'il retrouvera la force des sondages qu'en attestant sa
capacité à gagner. Mais il doit gagner un vote. Les Régionales seront
un test majeur. Si le Modem s'allie au PS, il risque de vivre une étape
supplémentaire dans la vampirisation d'une partie de son électorat
s'habituant à fluctuer entre PS, Ecolos et Modem.
La grande
force de Nicolas Sarkozy c'est qu'il peut compter sur un bloc stabilisé
sauf si un autre leader de droite venait à redistribuer une partie des
cartes... C'est au lendemain des Régionales qu'il sera temps
d'effectuer le point sur les candidats sur la ligne de départ de la
présidentielle 2012. François Bayrou est bien sur cette ligne de départ
et avec de grandes chances car l'électorat qui l'a quitté peut rentré
"à la maison" aussi rapidement qu'il est "sorti". L'Histoire donnera raison à F Bayrou
Chaque
fois qu'il y a un haro général dans les médias sur Bayrou, et cela se
produit après chaque élection, j'ai remarqué, je ne puis m'empêcher de
songer aux paroles de l'évêque Saint-Rémi baptisant Clovis à Reims, un
soir de noël : brûle ce que tu as adoré et adore ce que tu as brûlé...
Alors, certes, il a dérapé, je l'ai suffisamment dit ici. Mais ce
dérapage ne doit pas effacer tout ce qu'est l'homme. Il n'en reste pas
moins un homme d'honneur (il a reconnu ses torts après les élections,
ce n'est pas si fréquent). Le seul aussi à s'opposer frontalement à un
projet de société qui liquéfie complètement le lien social. Nicolas
Sarkozy peut pavoiser, il a gagné une manche, il n'a pas gagné la
guerre. Face à la constance d'un Bayrou, c'est incroyable la faculté de
cet homme-là à endosser les habits les plus divers au jour le jour
selon les circonstances de l'actualité. L'année passée, partisan de
l'introduction des sub-primes en France, puis il y a quelques temps
féroce anti-capitaliste dénonçant le libéralisme, le voilà aujourd'hui
converti à l'écologie.
Une gouvernance au jour le jour qui a le
don de l'insupporter. Un traitement à chaud des émotions qui n'aboutit
qu'à de grandes déclarations. Va-t-on s'aviser un jour que quelques
mois après, il n'en reste généralement rien ? Abus de pouvoir est
un excellent ouvrage, parce que c'est le seul à avoir compris que le
projet que Sarkozy porte va bien au-delà des projets politiques
auxquels nous sommes habitués. La discrimination (peu importe
qu'elle soit positive), l'inégalité y sont théorisées. Et le comble
(Bayrou aurait du insister sur ce point), c'est que Sarkozy et ses
sbires se drapent des oripeaux de la gauche pour faire passer les
réformes les plus injustes. Notre société, comme l'a très justement vu
François Bayrou (et si ce ne sont les électeurs, l'Histoire lui donnera
au moins raison), est une société d'inégalités croissantes. La méthode Descoings illustre
parfaitement cette société qui s'avance masquée. Le lycée pour tous,
c'est le lycée pour la masse, mais certainement pas pour les élites qui
parviendront aisément à s'en extraire grâce à leurs réseaux.
Les réseaux,
parlons-en : c'est un aspect d'Abus de pouvoir qui a été peu traité et
pourtant, c'est le danger le plus mortel parmi ceux qui menacent notre
démocratie. Oh, ce ne sont pas les réseaux qui se constituent sur la
Toile qui sont dangereux. Au contraire, ceux-là, Bayrou a observé avec
beaucoup de finesse que c'était au contraire la réaction de défense du
système immunitaire du corps social lorsqu'on voulait lui appliquer un
projet qui lui était fondamentalement étranger.
La suite ..... Bennahmias : «Je n'irai pas au gouvernement»
Invité
de Parlons Net, le vice-président du MoDem se dit surpris d'entendre
son nom cité. Par ailleurs, selon lui, aucun eurodéputé MoDem ne votera
en faveur de la reconduction de Jose Manuel Barroso à la Commission
européenne.
Juste une mise au point. Alors que, depuis
le début de la semaine, son nom est régulièrement cité comme possible
nouvel entrant au gouvernement lors d'un remaniement, Jean-Luc
Bennahmias dément. Il l'a dit vendredi lors de l'émission Parlons Net
sur France Info, dont le figaro.fr est partenaire (avec cette semaine
rue 89.com et marianne2.fr). Pour l'eurodéputé, également
vice-président du MoDem, il n'est tout simplement pas question d'entrer
dans l'équipe Fillon, «en aucun cas», a-t-il ajouté. «D'abord parce
qu'on ne me l'a pas demandé» et parce que, explique-t-il, ce qui motive
son engagement au MoDem c'est la constitution d'une «majorité
alternative au gouvernement». Jean-Luc Bennahmias s'est simplement
déclaré «surpris» de voir son nom cité. Il dit avoir ensuite décidé
d'attendre «pour voir comment ça se passe» à l'Élysée comme dans les
médias, avant de finalement mettre fin au suspense vendredi.
Jean-Luc
Bennahmias qui avait quitté les Verts pour le MoDem ne regrette pas son
choix, même au lendemain d'élections européennes décevantes pour son
parti. Il avoue d'ailleurs son pessimisme sur l'avenir électoral du
rassemblement Europe Ecologie. Sur l'organisation interne au MoDem, il
se dit en désaccord avec Corinne Lepage. La présidente de Cap 21,
mouvement associé au MoDem, avait demandé davantage de collégialité
dans le parti. Jean-Luc Bennahmias rappelle de son côté que le MoDem
possède avec François Bayrou un leader naturel, capable de gagner une
élection présidentielle. «Ça, ça m'intéresse», ajoute-t-il.
Revenant sur l'altercation Bayrou/Cohn-Bendit, il affirme que Daniel Cohn-Bendit a menti quand, dans Libération,
il affirmait avoir été prévenu par un proche de Bayrou (Christophe
Madrolle, également proche de Bennahamias, ndlr) des intentions du
patron du MoDem de s'attaquer au leader d'Europe Ecologie.
Interrogé
sur le positionnement du groupe libéraux-démocrates au Parlement
européen vis à-vis d'une possible reconduction de Jose Manuel Barroso à
la tête de la Commission, Jean-Luc Bennahmias affirme, catégorique :
«Il est hors de question qu'un seul député européen du MoDem vote pour
M. Barroso».
Le débat sur France 2
:François Bayrou n'est pas "ignoble", il est humain ...
Je vous propose de revenir sur l’actualité de cette semaine passée. Des
sondages erratiques, des électeurs indécis, une ambiance électrique, un
seul débat télévisé organisé le jeudi 4 juin 2009, 3 jours avant le
vote des Elections européennes, non entre candidats mais entre
responsables de partis, qui s’avère une foire d’empoigne inaudible, un
combat de coqs lamentable. Marie-Anne
KRAFTAu lieu de parler d’Europe, de centrer le débat sur des
thématiques (volontaire ?), l’animatrice Arlette Chabot met
volontairement en face à face les concurrents visiblement pour attiser
les discussions. Il aurait été intéressant de faire ressortir les
convergences et les divergences entre les différents mouvements, pour
les auditeurs qui n’auraient pas eu le temps de comparer les
programmes, publiés très tardivement du reste par certains des partis
en présence. On aurait pu constater notamment la forte convergence
du programme écologique entre le Mouvement Démocrate et les Verts,
celle des valeurs humanistes et sociales entre le Mouvement Démocrate
et le PS, la reprise en dernière minute dans le programme UMP de points
proposés par le Mouvement Démocrate et en partie même le PS (Emprunt
européen, convergence à cibler sur la protection sociale, taxe carbone). Deu points ont été retenus de ce débat :
-
François Bayrou a perdu ses nerfs, harcelé par Daniel Cohn-Bendit : il
a fini par craquer en répliquant à une violente attaque de Daniel
Cohn-Bendit qui après avoir répété dans ses meetings que François
Bayrou avait été "touché par la Vierge", se moquant de sa foi
catholique, le traita en séance de "minable", inacapable de devenir
président de la République" et l’accusait de propos « ignobles »
(faisant pourtant simplement allusion à une connivence entre Dany
Cohn-Bendit et Nicolas Sarkozy). François Bayrou lui rétorque qu’en
matière d’ignominie, il est mal placé pour les propos qu’il a écrits
(NDLR : en 1975 dans un livre « Le Grand Bazar, éditions Belfond)
concernant des actes sur des enfants et leur justification (seuls les
initiés peuvent comprendre qu’il s’agit de propos complaisants à
l’égard de la pédophilie, d’éveil des enfants aux activités sexuelles) . - Jean-Luc Mélenchon répliquant à Arlette Chabot « Allez au diable ! ».
Les grands partis (Xavier Bertrand et Martine Aubry)
concluent à l’issue du débat qu’ils sont écoeurés de la réplique de François
Bayrou et la presse reprend leurs critiques, faisant de François Bayrou
l’injurieux, oubliant les attaques violentes et provocantes de Daniel
Cohn-Bendit, et ne s’intéressant même pas au fond de la critique émise par
François Bayrou, qui porte sur un sujet grave de société touchant à l’enfance.
Il semble pour la presse et les médias que ces sujets sensibles soient trop
tabous pour être abordés et que leur évocation ne puisse avoir qu’un motif de
récupération politicienne. On préfèrera parler longuement du crash de l’Airbus
au large du Brésil et des bébés congelés, affaires probablement plus anecdotiques
et plus originales que les souffrances subies par de nombreux enfants du fait
d’actes de pédophiles de plus en plus assumés grâce à des théories qui
justifient leurs actes ou à tout le moins les présentent avec une certaine
complaisance.
Les
élections européennes ont à nouveau modifié le paysage politique
français en laissant sur le bord du chemin le parti socialiste et le
Modem. Les analyses fusent. Erreur de stratégie, prises de bec,
querelles stériles, sanction de l’establishment. Certains ont déjà
enterré avec fleurs et couronnes le Modem et François Bayrou. Pourtant
un regard plus fin montrent que ses perspectives ne sont pas jouées
d’avance et que son avenir n’est pas aussi compromis comme certains
commentateurs peuvent le dire.
Fort de son très bon résultat
aux dernières élections présidentielles, le MoDem vient d’être rappellé
aux réalités de la politique. Les analyses fusent. Mea culpa, erreur
stratégique, pas assez d’écologie. Soit. L’élection est passée.
L’avenir s’ouvre avec un handicap certes, mais un potentiel important.
Le Modem n’est pas le consensus mou
Jusqu’à
présent François Bayrou savait ce qui avait fait sa réussite. Un
positionnement nouveau sur les nouvelles technologies, un appui sur les
questions vertes, une vision équilibrée de la sécurité, une approche
humaniste, la référence à des valeurs constructrices pour l’individu et
la société, le respect mutuel, un attachement au terroir. Cet ovni
politique avait su profitant de l’effet Ségolène Royal séduire un
nouvel électorat en apparaissant comme un mouvement alliant tradition
et modernité avec un ancrage citoyen du politique. Un mouvement jeune,
branché et citoyen avait réussi à émerger. Le succès de son dernier
livre a montré notamment que le modem n’était pas le mou. En
s’éloignant de son positionnement humaniste et en délaissant le terrain
du politique au profit de celui du politicien lors de la fin de la
campagne, le "dur" a cassé.
Les perspectives d’un avenir politique favorable
L’abandon
du cocktail de la réussite au cours des dernières élections a fait
revenir le Modem au traditionnel parti centriste, au poussiereux UDF de
ses origines. L’abandon de la question verte dans sa campagne, l’oubli
des nouvelles technologies, la surpolitisation des élections et le rôle
surjoué du leader (qui n’a pas su être) charismatique lui ont été
fatals. Pourtant ces questions restent des problématiques fondamentales
d’avenir et le potentiel de ces questions est à terme sur un point de
vue électoral très rentable.
Lire la suite Elections Européennes 2009 08/06/2009 - 01:01 Résultats définitifs Est
Selon
les chiffres définitifs fournis par le Ministère de l'Intérieur, les
résultats du scrutin européen sont les suivants dans la circonscription
de l'Est. L'UMP recueille 28,18 des voix et obtient quatre sièges. Avec
17,24%, le Parti socialiste remporte deux fauteuils de députés. Europe
Ecologie arrive en troisième position avec 14,28% des voix, suivis du Modem (9,43%), du Front national (7,57%), qui obtiennent chacun un siège. Le NPA (5,65%), Libertas (4,1%) et le Front de Gauche (3,89%) ne peuvent prétendre à aucun siège. Réactions aux résultats des élections européennes de François Bayrou
Dimanche
7 juin au siège du Mouvement Démocrate, François Bayrou a déclaré qu'il
prenait "sa part de responsabilité" dans le résultat de son parti : "Le
résultat d'aujourd'hui est une déception. Il y a eu deux bons résultats
électoraux: le maintien de l'UMP et surtout le grand succès des
écologistes. De ce résultat, bien entendu comme président de ce
mouvement, je prends ma part de responsabilité. Dans une campagne très
dure, je ne suis pas parvenu à faire passer le message auquel j'étais
attaché. J'ai pensé que l'on ne pouvait pas séparer les enjeux
nationaux et les enjeux européens, je n'ai pas réussi à faire partager
ce sentiment. Et je me suis laissé entraîner dans une polémique
excessive qui a troublé." (lire la suite)
"La vie c'est
comme ça, ce sont des succès et des revers; les revers, s'il faut en
tirer les leçons, je le ferai. Maintenant, les problèmes de tous les
jours qui n'ont pas été abordés pendant cette campagne vont revenir. La
crise, ce n'est pas en l'air, c'est dans la vie de toutes les familles.
D'ici l'automne, si les choses ne se redressent pas, les conséquences
seront de plus en plus dures et les Français les subiront de plus en
plus directement dans leur vie. Ce qui m'a frappé aussi, c'est le
regard dur que les électeurs portent sur les responsables politiques et
leurs organisations. Le résultat en est à la fois une abstention très
lourde et le vote écologiste dans une ambiance de grande émotion sur
l'état de la planète. Il y a maintenant deux impératifs: proposer une
autre vision de l'avenir et un autre chemin pour les problèmes concrets
de la vie des gens et trouver une autre approche dans le comportement
politique. Si cette élection européenne nous y oblige, elle n'aura pas
été inutile ni pour nous ni pour les Français." François Bayrou rencontre la presse .
François Bayrou a rencontré la presse au siège du Mouvement Démocrate . Il répond à 5 questions :
1/pourquoi j'ai voulu vous réunir ? 2/Que répondez vous à ceux qui disent que c'est à cause des sondages que vous avez réagi comme ça ? 3/Regrettez vous l'incident avec Daniel Cohn-Bendit ? 4/Qu'est-ce qui explique que vous avez lu le livre de Daniel Cohn-Bendit seulement maintenant ? 5/Est-ce que vous estimez que Daniel Cohn-bendit doit s'en expliquer ? Voir et écouter les vidéos ______________________________________________________________________ Discours de François Bayrou à Strasbourg
Retrouvez toutes les conventions thématiques organisées
par le Mouvement
Démocrate à l’occasion des élections européennes de 2009. Les grandes
questions
qui concernent l’avenir de l’Europe ont ainsi été abordées durant la
campagne.
François Bayrou a appelé dimanche 31 mai au “Forum” de
Radio J à faire des élections européennes un “message suffisamment
fort” au pouvoir comme à l’opposition sur “un certain nombre de
principes et à la nécessité du changement”. Il estime que le chef de
l’Etat transforme les festivités du 6 juin en Normandie, auxquelles
participera Barack Obama, en “une organisation électorale” à
la veille des européennes du 7 juin.
“Le scrutin doit permettre de choisir des députés
européens qui s’engagent à 100%”, mais aussi d’envoyer un message au
pouvoir actuel et aussi à l’opposition un message de rappel à un
certain nombre de principes et à la nécessité du changement. Tout le
reste évidemment serait le confort pour ceux qui sont en place, rien ne
changera. J’invite à ce que le résultat soit un message suffisamment
fort pour qu’il ne puisse pas être ignoré par les dirigeants actuels du
pays et pas non plus par l’actuelle et un peu boiteuse opposition.”
Interrogé sur la tribune publiée dimanche
par la chancelière allemande Angela Merkel et le président Nicolas
Sarkozy, François Bayrou a jugé qu’il s’agissait “d’une
tribune de deux dirigeants politiques qui veulent appeler aux urnes
leurs électeurs. Il y a dans ce texte des hoses justes et que
j’approuve, notamment “la nécessité pour l’Europe de ne pas se laisser
faire dans le monde. La question est : est-ce qu’ils l’ont fait ? C’est
une déclaration verbale à laquelle je ne vois pas de traduction directe.
Pendant la présidence française du Conseil de l’Union
européenne, il s’est passé deux choses: il y a eu une crise, il n’y a
pas eu de réponse européenne à la crise. Il y a eu un problème ou un
drame entre la Russie et la Géorgie, on nous a expliqué que l’Union
Européenne avait réglé la question. Il suffit d’aller jeter un coup
d’oeil pour voir que ces deux zones en Géorgie (Abkhazie et Ossétie du
Sud) sont toujours occupées par les Russes, qu’elles ont été en fait
annexées. Du point de vue des résultats concrets il n’y en a pas eu.”
Sur la visite de Barack Obama :
“Je trouve l’organisation de cette cérémonie très choquante pour
l’image de la France. Le fait qu’on ait refusé d’inviter la reine
d’Angleterre est à la fois un acte d’ingratitude et une grossièreté du
point de vue international. L’image de la France en est atteinte. Le
but, c’est qu’il n’y ait que Nicolas Sarkozy et Barack Obama de
reconnaissables sur la photo. C’est une organisation électorale d’un
événement qui devrait échapper à l’électoralisme.”
Jean-François
Kahn débat avec Daniel Cohn-Bendit pour le journal Les Echos
Les Echos
: L’abstention pour les élections européennes du 7 juin prochain
s’annonce massive. Quel argument utiliseriez-vous pour convaincre les
Français d’aller aux urnes ?
Daniel Cohn-Bendit :
Pour être franc, il n’y a pas un argument pour convaincre les Français.
On peut toujours dire que ” si vous ne vous occupez pas de l’Europe,
l’Europe s’occupe de vous ” mais si on n’arrive pas pendant cinq ans à
expliquer le fonctionnement de l’Europe et le rôle du parlement
européen dans la législation européenne, ce n’est pas dans une campagne
réduite à trois semaines qu’on va rattraper le temps perdu.
Pour
s’attaquer à l’abstention, la meilleure stratégie est que chaque force
politique cherche à mobiliser au plus large son potentiel. Pour moi,
cela consiste à dire que face aux crises auxquelles nous sommes
confrontés, l’Europe doit et va jouer un rôle, positif ou négatif selon
le rapport de force politique à l’intérieur, entre autres, du Parlement
européen.
Donc, si on veut la transformation de nos modes de
production, si l’on veut que l’on s’attaque à la fois à la crise
économique et financière, écologique et à la crise de la
mondialisation, il faut un fort pôle écologique au Parlement européen.
C’est dans la logique de ce qu’on dit depuis cinq ans.
Jean-François Kahn :
Comme l’a dit Daniel Cohn-Bendit, il est peu probable qu’en quinze
jours, avec le peu de moyens qui sont les nôtres, on arrive à une
expression de masse. Mais il y a un argument qui devrait convaincre :
c’est une élection démocratique, parce qu’elle est au suffrage
proportionnel. Pour une fois, les Français ont la possibilité de ne pas
voter contre, pour barrer la route à ceux-ci ou à ceux-là, mais de
voter pour des idées. Et en même temps, c’est la première élection
depuis la crise.
Face à cette crise économique, mais aussi morale,
de civilisation, les gens ont la possibilité de dire quel modèle ils
veulent. Et quel modèle ils ne veulent pas. D’ailleurs, je voudrais
dire à Daniel que sur ce plan là, il m’a déçu. Pour une fois, on n’est
pas obligé de s’engueuler, de s’envoyer des noms d’oiseaux, des pétards
ou des bombes puantes. Pour une fois, on peut opposer nos projets. Moi,
je ne dit jamais du mal de lui et…
Il n'est pas habituel de donner
la parole sur ce site à des
responsables socialistes . Mais comment ne pas évoquer les récentes
retrouvaillesentre
Martine AUBRY et
Ségolène ROYAL ? Les photos parlent d'elles-mêmes et il semble
difficile
aujourd'hui de penser que les deux soeurs aient pu être séparées
!
Nous n'avons pas oublié que
Ségolène ROYAL a été parmi les
favoris à l'élection de la présidence de la République en 2007.
<<La
démocratie participative.......>> , deux maîtres-mots de
son discours
programme. N'est-il pas fréquent qu'en politique , les paroles ne
soient pas
toujours en harmonie avec les actes ? La vidéo ci-après (2008) , n'en
est-elle pas un
bel exemple ?
Jean-François
Kahn : “Ce que le
gens attendent de
nous c’est changer l’Europe : droit de véto, dumping fiscal, commission
européenne technique… Et c’est une façon de s’intéresser à l’Europe que
de vouloir qu’on les change.”
Nathalie
Griesbeck et Jean François Kahn poursuivent les réunions publiques à
travers le Grand Est pour expliquer comment le MoDem souhaite “faire de
la politique autrement”.
Nathalie Griesbeck et Jean-François
Kahn ont ainsi tenu leur dernière une réunion publique hier soir à
Nancy, devant une salle de 200 personnes, en présence de nombreux
colistiers Marie-Jacques Chalumeau (Doubs), Nathalie Mercier (Vosges),
Raphaël Vuitton (Meurthe et Moselle) et Jean-Marie Cousin (Meuse).
Interrogé
par un journaliste de France Culture sur le désintéret des Français
pour cette élection, Jean-François Kahn s’est insurgé contre la façon
dont les journalistes traitent l’information : “les médias contribuent
à la démobilisation et au risque d’abstention massive en répétant en
boucle, sans arrêt, ça n’intéresse personne, la campagne est morne, il
va y avoir beaucoup d’abstention…”. Et de conclure : “Je n’ai pas senti
le vaste désintérêt dont on nous parle mais à force de dire aux gens
que ça n’intéresse personne, ça va finir par ne pas les intéresser”.
Au
cours de la soirée, Nathalie Griesbeck et Jean-François Kahn ont passé
en revue l’ensemble des nombreuses réformes que propose le
Mouvement
démocrate pour “changer l’Europe en replaçant l’Homme au coeur de nos
priorités”.
Tête de liste du MoDem, l'ancien journaliste défend
Strasbourg comme «capitale parlementaire de l'Europe».
Ces
élections européennes resteront, à double titre, une véritable
révolution dans la vie de Jean-François Kahn. L'ancien journaliste et
essayiste, fondateur de L'Événement du jeudi, puis de Marianne, y fait
son entrée en politique. Comme tête de liste du MoDem pour la région
Est. Un secret pour personne. Mais la véritable mue du personnage se
trouve dans sa poche. Kahn possède désormais, pas un, mais deux
téléphones portables. Lui, qui, jusqu'alors, n'était joignable que sur
le fixe de son domicile ! Une initiative de Gérard, son collaborateur
pour la campagne. «Il fallait bien faire quelque chose», glisse-t-il.
Quant à l'explication brutale du deuxième portable, «une simple
question de chargeurs !», explique Gérard.
Kahn l'intello doit
encore se familiariser avec. Du coup, le joindre rapidement reste
aléatoire. Mais au moins son staff aura essayé. Lui, depuis son entrée
en campagne, sillonne quotidiennement les dix-huit départements des
cinq régions Est. Déjà soixante-six réunions publiques. «De 100 à 400
personnes», assure-t-il. Presque étonné, d'ailleurs.
Au début, il y
était question de la crise, de ses conséquences et des réponses que
pourrait y apporter l'Europe. Aujourd'hui, Kahn s'est recentré sur le
projet du MoDem. «Une façon de répondre au PS et à l'UMP, qui nous
accusent de ne pas en avoir», dit-il. Et de s'étonner : «Tout cela est
d'autant plus stupide que nous avons un programme tellement précis que
nos adversaires pourraient s'en servir pour nous contredire. Mais ils
ne le font même pas !»
Kahn le jure : «Je ne tape jamais sur
Sarkozy. Lors de la soixantaine de réunions que j'ai pu faire, il n'en
a jamais été question !» Selon lui, le chef de l'État ne serait pas la
préoccupation première des Français. Au moins de ceux qu'il rencontre.
En
réalité, il ne faut trop le pousser pour le faire parler du président
de la République. Surtout quand il s'agit de défendre son nouvel ami,
François Bayrou, à qui il avait promis, il y a une vingtaine d'années,
qu'il rejoindrait le centre «le jour où le centre sera réellement
indépendant» . Quant à «Nicolas Sarkozy, il adore tout ce que je
déteste le plus à gauche, c'est-à-dire la gauche du fric, la gauche
paillettes, la gauche affairiste», dénonce l'ancien patron de presse,
autrefois plutôt classé à gauche.
«Deux modèles usés»
Lire la suite INAUGURATION...DESORDRE
...et...SURPRISES !
18-5-2009
Tout
dernièrement , Nancy a été honoré de la visite du Président de la
République et de Rachida DATI , ministre de la justice ! L'inauguration
de la nouvelle prison de Maxéville avait été prévue le vendredi 15 mai
en présence de Madame la Ministre.
Gilbert ANTOINE , adjoint au
maire de Laxou, conseiller communautaire, membre du Mouvement Démocrate
, nous raconte dans quelles circonstances, bien qu'invité initialement
dans la précipitation à cette inauguration, il n'y a finalement
pas assisté... :
Mardi 13 mai :<<je reçois
par courriel une invitation du ministère de la justice à
l'inauguration de la nouvelle prison de Maxéville prévue le vendredi 15
>> Jeudi 14 , après-midi : <<Un
nouveau
courriel m'informe que l'inauguration est annulée suite à des problèmes
d'agenda entre Madame la Ministre et Monsieur ROSSINOT >>. Jeudi 14 , le même jour à 19h :
<< un
autre courriel émanant de la préfecture m'invite pour le lendemain
matin à une réunion avec Madame DATI dans une maison de quartier de
Nancy >>
<<Quelle n'a pas été ma surprise ,
samedi matin en lisant mon quotidien habituel ! André ROSSINOT et
Madame DATI ensemble en photo , en première page et en page
intérieure........,vraiment bravo à ceux qui ont réussi à recaler aussi
vite deux agendas à priori incompatibles pour la journée du
15
mai !! Tout cela ne fait-il pas désordre (pour ne pas dire autre chose)
?
La non inauguration de la prison était-elle réellement un problème
d'agenda de personnalités ?>> Café Démocrate à Toul : Que peut apporter
l'Europe à la dynamique économique locale ?
17-5-09 Est Républicain
Représentants
du Modem, candidats, sympathisants ou curieux. Ils sont une douzaine
installés au bar des Sports, pour un « café
démocrate ».
But
: présenter
et débattre des propositions du parti concernant les prochaines
élections européennes du 7 juin.Le thème du débat du jour porte sur la
question : que peut apporter l'Europe à la dynamique économique locale ?
L'idée majeure du Mouvement est l'humanisme. « Replacer
l'Homme au centre des décisions. Que les citoyens s'approprient l'Europe »,
explique Raphaël Vuitton,
de Nancy, numéro 11 de la liste Grand Est. Le candidat parle de
« projet de société » et de « propositions
réalisables ». Neuf députés sont à élire sur le Grand Est, qui
compte cinq départements. Jusqu'à présent, le Modem était représenté
par deux sièges.
Selon
OpinionWay, 44 % des Français estiment que le président du MoDem
pourrait devancer le candidat socialiste au premier tour de la
présidentielle de 2012.
C'EST le grand bond en avant
de François Bayrou. Pour la première fois depuis l'élection
présidentielle de 2007, le président du Mouvement démocrate (MoDem) se
hisse en tête du palmarès des meilleurs opposants au chef de l'État
(lire l'intégralité du sondage en PDF), avec 20 % des avis, loin, très
loin devant Olivier Besancenot (10 %), Martine Aubry (9 %) et Ségolène
Royal (6 %). Une seule fois, en mars 2008, François Bayrou avait failli
décrocher le titre. Mais il était arrivé ex aequo avec le maire de
Paris, Bertrand Delanoë, (13 % chacun).
Le plus significatif, par rapport à notre dernier baromètre des 8 et 9
avril, est la forte progression du président du MoDem,
qui gagne 16 points, tandis que l'ancienne finaliste de 2007 en perd 8.
Lui qui s'est présenté mercredi en « opposant le plus vigoureux » à
Nicolas Sarkozy engrange dans l'opinion les fruits d'une stratégie
élaborée dès le lendemain de la présidentielle.
Réalisé quinze
jours après la sortie de son livre Abus de pouvoir (Plon), ce baromètre
a de quoi sérieusement inquiéter les dirigeants socialistes. La
question d'un nouveau second tour sans la présence d'un(e) candidat(e)
socialiste, comme en 2002, est à nouveau posée.
Pour la
première fois, en effet, l'ensemble des sondés estime à 44 % (contre 40
% d'un avis contraire) qu'au premier tour de l'élection présidentielle
de 2012, François Bayrou pourrait devancer le (la) candidat(e) du PS.
Un avis également partagé par 37 % des sympathisants socialistes
eux-mêmes et 36 % de ceux de droite.
D'où, pour le PS, une
question désormais incontournable, mais que ses ténors ne sont toujours
pas parvenus à trancher car elle les divise : leur stratégie d'alliance
pour 2012. Les sympathisants socialistes sont 22 % (+1 % par rapport à
avril) à estimer qu'à l'avenir leur parti devrait plutôt s'allier avec
celui de Bayrou. Ils n'étaient que 16 % en novembre dernier.
JFK,
le candidat le plus médiatique du Grand Est, sillonne sa région en
expliquant que la droite et la gauche, c'est fini,qu'il est temps de
faire de la politique "autrement" sans manquer, pour autant de tacler
ses adversaires.
Quand
on l'a vu débarquer et que l'on a compris qu'il n'avait pas son permis
de conduire) on s'est dit que ça fallait pas être facile tous les jours,
raconte Marie-Jacques, conseillère municipale MoDem d'une petite
commune, à côté de Pontarlier. « Ne
pas avoir son permis, c'est vraiment un truc de Parisien. Ici ,vivre
sans voiture n est pas imaginable. Finalement tout se passe bien,
admet-elle, il est toujours prêt à prendre un train,et en plus, en
restant de bonne humeur. »
Force
est de reconnaître que tout le monde regarde un peu Jean- François Kahn
comme une bête curieuse. A 70 ans, l'ex-journaliste, l'écrivain, en
possession d'un téléphone portable depuis deux mois seulement
(uniquement à cause de la campagne), est passé de l'autre
côté de
la barrière. Un intello devenu tête de liste du MoDem parti dont il n'a
pas pris la carte...
Pas moins de trois équipes de
télévision - Canal Plus, France 2 et France 3 -et une radio,
France Bleu, l'attendent ce mercredi 6 mai, à son arrivée à la gare de
Besançon. De toutes les têtes de liste de la région Grand Est qui
s'étend de l'Alsace à la Bourgogne, il est probablement celui qui
bénéficie de la plus grande couverture médiatique. Joseph Daul, tête de
liste UMP, pourtant président du groupe PPE-DE au Parlement européen,
qui rassemble le plus de députés (288), attire bien moins d'attention.
Il se refuse à tout commentaire sur la candidature Kahn, préfère se
réjouir de sentir les militants de son mouvement « bien plus
mobilisés que pour les européennes de 2004 où ils sortaient - battus -
de la campagne des régionales ».
Christophe
Beaudoin, tête de liste MPF, concentre le tir sur ses adversaires UMP
et PS : «le Grand Est est l' otage d'une lutte alsaçoalsacienne entre
Trautmann et le duo Daul-Bockel. Dans 97 % des cas, ils votent de façon
identique. Ici, ils se livrent à une bataille d'étiquettes; à
Bruxelles, ils se mélangent pour faire du rosé » dénonce le candidat
villiériste. Pas un mot, en revanche sur Jean-François
Kahn....................
Lire
la suite (pdf) Marielle de Sarnez : <<Le
renouvellement que nous portons inquiète le PS»
Le MoDem est devenu la cible de nombreuses attaques du
PS…
Marielle
de SARNEZ. C'est la preuve que le renouvellement que nous portons les
inquiète. Le Parti socialiste traverse aujourd'hui une crise profonde,
encore plus profonde sans doute qu'on ne le croit. Le PS a du mal à
trouver sa place dans la campagne pour les élections européennes. Ils
utilisent donc à l'égard du MoDem des arguments dont ils savent
parfaitement qu'ils sont de mauvaise foi.
En attendant, ils vous accusent de voter à Strasbourg
avec les ultralibéraux !
C'est
purement et simplement faux. Tous nos votes sont publics, consultables
sur le site du Parlement européen et les journalistes qui ont enquêté
l'ont d'ailleurs démontré. Nous sommes le Parti démocrate européen.
Nous partageons avec les libéraux européens, qui sont le plus souvent
de centre gauche, une même vision des libertés, du droit, et des
institutions. Mais en matière économique et sociale, nos choix sont
différents : nous sommes défenseurs des services publics, de la
solidarité, de la cohésion sociale, vertu indispensable
particulièrement en période de crise, y compris pour une économie
créatrice.
Si vous êtes réélue, vers qui ira votre préférence pour
la présidence de la Commission européenne ?
Je
ne voterai pas Barroso pour deux raisons : il a été trop suiviste à
l'égard des gouvernements et ses choix sont trop marqués
d'ultralibéralisme. Je voudrais qu'une majorité de députés européens
sortent de l'ambiguïté et soutiennent clairement l'idée d'une
Commission différente. Il y a dans tous les courants des personnalités
qui valent la peine. Nous avons avancé deux noms : Guy Verhofstadt,
ex-premier ministre belge, et Mario Monti, ancien commissaire européen.
Mais d'autres peuvent aussi exister de la gauche et du centre droit. En
tout cas, nous sommes ouverts à toute candidature de rassemblement qui
permette un autre choix.
En Ile-de-France, où vous vous présentez, comment
jugez-vous la campagne de Rachida Dati pour l'UMP ?
J'ai
une grande différence avec elle : je ne considère pas le Parlement
européen comme une voie de garage ou un pis-aller. Sur nos listes, tous
nos candidats sont engagés à 100 % et heureux de leur future mission de
député européen. Il n'y a rien qui vaille davantage la peine que de
travailler en même temps à l'avenir de la France et de l'Europe.
"Abus
de pouvoir", le livre du président du MoDem, connaît un important
succès en librairie, avec quelque 60.000 exemplaires vendus en 10 jours.
C’est
un démarrage record. Sorti le 3 mai, le livre de François Bayrou "Abus
de pouvoir" s’est déjà écoulé à 60.000 exemplaires, selon les
informations d’Europe 1. Et l’éditeur a déjà fait imprimer 40.000
copies supplémentaires.
Ces chiffres sont impressionnants pour
un livre politique, quand on sait, par exemple que l’ouvrage d’Alain
Juppé, "Je ne mangerai plus de cerises en hiver", considéré comme un
succès, a atteint 40.000 exemplaires. Avec son pamphlet
anti-sarkozyste, François Bayrou a d’ores et déjà attiré plus de
lecteurs qu’avec son précédent livre, "Projet d'espoirs", qui avait été
vendu à 42.000 exemplaires.
Le succès de ce livre tient à la
personnalité du président du MoDem, qui, du fait de sa provenance
conservatrice, semble avoir une légitimité plus importante qu’un
responsable socialiste à critiquer le président de la République de
manière cinglante. Sept exemples d’une Europe utile
Des
élections européennes ? Quand ça ? Une campagne électorale ? Où ça ?
Voilà trente ans que le problème se pose tous les cinq ans : le scrutin
européen ne suscite aucun enthousiasme chez les électeurs, guère
encouragés par les partis à s’y intéresser davantage. Le vote du 7
juin, dans moins d’un mois donc, n’est pas parti pour échapper à cette
règle. «C’est dur. La campagne ne suscite aucun intérêt particulier»,
confiait hier un député européen socialiste. En 1979, année où le
Parlement européen était pour la première fois élu au suffrage
universel direct, il fallait une forte conviction européenne pour aller
voter. Le Parlement n’avait alors quasiment aucune compétence. Mais au
fil des traités, il a acquis des pouvoirs considérables que nombre de
citoyens malheureusement ignorent. Libération a choisi sept dossiers
emblématiques de la législature 2004-2009 pour illustrer les enjeux
d’un scrutin qui mérite mieux qu’une non-campagne.
1. La libre circulation des services
Le
«plombier polonais», cet épouvantail agité par les tenants du non lors
de la campagne référendaire de 2005 sur le traité constitutionnel
européen, ne débarquera pas en France à des tarifs polonais : la
directive «services», totalement réécrite par le Parlement européen en
2006, a clairement écarté cette possibilité....
2. les produits chimiques sous haute surveillance
Bientôt,
on saura précisément quels produits chimiques entrent dans la
composition des biens de consommation courants et s’ils sont sans
danger. La directive Reach, adoptée en 2006 et sans équivalent dans le
monde, oblige en effet les fabricants à enregistrer et à démontrer
l’innocuité des substances chimiques produites ou importées en quantité
supérieure à une tonne par an. 30 000 produits sont concernés....
3. Le temps de travail mieux encadré
Travailler
plus de 48 heures par semaine, jusqu’à 65 heures, ça n’est pas possible
en France, mais ça l’est en Allemagne, en Grande-Bretagne et ailleurs.
Le Parlement européen a estimé que ce moyenâgeux temps de travail
devait être interdit dans l’Union, même si le salarié donnait son
accord. .........
4. Les marchés financiers enfin réglementés
Le
Parlement voulait réglementer les marchés depuis longtemps, ce qui
aurait peut-être limité la crise actuelle. Mais, faute de droit
d’initiative, il n’a pu obliger la Commission à agir. Le 1er octobre
2008, Charlie McCreevy, commissaire chargé du Marché intérieur,
expliquait encore, en pleine tempête bancaire, que «ce n’est pas le
manque de réglementation qui est à l’origine de la crise
financière»...........
5. Le «paquet télécoms» et la loi Hadopi
La
coupure d’Internet en cas de téléchargement illégal ne sera peut-être
pas possible en France grâce au Parlement européen, qui exige au
minimum une décision judiciaire. Celui-ci s’est invité dans un débat
qui, au départ, ne le concernait pas.............
6. La sécurité maritime renforcée
Les
marées noires vont coûter de plus en plus cher aux pétroliers. La
Commission a profité du naufrage de l’Erika, en 1999, pour forcer la
main des Etats et faire adopter une série de textes renforçant la
sécurité maritime. .....
7. Téléphoner de l’étranger avec un portable
Téléphoner
ou envoyer un SMS de l’étranger avec son portable coûtera de moins en
moins cher. Depuis plusieurs années, le Parlement européen croise le
fer avec les opérateurs de téléphonie mobile qui surtaxent l’usage du
GSM lorsqu’il est utilisé dans un autre pays............
Lire
l'ensemble de l'article (pdf) Le monde
hospitalier - Communiqué de Luc BINSINGER président du Mouvement
Démocrate 54 : Inquiétude , scepticisme et vigilance .
12-5-09
Le
Président du MoDem54, Luc BINSINGER, Président du Conseil
d’Administration du Centre Hospitalier de St Nicolas de Port dont il
est Maire, se ditinquiet, sceptique et vigilant
sur le projet de loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoire
». Présent à la table ronde autour du Président de la
République, Luc BINSINGER relaye « les inquiétudes
du monde hospitalier, déjà balloté ces dernières années par des
réformes oppressantes et répétitives.
Il
s’agit d’une communauté très complexe où les équilibres entre les
acteurs sont subtils mais où la place occupée par chacun est dosée et
minutieuse. » Sceptique sur la logique résolument
économique du Gouvernement à l’égard du projet, Luc BINSINGER
l’est aussi sur la capacité du Sénat, (dont le Président n’est autre
que le rapporteur de la commission chargé d’en faire en avril 2008 les
principales orientations), à amender le texte passé en catimini à
l’Assemblée Nationale. Vigilant sur les détricotages territoriaux
qui pourraient s’opérer au détriment des patients et de leurs familles,
Luc BINSINGER souhaiteopposer
la logique du service public où la vocation des praticiens et des
agents est réelle à la logique purement comptable que le Gouvernement
veut expressément nous soumettre.
Luc Binsinger - contact
:03 83 48 81 46
F
Bayrou double casquette - Accusé par l'UMP de se tromper d'élection, le
président du MoDem revendique à Metz d'être « en même temps citoyen
français et européen ».
«Y
a du monde dans mon amphi aujourd'hui ! » se réjouit Nathalie
Griesbeck, maître de conférences en Droit public à l'université de
Metz, devenue depuis 2004 députée européenne, et à nouveau candidate du
MoDem sur la liste conduite par Jean-François Kahn. Du beau monde, dont
les « œuvres » sont alignées comme à la parade à l'entrée de
l'amphithéâtre qui accueillait hier matin la convention démocrate sur «
l'Europe protectrice des libertés ».
Manque le « Petit traité
d'anthropophagie politique » de Yann Wehrling, l'ex-Vert, n°3 sur la
liste, qui n'est pas encore disponible. Il aurait côtoyé le « Vivre
autrement » de Corinne Lepage, « L'alternative » de Kahn, «Le petit
dictionnaire de l'Europe» de Marielle de Sarnez et bien sûr le
livre-réquisitoire de François Bayrou : « Abus de pouvoir »...
Les « fiches de l'UMP »
D'abus,
il n'y en a pas eu pour empêcher le président du MoDem de déposer une
gerbe sur la tombe de Robert Schuman, à 8 heures pétantes dans
Scy-Chazelles tranquille. Et quand, un peu plus tard dans
l'amphithéâtre bondé, un contradicteur demande pourquoi le Mouvement
démocrate - c'est le nom du MoDem - a préféré « quitter le groupe PPE,
le parti de Schuman au Parlement européen, pour rejoindre le parti
libéral, premier soutien des ''dérégulateurs'' », François Bayrou croit
reconnaître une « fiche de l'UMP » - le jeune homme tenait sa question
écrite sur un petit papier...
« Parti de Schuman, c'est vite
dit... Le PPE a été crée en 74 ou 75 et Schuman est mort en 1963... »,
nuance celui qui en revendique la filiation : « la raison est simple :
nous avons quitté le PPE qui représentait le centre en Europe quand il
a pris la décision d'être la droite. Nous avons décidé de rester au
centre... Je me souviens du jour précis, c'est quand le PPE a pris la
décision de virer Romano Prodi pour mettre Berlusconi à la place... Et
si vous allez sur la tombe de Robert Schuman et que vous prétendez
qu'il appartient à la même famille politique que Berlusconi, vous allez
entendre des mouvements à l'intérieur... ». Rires dans la salle.
Interdit de TF1
«
Ce jour là, j'ai eu honte... Si j'avais à confier mes enfants à l'un de
ces deux hommes là, je les confierais à Prodi pas à Berlusconi...
C'était une intuition... dont l'actualité récente me prouve qu'elle
était juste », persifle Bayrou. Et à Michel Barnier, tête de liste de
l'UMP, qui l'accuse de se tromper d'élection, le président du MoDem
persiste et signe : « excusez-moi mais nous sommes la force politique
qui revendique en même temps et indissolublement d'être citoyens
français et citoyens européens ! »
Justice, libertés, presse,
discriminations... Au micro défilent, ce n'est pas si courant en
période électorale, des avis plutôt divers. Au grand dam de la
représentante du Syndicat de la magistrature, Fabienne Nicolas à son
côté, Philippe Bilger, avocat général près la cour d'appel de Paris,
proteste de « l'exigence morale » de chacun à revendiquer sa liberté et
son indépendance...
« Fort bien, il y a une conscience qui se lève
et qui dit : ce que vous êtes en train de faire est un abus de pouvoir
», reprend Bayrou, entre humour et immodestie, « mais vous ne pouvez
pas effacer la faiblesse des êtres, c'est la loi qui protège, qui
émancipe et quelquefois la liberté qui opprime... » Juges
d'instruction, journalistes, pdgs de l'audiovisuel public...
«
L'Europe est garantie des Droits », soutient Bayrou. Mais pour l'heure,
elle ne lève pas encore « l'interdit d'aller défendre [son] bouquin au
journal télévisé de TF1 ».
Philippe JARRASSÉ
Le Parlement européen s'est prononcé en seconde lecture
sur les réseaux et services de communications
électroniques. Par une majorité écrasante de 407
voix, le Parlement
européen a
confirmé que la décision de couper l'accès
à internet ne pouvait être une décision
administrative. Anne Laperrouze(Mouvement Démocrate),
vice-présidente de la commission parlementaire Industrie,
recherche et énergie est intervenue ce mardi en séance
plénière dans le cadre du débat sur le paquet
Télécom en ces termes :
"Madame la Commissaire,
chers
collègues, permettez moi tout d'abord de saluer le travail de
nos collègues rapporteurs sur ce paquet télécom
qui sera soumis au vote demain, car c'est un bon texte. Il prend en
compte toutes les dimensions de cette révolution des
communications que nous sommes en train de vivre: réseaux de
télécommunications, régulation, aspects
économiques, droit des consommateurs et accès à
internet. Sur ce dernier
point,
néanmoins, je dois faire part de la déception de la
délégation du Mouvement démocrate. Le compromis
trouvé la semaine dernière pour le rapport de Mme
Trautmann sur cette question précise n'est pas satisfaisant. La
faiblesse de cette rédaction réside dans l'absence de
prise en compte de la jurisprudence relative à cet article 6 de
la Convention européenne des droits de l'homme. Cette
rédaction ne fait, en fait, que légitimer les tentatives
du gouvernement français d'imposer son concept de haute
autorité administrative, la fameuse "Hadopi". Il y a des gens
qui ont peur
d'internet, des gens qui n'en comprennent pas les évolutions ni
l'intérêt. Ces personnes disent souvent qu'internet est
une zone de non droit. C'est justement
pour
qu'internet ne soit pas une zone de non droit que la
délégation du Mouvement démocrate estime que
l'interruption d'accès à internet ne doit pas relever
d'une décision administrative mais d'une décision de
justice. Internet est un outil formidable pour exercer ses droits
fondamentaux. Certains
considèrent qu'une gestion administrative est la solution. Cela
nous renseigne sur l'importance qu'ils accordent aux droits
fondamentaux. Les règles qui garantissent la
liberté de communication entre humains sont intemporelles et ne
dépendent pas d'un support ou d'un autre. Le droit à une
procédure judiciaire ne doit être remis en cause sous
aucun prétexte." F Bayrou interdit de recueillement samedi sur
la tombe de Robert Schuman - Où va t-on ?
7-5-09
PARIS
(AFP) — François Bayrou, qui souhaitait aller se recueillir samedi sur
la tombe de Robert Schuman dans une chapelle mosellane, s'en
est vu refuser l'accès par le président UMP du Conseil
général Philippe Leroy, a-t-on indiqué mercredi au
MoDem.
Nathalie
Griebseck, eurodéputée sortante du Mouvement démocrate, avait, par
lettre, fait part au sénateur Leroy de la venue de M. Bayrou le 9 mai -
journée de l'Europe - à l'université de Metz pour une convention de son
parti.
Elle l'informait du souhait du député béarnais de se rendre
tôt le matin, à 8H30, dans le village de Scy-Chazelles où repose Robert
Schuman, un des pères de l'Union européenne, pour s'y recueillir "comme
il le fait à chacune de ses venues en Moselle".
Las, M. Leroy a
répondu, par missive dont l'AFP a eu copie, que "malheureusement ce
site, propriété du Conseil général", serait "inaccessible ce samedi 9
mai en début de matinée, en raison de la préparation et de la
sécurisation des lieux dans le cadre des manifestations liées à la
journée de l'Europe".
Sollicité, M. Bayrou n'a pas commenté ce refus.
Cependant
dans son entourage, où l'on précise que Valéry Giscard d'Estaing doit
assister à une messe dans cette même chapelle samedi mais seulement en
milieu d'après-midi - on assure que "cette situation ne restera pas
sans réponse".
On précise que le dirgeant centriste a tenté à plusieurs reprises de
joindre M. Leroy, mais en vain.
AFP
Raphaël
VUITTON , candidat du MoDem 54 aux élections européennes réagit
vivement à cette interdiction qui est faite à François BAYROU de se
rendre sur la tombe de Robert Schuman (lire
son communiqué) . Tout en espérant que M.
Leroy reconsidérera sa décision.
DR 8
mai 2009 : traditionnelle marche sur les hauteurs de Scy Chazelle
5-5-09
Dans
la continuité de la journée de l'Europe, et comme le veut la tradition,
Nathalie Griesbeck invite tous les militants et sympathisants du Grand
Est à une balade à pied ou à vélo sur les traces de Robert Schuman à
12h30 à la Croix Saint Clément sur la commune de Ancy sur Moselle.
Avant l'effort, le réconfort... Nous entamerons donc ce rassemblement
bucolique et convivial par un pique-nique tiré du sac avant d'arpenter
les chemins et sentiers.
En cas de mauvais temps, nous vous
invitons à rejoindre directement la salle de réunion du Conseil
municipal de Gorze où nous déjeunerons sous abri. Venez nombreux avec
conjoint, enfants, parents, amis...
Merci de confirmer votre participation avant le 6 mai par email: nathalie.griesbeck@gmail
_____________________________________________
François Bayrou : ces sondages
qui inquiètent l’Elysée
François
Bayrou au second tour de la présidentielle de 2012 : crédibilisée par
deux sondages, l’hypothèse a tout du cauchemar pour le PS. Elle
inquiète aussi à l’Elysée, tant l’issue d’un match Sarkozy-Bayrou
paraît incertaine.
Si l’élection présidentielle avait eu
lieu dimanche, François Bayrou aurait été à un cheveu de se qualifier
pour le second tour face à Nicolas Sarkozy. Deux sondages – une étude
Ifop parue dans Sud-Ouest le 26 avril et un sondage OpinionWay pour Le
Figaro, samedi – donnent le président du Modem au coude à coude avec la
socialiste Ségolène Royal à l’issue du premier tour. L’hypothèse a tout
du cauchemar pour le PS, menacé de vivre un nouveau 21 avril 2002 avec
l’élimination de sa candidate. Elle donnerait aussi lieu un second tour
inédit à l’issue bien incertaine pour le président sortant.
Selon
OpinionWay, Ségolène Royal aurait recueilli 21 % des voix au premier
tour de la présidentielle, soit une chute d’environ 5 points par
rapport à son score de 2007. Talonnée par François Bayrou, elle voit
aussi son socle électoral grignoté par Olivier Besancenot. Le
porte-parole du NPA fait un bond à 9 % des voix, contre 4 % en 2007.
L’Europe ce n’est pas seulement un
marché, ce sont des valeurs humanistes, un projet de
société.
Contre l’argent-roi,
Nous voulons que l’exigence sociale, démocratique et
écologique soit placée au dessus des règles du
marché.
Contre le chacun pour soi,
Nous
voulons une véritable réponse coordonnée à la crise, avec un grand
emprunt européen pour aider notamment les PME à résister et à préparer
l’avenir.
Pour un monde plus équitable, Nous
voulons un commerce mondial qui amène les pays du monde à se doter
progressivement de règles sociales, sanitaires et environnementales
exigeantes
Pour une Europe plus solidaire,
Nous
voulons mettre fin à la concurrence sauvage entre États européens. Une
harmonisation fiscale et sociale permettra de redistribuer les
richesses et de défendre l’emploi.
Télécharger
le tract NATHALIE GRIESBECK
Députée européenne Grand Est : L'Union
européenne » vole » au secours du secteur
aérien
28-4-09
Nathalie
GRIESBECK, Députée européenne Grand Est et membre de la Commission des
Transports au Parlement européen, accueille favorablement l'accord
trouvé mercredi 21 avril entre le Conseil de l'Union et le Parlement
européen visant à atténuer les effets de la crise dans le secteur du
transport aérien.
Alors que le secteur du transport aérien
connaît actuellement une baisse drastique de la demande, tant pour le
trafic de passagers que pour le fret, il a semblé urgent et nécessaire
aux décideurs européens d'adopter un moratoire de 6 mois sur les règles
de répartition des créneaux aériens entre les différentes compagnies
aériennes.
"Ces dispositions, que j'ai soutenues en tant
que membre de la Commission des Transports, vont permettre d'éviter aux
compagnies aériennes de faire voler des avions presque vides et de
licencier leurs personnels" explique Nathalie
GRIESBECK. "Elles vont donc dans le bon sens, à la
fois pour l'emploi et pour l'environnement".
La Députée européenne poursuit : "Ces
mesures démontrent à nouveau que l'Union européenne travaille à contrer
les effets de la crise. Celle-ci serait en effet beaucoup plus
dramatique dans nos sociétés européennes sans l'union F Bayrou vante l’Europe sociale
Son
livre, « Abus de pouvoir » , sort jeudi en librairie. Porté par des
sondages flatteurs, le président du MoDem, en campagne pour les
européennes, cible Sarkozy.
IL
S’IMPOSE trois déplacements hebdomadaires en province, sera lundi à
Londres puis en Guadeloupe et en Martinique. Dopé par un sondage Ifop
(pour « Sud-Ouest Dimanche ») le gratifiant de 19 % d’intentions de
vote si le premier tour de la présidentielle avait lieu dimanche,
François Bayrou était hier à Hérouville-Saint-Clair, dans la banlieue
de Caen (Calvados) pour vanter… l’Europe sociale.
« Aucune
autre force politique que la nôtre ne peut accéder au second tour de la
présidentielle en 2012. Aucune autre ne peut porter la voix des
citoyens dans une Europe où conservateurs et socialistes s’entendent
pour maintenir José Manuel Barroso au pouvoir quand il y a besoin de
leaders plus ouverts et plus sociaux, explique-t-il. Le social doit
revenir au coeur du projet européen. »
« Sarkozy ou l’égocratie »
Il
n’a pas apprécié les propos du socialiste allemand Martin Schulz,
vendredi à Toulouse, qui lui reprochait « à la maison de parler comme
Karl Marx quand au Parlement européen ses amis sont de sauvages
néolibéraux ». « Les socialistes n’aiment pas qu’on leur rappelle
qu’ils se partagent les places et les décisions avec la droite
europénne », rétorque le patron du MoDem, qui plaide par ailleurs pour
une convergence des systèmes de protection sociale européens.
Le
programme de Bayrou, c’est aussi la parution, chez Plon, jeudi du livre
auquel il s’est attelé depuis le début de l’année : « Abus de pouvoir
». Un tirage (50 000 exemplaires) en forme de Scud sur l’Elysée. Il se
défend d’avoir signé un brûlot antisarkozyste ou de vouloir rejouer le
« Coup d’Etat permanent », le pamphlet antigaulliste de François
Mitterrand. « C’est un livre de fond pour donner à saisir ce modèle de
société inégalitaire de Nicolas Sarkozy dont la France ne veut pas. »
Un « viol », ajoute-t-il, du modèle républicain. « Jamais il n’y avait
eu une telle mise en réseau autour d’un seul homme des pouvoirs
économiques, industriels, financiers et médiatiques. »
L’agrégé de
lettres classiques a longtemps cherché un mot pour résumer sa critique.
Il en a inventé un : « l’egocratie ». Entre anecdotes et portraits
ciselés (dont un de Jacques Chirac), Bayrou accuse Sarkozy de
transformer la France en « village Potemkine » comme ceux, factices,
construits par le maréchal russe pour montrer à la tsarine Catherine un
pays faussement prospère. Communiqué de la Fédération des élus
démocrates de Meurthe et Moselle (FED 54)
25-4-09
Les
élus MoDem de Meurthe-&-Moselle se sont réunis à Laxou ce matin
en
présence de Luc Binsinger ,président du MoDem 54 et du maire de Laxou,
Laurent Garcia pour créer et installer la section départementale de la
FED (Fédération des Elus Démocrates).Marc Saint-Denis, Conseiller
Général, correspondant en charge des élus, a présidé cette assemblée.
Cette
instance est le relais de la fédération nationale. Elle a pour but de
concourir à la réflexion et à l’expression du Mouvement Démocrate
(MoDem )sur les questions liées aux institutions locales . Elle
constitue un forum permanent d’échange des élus .La mission du
correspondant est de détecter et de mener des actions en direction des
élus sympathisants pour élargir les effectifs de la Fédération .
Après
un tour de table des élus présents il a été décidé d’organiser des
réunions régulières ,par territoires (CUGN ,villes moyennes ,rurales …
) , pour formaliser le positionnement politique des élus (majorité,
opposition) sur des enjeux locaux.
D’autre part un plan de
formation des élus sera établi en liaison avec l’IFED (Institution de
Formation de Elus Démocrates ).
La prochaine réunion sera consacrée aux projets de la Communauté
Urbaine du Grand Nancy .
Marc Saint-Denis
Vice-président MoDem 54 chargé des élus
Membre de la présidence nationale de la FED Le Parlement européen a
entériné l'encadrement des tarifs des communications mobiles passées à
l'étranger dans le cadre de la directive Paquet Télécom.
PublicitéLes
tarifs des télécommunications mobiles en Europe vont baisser. Le
Parlement européen a entériné mercredi 22 avril, par 626 voix pour, 22
contre et 9 abstentions, le texte sur les tarifs d'itinérances
(roaming) des communications passées depuis un mobile entre les
différents pays de l'Union européenne dans le cadre de la directive
Paquet Télécoms.
Les SMS, d'abord. A partir du 1er juillet
prochain, les messages textes envoyés depuis un terminal mobile à
l'étranger vont passer à 11 centimes d'euros hors taxes contre 22
centimes en moyenne aujourd'hui.
Autre plafonnement tarifaire en
vue, celui des services Internet mobile (courrier électronique, etc.)
calculés selon le volume de données consommées. Les opérateurs ne
devront pas facturer plus d'1 euro (HT) le mégaoctet de données reçues
contre 1,68 euros aujourd'hui. La baisse se poursuivra jusqu'en 2011 :
80 centimes en juillet 2010 puis 50 centimes l'année suivante. La
mesure concerne cependant les tarifs de gros des opérateurs qui devront
répercuter ces baisses sur leurs offres tarifaires au détail.
Le
texte prévoit par ailleurs la mise en place de mécanismes d'alerte ou
de coupure automatique des téléchargements au-delà d'un certain montant
(50 euros par mois). Cela afin d'éviter les mauvaises surprises sur la
facture du client qui n'a pas forcément une visibilité claire sur les
tarifs de sa consommation quand il utilise son mobile depuis
l'étranger. Le système de blocage était notamment préconisé par Luc Chatel.
Enfin,
les tarifs des appels téléphoniques vont également baisser jusqu'en
2011. Les appels sortants passeront à 43 centimes la minute (toujours
hors TVA) en juillet prochain puis à 35 centimes à l'été 2011. Les
coûts des appels entrants tomberont cet été à 19 centimes pour se fixer
à 11 centimes en 2011. A noter que, passées les 30 premières secondes,
la facturation à la seconde sera désormais imposée.
Ces mesures,
très attendues des consommateurs, est une victoire pour Viviane Reding.
La commissaire européenne en charge de la société de l'Information exigeait
de longue date une baisse des tarifs des communications mobiles.
Bruxelles doit encore régler nombre de questions dans le cadre de la
directive Paquet Télécoms dont le vote définitif est attendu avant juin
2009. Dont celle de la création d'un régulateur des télécoms à
l'échelle européenne.
Pour aimer
l’Europe de Marielle de Sarnez Dans
cet essai, Marielle de Sarnez, députée européenne, veut rendre ses
couleurs au projet européen, à travers une série de thèmes, de l’euro à
la sécurité des jouets en passant par le Darfour, le changement
climatique ou Erasmus. Elle défend les forces et elle pourfend les
faiblesses. Elle propose de changer ce qui doit l’être. Elle répond
ainsi à toutes les questions que posent et que se posent les Français, ces Européens
d’origine, ces Européens originaux…
Abus de Pouvoir de François Bayrou
« Le
président de la République a un plan. Il conduit la France là où elle a
toujours refusé d’aller. L’abandon du modèle républicain, le culte de
l’argent, le choix d’une société d’inégalités, le renoncement à ce qui
faisait la force et l’originalité de la France dans le monde. Partout,
la France se range du côté des puissants. En même temps, tous les
centres de décision, politiques, économiques, médiatiques sont
convoités et mis en réseau. L’arbitraire règne en maître. Jamais
démocratie ne porta plus mal son nom. Jamais République ne fut moins
publique. »
Avec une rare force d’écriture, avec des portraits
tendres ou cruels, avec colère ou ironie, François Bayrou a choisi de
dénoncer la vraie nature de l’abus de pouvoir que l’on veut imposer à
la France. Raphaël VUITTON aux côtés de Nathalie
GRIESBECK et Jean François KAHN
17-4-09
Le 2 avril
2009, le Bureau exécutif du Mouvement Démocrate a publié les
listes des candidats aux élections européennes du 7 juin prochain.
Pour le Grand Est, la liste est composée de 18 noms, sous la conduite
de Jean François KAHN, Nathalie GRIESBECK et Yann WEHRLING. Elle
rassemble une diversité de générations, de parcours et d’origines.
Elus, membres des Présidences collégiales, des Conseils départementaux,
ou adhérents, les candidats ont été choisis pour leur compétence et
leur passion pour l’Europe.
La Meurthe-et-Moselle sera, pour sa part, représentée par Raphaël
VUITTON, référendaire au Tribunal de première instance des Communautés
européennes, à Luxembourg.
A 30 ans, ce jeune européen convaincu, jurassien d'origine et nancéien
d'adoption, très impliqué dans la vie de la Cité, se fait fort de
défendre les valeurs du parti de François Bayrou qu’il soutient depuis
2004.
Raphaël VUITTON nous dit en quelques mots ses convictions européennes :
«Ainsi que l’a affirmé François BAYROU, il est plus
que jamais nécessaire de réconcilier les citoyens français avec
l’Europe et l’Europe avec la France. Les prochaines élections
européennes nous en donneront l’occasion et le Mouvement Démocrate a,
dans ce contexte, un rôle prépondérant à jouer. Il est en effet
l’héritier de la famille politique française la plus profondément
engagée pour la cause européenne et qui a d’ailleurs contribué à la
construction d’une Europe unie et indépendante, au travers de
personnages tels que Robert SCHUMAN»
C’est ainsi que, fort de ses profondes convictions et de son
inflexible engagement au sein du Mouvement Démocrate, Raphaël Vuitton a
souhaité participer activement à la réussite de notre parti lors de ces
prochaines échéances électorales.
Membre dynamique du Bureau exécutif du MoDem 54, au sein duquel il
assure la coordination de la campagne européenne, Raphaël a participé
au côté de Luc Binsinger, Président du MoDem 54 et des
membres de la présidence collégiale, à la mise en place des 33
référents cantonaux qui maillent désormais le territoire local.
Cette candidature sera renforcée et soutenue grâce à l’appui et à
l’investissement de chacun : une équipe soudée et dynamique de
militants actifs qui portent la voix de notre campagne européenne. Un
signe caractéristique de la volonté du MoDem, en Meurthe et Moselle
comme ailleurs, de prendre de nouveaux engagements. Des engagements téléchargeables sur le site .
Danièle NOEL - vice-présidente MoDem 54 Pour une autre société
Salle comble, hier soir à Pont-à-Mousson, pour les deux têtes de liste
MoDem du Grand Est aux élections européennes.
C'est
avec un orchestre que le public, venu en masse à l'espace Montrichard
de Pont-à-Mousson, a patienté. Jean-François Khan et Nathalie
Griesbeck, les deux têtes de liste pour le Grand Est du Mouvement
Démocrate (MoDem) de François Bayrou sont arrivés vers 20 h sous les
applaudissements de l'assemblée.
Dans son exposé, la députée
européenne s'est voulue pédagogique. Expliquant le parlement européen
et son utilité. Et surtout l'utilité de l'Europe : « Seul,
notre pays ne peut plus rien ». Bref, elle souhaite « un changement,
une révolution complète dans le long terme » Alors
son message était clair : « Aller plus loin vers
l'alternative dont notre pays et l'Europe ont besoin ».
Elle a aussi témoigné de son expérience qu'elle a défini comme «
une action au service du quotidien ». Elle a
stigmatisé un budget européen « trop limité
» qu'elle voudrait alimenté « par un prélèvement sur
les transactions bancaires et boursières ».
« A la croisée des chemins »
Elle a prêché une Europe de « l'harmonisation fiscale
», une Europe « du respect de la valeur du travail
des hommes et des femmes ». Nathalie Griesbeck a
aussi dit un mot des défis de demain : l'énergie, l'eau, le gaz, la
dépendance énergétique. « Nous sommes à la croisée
des chemins ».
Le journaliste Jean-François Khan, lui, a enfoncé le clou : « Nous
voulons construire autre chose, tous ensemble » et
« remettre l'homme au centre de la société ».
Il n'a pas hésité à pousser une charge contre l'économie virtuelle « c'est
le système Madoff généralisé » ou contre les
énormes salaires des grands patrons.
Pour lui, « l'histoire de la civilisation se poursuit
» pour « penser,
imaginer et construire une société plus juste et plus humaine. C'est
sur le socle européen que nous construirons ce contre-modèle
».
Frédéric PLANCARD
Dans sa présentation de la soirée , Luc
BINSINGER, président du Mouvement Démocrate 54
qui a chaleureusement accueilli ses hôtes , candidats et
auditoire , avait d'emblée situé l'enjeu de ces élections européennes :
<<L'élection européenne n'est pas une étape.
Elle en devient
un fondement . La contribution française à faire une Europe forte,
solidaire et durable aura un impact pour l'avenir de notre pays>>. L'ensemble
de son discours introductif est téléchargeable en cliquant sur ce lien
Le président du MoDem, François Bayrou, a affirmé aujourd'hui à
Montpeyroux (Puy-de-Dôme) que les élections européennes du 7
juin seront un "nécessaire message" au pouvoir.
"Il
y aura un message national pour dire au pouvoir que le modèle de
société qu'il essaye de nous imposer, la France n'en veut pas", a dit
M. Bayrou venu participer à une convention de son parti sur "l'égalité
des chances entre les territoires".
Selon lui, ce "message" sera
l'un des trois enjeux de la campagne. Les deux autres étant "d'abord
d'élire de bons députés européens" et l'autre portant sur "la
défense d'une certaine idée de l'Europe".
"L'Europe de Nicolas Sarkozy, c'est l'Europe des
marchés", a-t-il dit. Il y a, selon lui "nécessité
pour un pays comme la France de rappeler que les valeurs de service
public ne sont pas des valeurs marchandes".
"Il y a des zones entières du pays qui se sentent abandonnées",
a poursuivi le président du MoDem, avant d'appeler de ses voeux "un
budget européen plus conséquent que celui que nous avons actuellement,
1% du PIB", ainsi qu'une "harmonisation fiscale en Europe pour rompre
avec la pratique du dumping fiscal entre Etats" et "un emprunt européen
face à la crise d'environ 3% du PIB, soit à peu près 300 milliards
d'euros pour l'ensemble des pays européens". Le scrutin européen rattrapé par la crise
Alors
que la crise économique monopolise l’attention, les partis n’ont plus
que deux mois pour mobiliser les électeurs avant le 7 juin
Les
séquelles du « non » au référendum sur la Constitution européenne ?
Dépassées. La question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe ?
Reléguée au second plan. Le danger du réchauffement climatique ?
Oublié. Le célèbre « plombier polonais » ? Disparu de la circulation.
Depuis des mois, le contexte économique et social monopolise
l’attention. Une donnée incontournable pour les partis politiques,
obligés d’adapter leur campagne européenne avec l’espoir de ne pas
rééditer le record de 2004 où près de six Français sur dix avaient
boudé les urnes.
« La crise a tout écrasé », reconnaît ainsi Marielle de
Sarnez, présidente de la délégation du MoDem au Parlement européen.
Un constat repris mot pour mot par Pascal Durand, directeur de campagne
des listes Europe écologie : « La crise est tellement prégnante qu’elle
écrase tous les autres sujets de débat possibles. » Voilà à coup sûr
une difficulté pour les partis qui entendaient porter des thématiques
différentes, à commencer par les écologistes. « On entend encore des
gens dire que l’écologie, c’est un luxe quand tout va bien. À nous de
montrer que c’est aussi et surtout une nécessité pour sortir de la
crise », estime le patron de la campagne écologiste.
De gré ou
de force, les partis ont donc décidé d’axer leurs discours sur la
crise. Un fonds commun que chacun accommode à sa façon, en fonction de
ses convictions européennes. « La crise n’est que la conséquence
logique du libre-échangisme imposé par l’Europe. La seule véritable
façon d’y remédier, c’est de renverser la majorité à Strasbourg ! »,
professe Jérôme Rivière, directeur de campagne de Libertas, qui réunit
le MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous. Même son de
cloche du côté du FN, où Louis Aliot, tête de liste dans le Sud-Ouest,
veut croire que « la crise a démontré que l’Europe n’est pas le
bouclier qu’elle prétendait être ».
L'Europe comme point d'appui pour combattre la crise
Lire la suite F. Bayrou : "On conduit la France vers un
modèle qui n'est pas le sien"
Populiste
? François Bayrou "se fiche" bien de ce genre d'accusations qui
fleurissent à l'UMP. L'oeil rivé sur l'élection présidentielle de 2012,
le président du MoDem dispute au PS le rôle de premier opposant à
Nicolas Sarkozy. Il publiera fin avril, chez Plon, un livre qui
s'annonce comme un brûlot et servira à nourrir sa campagne des
élections européennes. D'ici là, il sourit d'une enquête du quotidien
gratuit Métro, à laquelle 7 000 lecteurs ont répondu : 48 % le
désignent comme le premier ministre de leur "gouvernement idéal" pour
faire face à la crise, devant Dominique Strauss-Kahn (36 %) et Alain
Juppé (16 %).
Comment appréciez-vous les résultats du G20 ?
Les
intentions affichées vont dans le bon sens. Il faudra maintenant les
confronter aux résultats. Sur les paradis fiscaux, on a fait un pas en
avant que je considère comme important. Sur la régulation, on a accepté
des principes, mais pour l'instant ce sont des voeux pieux. Sur la
relance, la présentation des chiffres, 5 000 milliards, est
publicitaire : je voudrais que la réalité suive, et je n'en suis pas
sûr. Une absence dommageable : la question de l'équilibre du système
monétaire sur la planète, trop dépendante du dollar. Les décisions prises suffiront-elles à ramener la
confiance ?
Je
ne le pense pas. Cela fait des mois que je plaide pour un plan de
relance concerté à l'échelle européenne, adossé à un emprunt européen
pour financer de grands investissements, les PME et aider les ménages
les plus en difficulté. L'augmentation massive du nombre de chômeurs,
ajoutée à la divulgation quotidienne des privilèges de quelques-uns des
dirigeants de grandes entreprises et à la concentration des pouvoirs
entre les mêmes mains : ce sont les ingrédients d'un mélange dangereux.
Un militant, c’est un adhérent qui s’engage dans l’action.
• Comment participer à la vie du mouvement ?
-En apportant votre expertise et expérience. Vous pouvez contribuer aux
commissions
thématiques et aux nombreux forums participatifs qui constituent les
principaux dispositifs d’enrichissement de notre projet démocrate.
-En
participant à la vie locale dans vos sections. Pour faire vivre le
Mouvement Démocrate dans chaque quartier, chaque commune,… Les sections
constituent le premier échelon pour dynamiser la démocratie locale.
-En étant en contact avec les électeurs sur le terrain notamment lors
des campagnes électorales.
-En
participant aux soirées démocrates. Les mouvements départementaux
organisent régulièrement des soirées débats sur des sujets
d’actualité ou d’intérêt général, ouvertes à tous.
-En représentant le Mouvement Démocrate dans la société civile, les
manifestations locales,...
• Qu’est ce qu’une campagne électorale ?
Une
campagne électorale s’organise autour d’actions de terrain par la
diffusion de documents de campagne, l’organisation de réunions ou de
rencontres avec les électeurs,…Ce sont des moments conviviaux qui
soudent notre famille politique.
Vous pouvez participer à nos
victoires électorales en défendant nos idées politiques via vos amis,
votre réseau professionnel, vos commerçants,...
Extrait du livret d'accueil du Mt Démocrate (télécharger) Contact Les engagements européens du Mouvement
Démocrate
1-4-09 Danièle NOEL
La
première convention thématique qui s’est tenue dimanche 29 mars à la
Maison de la chimie à Paris a rassemblé une fois encore près de 1000
personnes.
Elle a été l’occasion pour le Président du MoDem de
présenter concrètement ses premiers arguments de campagne pour les
élections européennes du 7 juin prochain.
Entouré des ses têtes de
liste, dont Jean-François Kahn pour le Grand Est, François Bayrou est
allé jusqu’au bout de sa stratégie, renvoyant l’UMP et le PS dos à dos.
Il
a clairement dénoncé « la connivence » entre l’UMP et le PS : « ils
gouvernent ensemble en Europe, c’est contre eux que nous avons à nous
battre. » François Bayrou a également souhaité que le Président de la
Commission européenne, José Manuel Barroso, « trop à la remorque des
puissants gouvernants qui l'entouraient » et « à l’idéologie trop
ultralibérale pour le monde dans lequel nous sommes entrés », ne soit
pas reconduit dans ses fonctions.
Un programme en douze points
Fidèle à ses valeurs démocrates et humanistes, le Président du MoDem a
donné le ton d’une campagne européenne qui défende «
un autre monde, une autre politique, un autre choix. » « Jusqu'à maintenant, l'humanisme était
considéré comme un sentiment. Il convient qu'il devienne un
projet politique. »
Un projet politique qui se voit décliné en une série de douze
propositions pour l’avenir de l’Europe.
Ce
texte qui sera adopté, une fois amendé, au mois de mai, propose
notamment une “avant-garde européenne” composée des 16 pays de la zone
euro, un grand emprunt européen de 3% du PIB pour aider les PME, ou
encore que “toute préparation de décision de l'Union soit annoncée aux
citoyens, sauf urgence, trois mois avant”.
François Bayrou propose
également “un doublement progressif du budget européen pour la
recherche” et un budget européen fixé en volume par le parlement
européen et “alimenté par un impôt unique sur l'ensemble des pays de
l'Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et
boursières”.
Des mesures concrètes qui constituent un programme de
société mobilisateur pour la France et pour l'Europe.
Les valeurs de la
République contre le modèle américain ruiné
Nous
vivons une crise, mais le mot « crise » est un mauvais mot. Comme vous
le savez, il y a des vieilles lunes qui traînent, des vieilles formules
toutes faites qui passent leur temps à expliquer que, crise, cela veut
dire à la fois danger et opportunité. On l'a tous entendu cela mille
fois et vous devez, comme moi, en être lassé.
En réalité, je
crois que le mot de crise ne s'adapte pas à la situation que nous
vivons aujourd'hui, parce que le mot crise signifie ou laisse entendre
que l'on est dans une parenthèse, qu'il y a eu une interruption d'un
processus et que ce processus va reprendre.
Ce qu'ont exprimé
tous ceux qui, dans la matinée, ont livré leur vision des choses, c'est
qu'ils ont tous la certitude que, globalement, cela ne reprendra pas
aprè, et tant mieux, parce que le modèle de société dans lequel nous
étions enfermés, où on nous conduisait, ce modèle de société-là ne
convenait pas à l'essentiel de ce que nous croyons de la vie.
Peut-être
certains d'entre vous se souviendront des incompréhensions qui, pendant
la campagne présidentielle, entouraient l'affirmation que je faisais
souvent que j'avais avec Nicolas Sarkozy une confrontation de valeur et
une confrontation de modèle.
Je disais « je suis en désaccord
avec lui, parce qu'il a décidé de rallier la France au modèle
américain", et à l'époque -je prends à témoin ceux qui m'entourent-
beaucoup de ceux qui m'accordaient de l'amitié et même beaucoup de
proches disaient « mais pourquoi parles-tu toujours du modèle américain
? Après tout, c'est bien l'Amérique, on a de la croissance, on a une
société d'opportunité ». J'étais frappé par cela.
C'est que ce
modèle qui était en train de dominer le monde, de mettre son emprise
définitive, croyait-on, sur la globalisation, était un modèle qui
venait en contradiction avec nos valeurs fondamentales et notamment les
valeurs fondamentales de l'histoire de la République française, de
l'histoire de la France, parce que nous, en France, nous avons marqué
sur tous nos monuments publics : liberté, égalité, fraternité.