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Fête de l'Europe 2013 : vivement une vraie fédération européenne !

Guillaume Morin -Professeur et MoDem - 9/5/2013

EuropeLe 9 mai, c'est la journée de l'Union européenne. L'occasion pour Guillaume Morin de nous livrer sa version de ce que doit être l'Europe à l'avenir. Plus de démocratie, la mise en place du fédéralisme et l'union autour d'une politique budgétaire.

"L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord des solidarités de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée. L’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne".

C'est ce que déclarait Robert Schuman, le 9 mai 1950. Cette déclaration fut l'acte fondateur de l'Europe telle que nous la connaissons aujourd'hui. Après six années de guerre, les européens décidaient de se rapprocher pour créer un espace de paix et de prospérité. Ce n'était pas une Europe politique qu'on lançait, au moins dans un premier temps.

Il nous faut plus d'Europe !
Après les échecs des différentes confédérations au cours des XIXe et XXe siècle, Jean Monnet et Robert Schuman décidaient avec leurs partenaires européens de lancer une Europe concrète, une Europe économique en commençant par la mise en commun du charbon et de l'acier.

Cette Europe économique est aujourd'hui un succès. Après la mise en commun du charbon et de l'acier, les européens ont mis en place des politiques communes et approfondi la coopération économique : le marché commun en 1957, la politique agricole commune en 1962, le système monétaire européen, pour ne donner que ces exemples.

Dans cette période de crise, on ramène souvent la faute sur Bruxelles. Mais qu'en est-il vraiment ? Et si la solution n'était pas "moins d'Europe" comme certains le scandent, mais justement plus d'Europe ?

Il est temps de mener une politique commune pour construire un projet de société en Europe. La création de la monnaie unique, l’Euro, est une formidable avancée, mais sans coordination des politiques budgétaires, c’est un non-sens.

Vers une Assemblée nationale européenne

Il est aujourd'hui temps mettre en commun nos politiques budgétaires car il est impossible de demander à des États de respecter hypothétiquement des règles budgétaires sans en discuter ensemble et sans décider de les contrôler plus efficacement. Cette politique budgétaire n’est qu'une étape dans une véritable intégration économique européenne. Ainsi, nous appelons de nos vœux à la construction d’une véritable gouvernance économique européenne qui formera une Europe protectrice.

Les Jeunes Démocrates de Bretagne appellent aujourd'hui à la constitution d'une véritable fédération européenne intégrée politiquement, socialement et économiquement. Le Parlement européen doit devenir l’Assemblée nationale de l’Europe politique. Il est temps de réformer les institutions et de les rendre plus démocratiques. La commission doit désormais être le reflet du choix des Européens et émaner du Parlement.

Il faut renforcer les pouvoirs du Parlement sur les budgets et le contrôle de la commission. Les démocrates soutiennent la construction d'un espace économique et politique commun. Lançons de nouveaux chantiers : politique européenne de défense, politique énergétique commune, politique de l'enseignement supérieur et de la recherche commune. Enfin, osons dépasser la citoyenneté européenne et fondons une véritable nationalité européenne qui respectera la diversité culturelle et l’histoire de chacun. L'Europe, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est le fruit d'un brassage de cultures, au cours des siècles. Ce qui nous rassemble est beaucoup plus important que ce qui nous sépare. Osons le dire, soyons fier de notre histoire commune, soyons fiers de notre héritage européen et continuons à construire et à rêver l’Europe.

Écrivons ensemble une nouvelle page de l'histoire européenne.

Liens :
Toute l'Europe
Robert Schuman


"L'unité nationale est possible, si on se concentre sur les vraies questions"

Mouvement Démocrate - 7/5/2013

R RochefortPour Robert Rochefort, "l'union nationale" est possible car "les vrais clivages" ne sont pas entre la droite et la gauche, mais sur des sujets comme "l'Europe, l'euro et le soutien aux entreprises".

Interrogé sur la première année de mandat du président de la République, le vice-président du Mouvement Démocrate a refusé de "parier sur l'échec de François Hollande". "Car, si c'est un échec, ce seront la France et les Français qui en paieront les conséquences", prévient-il. "Je crois toutefois que la suite du quinquennat sera très dure, car la conjoncture économique ne va pas s'améliorer et je ne pense pas que les prévisions de 2% de croissance en 2015 soient fondées", analyse l'économiste. À ses yeux, la question qui se pose est donc : "Comment faire en sorte que François Hollande réussisse un certain nombre de ses réformes ?" 

"Il n'y a que deux moyens à cela", poursuit l'eurodéputé. "Le premier, c'est sortir de l'ambiguité. François Hollande a trop joué d'une ambiguité tactique, dont il a cru qu'il récupérerait les fruits. En réalité, cela a construit un front de mécontents. Le deuxième, c'est l'unité nationale, car le logiciel politicien sur lequel s'appuie François Hollande est épuisé et ne lui donnera pas le ressort pour y arriver. Vouloir faire le grand écart avec certains de ses anciens alliés, qui sont aujourd'hui devenus ses opposants, ne lui permet pas d'avancer. Avec François Bayrou, nous avançons donc l'idée d'une unité nationale. S'il fait ce virage là, il peut avoir le rassemblement des Français nécessaire pour soutenir ses réformes", détaille le vice-président du MoDem.

"Il est exact de dire que la droite n'a pas réglé les problèmes, les dix dernières années où elle était au pouvoir. Et il est exact de dire aussi que le gouvernement, empêtré à faire semblant de donner parfois raison au Front de Gauche et aux écologistes, perd un temps précieux", tacle-t-il. "Est-ce que cela apparaîtrait un drame qu'une droite raisonnable soutienne les propositions raisonnables d'un gouvernement de gauche ?", interroge Robert Rochefort. Mais l'unité nationale, "ça ne veut pas non plus dire mettre tout le monde autour de la table", prévient-il. "Nous ne voulons pas des extrêmes, en particulier du Front national, et nous ne voulons pas un jeu politicien qui consisterait à faire plaisir à tout les politiques", ajoute-t-il.

Pour définir les contours de ce rassemblement, Robert Rochefort pose "quatre vraies questions" : "Faut-il ou pas sortir de l'euro ? Faut-il aller dans le sens de l'accord interprofessionnel pour l'emploi ? Faut-il faire le choix de l'entreprise et en particulier de la PME, en lui donnant les outils nécessaires ? Faut-il, au niveau de l'Europe, avoir une discussion franche, cordiale, insistante, avec nos partenaires pour jouer la carte de la croissance ?" À partir du moment où nous sommes d'accord sur ces quatre questions concrètes, "l'extrême gravité de la crise et l'urgence des temps font que nous devons nous rassembler". "Si nous ne partons pas de ces choses là, nous ne sortirons pas de la mouise dans laquelle nous sommes", estime-t-il.

"Quand j'entends certains dire que ce gouvernement d'unité nationale viserait à appliquer l'austérité en France, c'est exactement l'inverse", poursuit-il avec conviction. "Nous défendons cette solution, justement parce que nous ne voulons que notre pays connaisse les mêmes difficultés et se voit imposer la même austérité que la Grèce, l'Espagne ou l'Italie. Les Français souffrent déjà beaucoup de la crise économique, mais nous avons encore la chance de ne pas être dans une austérité à l'image de ces pays là. Et nous ne voulons pas qu'on y arrive", conclut-il.


 

Skylander, il est temps de rebondir !

17/4/2013 - MoDem Lorraine

SkylanderLe Tribunal de Commerce de Briey a rendu un jugement définitif ce mardi 16 avril, ordonnant la liquidation judiciaire de la société Sky Aircraft, filiale du groupe GECI International, porteuse du projet d’avion léger le « Skylander » avec cessation immédiate des activités. 113 salariés se retrouvent aujourd’hui sans emploi.

L’engagement hasardeux du Conseil Régional dans une entreprise privée qui ne bénéficiait d’aucune rentrée d’argent, ni de l’aide du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) impose des réponses claires et concrètes quant au remboursement de la dette engagée. Il en va également de l’avenir non seulement de Chambley et mais de toute la Lorraine.

En effet, chacun est en droit d’exiger à ce jour la transparence la plus complète dans cette chronique d'une mort lente et annoncée qui aura, au final, englouti, sans contrepartie, l’argent des Lorrains pour une somme atteignant plus de 20 Millions d’Euros.

Il est de la responsabilité du Conseil Régional et de son président, Jean pierre Masseret, à une époque soutenu dans ce projet par Nadine Morano, alors ministre du Travail et Gérard Longuet, ministre de la Défense, de rendre des comptes et de passer aux actes de manière urgente.

De vaines promesses et de faux espoirs n’y suffiront pas. Dans une région comme la nôtre, aussi fortement touchée par la crise, le dernier communiqué de presse de M. Masseret qui se veut rassurant et optimiste ne dupera personne dans une saga que beaucoup jugent déjà comme un immense gâchis.

Il est temps que le Conseil Régional, dont la principale prérogative consiste à soutenir le dynamisme de la Lorraine, investisse dans une économie plus sûre et génératrice de richesses !

Les quantités de gaz de houille contenues dans notre sous-sol sont considérables et permettraient de sortir du marasme économique. Il est urgent de faire des choix d’avenir. Investir dans la recherche sur des technologies innovantes d'exploration-production de gaz non conventionnels, favoriser la transition énergétique peuvent être des leviers pour redresser notre région.

Danièle Noël, présidente MoDem 54
Guy Cambianica, président MoDem 57


Appel à un référendum de moralisation de la vie publique : 40.000 signataires en 4 jours

Danièle Noël - 16/4/2013
(communiqué de presse)

référendumLes militants et responsables du Mouvement Démocrate de Meurthe et Moselle ( MoDem 54) ont relayé ce week-end l'appel de François Bayrou à un référendum de moralisation de la vie publique, lors d'une vaste campagne via les réseaux sociaux ou des tractages. D'autres actions sont à suivre.

Le scandale Cahuzac, après tant d'autres scandales, a profondément choqué le pays. Dans une situation aussi grave, le président de la République et le gouvernement ont le devoir de réagir. C'est pourquoi François Bayrou a lancé un appel citoyen pour exiger un référendum de moralisation de la vie publique.

Les militants du MoDem 54 ont relayé cet appel ce week-end, lors d'une vaste campagne de mobilisation. Au cœur de leurs revendications, cinq mesures trop longtemps reportées par nos gouvernants alors qu'elles recueillent un large consensus auprès de nos citoyens :

  • Mettre fin au mélange des intérêts financiers et politiques ;
  • Interdire le cumul des mandats dès les élections de 2014 ;
  • Réduire le nombre de parlementaires ;
  • Permettre la représentation de toutes les opinions, par l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections ;
  • Renforcer le contrôle du financement des partis politiques.

Les premiers résultats sont là : en 4 jours, 40.000 citoyens ont signé cet appel sur le site internet http://www.moralisation.fr. Chaque heure, des dizaines de nouveaux signataires sont comptabilisés. Le MoDem 54 poursuivra ses actions tout au long de la semaine.


Dix propositions pour sortir de la crise morale

François Bayrou - Marianne

Propositions François BayrouIl est temps de mettre de l'ordre dans les esprits.
La moralisation de la vie publique n'est pas un problème secondaire par rapport aux immenses difficultés éco­nomiques et sociales. Il ne s'agit même pas d'un problème différent. La confiance est la condition du redressement, et la confiance entre citoyens et élus permet­tra seule que notre pays se reconstruise, loyalement et courageusement.

Pourquoi l'affaire Cahuzac est-elle si désastreuse ?

D'abord parce qu'elle est non pas la goutte d'eau qui fait déborder le vase, mais le seau qui fait déborder la citerne.
Il y a eu tant et tant d'affaires réelles ou alléguées, depuis des années. Strauss- Kahn. Karachi, Bettencourt, Clearstream, Lagarde-Tapie, que la révélation par les investigations de Mediapart d'un Cahuzac ministre du Budget. chargé de la lutte contre la fraude fiscale, et organisateur de fraude pour son propre compte ne pouvait que susciter une énorme et justifiée vague d'émotion civique. Comme les citoyens ont droit à la tranquillité et à la sûreté, ils ont droit à des gouvernants fiables, et à ne pas découvrir tous les jours un scandale supplémentaire qui sape toute confiance entre citoyens et ceux qu'ils délèguent pour assumer la charge du pouvoir.

Ensuite, parce qu'en temps de crise, quand on demande, comme c'est inévitable et salubre, des efforts individuels à toutes les familles, en tant que contribuables, assu­rés sociaux. usagers. salariés ou retraités, il est insupportable qu'il se découvre des puissants qui truquent les cartes pour évi­ter ces efforts. Ce qui est en cause là. c'est l'exemplarité du pouvoir, et bien au-delà le simple civisme, la lutte des citoyens contre le cynisme des puissants, protégés par leurs réseaux et l'impunité des pouvoirs abusifs. Tout inspecteur du fisc qui débarquera dans les années qui viennent dans une PME ou chez un contribuable se verra demander à l'instant s'il a pensé à contrôler ses ministres.

Ce qui est en cause là , c'est l'exemplarité du pouvoir, et bien au-delà le simple civisme, la lutte des citoyens contre le pouvoir des puissants.

Enfin, parce que c'est la gauche qui est au pouvoir et que c'est la gauche qui est atteinte. Je ne suis pas socialiste et n'ai jamais été tenté de l'être. Je suis un homme du centre réformiste, et n'ai jamais cru aux dogmes du PS. Mais je sais ce qu'est la gauche, lorsqu'elle est un engagement. Je devrais écrire : lorsqu'elle est une identité vécue comme une foi. Depuis des mois, comme il était prévi­sible, des millions de Français vivent un chemin de croix. Malgré les avertisse­ments, ils ont cru, tant bien que mal, aux promesses de campagne. et aux vertus du « changement ». Ils s'en remettaient, même avec réserve et scepticisme. à ceux qui en leur nom relevaient le mythe de 1981. et même de 1936.

.......lire la suite et les 10 propositions


Moralisation de la vie publique : Il est urgent de montrer des signes forts

Danièle Noël - 12/4/2013
(communiqué de presse)

Moralisation vie publiqueL'affaire "Cahuzac" qui s'ajoute aux autres, a porté un coup majeur à la confiance entre le monde politique et les citoyens.

Les premières mesures annoncées par François Hollande restent insuffisantes. Comme celle de rendre public le patrimoine des élus, qui n'est que diversion et source de cacophonie, une fois encore ! Ce n'est pas cela qui redonnera du souffle à notre démocratie. Il est urgent de montrer des signes forts, de faire preuve d'audace et de montrer que l'on a la volonté de faire changer les choses.

Des décisions majeures du gouvernement sont attendues nationalement.

Localement, des signes doivent être donnés.

Le Mouvement Démocrate de Meurthe et Moselle considère qu’il est de la responsabilité du Parti Socialiste local de prendre la mesure de la situation et de montrer l’exemple, sans attendre que l’Etat réglemente, en appliquant le non cumul des mandats dés à présent, comme François Hollande s’y était engagé - engagement n°48 -  lors de la campagne présidentielle.

On ne peut pas dire que l’on va faire une loi de moralisation de la vie publique et reporter aux calendes grecques une décision qui devrait s'imposer en 2014, puisqu'on s’achemine vers une échéance municipale.

Contourner cet engagement serait un très mauvais signal adressé aux électeurs.
Danièle NOEL - présidente du MoDem 54


"Un certain nombre de décisions nécessaires ne seront pas adoptées par les parlementaires"

Mouvement Démocrate - 10/4/2013

F BayrouS'appuyant sur une série d'exemples récents, François Bayrou a démontré, mardi soir sur Arte, que "seul un référendum permettra de faire les gestes que les citoyens attendent".
50.000 citoyens soutiennent déjà l'appel pour la moralisation de la vie publique . Rejoignez le mouvement : signez vous aussi, en cliquant ici.

28 minutes - Que pensez-vous de ces déclarations de patrimoine tous azimuts ? En avez-vous déjà fait une ?

François Bayrou - Oui, chaque fois que j'ai été candidat à la présidence de la République. Mais franchement, c'est une diversion. L'idée que les problèmes que nous rencontrons seraient dû au fait que les ministres ne publient pas leur patrimoine, franchement...

C'est pour faire oublier l'affaire Cahuzac ?

Le gouvernement et le président de la République tombe un peu dans le syndrome Sarkozy : chaque fois qu'il y a un fait divers, il faut faire une conférence de presse et une nouvelle loi. J'ai beaucoup critiqué cette façon d'agir. Devant un sujet de cet ampleur, il faudrait prendre le temps. Nous ne sommes pas à trois ou quatre semaines près. Réfléchissons, bâtissons des principes et prenons des décisions lourdes, fortes, qui s'imposeront pour l'avenir. Je crains que l'on soit un peu dans la précipitation.

Néanmoins, vous avez lancé dans la précipitation et la nécessité une pétition, avec 50.000 signatures, qui demande un référendum...

L'idée défendue dans ce texte, c'est qu'un certain nombre de décisions nécessaires ne seront pas adoptées par les parlementaires. Je prends un exemple récent : le Parlement a refusé, il y a quelques semaines, que les parlementaires paient les mêmes impôts que les citoyens lambdas. Je pense que c'est une erreur et que c'est une faute. Deuxièmement, il y a des situations de parlementaires qui travaillent en même temps comme avocat ou conseil pour de grandes entreprises privées. Je trouve que ce n'est pas normal et tout le monde voit bien à quel conflits d'intérêts cela amène. Troisièmement, nous avons un gouvernement, une Assemblée nationale, un Sénat qui sont pléthoriques. Diminuons leur nombre, car il y en a tellement qu'on ne les entend pas, qu'ils ne pèsent pas. Passons à 400 députés et 200 sénateurs. Nous avons, par habitant, cinq fois plus de parlementaires que les États-Unis, pays où le Congrès est le plus puissant. Ces lois ne sont pas louables, elles sont essentielles. Ces décisions, et d'autres du même ordre, tout le monde voit bien que les parlementaires ne les voteront jamais. Le seul moyen, c'est de s'appuyer sur le peuple. Bien sûr le monde politique résiste, mais les citoyens ont besoin de gestes. Si le président de la République fait un référendum, à mon avis il sera entendu par les Français.

Cela n'empêchera pas aux politiques de mentir. Êtes-vous favorable, comme aux États-Unis à la condamnation pour parjure ?

Cela a une dimension moralisatrice que je trouve agaçante. Nous ne pouvons empêcher personne de mentir. Les penseurs qui ont voulu la démocratie avaient une idée simple : les hommes sont faibles, donc qu'il faut que les institutions soient fortes. 

À l'époque de la campagne présidentielle, vous disiez que si le vote interdisant le cumul des mandats n'avait pas lieu, ce serait une escroquerie. Vous le pensez toujours ?

C'est une escroquerie et je le répète. On ne peut pas dire qu'on va faire une loi de moralisation de la vie publique et reporter aux calendes grecques une décision qui devrait s'imposer en 2014, puisqu'on va renouveler les Maires... et donc renouveler le cumul. Les Français, quand on leur dit de payer des impôts, on ne leur dit pas de le faire en 2017.

Le plus simple, pour faire avancer vos idées, ce serait que vous soyez premier ministre ?

Vous insinuez que je défendrais des idées pour obtenir une fonction, un poste. Pour appliquer des idées, il vaut mieux avoir du pouvoir que de ne pas en avoir. Mais il y a peu de pouvoir réel et il se trouve j'ai toujours fait passer mes idées avant les postes et mes intérêts.

50.000 citoyens soutiennent déjà l'appel pour la moralisation de la vie publique . Rejoignez le mouvement : signez vous aussi, en cliquant ici.

TELECHARGEZ LE TRACT "POUR LA MORALISATION DE LA VIE PUBLIQUE" (pdf)


"Obtenons la moralisation de la vie publique": Signez l'appel sur moralisation.fr

6/4/2013 - Mouvement Démocrate

MoralisationSignez et partagez l'appel à une grande loi de moralisation de la vie publique, lancé mercredi par François Bayrou lors d'une conférence de presse.
Déjà 20.000 signataires. Rejoignez le mouvement !

1. Signez vous aussi cet appel en cliquant ici.
2. Adressez un mail à tous vos contacts pour qu'ils signent à leur tour avec le lien http://www.moralisation.fr 
3. Relayez l'appel sur Facebook, Twitter, Google Plus, vos blogs et vos sites internet.

Le scandale Cahuzac, après tant de mensonges publics, venant après tant d’autres scandales, a créé une onde de choc sur le gouvernement, sur la vie politique de notre pays.
Dans une circonstance aussi grave, les mots ne suffiront pas ; devant un sinistre aussi dévastateur, les rustines sont insuffisantes. Les accusations croisées de l’opposition contre la majorité et de la majorité contre l’opposition ne suffiront pas.
Répéter « République exemplaire » sous la majorité actuelle, comme sous la précédente, reprendre exactement les mêmes mots, les mêmes protestations de vertu, démenties par les mêmes dérives, c’est une manière, si rien ne change, d’enlever aux mots leur sens.
S’il est encore temps, la France a besoin d’une métamorphose en profondeur, d’une démarche globale, d’une réponse dure s’il le faut, qui permette aux citoyens d’obtenir la certitude que ce sont les fondations qui changent vraiment dans la République.


François Bayrou, conférence de presse - 030413 par mouvementdemocrate

C’est le droit des Français d’obtenir la moralisation de leur vie publique. Et c’est le devoir du gouvernement de leur donner cette assurance.

C’est au moment où on croit atteindre le pire que parfois, on peut se ressaisir et mobiliser l’énergie nécessaire pour atteindre le meilleur.
Nous présentons deux éléments de réflexion :

  • depuis que la démocratie existe, ceux qui ont réfléchi à ce régime ont conclu que les êtres humains sont par nature faibles, et qui pour éviter leurs manquements, il fallait des institutions qui servent de garde-fous ! En France, ce sont ces institutions qui manquent, depuis trop longtemps.
  • En un temps de crise, où nous savons que les « marges de manœuvre » comme on dit, c’est à dire les moyens financiers, n’existent pas, cette réforme-là est réalisable, sans délai, sans qu’elle coûte un euro, au contraire : elle permettra de faire des économies substantielles et de rétablir une confiance entre gouvernants et citoyens qui est une des conditions du redressement !

La situation de la France exige une démarche générale de moralisation de la vie publique dans notre pays.
Deux décisions déjà annoncées vont dans le bon sens : la publicité des patrimoines des ministres et des parlementaires, et la réforme de la cour de justice de la République qui donnait aux ministres le droit exorbitant d’être en cas de faute dans leur fonction jugés par un jury essentiellement politique composé de collègues parlementaires.
Mais cela ne suffit pas.
La loi générale de moralisation que le pays attend, à laquelle il ne croit plus, mais qui est possible doit toucher aux pratiques du pouvoir et du monde politique.

Elle doit permettre d’interdire les conflits d’intérêt par l’adoption rapide des mesures proposées par le rapport Sauvé.

En particulier, elle doit créer d’urgence une autorité de déontologie de la vie publique. Cette autorité doit se voir confier la charge du contrôle et de la publicité des déclarations de patrimoine des ministres et des élus et la lutte active contre le mélange entre les intérêts privés et l’intérêt public.
Cette autorité permettra d’interdire les situations qui durent depuis des lustres, dans lesquelles des élus, en particulier par l’exercice de professions de conseil, sont soumis à des influences extérieures, en recevant des avantages ou des émoluments du monde des intérêts privés.
Au moment où les pouvoirs demandent sans cesse des efforts aux citoyens, ils doivent s’appliquer ces efforts à eux-mêmes.
**Il faut que soit mis un terme à l’habitude prise en France de gouvernements pléthoriques, comportant jusqu’à 40 ministres et ministères, des Assemblées pléthoriques, près de 600 députés pour l’Assemblée, près de 300 sénateurs, des cabinets qui font double emploi avec les administrations dont le ministre a la charge.
**Il faut que soit réglée, après tant de promesses jamais respectées, la question du cumul des mandats. Nous disons à François Hollande que renvoyer à 2017 l’application de cette règle, c’est se moquer des citoyens. Eux, on ne leur proposera pas de renvoyer à 2017 les efforts de toute nature qu’on leur demande dès cette année ! Et dans le cas où il aurait peur d’élections partielles, il lui suffit de rappeler aux élus de sa majorité que s’ils sont responsables, ils conserveront leur mandat, quitte à retrouver leurs fonctions locales en 2017 ! 
**Il faut que les parlementaires et les élus se trouvent à égalité de traitement avec l’ensemble des citoyens, notamment en matière d’égalité devant l’impôt. Il n’est pas acceptable que les élus votent des impôts que, pour nombre d’entre eux, ils ne sont pas appelés à acquitter eux-mêmes. 
**Il faut que tous les courants d’opinion d’importance substantielle soient représentés à l’Assemblée nationale. Cette après-midi, les orateurs à l’Assemblée disaient : « Nous représentons le peuple ! ». Evidemment, c’est une illusion, vous représentez le peuple PS et le peuple UMP, mais le peuple français d’extrême-droite, d’extrême gauche et du centre indépendant, il n’est pas représenté : moins de 1 % des sièges, pour près de 40 % des voix obtenus à chaque élection présidentielle. **Il faut donc une règle électorale juste qui permette si on le veut d’élire une majorité mais qui impose de représenter autrement que symboliquement les courants minoritaires du pays. Car le débat où ne peuvent se faire entendre que les partis dominants empêche la vérité, ou en tout cas bien des vérités de se faire jour.
**Il faut enfin que les nominations, en particulier les nominations dans les fonctions de contrôle de l’État, ne puissent plus être comme elles le sont depuis trop longtemps, le fait du prince et l’apanage de ses favoris. Sur ce sujet si sensible, depuis l’alternance, hélas ! , rien, absolument rien, n’a changé !

Dans une démocratie consciente de ses responsabilités de telles décisions devraient pouvoir être prises par le parlement qui accepterait ainsi, en une nouvelle nuit du 4 août, d’abolir un certain nombre de ses privilèges parmi les plus exorbitants du droit.
Mais à lire les déclarations on peut douter !
Il faudra alors que le président de la République ait le courage de se tourner vers le peuple pour qu’il exprime par référendum sa volonté de mettre un terme aux dérives qui l’indignent chaque jour davantage.
Enfin, nous en avons la conviction, rien de tout cela ne sera possible si les citoyens ne pèsent pas de tout leur poids, directement, pour obtenir un changement.

C’est pourquoi nous lançons un appel national que les Français puissent signer, pour obtenir un acte décisif de moralisation de la vie politique.
Nous ouvrons un site citoyen : moralisation.fr
En faisant pression sur les gouvernants, la signature sur le site moralisation.fr sera une action citoyenne en un moment clé où se mesure la dégradation de notre bien commun, la démocratie de la France.
Il n’est pas vrai que les extrêmes soient la seule réponse du pays en colère. Les extrêmes conduisent à tout coup dans le mur, dans le chaos et dans la misère. La rénovation de la vie publique, comme le redressement de l’économie, doive être pris à bras le corps, non pas par les extrêmes, mais par les citoyens, par les courants démocratiques et équilibrés.

Faites entendre votre voix ! en cliquant ici


 

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